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▶ Koyasan Climbing Adventure : Sur les chemins du Pèlerinage

Koyasan (高野山), comme son nom l’indique (山, yama, signifiant montagne), est un massif montagneux du Japon, situé, au sud-est d’Osaka dans la préfecture de Wakayama. Lieu de culte fondé par Kobo Daishi (弘法大師) connu aussi sous le nom de Kukai (空海), moine bouddhiste solitaire, on peut s’y rendre facilement par la ligne Nankai Koya depuis Namba et par funiculaire. Mais quand on aime l’aventure et la nature, pourquoi ne pas s’y rendre à pied ? Escaladez la montagne et découvrez ses merveilles cachées à travers différents circuits !

Toutes les routes du Pèlerinage mènent à Koyasan

Plusieurs chemins, de longueur et difficulté sont possibles pour rejoindre Koyasan tout en profitant des merveilles de sa nature riche et paisible. Pour une petite randonnée sans forcément rejoindre le sommet, il y a aussi d’autres petits circuits reliant des temples ou autre monuments naturels ou sacrés.

• Circuit Choishimichi : route principale du circuit du Pèlerinage
Itinéraire entier : Jison-in → Konpon Daitô → Okuno-in (24 km, 8h30)
Itinéraire raccourci : Sanctuaire Niutsuhime → Konpon Daitô (15 km, 5h)

• Circuit Kyo Osaka-michi : ancienne route principale du circuit du Pèlerinage, la pente raide Iroha-zaka fait de ce circuit l’un des plus difficiles
Itinéraire entier : Kamuro Station → Temple Nyonindo (9,5 km, 5h)
Itinéraire raccourci : Gokurakubashi Station → Temple Nyonindo (2,5 km, 1h30)

• Circuit Kuroko-michi : circuit raide mais avec de beaux paysages à voir
Itinéraire : Hashimoto Station → Koya Keisatsu Mae Bus Stop (18,1 km, 7h30)

• Circuit Nyonin-michi : circuit autrefois emprunté par les femmes pour aller se recueillir au mausolée de Kôbô Daishi, étant donné qu’elles n’étaient pas autorisés à pénétrer dans Koyasan
Itinéraire : Temple Nyonindo → Okuno-in (7 km, 3h30)

• Circuit Koya Sanzan : circuit circulaire faisant le tour de la zone sacrée d’Okuno-in en passant par les monts Tenjiku (転軸山), Yoryu (楊柳山) et Mani (魔尼山)
Itinéraire : Okuno-in → Ichinohashi (10km, 3h30)

• Circuit Mitani-zaka : circuit reliant les sanctuaires Niusakadono et Niutsuhime
Itinéraire : Sanctuaire Niusakadono → Sanctuaire Niutsuhime (5,5 km, 2h)

Visites pendant l’ascension (登山中の観光)

Au pied de Koyasan ou au cours du circuit emprunté, si le timing le permet, les temples et sanctuaires présents constituent des visites agréables et des lieux de culte paisibles.

• Sanctuaire Niutsuhime (丹生都比売神社)

Inscrit au patrimoine mondial depuis 2004, c’est un lieu sacré unique où fusionnent le shintoïsme enraciné dans l’ancienne tradition du culte de la nature au Japon, et le bouddhisme, introduit en Asie de l’Est à partir de l’Inde. Il est de coutume de venir se recueillir dans ce sanctuaire avant de se rendre à Koyasan. Le bâtiment principal Honden (本殿) et la porte à deux étages Romon (楼門) sont des biens culturels nationaux importants.

Adresse : 230 Kamiamano, Katsuragi-cho, Ito-gun, Wakayama (和歌山県伊都郡かつらぎ町上天野230)
Accès : Niutsuhime-jinja mae Bus Stop (Katsuragi Community Bus)
Site internethttps://niutsuhime.or.jp/

• Temple Jison-in (慈尊院)

Etant donné que les femmes n’étaient pas autorisées à entrer à Koyasan jusqu’en 1872, la mère de Kobo Daishi (弘法 大師) vivait dans ce temple. Depuis lors, ce temple a été rebaptisé Nyonin Koya (女人高野), et les femmes affluent constamment vers le temple pour s’y recueillir. Mirokudo (弥勒堂) est un bien culturel national important et la grande pagode Tahoto (多宝塔) d’une beauté impressionnante. Dans l’enceinte du temps se trouvent également divers espaces et objets de culte comme la Pierre de la Fortune (みくじ石) ou le clocher (鐘楼堂) où l’on peut prier pour la bonne fortune ou la santé.

Adresse : 832 Jison-in, Kudoyama-cho, Ito-gun, Wakayama (和歌山県伊都郡九度山町慈尊院832)
Accès : Kudoyama Station (Nankai Koya Line)
Site internethttp://jison-in.org/

• Sanctuaire Niukanshofu (丹生官省符神社)

Construit en 816 avec Jison-in (慈尊院), on y trouve le bâtiment principal Honden (本殿) considéré comme un bien culturel national important.

Adresse : 835 Jison-in, Kudoyama-cho, Ito-gun, Wakayama (和歌山県伊都郡九度山町慈尊院835)
Accès : Kudoyama Station (Nankai Koya Line)
Site internethttp://niujinja.sakura.ne.jp/

• Sanctuaire Niusakadono (丹生酒殿神社)

Ce sanctuaire tiendrait ses origines de l’histoire d’un dieu local brassant du saké dans les environs pour la première fois. De grands arbres Ginkgo (Arbres aux quarante écus) y sont implantés et changent magnifiquement de couleur chaque année de mi-novembre à début décembre.

Adresse : 631 Mitani,Katsuragi-cho, Ito-gun, Wakayama (和歌山県伊都郡かつらぎ町三谷631)
Accès : Myoji Station (JR Wakayama Line)
Site internethttp://www.wakayama-jinjacho.or.jp

Matériel (器具)

Ce n’est pas le Mont Fuji mais l’ascension de Koyasan par le circuit Chôishi est assez longue donc il est utile de prévoir du bon matos de randonnée et des provisions.
Les choses nécessaires pour une bonne ascension :

• des chaussures de marche
• un sac à dos adapté pour la randonnée
• de l’eau, entre 2 et 3L
• des barres énergétiques et de la nourriture
• de l’argent, il y a des distributeurs de boissons sur le parcours et des fruits de saison pour 100¥
• des vêtements chauds, vêtements de pluie, casquette, lunettes, selon la saison
• une trousse de survie
• une lampe de poche ou une lampe frontale
• des sacs plastiques pour les déchets

Le circuit Chôishi (町石道)

▶ Présentation (紹介)

Le circuit Chôishi (町石道) est un sentier de 24 km de long avec un marqueur en pierres (町石, chōishi) tous les 109 mètres gravés avec leur numéro. Les voyageurs s’aventurant dans ce parcours peuvent ainsi compter et se donner du courage jusqu’à l’arrivée. D’une hauteur de plus de trois mètres, chacun des panneaux de signalisation en pierre marquant le parcours est un stupa en forme de gorintô à cinq niveaux, représentant les cinq éléments principaux de l’univers bouddhiste ésotérique. Les stupas prennent Konpon Daitô (根本大塔) comme point d’origine et sont numérotés en conséquence, avec 36 autres stupas reliant cette pagode centrale au mausolée de Kôbô Daishi (ou Kôbô Daishi Gobyô). Plus de 80% des stupas que nous voyons aujourd’hui ont été construits à l’époque de Kamakura, et ils continuent d’évoquer l’atmosphère de leur passé lointain.

Le circuit commence au temple Jison-in (慈尊院) jusqu’à Daimon Gate (大門). Créé par Kukai (空海) et situé au sein du parc préfectoral de Koyasan Chôishi-michi Tamagawa (高野山町石道玉川峡県立自然公園), le sentier est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO dans l’ensemble des sites sacrés et chemins de pèlerinage dans les monts Kii.

Attention, il y a très peu de toilettes sur le parcours. Prévoir du matos de randonnée, des provisions pour avoir de l’énergie et si vous n’arrivez pas avant la tombée de la nuit, une lampe torche ou frontale. En effet, une fois la nuit tombée il fait profondément noir.

Le plan du circuit est disponible sur le lien suivant : Circuit Chôishi

▶ L’ascension (登山)

Rendez-vous à la station Kudoyama (九度山) par la ligne Nankai (南海線) pour rejoindre le point de départ à Jison-in (慈尊院). Le train est rempli de bon matin d’alpinistes et voyageurs et un soleil radieux est là pour nous accompagner dans cette aventure.

Kudoyama est un petit coin agréable. Les gens se saluent tous et le samedi matin, le marché est ouvert près de la Michi no Eki (道の駅). Fruits et légumes frais à des prix attractifs, les clients sont prêts à faire plus d’une heure de queue. On peut aussi trouver des antiquités, ustensiles, et street food en cas de petite faim.

Puis il est temps de partir pour cette longue randonnée ! A Jison-in (慈尊院), on gravit les premières (mais pas les dernières) marches pour passer la torii du sanctuaire voisin, Niukanshōfu (丹生官省符神社) avant de rejoindre la route menant jusqu’à Daimon (大門), au marqueur en pierre numéro 180.

Passage dans des forêts de bambous et d’immenses arbres, pentes raides et rocheuses, points d’observation offrant un panorama de dingue sur les agglomérations entourant la montagne, c’est un long parcours assez physique mais récompensé par la beauté du paysage et des fruits de saison à 100¥ le sac mis à disposition sur le parcours. Les mikan et les kaki frais sont un régal en automne. Le don ne se refuse pas quand on connait le prix en supermarché.

De Futatsu Torii (二ツ鳥居) à Yadate le parcours au cœur de la foret est plat et plus facile. On avance rapidement en passant par des torii et chōishi. Il n’y a pas un bruit audible mis à part celui du vent soufflant sur les arbres et des quelques êtres vivants habitant la forêt. On est seul avec soi-même, on oublie toutes les pensées, les choses négatives, on respire juste la nature tout en parcourant le chemin.

Puis ce sont enfin les deux dernières heures d’ascension jusqu’à Daimon Gate (大門), le point d’arrivée et l’entrée dans le cœur de Koyasan. Ce sont sans doute les heures les plus difficiles physiquement et mentalement, les jambes accumulent la fatigue des nombreux kilomètres parcourus, les pentes raides semblent infinies, et la nuit tombant, la forêt s’assombrit rapidement. Il fait nuit noire si bien que ça en devient effrayant. Ne pas oublier la lampe torche ! Essoufflé et le cœur battant, après avoir difficilement repéré dans le noir le bout du chemin, on fait finalement face à Daimon Gate, porte d’entrée de la ville du sommet de la montagne !

Il fait nuit noire, les rues sont désertes mais en automne, c’est un accueil avec de belles surprises en présence des feuilles rouges, Koyo (紅葉), dont la couleur étincelante est accentuée par les lampadaires. Première récompense de cette ascension avant de savourer celle de déguster un délicieux dîner et de passer une bonne nuit dans un Shukubo (宿坊).

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Le circuit Nyonin-michi (女人道)

▶ Présentation (紹介)

Il s’agit du chemin que prenaient les femmes autrefois pour se rendre jusqu’au mausolée de Kôbô Daishi (弘法大師御廟) et Okuno-in (奥の院). Jusqu’à la 5ème année de l’ère Meiji (明治5年 soit en 1872), les femmes n’étaient pas autorisées à se rendre à Koyasan. Pour pouvoir se recueillir au mausolée de Kôbô Daishi (弘法大師御廟), lieu sacré au centre des croyances de ce grand moine, elles empruntaient donc le chemin Nyonin-michi (女人道, littéralement « route des femmes »).

Le circuit commence au temple Nyonindo (女人堂), accessible en bus depuis la station Koyasan, passe par la porte Daimon (大門) pour terminer à Okuno-in (奥の院). Environ 7 km pour 3h30 de marche.
De la station Koyasan à l’arrêt de bus de Nyonindo, la route n’est autorisée que pour les bus, il est donc primordial de se rendre au point de départ en bus avec les bus Nankai Rinkan (南海りんかんバス). Les horaires (時刻表) sont disponibles sur le site de la compagnie. Prendre le bus à la voie 2 en direction de Okuno-in. Le plan du circuit est disponible sur le lien suivant : Circuit Nyonin-michi

▶ L’ascension (登山)

Koyasan Climbing Adventure ; deuxième ! Départ à 9:50 au point 1 au cœur de la forêt montagneuse. Ça monte et ça descend, il faut enjamber les troncs et racines des arbres. Le chant des oiseaux résonne et relaxe pendant cette randonnée dans une nature paisible.

Sur le chemin, c’est la découverte de temples cachés avec des torii, comme Bentendake (弁天嶽). Il y a également une petite aire de repos avec tables et de splendides points de vue. Passé quelques torii, c’est le croisement avec le point d’arrivée du circuit Chôichi (町石道), face à Daimon (大門), porte d’entrée du cœur de Koyasan ; 2 km de fait en une heure environ. 3h10 après le point de départ, on quitte finalement de la verdure et les hauts arbres pour faire face à l’entrée d’Okuno-in (奥の院), marquant la fin de ce parcours. Un peu physique mais à la portée de tous les passionné(e)s de randonnée ! N’importe quelle femme peut le faire !

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♫ Un article = Une chanson ► MAN WITH A MISSION – Emotions

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► The Crown : Kimi no Nikki (septembre 2019)

Septembre, c’est la transition entre l’été et l’automne. Le climat devient petit à petit de plus en plus supportable et on profite des derniers festivals quand ceux-ci ne sont pas annulés ou perturbés par des typhons.
Enfin, septembre est un mois de changement ! Pour Kimi no BLUE TRAVEL en tout cas ! La vie dans le Kansai débute officiellement ! C’est parti pour une autre aventure avec de nouvelles découvertes et de nouvelles rencontres !

※ Les événements du mois

• Kitazawa Hachiman Jinja Festival 2019 (2019年北澤八幡神社例大祭)

Vous croyez que les festivals sont finis en septembre ? Détrompez-vous ! Il y en a encore ! Et en voici un à ne pas manquer : grand festival annuel du sanctuaire Kitazawa Hachiman qui se trouve dans le quartier de Shimokitazawa. A l’approche de l’automne, le dieu du sanctuaire Kitazawa Hachiman, sanctuaire historique de plusieurs centaines d’années, fondé au cours de l’année de la civilisation de la période Muromachi, est placé dans un mikoshi (御輿) pour aller bénir les habitants et commerçants du quartier.

L’année dernière, le festival était présenté à travers les yeux d’un spectateur. Cette année, on revit le festival en tant que participant et porteur d’un des mikoshi (御輿) !

Ça commence dès le matin, quelques heures avant le début officiel des festivités. Chaque mikoshi (御輿) assigné aux différentes zones du quartier, est préparé par les prêtes. Ils placent d’abord la relique du sanctuaire, incarnation physique du dieu, dans le mikoshi. Ils portent pour cela des masques et des gants pour ne pas le souiller. Le prêtre principal prononce ensuite les incantations sacrées et appelle le dieu à s’incarner dans le mikoshi avant de le sceller.

A chaque mikoshi son groupe de porteurs, distingué par le kanji au dos de la veste happi (ハッピ). Cette fois, on participe en tant que membre du groupe Shinno Mutsumi (新野睦) ! Le mikoshi une fois prêt, les porteurs et organisateurs se rassemblent autour pour le premier verre de saké à boire pour se purifier. Le grand chef fait un petit discours d’ouverture et donne le départ pour porter le mikoshi et suivre le parcours défini. Il est 9h30, le festival a officiellement commencé tandis que les premiers commerces ouvrent leurs portes.

Le mikoshi se déplace dans les petites ruelles de sa zone, encore un peu tranquilles, seuls le son des sifflets des organisateurs, qui motivent et guident les porteurs en rythme, et les chants et exclamations de motivation des porteurs animent les environs. Après ce premier effort, une pause s’impose avec un curry bien chaud et du thé frais ! La course reprend trente minutes plus tard et en fin de matinée, c’est le rassemblement de tous les mikoshi dans l’avenue menant au sanctuaire. Les mikoshi se suivent les uns les autres jusqu’à l’enceinte principale du sanctuaire. La montée des marches est rude et chaque groupe redouble d’efforts, les porteurs se donnent le relais pour porter à tour de rôle le mikoshi pour atteindre le point d’arrivée. C’est l’heure de faire une nouvelle pause !

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Ça repart dans l’après-midi. Les mikoshi se dispersent dans leur zone attitrée et ne se réuniront plus jusqu’à la fin du festival. On profite d’un autre en-cas dans l’après-midi pour tenir jusqu’à 20h00. Les derniers mètres, les dernières minutes semblent interminables. Les porteurs agitent le mikoshi, le balancent tout en continuant de scander de vive voix les incantations au rythme des sifflets. A la fin, le mikoshi est soulevé plusieurs fois, un nombre qui semble infini, le grand chef insistant pour répéter sans abandonner. Et enfin après des heures passées, des kilomètres parcourus, beaucoup d’efforts et d’énergie dépensés, c’est le discours final et les remerciements pour le travail fourni. On applaudit et on peut clôturer la fête comme il se doit !

La petite fête de clôture et très animée et conviviale. Rassemblés autour d’un gros bidon de saké, on en boit à tour de rôle dans un large récipient en bois. Servi par le chef, par deux on transporte le saké au même rythme qu’on portait le mikoshi et avec les encouragements des autres porteurs. On s’avance vers les organisateurs qui doivent toucher le récipient pour nous donner l’autorisation de boire… cul sec ! Et on boit, on boit, jusqu’à la dernière goutte ! Les derniers instants sont enfin consacrés à un dernier gros repas pour se remettre de cette journée chargée !

Une expérience inoubliable où même un non-japonais peut se sentir intégré et considéré comme un membre de la famille ! Car oui, dans un groupe de porteurs de mikoshi, vous êtes comme en famille !

Résumé du groupe Shinno Mutsumi (新野睦) lors du festival en vidéo : 2019年北澤八幡神社例大祭 新野睦会

Hachiman Jinja Festival (北澤八幡神社例大祭)
Dates : premier samedi de septembre et le dimanche suivant
Lieu : Hachiman Jinja (北澤八幡神社)
Adresse : 3-25-3 , Setagaya-ku, Tokyo (東京都世田谷区代沢3-25-3)
Accès : Shimokitazawa Station (Odakyu Line, Keio Inokashira Line) sortie sud 1
Site internet : https://setagaya.guide/events/kitazawa-hachiman-shrine-annual-festival/

• Soirée franco-japonaise à Osaka (フランスパーティー大阪)

Vous êtes français(e) ? Vous êtes japonais(e) ? Vous voulez rencontrez des français(e)s et japonais(e)s ? Vous voulez parler en français et en japonais ? Basée à Osaka, mais aussi Tokyo, la communauté France Party (フランスパーティー) organise tous les samedis une soirée franco-japonaise réunissant japonais et étrangers expatriés au Japon. Bien que ce soit appelé soirée « franco-japonaise », des personnes de toutes nationalités se joignent à l’événement !

La fête se déroule dans une petite salle et dure environ deux heures et demie avec boisson à volonté et pizza ! Mais pour cela, comptez 2 000 ¥ pour les femmes et les hommes étrangers, 3 000 ¥ pour les hommes japonais. Si vous amenez un(e) ami(e) non-japonais(e) vous pouvez recevoir une réduction de 500 ¥. C’est une soirée simple avec un fond musical durant laquelle les personnes discutent et font connaissance. Une bonne occasion de rencontrer du monde quand on est nouveau dans le quartier et de pratiquer le japonais !

France Party Osaka (フランスパーティー大阪)
Date :
le samedi de 19h00 à 22h00
Adresse :
Sazan Building 4F, 3-4-8 Minami Honmachi, Chuo-ku, Osaka (大阪府大阪市中央区南本町3-4-8 サザンビルディング4階)
Accès :
Honmachi Station (Chuo Line, Midosuji Line, Yotsubashi Line) sortie 9
Tarifs :
2 000 ¥ (femme et homme non-japonais) 3 000 ¥ (homme japonais)
Site internet : http://franceparty-osaka.com/

• Meetup Card game & ️Language Exchange in Umeda

Envie de rencontrer et de discuter avec des personnes venues de divers horizons ? Avec les événements Meetup, c’est possible !

Meetup, qu’est-ce que c’est ? Beaucoup connaissent déjà sans doute. Ce site permet de créer différents groupes de personnes qui partageraient des centres d’intérêts communs et voulant faire de nouvelles rencontres et partager ses centres d’intérêts (amicales en priorité, ce n’est pas Meetic).

Rejoignez un ou plusieurs groupe qui vous correspondent et situés près de chez vous pour rester connecté et suivre ses activités. Ces groupes organisent des rassemblements et des sorties dans plusieurs lieux (cafés, restaurants) pour des séances de discussions, d’échanges et de jeux. A travers le site, prévenez de votre participation.

C’est le week-end, c’est samedi ! On se joint au groupe [KSC] Kansai Sightseeing Club pour leur rendez-vous bimensuel [Cafe 英会話] Card game & ️Language Exchange à Umeda (Osaka).

Ça se passe à &COFFEE MAISON KAYSER, une chaîne de café situé un peu partout au Japon et possédant une petite boutique vendant pains, viennoiseries et pâtisseries. Situé dans Hankyu Sanbaigai (阪急三番街), le café possède son comptoir au milieu d’un food court entouré de nombreux restaurants. Une atmosphère animée et un lieu très fréquenté le week-end. Un cadre idéal pour un événement Meetup en toute sécurité. La participation est gratuite pour les étrangers mais vous payez votre consommation.

Autour d’une tasse de café, le rendez-vous Meetup commence par une partie de jeux de cartes et se poursuit par une séance de conversation sur divers sujets, d’abord en anglais et ensuite en japonais ! On échange régulièrement les places à table, ainsi tout le monde peut communiquer avec tout le monde et être bien intégré dans le groupe.

A la fin, ceux qui ont du temps libre restent un peu plus longtemps pour déjeuner ensemble sur place et prolonger un peu plus la conversation. Il y a l’embarras du choix avec fast-food, nourriture japonaise, chinoise, occidentale à des prix raisonnables ! Par exemple il y a Miyatake Sanuki Udon (宮武讃岐うどん) dont le premier restaurant a ouvert en avril 2010 à Takamatsu, dans la préfecture de Kagawa (Shikoku). On y sert de délicieux bols de nouilles udon fraîchement réalisés par son personnel expérimenté et que vous pouvez accompagner de karaage ou de divers tempura ! En prenant votre commande vous pouvez d’ailleurs observer les cuisiniers en train de confectionner les nouilles udon de A à Z !

&COFFEE MAISON KAYSER
Adresse : B2F Hankyu Sanbaigai Bâtiment Nord, 1-1-3 Shibata, Kita-ku, Osaka (大阪府大阪市北区芝田1-1-3 阪急三番街 北館 B2F)
Accès : Hankyu Umeda Station (Hankyu Line), Osaka Station (JR Lines), Umeda Station (Midosuji Line)
Site internet : http://maisonkayser.co.jp

Miyatake Sanuki Udon (宮武讃岐うどん)
Adresse : Umeda Food Hall, B2F Hankyu Sanbaigai Bâtiment Nord, 1-1-3 Shibata, Kita-ku, Osaka (大阪府大阪市北区芝田1-1-3 阪急三番街 北館 B2F ウメダフードホール)
Accès : Hankyu Umeda Station (Hankyu Line), Osaka Station (JR Lines), Umeda Station (Midosuji Line)
Site internet : http://www.miyatakeudon.com/

※ Les sorties et excursions du mois

• Shorenin Temple (青蓮院門跡)

Un temple avec un jardin paisible et agréable à découvrir en fin d’été à Kyoto ! Le temple Shorenin (青蓮院門跡) est l’un des cinq temples Monzeki (門跡) de la secte Tendai (天台宗) à Kyoto incluant donc les temples Shorenin (青蓮院門跡), Myohoin (妙法院), Sanzenin (三千院), Manshuin (曼殊院門跡) et Bishamondo (毘沙門堂門跡). Les prêtres bouddhistes de ces temples appartenaient à la famille impériale. Le temple Shorenin faisait autrefois partie du temple Enryaku (延暦寺) sur le mont Hiei (比叡山), qui est le temple principal de la secte bouddhiste Tendai.

Retirez vos chaussures et aventurez-vous d’abord dans les différentes pièces en tatamis décorées d’œuvres d’art traditionnelle. En premier, découvrez la salle Kacho-den (華頂澱) contenant des des peintures de fleurs de lotus de l’artiste Kimura Hideki avant de vous poser quelques minutes au bord vers l’extérieur. Faisant face à la pièce à vivre Kogosho (小御所) qui était autrefois la pièce du prêtre principal, et offrant une vue sur le jardin avec le petit étang Ryujin (龍心池) ainsi que les autres bâtiments, c’est agréable de s’y poser pour se relaxer, étudier ou lire un livre. Bien mieux et plus tranquille que dans un simple café !

Enfin, promenez-vous dans le reste de l’enceinte du temple, passant par les jardins de Kirishima et Soami, la cascade Sensi qui s’écoule depuis le mont Awata, la cloche bouddhique et la salle de cérémonie de thé.

Si le temple est principalement ouvert en journée, des visites nocturnes spéciales et des spectacles de lumière sont également organisés tous les ans au printemps et en automne. A quelle occasion ? Le temple Shorenin étant dédié au Shijoko Nyorai (Bouddha) qui signifie la lumière elle-même, et Fudomyo-o, une de ses incarnations la Lumière y est considéré comme divine.

Le spectacle de lumière est artistiquement élaboré avec divers instruments d’éclairage. Pendant le spectacle, on peut également visiter les intérieurs du temple et se promener dans le jardin éclairé. L’endroit semble se transformer en un monde mystérieux : arbres et fleurs s’estompent dans l’obscurité et les différents monuments du temple s’illuminent majestueusement.

Intéressée par les temples bouddhistes et les jardins réputés pour leur élégance, n’hésitez pas à visiter Shorenin ainsi que les autres temples Monzeki.

Shorenin Temple (青蓮院門跡)
Adresse
: 69-1 Awadaguchi Sanjobo-cho, Higashiyama-ku, Kyoto (京都府京都市東山区粟田口三条坊町69−1)
Accès : Higashiyama Station (Tozai Line)
Tarif : 500 ¥ (adulte) 400 ¥ (enfant)
Site internet : http://www.shorenin.com/

※ Les restau et cafés du mois

• Café Bistrot Bons Morceaux (カフェ・ビストロ・ボンモルソー)

Kyoto étant de plus en plus fréquenté par des touristes et de plus en plus d’expatriés s’y installant, les restaurants de cuisine exotique et occidentale ne sont pas difficiles à trouver. Y compris les restaurants et bistrots français ! On teste pour une première fois le café bistrot Bons Morceaux à l’heure du déjeuner, situé près de Potoncho (先斗町).

Lieu chaleureux et décontracté, le restaurant est animé par des titres rétro français et décoré de divers œuvres, photographies, cartes à l’image de la France. Mais hélas, aucun personnel français et les serveurs japonais ne parlent pas français non plus. Et en tant que bistro, l’éclairage se veut minimal. On aurait même tendance à penser qu’il fait un peu trop sombre.

Côté cuisine, c’est la cuisine traditionnelle lyonnaise qui est à l’honneur et qui régale la clientèle ! Il est d’ailleurs conseillé de réserver une table car elles sont très vite occupées. La charcuterie artisanale et les plats sont réalisés par le chef et propriétaire japonais Kubo Masaki (久保正樹), certifié depuis 2013 par le label 5A, soit l’Association amicale des amateurs d’andouillette authentique, qui regroupe des professionnels des métiers de bouche et de l’univers de la table.

A l’heure du déjeuner, vous avez le choix entre plusieurs menus contenant un plat seul ou accompagné de boisson, entrée et/ou dessert au prix variant de 1 200 à 2 000 ¥. Ou bien, il est aussi possible de commander à la carte. On se laisse tenter par une assiette de charcuterie en entrée avec pâté en croûte, foie gras, rillettes dressés sur une salade et des lentilles accompagnés par une moelleuse tranche de pain de campagne. Pour le plat, on opte pour un hachis parmentier bien chaud. Les assiettes sont bien présentées et introduites par les serveurs. Mais ceux-ci semblent oublier que les français aiment prendre leur temps quand ils mangent pour savourer chaque bouchée ! Si bien qu’ils ont tendance à vouloir vous débarrasser alors qu’il reste encore de la nourriture dans l’assiette !

Hormis ce bémol, les plats sont un régal et les prix (en moyenne 1 200 ¥) restent assez raisonnables pour de la cuisine française. Si vous êtes en manque de bons plats lyonnais et de charcuterie, prenez-vous un déjeuner dans ce café bistrot !

Café Bistrot Bons Morceaux (カフェ・ビストロ・ボンモルソー)
Adresse : (京都府京都市中京区恵比須町534-18 ステラム 1F)
Accès : Sanjo Station (Keihan Line) sortie 7, Kyoto Shiyakusho-mae Station (Tozai Line) sortie 1
Site internet : http://www.bonsmorceaux.jp/

• Dotonbori Ichiaki (道頓堀一明)

Que ce serait regrettable de passer par Osaka (大阪) sans manger de l’Okonomiyaki ! Surtout que les restaurants ne manquent pas ! Une bonne raison de vous rendre dans la rue animée de Dotonbori (道頓堀), destination principale pour découvrir la gastronomie de la ville d’Osaka.

Connaissez-vous l’okonomiyaki (お好み焼き) ? Composé des mots okonomi (お好み, ce que vous aimez) et yaki (焼き, grillé), il s’agit d’un plat japonais composé d’une pâte (mélange de farine, œuf et dashi) qui enrobe les ingrédients découpés en petits morceaux, principalement du chou puis d’autres variables selon les restaurants ou les goûts de chacun, le tout étant cuit sur une plaque chauffante en fer, appelée teppan (鉄板).
C’est un plat typiquement japonais n’ayant pas vraiment d’équivalent occidental, souvent comparé à la pizza, à la crêpe ou encore à l’omelette. Il est souvent servi dans des restaurants spécialisés, où il est parfois possible de réaliser son okonomiyaki soi-même en utilisant le teppan intégré à la table.

A Osaka, face à ma rivière Dotonbori, optez pour la saveur unique des okonomiyaki de Ichiaki (一明) ! Chez ce restaurant populaire, les okonomiyaki sont fait d’ingrédients de qualité minutieusement sélectionnés et grillés par des professionnels, leur offrant une texture croustillante à l’extérieur et tendre à l’intérieur. Leur prix varie entre 885 ¥ et 1 400 ¥ environ.
Dans le menu, retrouvez également tonpeiyaki (omelette contenant principalement du porc, du chou et des oignons verts, enroulée et de forme ovale) à 518 ¥, yakisoba entre 865 ¥ et 1 200 ¥ environ, et un large choix de boissons, alcools et cocktails.

On peut demander à cuire l’okonomiyaki soi-même. Sinon il est d’abord préparé en cuisine, puis ramené à table pour être maintenu au chaud sur la plaque et en bonus le staff ajoute la sauce (au choix épicée ou non) et fait un mignon petit dessin avec la mayonnaise.

De plus, en parlant de mignontitude, on peut demander des menus spéciaux avec des okonomiyaki en forme de cœur !

Un régal aussi bien pour les yeux que pour l’estomac, dans une atmosphère agréable et avec un personnel sympathique, Ichiaki est recommandé pour profiter de la bonne gastronomie d’Osaka !

Dotonbori Ichiaki (道頓堀一明)
Adresse : Nico Building B1, 1-6-12, Dotonbori, Chuo-ku, Osaka (大阪府大阪市中央区道頓堀1-6-12 ニコービルB1)
Accès : Namba Station (Midosuji Line, Nankai Line), Osaka-Namba (Kintetsu Line)
Site internet : https://ichiaki.gorp.jp/

※ Dans ma vie Nippone

• C’est la rentrée !

Septembre c’est la rentrée des classes ! Et ça l’était pour moi aussi ! Nouveau travail, nouvelle école, nouveaux collègues. Maintenant, j’enseigne l’anglais à des enfants en école maternelle et primaire, parfois en crèche à des adultes. J’ai passé les premiers cours à assister mon collègue japonais. Il y a beaucoup d’informations et il faut s’habituer au nouvel environnement. Puis après deux semaines, j’ai commencé à faire mes premiers cours toute seule. Ce n’est pas toujours facile mais ça me pousse à donner le meilleur de moi-même (et à me remettre plus sérieusement à la grammaire anglaise haha). Les conditions sont cependant plutôt cools, le personnel est très gentil, les enfants sont adorables (certains un peu turbulents et difficile à garder en place) et les tous petits prennent beaucoup d’énergie 😅 ! La plupart se sont très vite attachés à moi et j’adore profiter de la pause déjeuner en mangeant et en m’amusant avec eux. Les journées sont crevantes mais je m’amuse bien avec les enfants pendant les cours. C’est un plaisir de pouvoir créer un lien avec eux malgré nos origines différentes et la barrière de la langue. Enseigner l’anglais en s’amusant aux enfants est très enrichissant. Le directeur me prête son vélo pour que je me rende dans les différentes écoles. Le premier mois est en partie satisfaisant. Je ferai de mon mieux pour que ça dure !

À côté, je me fais très bien à ma nouvelle vie à Hirakata (枚方市). Ma petite routine s’est faite naturellement, entre travail, sport, vélo, courses, moment de glandage ou visites / sorties avec les amis. J’ai pu profiter de longs weekends, enfin !!! Merci mon nouveau travail 💕 J’ai pu redécouvrir Kyoto et Osaka, me reposer, faire du sport… Les gens sont gentils et prêts à nous aider, même quand on en a pas forcément besoin.

Hirakata a une partie citadine avec son centre-ville, puis ses quartiers résidentiels calmes et autour il y a beaucoup de verdure. Donc c’est vraiment agréable d’y habiter. Près de la gare, on peut retrouver le dynamisme de la ville, le vendredi soir et le weekend, il y a pas mal de monde, puis en allant vers les habitations, on est tranquille comme à la campagne.


♫ Un article = Une chanson ► SUPER JUNIOR – The Crown

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▶ Trick Or Treat : Halloween au Japon (日本でのハロウィン)

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Halloween (ハロウィン), cette fête folklorique originaire des îles britanniques s’est aussi répandue jusqu’au Japon ! Bien longtemps après, mais aujourd’hui c’est un événement populaire que beaucoup de Japonais aiment célébrer.

Halloween au Japon : depuis quand ? (ハロウィンは日本にいつから?)

On pourrait dire que Halloween au Japon n’existe que depuis récemment. C’est d’abord le magasin Kiddy Land Harajuku qui a commencé à vendre des produits liés à Halloween dans les années 1970. Puis en octobre 1983, le magasin a également organisé le premier défilé d’Halloween du Japon. En octobre 1992, le parc d’attractions Namco Wonder Eggs a lancé sa Wonder Halloween Party pendant laquelle un concours de costumes figurait au programme et où l’entrée des visiteurs en costumes était gratuite.

Halloween aurait surtout gagné en notoriété suite à un événement Halloween organisé à Tokyo Disneyland (東京ディズニーランド) en 1997. L’un des plus grands parcs à thème du Japon aurait suscité l’intérêt de ceux qui ne connaissaient pas Halloween. Puis, à la fin des années 2000, les fabricants de confiseries se sont également intéressés à Halloween et ont commencé à vendre des produits sur le thème de cette fête chaque année.

Evénements pendant Halloween au Japon (日本でハロウィンの行事)

Pendant Halloween au Japon, tout le monde se déguise, petits comme grands ! Le contraire serait même étonnant quand on sait que le pays est aussi connu comme étant le pays du cosplay ! Halloween est une occasion parfaite pour les passionnés de créer leur propre costume (仮装, kasō), unique et original sans oublier d’être effrayant bien sûr ! Pour ceux qui n’ont ni la patience ni le talent, il est possible de trouver facilement des déguisements, du maquillage et des accessoires parfois pour pas cher (mais pas toujours de bonne qualité, attention) dans les magasins fourre-tout, comme par exemple DON QUIJOTE.

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Tout comme l’est devenue la Saint-Valentin, Halloween est une bonne stratégie marketing pour le pays du Soleil Levant. Bien évidemment à l’approche de la fête, et bien avant, parfois à la fin de l’été, les boutiques mettent en avant leurs divers produits spécial Halloween en plus de vendre des bonbons et sucreries à l’effigie de la fête ! Dans les konbinis, on peut trouver des gâteaux et autres pâtisseries spécial Halloween et donc souvent au gout de potiron et en forme de monstre. Les chaines de cafés comme Starbucks ajoutent à leur menu une boisson spécial Halloween limitée et des pâtisseries temporaires. Les magasins à 100 ¥ comme DAISO proposent diverses décorations, de la papeterie et des déguisements. Il y a tout pour fêter Halloween comme il se doit !

Cependant, Halloween se fête un peu différemment au Japon. Les enfants se déguisent et s’échangent des bonbons au lieu d’aller les réclamer en faisait la tournée des maisons du quartier. Dans les écoles maternelles, il n’est pas rare de voir les enseignants se déguiser en monstre, sorcière, fantôme et autre créatures pour aller surprendre les enfants dans les salles de classe et leur offrir quelques bonbons.

Chez les plus grands, on revêtit son plus laid et effrayant costume et on part dans les grands quartiers populaires où se rassemblent souvent beaucoup de personnes, là où le plus de zombies, de sorcières ou de vampires se rencontrent. Shibuya est bien le quartier de Tokyo où tout le monde se rassemble pour fêter Halloween. Chaque année, des milliers de personnes déguisées défilent dans les rues si bien qu’elles deviennent bondées. Halloween arrangé dans le style japonais devient un événement de costumes et de cosplay. Hélas, en raison de la forte affluence de personnes, cet événement est aussi devenu la cause de nombreuses arrestations pour état d’ivresse et une forte dispersion de déchets dans les rues, notamment celles de Shibuya. Des incidents qui malheureusement s’intensifient au fil des années.

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Enfin, dans les parcs d’attractions et les parcs à thème, Halloween fait l’objet d’une grande fête d’automne qui se déroule chaque année et s’étend souvent de septembre à novembre. Depuis son lancement en 1997, Tokyo Disney Resort maintient son événement Halloween avec parades, vente de produits spéciaux et des menus spécial Halloween dans ses restaurants. Depuis 1997 également, se tient autour de la gare JR de Kawasaki (préfecture de Kanagawa) une parade Halloween, Kawasaki Halloween Parade (カワサキ・ハロウィン・パレード), où défilent 3 000 personnes déguisées devant une foule de 100 000 personnes. Depuis 2011, Universal Studios Japan (ユニバーサル・スタジオ・ジャパン) se met aussi en mode Halloween avec son événement Halloween Horror Nights (ハロウィーン・ホラー・ナイト) où des zombies et autres créatures monstrueuses envahissent les ruelles du parc une fois la nuit tombée.

Célébration d’Halloween à Shibuya : Kimi témoigne

Je n’ai pas eu l’occasion de le fêter Halloween lors de ma première année en PVT car je travaillais. Cependant, je me rappelle qu’en rentrant chez moi du côté de Shibuya, j’avais vu beaucoup de monde déguisé !

J’ai fêté mon premier Halloween au Japon en 2016. Cette année-là, le 31 octobre tombait un lundi mais durant toute la semaine précédente les gens le fêtaient en défilant dans les rues et en se déguisant. Je m’étais donc décidée pour le fêter le dimanche 30 octobre. Je me suis rendue à Shibuya avec un costume destroy de zombie acheté le matin même à DON QUIJOTE et une cape pour avoir chaud et je me suis maquillée une fois sur place.

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J’ai retrouvé mes amis près de Hachiko qui était aussi déguisé pour l’occasion. Vers 16h il y avait du monde mais encore peu de gens déguisés. La foule était vraiment très dense en soirée, encore pire que d’habitude ! La circulation en devenait difficile ! Alors qu’on galérait à se frayer un chemin pour arpenter le quartier en mode Halloween, on entendait sans cesse cette même question : « 写真撮ってもいいですか » (Shashin totte mo ii desu ka? = Est-ce qu’on peut prendre une photo ?). Pendant Halloween, tout le monde devient ton ami et c’est l’échange de photos et de selfie. Je crois que nous nous sommes retrouvées dans la carte mémoire de centaines de smartphones ce soir-là !

Nos costumes n’étaient pas les plus originaux, mais ce petit échange avec les japonais, mais aussi les chinois, coréens, américains était vraiment sympathique ! Mais moi j’ai surtout aimé faire une photo avec eux !

En plus quand je leur ai dit que j’étais française, ils ont tous crié : « BONJOUUUUR ! C’EST BOOOON ! ».

Pour le dîner, pour rester dans le thème, nous sommes allés au Lockup, un restaurant ressemblant à une prison et donc basé sur le thème de l’horreur ! Un endroit que j’ai déjà testé deux fois par le passé et que j’aime bien !

On mange et on boit dans une cellule de prison bien sombre et on nous sert des cocktails étranges dans des béchers ou des éprouvettes (moi qui ai travaillé en laboratoire, ça me fait toujours rire de boire là-dedans), les plats n’ont rien d’extraordinaire mais sont décorés de façon à leur donner un petit côté effrayant, comme la pizza zombie, qui ressemblait plutôt à une pizza momie… Les serveurs sont habillés en détenus de prison et quand vient l’heure du « show », le bar entier plonge dans l’obscurité et ces derniers se déguisent en monstres pour venir pour faire peur ! Donc penser à garder son sang froid. J’ai beau connaître le concept, ces monstres réussissent toujours à me faire sursauter !

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L’occasion était trop bonne pour y venir pendant Halloween. C’était comme une soirée habituelle, mais y célébrer mon anniversaire m’a fait grand plaisir.

The Lockup Tokyo (ザ・ロックアップTOKYO)
Adresse : Shinjuku Square Building 6F-7F, 1-16-3 Kabukicho, Shinjuku, Tokyo (東京都新宿区歌舞伎町1丁目16−3 6F・7F 新宿スクエアビル)
Accès : Shinjuku Station (JR Lines, Keio Lines, Marunouchi Line, Odakyu Line) sortie est

Après ça, nous sommes allés une petite heure au karaoké avant de refaire un petit tour dans Shibuya pour terminer la soirée. A l’approche du dernier métro, les rues étaient encore bien bondées, avec la police qui galérait un peut à faire la circulation. Il faut supporter la foule pour cet événement, mais malgré ça, j’ai trouvé cet Halloween vraiment cool ! Se retrouver au milieu de milliers de personnes d’horizons différents, avoir un bref échange avec eux alors qu’on ne les connait pas… C’est une ambiance que j’aime beaucoup ! Bref, Halloween au Japon, j’adhère et je le fêterais bien tous les week-ends !

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Vocabulaire (単語)

キャンディー (kyandii) = bonbons
魔女 (まじょ – majo) = sorcière
箒 (ほうき – hōki) = balai
ふくろう (fukurō) = hibou, chouette
吸血鬼 (きゅうけつき – kyūketsuki) = vampire
蝙蝠 (こうもり – koumori) = chauve-souris
狼 (おおかみ – ōkami) = loup
お化け (おばけ – obake) = fantôme
黒猫 (くろねこ – kuroneko) = chat noir
ゾンビ (zonbi) = zombie
フランケンシュタイン (furankenshutain) = Frankenstein
お化け屋敷 (おばけやしき – obake yashiki) = maison hantée
監獄 (かんごく – kangoku) = prison
墓石 (ぼせき – boseki) = pierre tombale
死神 (しにがみ – shinigami) = moissonneuse
仮装 (かそう – kasō) = déguisement
ホラー映画 (ほらーえいが – horā eiga) = film d’horreur
写真 (しゃしん – shashin) = photo


Plus de vocabulaire dans Cours de Japonais.
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♫ Un article = Une chanson ► The Candy Spooky TheaterTrick Or Treat

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► Summer Dream became true : Jung Yong Hwa Special Fansign Event à Tokyo

​Je ne remercierais jamais assez mes amies des Philippines pour être passé par moi pour acheter l’album solo japonais de Yonghwa, sorti cet été ! Grâce à elles, j’ai pu avoir suffisamment de chances pour participer à une loterie et gagner un ticket pour une séance de dédicaces ! My Summer Dream became true!

Bon à vrai dire, depuis celle de CNBLUE à Nagoya, je n’aime pas vraiment les séances de dédicaces au Japon car le staff japonais impose des règles trop strictes : photos interdites, interdiction de donner un cadeau ou une lettre en mains propres… Tout ça est autorisé en Corée. Mais ce n’est pas la faute du staff, mais plutôt des fans. Leur perception du mot « fan » est bien effrayante. J’ai bien observé depuis que je suis une membre de Boice Japan et certaines sont clairement folles ! Donc je comprends, mais pour moi c’est injuste car je n’ai pas toujours cette opportunité.Ceci dit, j’étais super heureuse d’apprendre que j’avais gagné et de pouvoir saluer (rapidement) celui pour lequel j’ai beaucoup d’admiration et de respect.

C’était un samedi, le 16 septembre 2017. Je suis partie tôt le matin pour arriver suffisament à l’heure. La fansign avait lieu près de la station Osaki et il fallait se présenter à 10h30 pour vérifier notre identié et prendre place en salle. La séance de dédicaces commençait à 11h30. Je suis arrivée à 9h30 mdrrr.

J’avais embarqué un de mes YongYong Kuma avec mon nom écrit sur mon badge de l’école 😂 et mon drapeau français comme toujours. C’est ma marque de fabrique, on me reconnait grâce à ça désormais !

Dans la salle j’étais assise dans la deuxième rangée, ce qui me permettait de bien voir Yonghwa à son entrée. Ce n’était pas la première fois que je le voyais si près et pourtant à chaque fois je suis toujours aussi surprise. Et en plus il était vraiment beau comme toujours 😌. J’étais en mode dokidoki… Allais-je réussir à lui parler ? Il le fallait, je n’allais pas avoir à nouveau cette occasion avant longtemps !

Yonghwa était un peu timide et gêné (je ne pensais pas que ça pouvait être possible xD) mais il était content de nous voir. Il nous a salué puis s’est assis, prêt à signer nos exemplaires. Le staff a invité les fans, rangée par rangée, à venir.

C’était… rapide. Plus rapide que le Shinkansen stp. Yonghwa avait peu de temps pour souffler et parler plus avec les fans… Il signait les jaquettes les unes après les autres, en écoutant et en répondant aux fans, toujours avec le sourire. Le staff était aussi stricte qu’à Nagoya et laissait peu de temps à chaque fan. Et genre y avait quatre grands costauds autour de Yonghwa. Lol, ils craignaient vraiment qu’on se jette toutes sur lui ou bien… ?

J’étais dans les 20 premières donc mon tour est vite venu. Mode dokidoki à son maximum… J’avais mon drapeau autour du cou et mon YongYong Kuma dans les bras.

Et, oh merde, c’était déjà à moi ! Attendez, j’ai oublié ce que je voulais dire… Bref tant pis, je me suis avancée et j’ai salué Yonghwa en Hawaiien 👋 ALOHA ! Il était surpris en me voyant mais il m’a souri avant de lire mon nom sur mon badge. Yes ! Il sait comment je m’appelle maintenant ! Une autre étape de franchie ! J’avais espéré qu’il écrive mon nom en plus de sa signature mais il n’y a qu’en Corée qu’ils le font 😒.

Notre cours échange ressemblait à ça :

Kimi : Aloha Yonghwa!
Yonghwa : Aloha! Oh?! Where are you from?
Kimi : France ! (J’avais préparé des phrases en coréen mais à ce moment-là je n’ai pas pu aligner ne serait-ce que trois mots 😂)
Yonghwa : Bonjouuur !
Kimi *surprise par la perfection au niveau de la prononciation* : … … … Bonjour 😌💖

Pendant qu’il signait, je lui ai dit (en japonais, c’était mort pour le coréen) que j’étais venue au fanmeeting à Busan en début d’année et qu’on avait fait un high touch (cette fois où en me voyant il m’avait reconnue sans que je lui dise « France » xD). Il m’écoutait en hochant la tête 😌. Vue la situation et la pression du staff japonais (oui les 4 messieurs costauds étaient vraiment imposants), ça lui a pas parlé, peut-être même qu’il a rien compris ! Bref, je n’avais pas plus de temps donc « merci et au revoir ». Il m’a répondu « Merci, merci beaucoup » et que dire, j’aime son accent français 💖💖💖💖 les autres fans étaient amusées et disaient toutes « kawaii » !

Une fois la séance de dédicaces terminée, Yonghwa a raconté un peu sa vie xD, disant par exemple qu’il s’était mis au surf. Les fans lui ont demandé de chanter, il a commencé à chanter la chanson qu’on entendait en musique de fond (c’était justement son album qui tournait en boucle) mais il s’est vite arrêté, disant qu’il n’était pas à l’aise parce que ce n’était pas les mêmes conditions qu’en concert. Voir une centaine de visages te fixer attentivement… Oui, je comprends ce qu’il peut ressentir 😂.

En bonus, un des polaroids pris pendant le clip de Summer Dream était offert à une fan. Il fallait gagner contre Yonghwa au Jankenpon (pierre, feuille, ciseaux). 5 posters ont également été remis suite à un tirage au sort du numéro de siège. Bref, encore une fois, je n’étais pas une des gagnantes. Quand il s’agit de jeux de chance, je perds tout de suite 😒.

Finalement, il était temps pour Yonghwa de nous quitter. Ils nous a salué en quittant la salle. J’ai crié « Merci !! » et il m’a répondu en hochant la tête.

Fini. Il n’était que 12h10 😂. Cependant, c’était un bonheur de pouvoir lui parler ne serait-ce que quelques minutes et de réaliser à quel point il est adorable, amical et gentil !

« Merci, merci beaucoup Yonghwa 💕 »


♫ Un article = Une chanson ► Jung Yong Hwa – Summer Dream

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▶ In the End : Passer le JLPT au Japon (日本語能力試験)

Le fameux examen qui évalue votre niveau en japonais : le JLPT ! Il peut vous être utile si vous souhaitez travailler au Japon ou pour vos études ou tout simplement si vous êtes curieux de savoir à quel point vous pouvez parler japonais.

📝 Présentation (紹介)

JLPT signifie Japanese Language Proficiency Test. En japonais, ça s’appelle nihongo nôryoku shiken (日本語能力試験). C’est le test qui évalue le niveau de langage de la langue japonaise dans trois domaines : kanji/vocabulaire/grammaire (文字・語い・文法), lecture (読解) et écoute (聴解). Il y a quatre niveaux allant du N5 au N1.

  • N5 : Être capable de comprendre un peu de japonais basique (lire et comprendre des phrases et expressions écrites en hiragana et katakana et en kanji simples, écouter et comprendre des courtes conversations de la vie quotidienne parlées à un rythme lent)
  • N4 : Être capable de comprendre les bases du japonais (lire et comprendre des phrases avec du vocabulaire basique et en kanji, écouter et comprendre des conversations de la vie quotidienne parlées à un rythme lent)
  • N3 : Être capable de comprendre le japonais utilisé dans les situations de tous les jours jusqu’à un certain degré (lire et comprendre des documents au contenu spécifique de la vie quotidienne, saisir les informations importantes d’un document, écouter et comprendre des conversations cohérentes dans la vie de tous les jours parlées à un rythme naturel)
  • N2 : Être capable de comprendre le japonais utilisé dans les situations de tous les jours et dans une variété de circonstances jusqu’à un certain degré (lire et comprendre des articles de presse, des magazines et autres articles divers, écouter et comprendre des conversations cohérentes dans la vie de tous les jours, les informations télévisées parlées à un rythme naturel)
  • N1 : Être capable de comprendre le japonais utilisé dans une variété de circonstances (lire et comprendre du contenu logique ou abstrait sur divers sujets, des articles de presse, des chroniques, écouter et comprendre des conversations cohérentes, des informations, les points essentiels d’un discours oral)

Le test a lieu deux fois par an au Japon. La première session se passe le premier dimanche de Juillet et la deuxième le premier dimanche de Décembre.

📝 Inscription et préparation (申込と用意)

L’inscription s’effectue par Internet, sur le site JEES ou bien par courrier (attention à la date butoir). Il faut avoir un compte sur le site pour pouvoir s’inscrire.
Il est possible de s’inscrire en individuel ou en groupe. Il faut remplir le formulaire avec les coordonnés, joindre une photo et payer. Le coût de l’examen est de 6 500 ¥ (taxes incluses). Il est possible de régler au konbini ou par carte bancaire. Le règlement doit être effectué avant la date limite auquel cas l’inscription sera automatiquement annulée.

Le candidat doit bien prendre en compte qu’une fois inscrit et le paiement effectué, il n’est plus possible d’annuler ni d’obtenir un remboursement en cas d’absence pour x raisons. Le candidat s’assure avant son inscription qu’au niveau de son emploi du temps il est disponible le jour de l’examen. Si pour raisons professionnelles, personnelles, le candidat ne peut plus se rendre à l’examen, il sera compté comme absent et les frais d’inscriptions ne seront maleureusement pas remboursés.

Un mois avant l’examen, un récépissé (受験票, Test Voucher) est envoyé à l’adresse indiquée pendant l’inscription. Il est très important de le garder précieusement car il contient toutes les infos nécessaires le jour de l’examen : date, heure et durée du test, l’adresse du campus où l’examen aura lieu, numéro de candidat, le numéro de salle et le règlement. A ne surtout pas oublier le jour J !

Entre la période d’inscription et le jour du test, il n’y a plus qu’à bosser pour être le mieux préparé possible. Il est parfois arrivé que des sessions d’entraînements aient lieux un mois avant l’examen pour les inscrits au test officiel. Ces sessions se déroulent dans les mêmes conditions et les participants peuvent en cadeau recevoir 2 000 ¥ !

📝 Lieux où se passe l’examen (試験会場)

Selon le lieu de résidence et le niveau choisi, les lieux de l’examen varient. L’examen se déroule dans différentes universités ou centres de formation, dans toutes les préfectures du Japon. Il est recommandé de venir le plus tôt possible pour éviter les embouteillages. Il faut emprunter les transports en communs pour se rendre aux lieux d’examens et pas avec son véhicule personnel.

Ci-dessous quelques adresses :

Keio University Hiyoshi Campus (慶應義塾大学日吉キャンパス)
Adresse : 4-1-1 Hiyoshi, Kohoku-ku, Yokohama, Kanagawa (神奈川県横浜市港北区日吉4丁目1−1)
Accès : Hiyoshi Station (Tokyu Toyoko Line, Tokyu Meguro Line, Yokohama Municipal Subway Green Line) sortie est

Senshu University Ikuta Campus (専修大学 生田キャンパス)
Adresse : 2-1-1 Higashimita, Tama-ku, Kawasaki, Kanagawa (神奈川県川崎市多摩区東三田2丁目1−1)
Accès : Mukougaoka-Yuen Station (Odakyu Line) sortie sud

Aoyama Gakuin University Sagamihara Campus (青山学院大学 相模原キャンパス)
Adresse : 5-10-1 Fuchinobe, Chuo-ku, Sagamihara, Kanagawa (神奈川県相模原市中央区淵野辺5丁目10−1)
Accès : Fuchinobe Station (JR Yokohama Line) sortie nord

Kanagawa Institute of Technology (神奈川工科大学)
Adresse : 1030 Shimoogino, Atsugi, Kanagawa (神奈川県厚木市下荻野1030)
Accès : Fuchinobe Station (JR Yokohama Line) sortie nord

Shin-Umeda Training Center (新梅田研修センター)
Adresse : 6-22-20 Fukushima, Fukushima-ku, Osaka (大阪府大阪市福島区福島6-22-20)
Accès : Fukushima Station (Osaka Loop Line, Hanshin Line), Osaka Station (JR Lines, Hanshin Line) sortie nord

Setsunan University Neyagawa Campus (摂南大学寝屋川キャンパス)
Adresse : 17-8 Ikeda Nakamachi, Neyagawa, Osaka (大阪府寝屋川市池田中町17−8)
Accès : Neyagawashi Station (Keihan Line) sortie ouest
Prendre le bus à l’arrêt n°3 (Keihan Bus 5, 10, 11, 12) et descendre à l’arrêt Setsunan Daigaku. Ou marcher environ 30 minutes depuis la station.

L’accès aux universités est indiqué sur le Test Voucher reçu. Après, il n’y a aucun risque de se perdre : les jours d’examen, il y a toujours énormément d’étrangers ! Ils sont faciles à reconnaitre et il suffit de suivre les gros troupeaux.

📝 Déroulement de l’examen (試験の行い方)

Les salles d’examens ouvrent 45 minutes avant le début du test et les premières épreuves commencent à 12h30. Et l’heure, c’est l’heure ! Arrivez en retard et vous pouvez abandonner l’idée de passer le test. Les règles sont très strictes et il y a trois ou quatre surveillants par salle de classe qui effectuent les annonces, vérifient l’identité des candidats et distribuent les copies.

Le contenu des trois parties ainsi que la durée sont renseignés sur le Test Voucher. Selon le niveau, les épreuves peuvent durer plus ou moins longtemps et il y a entre chaque partie 30 à 45 minutes de pause pour s’aérer, boire ou aller aux toilettes. Car bien évidemment cela n’est pas autorisé pendant les épreuves. Chaque niveau du JLPT se déroule donc comme suit :

  • Connaissances linguistiques – Kanji & Vocabulaire (言語知識 – 文字・語彙) : 40 à 45 minutes
  • Connaissances linguistiques – Grammaire (言語知識 – 文法) et Lecture (読解) : 1h05 à 1h25
  • Ecoute (聴解) : 45 à 1h05

Le jour de l’examen, il faut se présenter muni de :
– le Test Voucher (受験票);
– matériel nécessaire pour écrire (un crayon papier HB ou à mine et une gomme à laquelle il faut retirer l’étui en carton);
– un masque (obligatoire depuis la pandémie);
– une checklist de son état de santé dument rempli (自己ヘルスチェック, à télécharger sur le site de JEES);
– une montre sans fonction mémoire;
– une pièce d’identité (carte de résident ou passeport).

Il est recommandé d’arriver assez tôt pour avoir le temps de vérifier sa température à l’arrivée, déposer la checklist de l’état de santé, s’installer et se préparer. Il faut se placer à la table contenant le même numéro de candidat que sur le Test Voucher. En cas d’oubli du Test Voucher, le candidat doit se présenter muni de son papier d’identité au bureau de réédition pour en obtenir un nouvel exemplaire.

La même annonce avec les règles ainsi que la vérification du visage et de la photo est répétée quinze minutes avant chaque épreuve. Le JLPT c’est comme le foot ! Il y a des règles à respecter et toute infraction est sanctionnée soit par un carton jaune ou un carton rouge. Tentez de tricher et vous êtes hors-jeu !

Après le test, les candidats sont autorisés à sortir seulement après que les surveillants ont fini de vérifier et de compter le nombre de copies. Cela prend environ 20 minutes. Les candidats doivent attendre dans le calme sans rallumer leur smartphone ou faire quoi que ce soit jusqu’à l’autorisation donnée par les surveillants.

📝 Résultats (結果)

Les résultats sont annoncés par envoi d’un courrier avec le certificat si le test est validé deux mois plus tard. Il est possible de les connaitre en avance par Internet, toujours sur le site JEES, vers la fin du mois suivant l’examen. Il faut avoir minimum entre 80 et 100/180 pour passer selon le niveau.

📝 Kimi témoigne (キミの証言)

J’ai passé chacun des niveaux du JLPT depuis mon arrivée au Japon. Dès l’année de mon arrivée, j’ai tenté le N4 que je n’ai pas eu. J’ai passé un total de six examens et je possède à l’heure actuelle le N3. Chacun de mes tests s’est passé dans un lieu différent.

Le JLPT, c’est… militaire ! Les examinateurs et surveillants sont stricts et sévères. Je me rappelle de mon premier examen en particulier où la surveillante nous parlait comme à des soldats, très sèche et sans le moindre sourire. Les universités sont immenses et j’aime beaucoup l’architecture pour certaines ! J’avais vraiment l’impression de redevenir étudiante, mais limite une étudiante dans une université prestigieuse. Je me serais presque crue dans la peau de Makino de Hana Yori Dango.
Concernant le test en lui-même, le N5 est relativement facile et on l’obtient les doigts dans le nez si on bosse, le N4 s’avère difficile si on est pas au niveau et le N3 bien plus. L’écart entre le N3 et le N2 étant énorme, le N2 demande davantage de révisions, les questions étant très longues pour une durée trop courte. Le N1, n’en parlons pas, il est même compliqué pour certains Japonais ! La partie kanji/vocabulaire/grammaire est vicieuse avec parfois des kanji très ressemblants, la partie lecture demande beaucoup de concentration et il n’y a jamais assez de temps pour la terminer. Enfin, la partie écoute peut s’avérer être la plus facile pour un expatrié entendant du japonais tous les jours dans son quotidien, alors faut-il que les conversations ne durent pas 10 minutes ! L’oreille s’habitue automatiquement et bien plus si on travaille dans un environnement 100% japonais et si on discute très régulièrement avec des Japonais.

📝 Vocabulaire (単語)

日本語能力試験 (にほんごのうりょくしけん – nihongo nôryoku shiken) = test de compétence en japonais
受験票 (じゅけんひょう – jukenhyô) = récépissé d’examen
試験日 (しけんび – shikenbi) = date d’examen
入室時間 (にゅうしつじかん – nyûshitsu jikan) = heure d’entrée en salle
試験開始時間 (しけんかいしじかん – shiken kaishi jikan) = heure de début de l’examen
受験レベル (じゅけんれべる – juken reberu) = niveau
試験会場 (しけんかいじょう – shiken kaijô) = lieu de l’examen
試験室 (しけんしつ – shiken shitsu) = salle d’examen
氏名 (しめい – shimei) = nom complet
性別 (せいべつ – seibetsu) = sexe
生年月日 (せいねんがっぴ – seinengappi) = date de naissance
国 (くに – kuni) = pays
地域 (ちいき – chiiki) = région
試験科目 (しけんかもく – shiken kamoku) = épreuves du test
言語知識 (げんごちしき – gengo chishiki) = connaissances linguistiques
文字 (もじ – moji) = kanji
語彙 (ごい – goi) = vocabulaire
文法 (ぶんぽう – bunpô) = grammaire
読解 (どっかい – dokkai) = lecture
聴解 (ちょうかい – chôkai) = écoute
問題 (もんだい – mondai) = problème, question
合否結果 (ごうひけっか – gôhi kekka) = résultats
総合得点 (そうごうとくてん – sôgô tokuten) = score global
合格 (ごうかく – gôkaku) = admis
不合格 (ふごうかく – fugôkaku) = refusé

📝 Conversation autour du JLPT (日本語能力試験について会話)

12月に行われる試験に先立って、10月に模擬試験をします。(jyūnigatsu ni okonawareru shiken ni sakidatte, jyūgatsu ni mogishiken wo shimasu.) = Avant l’examen en décembre, il y a un examen blanc en octobre.
そういう問題は、人を頼らずに自分で解決することが重要です。(Sou iu mondai wa, hito wo tayorazuni jibun de kaiketsu suru koto ga jūyō desu.) = Il est important de résoudre ce problème par vous-même sans compter sur les gens.


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