2

► Believer : Trouver son job idéal

Non, mon métier idéal n’est pas chanteuse… C’est juste un loisir !

Comment ai-je trouvé le travail qui me correspond ? Parcours depuis les études à aujourd’hui.

« Qu’est-ce que tu veux faire plus tard ? » Ça a toujours été difficile pour moi de répondre à cette question. On nous la pose si jeune alors que nous ne sommes qu’au collège. Choisir ce qu’on fera jusqu’à la fin de notre vie. Décider notre avenir sans même savoir ce que nous réserve demain. Comment être sûr de son choix ? Et comment ne pas le regretter ?

Enfant, je voulais devenir coiffeuse, puis entraîneur de tennis. Mais ce n’étaient que des rêves d’enfant. Je n’ai jamais exercé ces métiers plus tard.
Au collège, c’était le trou noir, je ne savais pas quel métier choisir alors j’ai consulté une conseillère d’orientation pour y voir un peu plus clair dans mon avenir.
À la fin du collège et du lycée, pour choisir quel lycée ou quelle université intégrer et donc quelles matières nécessaires on doit étudier pour notre futur métier, on consulte un conseiller d’orientation qui nous aide à faire le bon choix.
C’était très difficile pour moi de choisir. Je ne voyais pas quel métier pouvait me correspondre et pour lequel je pouvais être utile. En tout cas, à cette époque, je n’avais aucune envie de devenir professeure alors que mes parents m’incitaient à exercer ce métier ! (笑)

Finalement, on choisit son métier selon ses passions, ses compétences, ses talents particuliers, sa personnalité et son milieu social. Et selon ses rêves. Mais c’est devenu rare d’exercer qu’un seul métier dans la vie. Beaucoup de choses peuvent se passer et changer notre vie professionnelle.

Au lycée, mon intérêt pour la biologie et les sciences naturelles ont révélé mon souhait de devenir volcanologue. Mes bonnes notes en chimie m’ont convaincues par la suite de tenter la police scientifique. Malheureusement, pour obtenir ces diplômes, les études coutaient chères et le parcours semblait difficile. Pour des raisons financières et familiales, j’ai dû abandonner.
C’est donc par élimination que j’ai fait des études de chimie pour travailler dans un laboratoire de contrôle. J’ai obtenu mon diplôme et un CDI. Obtenir un CDI est comme une récompense car on est sur d’avoir du travail pendant longtemps, jusqu’à la retraite. Pendant que mon entourage s’en réjouissait, j’avais aussi un grand rêve : celui de partir pour le Japon, parce que je voulais découvrir une autre culture et un autre mode de vie.

J’ai alors quitté mon travail pour prendre le risque d’en chercher un au Japon. De chimiste, je suis passée à serveuse. C’était un grand changement mais j’ai appris beaucoup de choses et j’ai acquis de nouvelles compétences. Mais ce n’était pas un métier que je voulais exercer toute ma vie (je n’aurais pas pu de toute façon). C’est à ce moment-là que j’ai réfléchi à nouveau à un métier que j’avais toujours renié : professeur. Tout compte fait, pourquoi ne pas tenter l’expérience ?
Finalement, je suis devenue professeure de français à Ecole Sympa.

En France et peut-être au Japon, c’est souvent surprenant de changer de voie. Mais beaucoup de Français se reconvertissent. Parce que le choix qu’ils ont fait étant enfant n’était finalement pas le bon. Parce que l’environnement dans lequel ils travaillaient ne leur correspondait pas. Parce que l’ambiance dans l’entreprise était lourde.

Je ne peux pas faire le choix pour toute ma vie. De plus on en a qu’une seule. Je suis quelqu’un qui préfère donc travailler dans plusieurs domaines et expérimenter différents jobs. Je ne peux pas faire le même travail jusqu’à ma retraite. Au contraire, je veux évoluer, acquérir de nouvelles compétences et connaitre mes limites. Pour au final savoir aussi si c’est la bonne voie que j’ai choisie.

J’ai été livreuse, baby-sitter, assistante achats, technicienne chimiste, serveuse, professeur…

On sait qu’on a trouvé notre voie, notre vocation quand il y a l’épanouissement, le soutien de ses collègues, la motivation pour fournir beaucoup d’efforts et la fierté de leurs résultats après. Pour y arriver, même si on n’est pas sûr d’avoir fait le bon choix, il faut toujours se dire qu’on peut réussir. Ne jamais abandonner avant d’avoir tout essayé. La motivation et l’ambition sont pour moi le moteur de la réussite professionnelle.

Professeur n’est peut-être pas le métier le plus confortable mais une chose est sûre, c’est un métier passionnant et enrichissant chaque jour !

Pour quelqu’un qui aime se reconvertir, je suis toujours professeure aujourd’hui (ça fait quand même déjà deux ans) et je n’éprouve pas le besoin de changer (encore) de métier. Oui c’est vrai, c’est un peu contradictoire ! Mais le métier de professeur, c’est loin d’être une routine, et tous les jours j’apprends quelque chose de nouveau. Pour l’instant, je suis satisfaite.


Et vous, quel est votre métier idéal ? Comment l’avez-vous trouvé ?


♫ Un article = Une chanson ► Imagine Dragons – Believer

0

▶ Navigation : Kimi no Nikki ⑮

Mon mois de septembre s’est résumé à deux choses : travail et apéro 🍻 ! Donc, je n’ai pas grand chose à raconter, mis à part que c’était un très bon mois de septembre 😂. Je n’avais jamais autant bu je crois.

Un emploi du temps chargé, mais un travail que je fais avec plaisir. Je passe de très bons moments avec mes étudiants, et avec certains ça se termine parfois en apéro. Vin blanc, vin rouge, cidre, tequila… accompagné de pain aux noix, de fromage et d’apéricubes 😁 (je n’ai plus mangé ça une fois que j’ai quitté la France !).
Pendant ces apéros, on a parlé, rigolé, j’ai appris à connaitre davantage mes étudiants et ils en ont appris beaucoup sur moi aussi. On a beaucoup échangé sur nos différences de culture et sur l’adaptation des français au Japon. En écoutant quelques faits, certaines m’ont dit : « Davina, tu deviens japonaise !! » 😂 Je n’ai pas de vrais amis japonais (je l’ai compris finalement au bout de deux ans… haha), mais mes étudiants les plus proches sont comme des amis. Je peux rester « française » et me comporter naturellement sans crainte d’être jugée.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Vive les apéros ! Et si ce n’était pas avec mes apprenants, c’était avec mes collègues, ma super équipe de choc qui me permet de travailler chaque jour en m’amusant ! On s’est fait deux nomikai, une sortie au karaoké, une soirée jeux vidéos et plusieurs petits apéros après le boulot 😂. J’aime ces gens. Ces quatre derniers mois ont été un bonheur ! Si bien que le temps a défilé à une vitesse folle !

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Ma sortie touristique de ce mois, c’était Kamakura début septembre ! Avec les amis, nous avons profité du beau temps pour aller s’y balader et se poser à la plage.

Nous avons marché du côté est vers le grand sanctuaire Tsurugaoka Hachiman-gū que je n’avais pas encore visité. Il faut monter des marches pour atteindre le sommet. Mais une fois en haut la vue est plutôt jolie et on remarque que des torii immenses sont alignées le long de la rue jusqu’à la plage Yuigahama. Il parait qu’au printemps avec les fleurs de cerisiers, c’est encore plus joli !

Tsurugaoka Hachiman-gū (鶴岡八幡宮)
Adresse : 2-1-31 Yukinoshita, Kamakura-shi, Kanagawa-ken
Accès : Kamakura station (Enoshima Dentetsu Line, JR Yokosuka Line, JR Shonan Shinjuku Line) sortie est

Eiko, ma mère « japonaise », m’a aussi partagé sa super cuisine chaleureuse et familiale. Souvent le lundi, comme je suis en repos, je passe chez elle et je reste pour le dîner ^^. Je peux parler japonais et découvrir de nouveaux plats, comme le nikumaki que je ne connaissais pas xD bah c’est super bon !

Enfin, j’ai aussi revu, après un long moment, mes amies françaises Elodie, Violaine et Suzon un dimanche aprem pour prendre un café et dîner ensemble à Yakitori Center, une chaîne d’Izakaya où on peut manger du poulet, du poulet, et… du poulet ? Vive le poulet !

Yakitori Center Takadanobaba (やきとりセンター 高田馬場駅前店)
Adresse : Hanakawa Building 7F, 4-8-7 Takadanobaba, Shinjuku-ku, Tokyo
Accès : Takadanobaba Station (Tozai Line, JR Yamanote Line, Seibu Shinjuku Line) sortie 1

En septembre, j’ai aussi terminé une session supplémentaire de cours de japonais chez Human Academy. C’était une classe plutôt facile pour moi mais je n’étais dispo que le jeudi ^^’. Nous n’étions que des français pour cette session et nous avons sympathisé tous ensemble.

Pour notre dernier cours, nous avons pris une petite photo de classe avant d’aller fêter la fin des cours à Torikizoku, un des Izakaya les moins chers ! On s’est fait péter le bide avec des yakitori et d’autres choses parfois accompagné de fromage (bah oui, nous sommes français) en trinquant avec bière et umeshu. Ma grosse déception a été le karaage qui était immonde et cramé >< moi qui adore ça… C’était le plus dégueulasse que j’ai mangé depuis que je suis au Japon…

Torikizoku Shinjuku (鳥貴族 新宿区役所通り店)
Adresse : Leo Shinjuku Building B1F, 1-2-3 Kabukicho, Shinjuku-ku, Tokyo
Accès : Shinjuku Station (JR Lines, Odakyu Line, Oedo Line, Marunouchi Line, Keio Line) sortie est

Et pour ce qui concerne le japonais… J’ai reçu mon certificat du JLPT N4 et je me suis inscrite pour le N3 qui aura lieu en décembre ! Je ne suis pas confiante car il s’annonce difficile pour moi. A tous les coups je mais me planter xD mais bon j’aurais essayé !


♫ Un article = Une chanson ► Jung Yong Hwa – Navigation

9

▶ In the End : Passer le JLPT au Japon (日本語能力試験)

Le fameux examen qui évalue votre niveau en japonais : le JLPT ! Il peut vous être utile si vous souhaitez travailler au Japon ou pour vos études ou tout simplement si vous êtes curieux de savoir à quel point vous pouvez parler japonais.

📝 Présentation (紹介)

JLPT signifie Japanese Language Proficiency Test. En japonais, ça s’appelle nihongo nôryoku shiken (日本語能力試験). C’est le test qui évalue le niveau de langage de la langue japonaise dans trois domaines : kanji/vocabulaire/grammaire (文字・語い・文法), lecture (読解) et écoute (聴解). Il y a quatre niveaux allant du N5 au N1.

  • N5 : Être capable de comprendre un peu de japonais basique (lire et comprendre des phrases et expressions écrites en hiragana et katakana et en kanji simples, écouter et comprendre des courtes conversations de la vie quotidienne parlées à un rythme lent)
  • N4 : Être capable de comprendre les bases du japonais (lire et comprendre des phrases avec du vocabulaire basique et en kanji, écouter et comprendre des conversations de la vie quotidienne parlées à un rythme lent)
  • N3 : Être capable de comprendre le japonais utilisé dans les situations de tous les jours jusqu’à un certain degré (lire et comprendre des documents au contenu spécifique de la vie quotidienne, saisir les informations importantes d’un document, écouter et comprendre des conversations cohérentes dans la vie de tous les jours parlées à un rythme naturel)
  • N2 : Être capable de comprendre le japonais utilisé dans les situations de tous les jours et dans une variété de circonstances jusqu’à un certain degré (lire et comprendre des articles de presse, des magazines et autres articles divers, écouter et comprendre des conversations cohérentes dans la vie de tous les jours, les informations télévisées parlées à un rythme naturel)
  • N1 : Être capable de comprendre le japonais utilisé dans une variété de circonstances (lire et comprendre du contenu logique ou abstrait sur divers sujets, des articles de presse, des chroniques, écouter et comprendre des conversations cohérentes, des informations, les points essentiels d’un discours oral)

Le test a lieu deux fois par an au Japon. La première session se passe le premier dimanche de Juillet et la deuxième le premier dimanche de Décembre.

📝 Inscription et préparation (申込と用意)

L’inscription s’effectue par Internet, sur le site JEES ou bien par courrier (attention à la date butoir). Il faut avoir un compte sur le site pour pouvoir s’inscrire.
Il est possible de s’inscrire en individuel ou en groupe. Il faut remplir le formulaire avec les coordonnés, joindre une photo et payer. Le coût de l’examen est de 6 500 ¥ (taxes incluses). Il est possible de régler au konbini ou par carte bancaire. Le règlement doit être effectué avant la date limite auquel cas l’inscription sera automatiquement annulée.

Le candidat doit bien prendre en compte qu’une fois inscrit et le paiement effectué, il n’est plus possible d’annuler ni d’obtenir un remboursement en cas d’absence pour x raisons. Le candidat s’assure avant son inscription qu’au niveau de son emploi du temps il est disponible le jour de l’examen. Si pour raisons professionnelles, personnelles, le candidat ne peut plus se rendre à l’examen, il sera compté comme absent et les frais d’inscriptions ne seront maleureusement pas remboursés.

Un mois avant l’examen, un récépissé (受験票, Test Voucher) est envoyé à l’adresse indiquée pendant l’inscription. Il est très important de le garder précieusement car il contient toutes les infos nécessaires le jour de l’examen : date, heure et durée du test, l’adresse du campus où l’examen aura lieu, numéro de candidat, le numéro de salle et le règlement. A ne surtout pas oublier le jour J !

Entre la période d’inscription et le jour du test, il n’y a plus qu’à bosser pour être le mieux préparé possible. Il est parfois arrivé que des sessions d’entraînements aient lieux un mois avant l’examen pour les inscrits au test officiel. Ces sessions se déroulent dans les mêmes conditions et les participants peuvent en cadeau recevoir 2 000 ¥ !

📝 Lieux où se passe l’examen (試験会場)

Selon le lieu de résidence et le niveau choisi, les lieux de l’examen varient. L’examen se déroule dans différentes universités ou centres de formation, dans toutes les préfectures du Japon. Il est recommandé de venir le plus tôt possible pour éviter les embouteillages. Il faut emprunter les transports en communs pour se rendre aux lieux d’examens et pas avec son véhicule personnel.

Ci-dessous quelques adresses :

Keio University Hiyoshi Campus (慶應義塾大学日吉キャンパス)
Adresse : 4-1-1 Hiyoshi, Kohoku-ku, Yokohama, Kanagawa (神奈川県横浜市港北区日吉4丁目1−1)
Accès : Hiyoshi Station (Tokyu Toyoko Line, Tokyu Meguro Line, Yokohama Municipal Subway Green Line) sortie est

Senshu University Ikuta Campus (専修大学 生田キャンパス)
Adresse : 2-1-1 Higashimita, Tama-ku, Kawasaki, Kanagawa (神奈川県川崎市多摩区東三田2丁目1−1)
Accès : Mukougaoka-Yuen Station (Odakyu Line) sortie sud

Aoyama Gakuin University Sagamihara Campus (青山学院大学 相模原キャンパス)
Adresse : 5-10-1 Fuchinobe, Chuo-ku, Sagamihara, Kanagawa (神奈川県相模原市中央区淵野辺5丁目10−1)
Accès : Fuchinobe Station (JR Yokohama Line) sortie nord

Kanagawa Institute of Technology (神奈川工科大学)
Adresse : 1030 Shimoogino, Atsugi, Kanagawa (神奈川県厚木市下荻野1030)
Accès : Fuchinobe Station (JR Yokohama Line) sortie nord

Shin-Umeda Training Center (新梅田研修センター)
Adresse : 6-22-20 Fukushima, Fukushima-ku, Osaka (大阪府大阪市福島区福島6-22-20)
Accès : Fukushima Station (Osaka Loop Line, Hanshin Line), Osaka Station (JR Lines, Hanshin Line) sortie nord

Setsunan University Neyagawa Campus (摂南大学寝屋川キャンパス)
Adresse : 17-8 Ikeda Nakamachi, Neyagawa, Osaka (大阪府寝屋川市池田中町17−8)
Accès : Neyagawashi Station (Keihan Line) sortie ouest
Prendre le bus à l’arrêt n°3 (Keihan Bus 5, 10, 11, 12) et descendre à l’arrêt Setsunan Daigaku. Ou marcher environ 30 minutes depuis la station.

L’accès aux universités est indiqué sur le Test Voucher reçu. Après, il n’y a aucun risque de se perdre : les jours d’examen, il y a toujours énormément d’étrangers ! Ils sont faciles à reconnaitre et il suffit de suivre les gros troupeaux.

📝 Déroulement de l’examen (試験の行い方)

Les salles d’examens ouvrent 45 minutes avant le début du test et les premières épreuves commencent à 12h30. Et l’heure, c’est l’heure ! Arrivez en retard et vous pouvez abandonner l’idée de passer le test. Les règles sont très strictes et il y a trois ou quatre surveillants par salle de classe qui effectuent les annonces, vérifient l’identité des candidats et distribuent les copies.

Le contenu des trois parties ainsi que la durée sont renseignés sur le Test Voucher. Selon le niveau, les épreuves peuvent durer plus ou moins longtemps et il y a entre chaque partie 30 à 45 minutes de pause pour s’aérer, boire ou aller aux toilettes. Car bien évidemment cela n’est pas autorisé pendant les épreuves. Chaque niveau du JLPT se déroule donc comme suit :

  • Connaissances linguistiques – Kanji & Vocabulaire (言語知識 – 文字・語彙) : 40 à 45 minutes
  • Connaissances linguistiques – Grammaire (言語知識 – 文法) et Lecture (読解) : 1h05 à 1h25
  • Ecoute (聴解) : 45 à 1h05

Le jour de l’examen, il faut se présenter muni de :
– le Test Voucher (受験票);
– matériel nécessaire pour écrire (un crayon papier HB ou à mine et une gomme à laquelle il faut retirer l’étui en carton);
– un masque (obligatoire depuis la pandémie);
– une checklist de son état de santé dument rempli (自己ヘルスチェック, à télécharger sur le site de JEES);
– une montre sans fonction mémoire;
– une pièce d’identité (carte de résident ou passeport).

Il est recommandé d’arriver assez tôt pour avoir le temps de vérifier sa température à l’arrivée, déposer la checklist de l’état de santé, s’installer et se préparer. Il faut se placer à la table contenant le même numéro de candidat que sur le Test Voucher. En cas d’oubli du Test Voucher, le candidat doit se présenter muni de son papier d’identité au bureau de réédition pour en obtenir un nouvel exemplaire.

La même annonce avec les règles ainsi que la vérification du visage et de la photo est répétée quinze minutes avant chaque épreuve. Le JLPT c’est comme le foot ! Il y a des règles à respecter et toute infraction est sanctionnée soit par un carton jaune ou un carton rouge. Tentez de tricher et vous êtes hors-jeu !

Après le test, les candidats sont autorisés à sortir seulement après que les surveillants ont fini de vérifier et de compter le nombre de copies. Cela prend environ 20 minutes. Les candidats doivent attendre dans le calme sans rallumer leur smartphone ou faire quoi que ce soit jusqu’à l’autorisation donnée par les surveillants.

📝 Résultats (結果)

Les résultats sont annoncés par envoi d’un courrier avec le certificat si le test est validé deux mois plus tard. Il est possible de les connaitre en avance par Internet, toujours sur le site JEES, vers la fin du mois suivant l’examen. Il faut avoir minimum entre 80 et 100/180 pour passer selon le niveau.

📝 Kimi témoigne (キミの証言)

J’ai passé chacun des niveaux du JLPT depuis mon arrivée au Japon. Dès l’année de mon arrivée, j’ai tenté le N4 que je n’ai pas eu. J’ai passé un total de six examens et je possède à l’heure actuelle le N3. Chacun de mes tests s’est passé dans un lieu différent.

Le JLPT, c’est… militaire ! Les examinateurs et surveillants sont stricts et sévères. Je me rappelle de mon premier examen en particulier où la surveillante nous parlait comme à des soldats, très sèche et sans le moindre sourire. Les universités sont immenses et j’aime beaucoup l’architecture pour certaines ! J’avais vraiment l’impression de redevenir étudiante, mais limite une étudiante dans une université prestigieuse. Je me serais presque crue dans la peau de Makino de Hana Yori Dango.
Concernant le test en lui-même, le N5 est relativement facile et on l’obtient les doigts dans le nez si on bosse, le N4 s’avère difficile si on est pas au niveau et le N3 bien plus. L’écart entre le N3 et le N2 étant énorme, le N2 demande davantage de révisions, les questions étant très longues pour une durée trop courte. Le N1, n’en parlons pas, il est même compliqué pour certains Japonais ! La partie kanji/vocabulaire/grammaire est vicieuse avec parfois des kanji très ressemblants, la partie lecture demande beaucoup de concentration et il n’y a jamais assez de temps pour la terminer. Enfin, la partie écoute peut s’avérer être la plus facile pour un expatrié entendant du japonais tous les jours dans son quotidien, alors faut-il que les conversations ne durent pas 10 minutes ! L’oreille s’habitue automatiquement et bien plus si on travaille dans un environnement 100% japonais et si on discute très régulièrement avec des Japonais.

📝 Vocabulaire (単語)

日本語能力試験 (にほんごのうりょくしけん – nihongo nôryoku shiken) = test de compétence en japonais
受験票 (じゅけんひょう – jukenhyô) = récépissé d’examen
試験日 (しけんび – shikenbi) = date d’examen
入室時間 (にゅうしつじかん – nyûshitsu jikan) = heure d’entrée en salle
試験開始時間 (しけんかいしじかん – shiken kaishi jikan) = heure de début de l’examen
受験レベル (じゅけんれべる – juken reberu) = niveau
試験会場 (しけんかいじょう – shiken kaijô) = lieu de l’examen
試験室 (しけんしつ – shiken shitsu) = salle d’examen
氏名 (しめい – shimei) = nom complet
性別 (せいべつ – seibetsu) = sexe
生年月日 (せいねんがっぴ – seinengappi) = date de naissance
国 (くに – kuni) = pays
地域 (ちいき – chiiki) = région
試験科目 (しけんかもく – shiken kamoku) = épreuves du test
言語知識 (げんごちしき – gengo chishiki) = connaissances linguistiques
文字 (もじ – moji) = kanji
語彙 (ごい – goi) = vocabulaire
文法 (ぶんぽう – bunpô) = grammaire
読解 (どっかい – dokkai) = lecture
聴解 (ちょうかい – chôkai) = écoute
問題 (もんだい – mondai) = problème, question
合否結果 (ごうひけっか – gôhi kekka) = résultats
総合得点 (そうごうとくてん – sôgô tokuten) = score global
合格 (ごうかく – gôkaku) = admis
不合格 (ふごうかく – fugôkaku) = refusé

📝 Conversation autour du JLPT (日本語能力試験について会話)

12月に行われる試験に先立って、10月に模擬試験をします。(jyūnigatsu ni okonawareru shiken ni sakidatte, jyūgatsu ni mogishiken wo shimasu.) = Avant l’examen en décembre, il y a un examen blanc en octobre.
そういう問題は、人を頼らずに自分で解決することが重要です。(Sou iu mondai wa, hito wo tayorazuni jibun de kaiketsu suru koto ga jūyō desu.) = Il est important de résoudre ce problème par vous-même sans compter sur les gens.


Plus de vocabulaire dans Cours de Japonais.
Cet article vous a été utile ? N’hésitez pas à faire un don pour me remercier ^_^.

Donate Button with Credit Cards


♫ Un article = Une chanson ► Linkin Park – In the End

3

▶ 22 juin 2017 ; 2 ans au Japon (日本で2年間が経った)

22 juin 2017 ! Que le temps passe vite ! Me voilà déjà à deux ans de vie au Japon, j’ai l’impression que c’était hier que je venais habiter au Japon ! Comme pour la première année, j’ai envie de faire le bilan.

Cette deuxième année au Japon, comment était-elle ? Je dirai peut-être aussi difficile que la première mais ce n’était pas la même difficulté. L’année dernière, la difficulté numéro un : chercher un travail. Cette année, la difficulté numéro un : m’adapter au travail ! Et ce n’était pas toujours gagné. L’année dernière : j’ai appris à servir du vin et du champagne et à porter 3 assiettes en même temps. Cette année : j’ai appris à enseigner le français à des japonais. L’année dernière : je vivais dans une share house. Cette année : j’ai déménagé dans un studio. Bref, je zappe les mauvais moments, ça ne sert à rien de s’étaler. Mais cette année fut malgré tout riche, même si j’ai plus travaillé qu’autre chose. Je n’ai pas beaucoup voyagé mais j’en prévois pleins pour bientôt ! Mon épanouissement est grandissant. Je m’amuse, je profite des petites occasions qui se présentent et je me sens toujours aussi bien en globalité ici. Alors, cette année-là :

  • J’ai déménagé dans un studio, dans la campagne de la préfecture de Kanagawa. C’est parfois chiant d’habiter loin, mais je m’adapte.
  • J’ai loupé tous les matsuri d’été parce que je travaille le samedi. J’ai juste vu une partie du feux d’artifice de Futako-Tamagawa.
  • Je me suis fait des amies… françaises, avec qui j’aime beaucoup sortir ! Violaine, Elodie, Pauline… Si vous passez par là ! Et ça fait du bien car….
  • Finalement j’ai réalisé une chose : se lier d’amitié avec des japonais(es), c’est finalement très compliqué. La relation n’est pas aussi sincère et on ne peut pas se confier.
  • J’ai réalisé aussi que les japonais, à vouloir être trop polis, sont à la limite de l’hypocrisie, parce qu’ils ne disent jamais les choses directement ! Et ça c’est quelque chose que j’ai du mal à supporter. Il y a aussi une sorte de racisme envers les étrangers, bien différente de la notre (haha) mais bien plus blessante je trouve. Un japonais ne vous traitera jamais de « sale étranger » ici mais vous le fera comprendre dans son comportement tout en faisant comme si de rien n’était (oui, les japonais ne disent rien directement).
  • Cependant, tous les japonais ne sont pas comme ça non plus ! Mes apprenants et les quelques amis japonais que j’ai réussi à me faire sont des personnes adorables et je les aime beaucoup ! J’ai vraiment fait des rencontres marquantes et toutes ces rencontres m’ont permise de me maintenir debout et de passer des bons moments ! Je ne pensais jamais dire un jour « Enseigner le français, c’est amusant ! » J’ai la sensation de bien plus profiter de la vie, de sortir, de m’amuser maintenant que quand j’étais adolescente. Je me dis que « Oui, la vie, elle est cool ! » et qu’il ne faut pas se laisser abattre par les petits tracas qu’elle peut parfois te balancer en pleine figure.
  • J’ai changé personnellement, dans mon relationnel avec les gens, dans ma façon d’agir et de m’imposer. J’ai appris à m’ouvrir et à être moins timide. Oui, le travail à l’Ecole Sympa ne m’a pas apportée qu’un Visa et un salaire ! Je n’avais pas remarqué à quel point j’ai pu être enfermée dans ma bulle et effrayée à l’idée de mettre un pied dans le monde extérieur toutes ces années, et vraiment ça peut bloquer beaucoup d’issues. Maintenant, je m’aperçois que je peux en apprendre beaucoup sur la vie et sur les relations humaines et créer des liens avec des personnes qui ne viennent pas forcément du même monde que le mien. Bon après c’est sûr, ça ne marche pas avec tout le monde non plus hein :’D.
  • Je vais toujours autant au Karaoké et j’aime toujours autant Starbucks.
  • Je suis allée à la plage à Enoshima pour me baigner !
  • J’ai fêté mon premier Halloween à Shibuya !
  • J’ai décroché le JLPT N5 !
  • Je suis allée à Karuizawa.
  • J’ai fait du Taiko pour la première fois !
  • J’ai vu mes CNBLUE 10 fois en concert/fanmeeting (dont 7 au Japon). Avec l’emploi du temps que j’avais, j’ai bien géré. Merci de venir aussi souvent au Japon les gars !

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Une année chaotique, mouvementée, parfois difficile mais très enrichissante ! Et il y a encore beaucoup de choses que je veux accomplir durant cette troisième année au Japon qui commence :

  • Escalader le Mont Fuji
  • Voir un spectacle de Kabuki
  • Assister à un match de Sumo
  • Aller à FujiQ
  • Assister à une vraie cérémonie de thé
  • Aller à Okinawa, Fukuoka, Mie, Hiroshima, Shirakawago, Hokkaido et pleins d’autres endroits magnifiques du Japon
  • Faire un voyage à Hong Kong, aux Philippines, à Bali…
  • Réussir le JLPT N4, puis le N3 si vraiment je deviens balèze en japonais

Pour l’instant, ai-je envie de rester au Japon et d’y passer ma vie ? Y passer ma vie, je ne sais toujours pas, je ne peux pas me projeter autant… Mais pour l’instant OUI, je veux rester ! Une chose est sûre, je ne quitterai pas le Japon tant que je n’aurais pas accompli les objectifs ci-dessus !

2

▶ Seven Personal Skills : le CV japonais (履歴書)

On n’échappe pas à la règle, peu importe dans quel pays on se trouve ! Si vous voulez travailler, il vous faudra passer par la case CV ! Rédiger un CV en japonais semble mission impossible pour vous ? Rien est impossible ! Kimi vous explique comment procéder !

Au Japon, on trouve trois types de CV :

  • 履歴書 (Rirekisho) : le CV de base pour les japonais, puisqu’il est destiné aussi bien aux étudiants cherchant un baito (petit job à temps partiel) qu’aux jeunes diplômés, bref tout type de personnes cherchant un emploi.
  • 職務経歴書 (Shokumu Keirekisho) : un modèle plus élaboré et plus détaillé, il complète souvent le 履歴書 (Rirekisho) et vous permet d’écrire plus d’informations.
  • レジュメ (Resume) : l’équivalent de notre CV mais traduit en japonais. Officiellement, les japonais n’écrivent jamais ce CV. Mais les étrangers cherchant du travail commenceront en général par traduire leur CV pour en arriver à cette version japonaise (ce que moi j’ai fait aussi d’ailleurs).

Kimi a écrit les trois types pour ses recherches de boulot ! Ils se remplissent tous quasiment de la même façon ! Cependant chaque exemplaire de 履歴書 (Rirekisho) et 職務経歴書 (Shokumu Keirekisho) que vous écrivez est daté et toujours destiné à une seule entreprise particulière ! Ça demande donc plus de temps pour ajuster ou mettre à jour certaines informations. Si vous êtes plus à l’aise à traduire votre CV (avec un bon dictionnaire ou un bon ami japonais, évitez Google Translate), vous pouvez commencer par ça ! Pour le 履歴書 (Rirekisho) et le 職務経歴書 (Shokumu Keirekisho), vous pouvez trouver des formats vierges au konbini ou sur Internet. Avant il était important de les remplir à la main (sans faire la moindre rature, sinon vous êtes bons pour recommencer) mais de nos jours avec Internet et l’informatique, il est possible de les écrire directement par ordinateur. Contrairement à chez nous, un CV de deux pages ne pose pas de problème. D’ailleurs les formats vierges du 履歴書 (Rirekisho) et du 職務経歴書 (Shokumu Keirekisho) sont sur deux pages ! Mais allez jusqu’à 4 pages maxi ! Les japonais aiment la précision mais l’essentiel leur suffit. Enfin, n’oubliez pas d’y ajouter une courte présentation avec votre objectif professionnel.

Comment écrire un CV japonais ?

► レジュメ (Resume)
Commençons par lui car vous partez d’un CV déjà existant et que ça pourra vous aider à vous organiser et trier les informations pour les deux autres formats. Il y a certaines informations supplémentaires à y ajouter mais je tiens à préciser que tout ça n’est pas officiel, vous écrivez ce que vous voulez après ;). Pour ma part c’est comme ça que j’ai procédé. C’est d’ailleurs avec ce CV adapté au « milieu professionnel japonais » que j’ai cherché mes premiers baitos au Japon ! C’est très bien passé !

Voici les informations importantes à mentionner dans votre レジュメ (Resume) :

  • Coordonnées (nom, prénom, adresse, numéro de téléphone, adresse e-mail)
  • Photo
  • Petite présentation et objectif professionnel = キャリアの目標と業務の要約
  • Carrière professionnelle = 職歴
  • Education et diplômes = 学歴
  • Licences et certifications = 免許・資格
  • Langues = 言語
  • Compétences = 特技
  • Centres d’intérêts = 趣味・得意科目

Encore une fois, ce n’est qu’un exemple ! Libre à vous de remplir chaque partie avec les informations que vous jugerez nécessaires pour votre recherche d’emploi ! Pour le parcours professionnel et les études, renseignez bien les noms officiels des entreprises et des écoles, en lettres latines et en katakana si possible. Une chose difficile à renseigner dans un CV pour l’étranger, c’est les diplômes. Trouver l’équivalent en japonais de votre diplôme ne sera pas toujours facile selon celui que vous avez. Dans ce cas, ne vous prenez pas la tête et écrivez le nom de votre université (大学), votre section (学部) et votre département (学科) suivi de 卒業 qui signifie « diplôme de fin d’études ».

Au cas où vous ramez avec le japonais, vous trouverez sur ce lien un exemple de CV pré-rempli avec quelques exemples et leurs traductions que vous pourrez rectifier :). Quelques mots de vocabulaire se trouvent également à la fin de l’article pour vous aider dans la compréhension et la rédaction !

► 履歴書 (Rirekisho)
Je passe maintenant à ce CV-là, car il est assez général et permet d’avoir une approche globale de votre parcours. C’est dans ce CV que vous pouvez mettre en avant toutes vos diverses expériences, vos petits boulots et autres certifications. Les formats des 履歴書 (Rirekisho) varient selon les situations (jeunes diplômés cherchant leur premier emploi, étudiants cherchant un baito…). Cela est précisé quand vous achetez vos formats vierges au konbini. Parfois vous pouvez même vous procurer le pack 履歴書 (Rirekisho) et 職務経歴書 (Shokumu Keirekisho) avec mêmes des enveloppes ! Voici à quoi il ressemble !

Comme le レジュメ (Resume), en premier vous trouvez la partie coordonnées avec nom, adresse, numéro de téléphone… Vous devez écrire votre nom en lettres latines et au dessus en Katakana. Vous devez aussi renseigner votre âge et votre date de naissance (生年月日) parfois selon l’ère Heisei (平成) ou l’ère Showa (昭和). L’année Heisei 1 correspond à l’année 1989. Je vous laisse compter pour la suite, maintenant, 2017, c’est l’année 29 selon l’ère Heisei. Il y a également une partie Informations de contact (連絡先) à ne remplir que si vous souhaitez être contacté à une adresse ou un numéro de téléphone différent. Ajouter simplement la mention 同上 (idem que ci-dessus). Enfin vous avez aussi une case réservée à l’Inkan.

Passons aux choses plus sérieuses maintenant. Là vous remarquerez que l’ordre chronologique est différent du premier CV. D’abord, on renseigne ses études (学歴), puis les entreprises où on a travaillé (職歴). Enfin, on commence toujours du plus ancien au plus récent ! Pour les études (学歴) et le travail (職歴), il faut deux lignes du 履歴書 (Rirekisho) : une pour l’année d’entrée et une autre pour l’année de sortie. Vous écrivez le nom de votre école suivi de la section (学部) et de la mention 入学 pour l’entrée et 卒業 pour la sortie. Pour l’entreprise, ce sera 入社 pour l’entrée précédée ici aussi de la section et 退社 pour l’arrêt, à mentionner après le nom de l’entreprise. Si il s’agit d’un baito (アルバイト), ne pas mettre les mentions entrée/sortie comme pour un contrat dans une entreprise, notez juste le nom du poste occupé (par exemple ウェートレス = serveur/serveuse) et pour l’arrêt mettez plutôt la mention 退職 (arrêt du travail). Quand cette partie est terminée, vous devez ajouter à la fin à droite 以上 (Fin).

Après ça, vous retrouvez la partie Licences et Certifications (免許・資格) puis celle où vous écrivez vos motivations (志望の動機), vos compétences et vos centres d’intérêts (特技・趣味・得意科目).

Enfin, la dernière partie concerne vos préférences et vos souhaits concernant le futur travail que vous exercerez. Si vous avez une demande particulière à adresser, écrivez dans la section 本人希望記入欄. Vous devez aussi préciser votre situation familiale (nombre de personnes à charge, marié ou célibataire) en choisissant 有 (oui) ou 無 (non). Enfin, la partie 保護者 (Parents) ne concerne que les personnes étant mineures et qui ont besoin d’une autorisation parentale. N’y prêtez pas attention ^^.

Voilà, mon charabia vous a bien embrouillé ? Alors cliquez sur ce lien pour y retrouver un format pré-rempli avec quelques traductions ;).

► 職務経歴書 (Shokumu Keirekisho)
Courage, vous y êtes presque ! Le 職務経歴書 (Shokumu Keirekisho) ne demande pas autant d’informations « personnelles » puisqu’elle vient en partie compléter le 履歴書 (Rirekisho). En revanche c’est dans ce CV-là que vous détaillez un maximum sur les emplois que vous avez exercés et les compétences que vous avez acquises ! Et ça peut aussi aller jusqu’à écrire une petite présentation des entreprises avec l’année de fondation ou encore le nombre d’employés. Barbant n’est-ce pas ? Mais prenez en compte que ça peut jouer en votre faveur si vous avez travaillé dans une entreprise renommée. Donc prenez votre courage à deux mains, et cherchez des infos ! Quitte à trouver la présentation de votre entreprise sur la version japonaise de Wikipédia (si, si, je vous jure que vous pouvez trouver des infos !).

Comme le 履歴書 (Rirekisho), j’ai vu des tonnes de formats vraiment différents pour le 職務経歴書 (Shokumu Keirekisho). Le format que je vous propose est celui que j’ai trouvé au konbini. C’est le plus simple à remplir selon moi ! Il ne contient que trois parties (ouf !) en commençant par le parcours professionnel dans tous les détails pour chacun de vos emplois :

  • Lieu (pays, ville) = 勤務地
  • Secteur d’activité (vente, production, pharmacie…) = 業種
  • Catégorie (technicien, manager, cadre…) = 職種
  • Département (achats, production, laboratoire de contrôle…) = 所属部署
  • Poste occupé = 役職
  • Description du poste = 業務内容
  • Autres = その地

Puis viennent ensuite la partie présentation (自己PR) où vous pouvez regrouper présentation, objectif professionnel et motivations, sans trop faire répétition avec ce que vous avez déjà écrit dans le 履歴書 (Rirekisho), et la partie remarques (特記事項) si vous avez des requêtes spécifiques sur le travail ou sur l’entreprise chez laquelle vous postulez !

Encore une fois, je vous propose un lien pour y retrouver le format pré-rempli avec les traductions.

Ne pas oublier la photo d’identité !

A coller sur le レジュメ (Resume) et le 履歴書 (Rirekisho). La photo d’identité à afficher a un format un peu différent du notre !

Oui, j’ai une belle tête de winner -ou pas- !

Vous voyez la différence ? La première : le cadrage ! Il faut voir une partie du corps et pas seulement le visage. Ensuite, soyez présentable : costume / tailleur, cheveux attachés, visage dégagé, pas de piercing ni de maquillage (désolée mesdames). Bref adoptez la tenue que vous porteriez pour votre entretien.

Vous pouvez faire des photos dans divers endroits au Japon. A vrai dire les photomatons sont présents un peu partout, en particulier dans les stations de métro, à l’entrée des gares, ou dans les grands centres commerciaux, et ils proposent de vous faire développer différents formats de photos selon le document (carte de résident, CV, permis de conduire…)  ! Comment ça marche ? C’est faciiiile ! Vous choisissez votre langue (la plupart des photomatons sont disponibles en anglais, coréen, chinois et même espagnol), votre format et vous payez (en espèces uniquement). Le prix est de 800 yens (~6.70 euros) pour une plaque de six photos. Pour 900 yens (~7.50 euros) vous avez l’option glossy qui vous donne une peau belle et claire xD. Puis vous n’avez plus qu’à suivre les instructions. Vous avez droit à deux essais.

Et la dernière étape : envoi du CV !

Voilà, vos CV sont au point ! Bravo ! Et là Kimi ne vous apprend rien ! Il ne vous reste plus qu’à les envoyer aux entreprises par la poste ou par Internet (via les sites de recrutement ou par e-mail).

Concernant l’envoi par la poste, il y a des enveloppes spécifiques avec la mention 履歴書在中 (CV joint) écrit en rouge sur celles-ci. Sur la première face de l’enveloppe, vous écrivez le code postal, l’adresse de l’entreprise, le nom et le département concerné, puis si vous l’avez, le nom de la personne chargée du recrutement suivi de la mention 様 (l’équivalent du Mr/Mme chez nous). Attention ! Vous devez écrire verticalement de droite à gauche et de haut en bas ! Sur l’autre face de l’enveloppe, renseignez votre adresse et votre nom en bas à gauche, toujours verticalement ! Ecrivez bien tout en kanji (même les numéros des rues !).

Enfin payez un petit timbre à 82 yens et envoyez !

Je ne saurais vous dire si l’envoi par la poste est plus efficace ou pas, mais il peut arriver que certaines entreprises demandent justement de postuler que par ce mode d’envoi ! En tout cas, si vous ne correspondez pas au profil recherché, l’entreprise a la gentillesse de vous renvoyer votre CV avec un petit courrier de refus :’).

Voilà, je n’ai plus qu’à vous dire, faites de votre mieux et bonne chance !

Un peu (beaucoup) de vocabulaire

► Comprendre
氏名 = Nom
生年月日 = Date de naissance
現住所 = Adresse
郵便番号 = Code Postal
都道府県 = Préfécture
区市町村 = Ville/Quartier/Arrondissement
町名 = Nom de la rue
番地 = Numéro
建物名 = Nom de l’immeuble
メール = Adresse e-mail
自宅電話 = Téléphone fixe
携帯電話 = Téléphone portable
連絡先 = Informations de contact
連絡先電話 = Téléphone de contact

企業名 = Nom de l’entreprise
雇用形態 = Statut professionnel
業務内容 = Description du poste
仕事内容 = Tâches
スキル = Compétences

学部 = Section
学科 = Département
学校名 = Nom de l’école
主な科目 = Matière principale
その他科目 = Autres matières
言語 = Langues

志望の動機 = Motivations
特技・趣味・得意科目 = Compétences et centres d’intérêts
自己PR = Auto-portrait
特記事項 = Remarques

本人希望記入欄 = Demande particulière
通勤時間 = Durée du trajet entre votre domicile et le lieu du travail
最寄り駅 = Gare la plus proche
扶養家族数 = Nombre de personne à charge
配偶者 = Epoux/Epouse

► Ecrire
同上 = idem que ci-dessus

大学 = Université
高等学校 = Lycée
入学 = Entrée (école)
卒業 = Diplôme de fin d’études

会社 = Société
契約社員 = Contrat à durée déterminée
正社員 = Employé permanent
派遣社員 = Contrat temporaire (intérim)
アルバイト = Arubaito (travail à temps partiel)

入社 = Entrée (entreprise)
退社 = Sortie / Arrêt (entreprise)
退職 = Arrêt du travail
派遣満了により退社 = Parti en raison de la fin du contrat (intérim)
契約満了により退社 = Parti en raison de la fin du contrat
来日のため退社 = Parti en raison de la venue au Japon
会社都合により退社 = Parti pour raisons de la compagnie
一身上の都合により退社 = Parti pour raisons personnelles
現在に至る = Jusqu’à maintenant
有 = Oui
無 = Non

日本語能力試験 = JLPT
級 = Niveau
合格 = Admis
普通自動車免許 = Permis de conduire B
取得 = Acquisition
母国 = Pays d’origine

母国語 = Langue maternelle
上級 = Niveau avancé
中級 = Niveau intérmédiaire
初級 = Niveau débutant

オフィス = Office (Word, Excel, Power Point…)
インターネット = Internet (HTML, CSS…)
テクニカル = Logiciels informatiques
システム = Système informatique

外国語 = Langues étrangères
写真 = Photographie
絵 = Dessin
音楽 = Musique
文化 = Culture
映画 = Cinéma
スポーツ = Sport
旅行 = Voyage

時間 = durée (nombres d’heures)
分 = minutes
線 = ligne (train, métro)
駅 = gare, station


Cet article vous a été utile ? N’hésitez pas à faire un don pour me remercier ^_^.

Donate Button with Credit Cards


♫ Un article = Une chanson ► MAN WITH A MISSION – Seven Deadly Sins