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▶ SĂ©jour Ă  Izuyasu (äș•ç­’ćź‰ă§ćźżæłŠ)

Pour un sĂ©jour exceptionnel Ă  Kyoto (äșŹéƒœ) et pour une expĂ©rience immersive dans la culture japonaise, quoi de mieux que de sĂ©journer dans une auberge traditionnelle ? Bien sĂ»r, dans l’ancienne capitale, on peut en trouver en grand nombre !

Dans cet article, Kimi vous propose de passer une nuit dans l’une d’elles…
l’auberge traditionnelle Izuyasu (
æ–™ç†æ—…ćźż äș•筒柉) !

🏹 PrĂ©sentation (çŽč介)

Un ryokan (旅通) oĂč la tradition kyotoĂŻte perdure et se transmet de pĂšre en fils, tel un fleuve coulant librement.

Izuyasu (äș•筒柉) est une superbe auberge traditionnelle avec une fiĂšre histoire s’Ă©tendant sur 186 ans depuis sa crĂ©ation en 1839 et opĂ©rant toujours dans son bĂątiment d’origine depuis sa fondation. Elle est de plus officiellement reconnue par la ville de Kyoto comme une authentique machiya (ç”ș汋), une maison en bois typique des centres-villes japonais.

Depuis sa fondation, la direction de l’établissement se transmet de gĂ©nĂ©ration en gĂ©nĂ©ration (c’est trĂšs courant mĂȘme de nos jours de reprendre l’affaire familiale) et en est actuellement Ă  son septiĂšme propriĂ©taire qui occupe Ă©galement le rĂŽle de chef cuisinier. Sa grande maĂźtrise de la cĂ©rĂ©monie du thĂ© se reflĂšte dans son dĂźner kaiseki (æ‡çŸłæ–™ç†), saluĂ© par de nombreux clients. Historiquement, on raconte que de nombreux moines venaient sĂ©journer dans cet Ă©tablissement et il arrive d’en voir encore aujourd’hui.

L’Ă©tablissement se situe Ă  11 minutes Ă  pied de la gare de Kyoto, d’oĂč il est possible de se rendre jusqu’à tous les spots populaires facilement ! Proche de la tour Nidec Kyoto, le temple Higashi Hongan-ji et le jardin Shosei-en, il n’y a que quelques pas Ă  faire pour les visiter. Rien qu’aux alentours on peut profiter du charme de la ville. Attention cependant Ă  ne pas louper le couvrefeu fixĂ© Ă  23 heures, heure Ă  laquelle les portes sont vĂ©rouillĂ©es par mesure de sĂ©curitĂ©.

On est chaleureusement accueilli avec une tasse de thĂ© et une petite douceur. Le personnel y est chaleureux et serviable. Il partage avec passion ses connaissances de l’Histoire et de la riche culture de Kyoto. Il inclut des personnes de nationalitĂ©s Ă©trangĂšres pouvant parler parfaitement anglais et mĂȘme un peu français, un plus qui rassure une clientĂšle n’étant ni familiĂšre ni Ă  l’aise avec la langue japonaise. Izuyasu se dĂ©finit comme un ryokan fidĂšle aux traditions mais qui sait s’adapter Ă  la clientĂšle Ă©trangĂšre. Beaucoup d’informations sont fournies et des anecdotes partagĂ©es pour vivre amplement l’expĂ©rience un sĂ©jour traditionnel et Ă  la japonaise !

💡 Infos pratiques (æĄˆć†…ăƒ»äœæ‰€ăƒ»ă‚ąă‚Żă‚»ă‚č)

🏹 Auberge traditionnelle Izuyasu (æ–™ç†æ—…ćźż äș•筒柉) ⭐⭐⭐
đŸ“«ïž Adresse (䜏所) : 272 Sasayacho, Shimogyo-ku, Kyoto (äșŹéƒœćž‚äž‹äșŹćŒșçŹč汋ç”ș272)
🚉 AccĂšs en train (é›»è»Šă§ă‚ąă‚Żă‚»ă‚č) : Kyoto (Ligne JR, Ligne Kintetsu, Ligne Karasuma) sortie A5, marcher environ 10 minutes / Shichijo (Ligne Keihan) sortie 3, marcher environ 15 minutes
🚏 AccĂšs en bus (バă‚čでスクセă‚č) : Karasuma Nanajo (City Bus), marcher environ 3 minutes
đŸ›Žïž ArrivĂ©e (ăƒă‚§ăƒƒă‚Żă‚€ăƒł) : Ă  partir de 15:00
🔚 DĂ©part (チェックケォト) : jusqu’Ă  11:00
🧳 Consigne Ă  bagages (è·ç‰©ăźăŠé ă‹ă‚Š) : Oui
🚬 Zone fumeurs (斫煙゚ăƒȘケ) : Oui (Ă  l’extĂ©rieur)
đŸ…żïž Parking (é§è»Šć Ž) : Oui
♿ AccĂšs en fauteuil roulant (è»Šæ€…ć­ă§ă‚ąă‚Żă‚»ă‚č) : Non
🔗 Site internet (ć…ŹćŒăƒ›ăƒŒăƒ ăƒšăƒŒă‚ž) : æ–™ç†æ—…ćźż äș•筒柉
🈯 RĂ©server sur Booking (äșˆçŽ„ă™ă‚‹) : IZUYASU Traditional Kyoto Inn

đŸ›ïž Chambres (éƒšć±‹)

Les chambres proposĂ©es ont chacune leur amĂ©nagement et leur particularitĂ© en plus de porter toutes un nom. Ces noms ne sont pas choisis au hasard puisqu’il s’agit d’un des kanjis utilisĂ©s dans les prĂ©noms des membres de la famille du propriĂ©taire. La chambre You (悠) est par exemple une chambre type Deluxe possĂ©dant une piĂšce Ă  vivre avec une table permettant d’y prendre le petit-dĂ©jeuner ou d’établir un espace de travail et de dĂ©tente car le Wi-Fi est bien entendu disponible gratuitement. Les autres types de chambres, les Standard et SupĂ©rieur ne contiennent qu’une piĂšce traditionnelle Ă  tatamis et peuvent accueillir respectivement jusqu’Ă  2 ou 4 personnes. Elles sont toutes non-fumeurs mais un espace dĂ©diĂ© Ă  l’usage du tabac est disponible prĂšs de l’entrĂ©e.

Ces splendides chambres traditionnelles sont dotĂ©es d’espace et de confort avec des toilettes privĂ©es et du rangement. Il est possible de demander en supplĂ©ment tĂ©lĂ©vision, fer Ă  repasser, adaptateurs et autres objets nĂ©cessaires du quotidien. Pas de stress concernant l’oubli d’affaires dans vos valises ! Pyjama, yukata, serviette, affaires de toilette sont fournis dans les chambres ! Pour certaines chambres, on peut apprĂ©cier le lever du soleil et admirer le clair de lune par la petite fenĂȘtre implantĂ©e dans la porte coulissante shĂŽji (障㭐). Les matelas Ă©pais posĂ©s sur les tatamis garantissent une nuit de sommeil rĂ©paratrice.

La piĂšce traditionnelle pour dormir reflĂšte le style et l’esthĂ©tique des maisons japonaises. En effet, elle possĂšde un Tokonoma (ćșŠăźé–“), une alcĂŽve surĂ©levĂ©e prĂ©sente dans les piĂšces traditionnelles japonaises (ć’Œćź€ washitsu). Il sert d’espace d’exposition pour des Ɠuvres d’art, des calligraphies, des ikebana (ç”Ÿă‘èŠ± arrangements floraux) ou d’autres objets de valeur. C’est un Ă©lĂ©ment central de la dĂ©coration intĂ©rieure. La disposition des lits est toujours orientĂ©e de sorte Ă  ce que l’oreiller soit devant et proche du Tokonoma. Ainsi, si un invitĂ© venait en visite, il pouvait toujours voir la tĂȘte de l’hĂŽte avec la dĂ©coration en arriĂšre-plan.

🛀 Bains (お鱹摂)

Les salles de bains de style japonais sont partagĂ©es parmi les clients et sont privatisĂ©es Ă  l’heure pour un moment de dĂ©tente en toute sĂ©rĂ©nitĂ©. Il est possible d’y accĂ©der de 15h00 Ă  23h00. Le matin, seules les douches sont accessibles, de 7h00 Ă  10h00.

Pour que cette expĂ©rience soit vĂ©cue comme il se doit et dans le respect des rĂšgles, des explications sur comment prendre un bain japonais sont fournies. Il y a quelques diffĂ©rences avec notre maniĂšre de faire en Europe et il est bon d’en prendre connaissance. On peut aussi retrouver des explications sur le port du yukata qu’il est agrĂ©able de revĂȘtir aprĂšs un bon bain.

đŸ± DĂźner (ć€•éŁŸ)

Si vous passez une nuit Ă  l’auberge traditionnelle Izuyasu, ne manquez pas d’y prendre votre dĂźner, vĂȘtu du yukata ! Le chef vous offre une cuisine kaiseki traditionnelle de Kyoto Ă  travers sept plats prĂ©parĂ©s sous les yeux des clients avec des ingrĂ©dients soigneusement sĂ©lectionnĂ©s, selon le jour et la saison. Il se base prĂ©cisĂ©ment sur les 24 saisons traditionnelles du Japon (äșŒćć››çŻ€æ°—) qui correspondent aux 4 saisons divisĂ©es en 24 autres plus spĂ©cifiques selon un ancien calendrier. En accord et en harmonie avec ces saisons, les ingrĂ©dients sĂ©lectionnĂ©s et leurs goĂ»ts offrent un dĂźner unique chaque soir au prix de 12 650 „ par personne.

C’est plus qu’une expĂ©rience culinaire ! Au-delĂ  de l’esthĂ©tique soignĂ©e des plats, la vaisselle chic, les saveurs parfaitement combinĂ©es grĂące Ă  d’ingĂ©nieuses mĂ©thodes de prĂ©paration et de cuisson, c’est un vĂ©ritable voyage Ă  travers le temps, les traditions de Kyoto et l’histoire de l’auberge. Un repas sain et complet. Une expĂ©rience culinaire spectaculaire aussi bien visuellement que gustativement dans un calme et une ambiance zen.

Il est servi Ă  19h00 pour un savoureux dĂźner unique de deux heures mais une rĂ©servation en avance est nĂ©cessaire puisqu’il se limite Ă  six personnes ! Ce dĂźner traditionnel japonais composĂ© de plusieurs plats, rĂ©putĂ© pour sa prĂ©sentation artistique et l’importance accordĂ©e aux ingrĂ©dients de saison est un vĂ©ritable art culinaire qui est souvent servi dans les restaurants haut de gamme et les ryokans (auberges traditionnelles). Il est conçu pour offrir une expĂ©rience culinaire complĂšte qui stimule tous les sens. Pour accompagner cela, une carte des boissons est mise Ă  disposition des clients, avec entre autres du champagne français, du vin, du sakĂ© japonais, de la liqueur, du whisky, de la biĂšre et du sans-alcool.

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Chez Izuyasu, le repas comporte par exemple :
đŸ„— une entrĂ©e (慫毞) : sĂ©lection de petits plats de saison qui inclue entre autres des tempura, du tofu et une feuille de bambou roulĂ©e cachant une petite douceur Ă  l’intĂ©rieur ;
đŸ„Ł une soupe (怀物) : soupe de congre & de champignons Ă  base de bouillon dashi ;
🍣 un plat de poissons (造り) : thon rouge du Pacifique & carangue rayĂ© en sashimi sur lesquels on dĂ©pose un peu de wasabi avant de tremper le tout dans la sauce soja ;
🐟 des grillades (ç„Œăç‰©) : maquereau espagnol au miso blanc avec de l’asperge et du poivron ;
đŸČ un plat mijotĂ© (煟物) : lĂ©gumes (courgette, aubergine, okura, tomate) bouillis dans une gelĂ©e de dashi rĂ©frigĂ©rĂ©e ;
🍚 un plat de riz (飯物) : riz blanc accompagnĂ© de poisson avec en plus de la soupe miso (ć‘łć™Œæ±) et des tsukemono (æŒŹç‰©) ;
🍹 des douceurs (甘摳) : glace au Hojicha & chocolat au matcha.

Le chef prĂ©pare chacun d’eux en face mĂȘme des clients alors que les serveurs apportent des explications en anglais avec des dĂ©tails pertinents sur la mĂ©thode de cuisson ainsi que la vaisselle utilisĂ©e, portant une symbolique particuliĂšre. C’est un vĂ©ritable spectacle gustatif dans une atmosphĂšre calme et sereine. Chaque ingrĂ©dient est prĂ©parĂ© et cuisinĂ© avec prĂ©cision et dĂ©licatesse et la prĂ©sentation est extrĂȘmement soignĂ©e, car l’esthĂ©tique est aussi importante que le goĂ»t ! D’ailleurs, le chef ne manque pas de vĂ©rifier le goĂ»t de la sauce afin de l’ajuster pour qu’il soit parfait aux papilles. TrĂšs bien Ă©quipĂ© d’ustensiles de qualitĂ©, chacun a un rĂŽle spĂ©cifique Ă  la prĂ©paration ou Ă  l’ingrĂ©dient concernĂ©. La dĂ©coupe du poisson n’en est que plus impressionnante !

Chaque dĂ©gustation est incroyable ! On rĂ©alise la qualitĂ© et la fraĂźcheur des produits. Le poisson est extrĂȘment tendre, les fritures et les grillades sont croustillantes, le mĂ©lange des saveurs dans les bouillons offre un goĂ»t incroyable en bouche ! Le riz est proposĂ© Ă  volontĂ© mais Ă  l’approche de la fin du repas, on sent que le ventre est dĂ©jĂ  bien rempli ! Le dĂźner se termine par la fraĂźcheur et la douceur d’une glace faite maison accompagnĂ©e d’un rĂ©cit sur la fondation et l’histoire de l’auberge de la part du propriĂ©taire et chef cuisinier.

🍳 Petit-dĂ©jeuner (æœéŁŸ)

Pour ceux ayant inclus le petit-dĂ©jeuner, il est servi directement dans la chambre Ă  l’heure souhaitĂ©e (entre 7h30 et 8h30) et il arrive Ă  l’heure ! On profite tranquillement de notre premier repas de la journĂ©e dans le calme de notre chambre avant que le personnel vienne dĂ©barrasser une heure plus tard.

C’est un bon petit-dĂ©jeuner copieux contenant l’énergie nĂ©cessaire pour bien commencer la journĂ©e ! Le menu change tous les jours et inclut des plats mijotĂ©s ou assaisonnĂ©s avec des lĂ©gumes et des fruits de saison. Le tout accompagnĂ© de thĂ© aussi bien sĂ»r !

Il comprend par exemple :
🍚 du riz blanc (ç™œă”éŁŻ) qu’il est possible d’échanger contre de la bouillie de riz ou du pain ;
đŸ„Ł de la soupe miso (ć‘łć™Œæ±) ;
đŸ„’ des tsukemono (æŒŹç‰©) ;
đŸ„— deux plats Obanzai (おばんざい2çšź) qui sont des plats traditionnels de Kyoto faits maison ;
🍳 un Ɠuf au plat (ç›źçŽ‰ç„Œă) ou un autre plat Ă  base d’Ɠufs (ć”æ–™ç†) ;
đŸ± un plat de tofu (豆腐料理) ;
🍇 des fruits de saison (果物) comme cette fois-ci des poires ou des raisins (æąšăšăƒŹăƒƒăƒ‰ă‚°ăƒ­ăƒŒăƒ–).

đŸ™‹â€â™€ïž Autres services (ăăźä»–ăźă‚”ăƒŒăƒ“ă‚č)

Si avec tout cela le client n’en a pas assez, il y a d’autres services proposĂ©s pour atteindre la satisfaction maximale. Pourquoi ne pas profiter d’un massage directement dans la chambre par exemple ? C’est possible de demander la venue d’une masseuse entre 17h00 et 22h00 pour recevoir un massage de 45 minutes (4 500 „) ou 60 minutes (6 000 „) qui devra ĂȘtre rĂ©glĂ© en espĂšces aprĂšs le service.

Besoin de faire envoyer ou garder les bagages ? La consigne Ă  bagages est gratuite et disponible jusqu’Ă  21h00. Il est possible de les faire envoyer Ă  la prochaine destination ou Ă©galement de recevoir et d’envoyer un colis en s’adressant Ă  la rĂ©ception.

Enfin, pour les adeptes des rĂ©seaux sociaux, une boisson gratuite est offerte Ă  tous ceux qui suivent le compte Instagram de l’auberge @izuyasu_since1839 et postent une photo avec le hastag #izuyasu.

Kimi vous invite donc vivement Ă  sĂ©journer dans cette auberge ne serait-ce qu’une nuit pour rendre votre voyage au Japon encore plus immersif et surprenant !


Remerciements Ă  tout le personnel de Izuyasu et Ă  Oyadoo !
Cet article est le rĂ©sultat d’une invitation par l’Ă©tablissement prĂ©sentĂ© et d’une collaboration avec Oyadoo.

Envie de faire le plein d’expĂ©riences au Japon ? Kimi vous conseille et vous accompagne.
🧳 Kimi no BLUE TRAVEL, voyagez, vivez et dĂ©couvrez une autre couleur du Japon ! đŸ‡ŻđŸ‡”

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▶ Comme un homme : Kodomo no Hi (ă“ă©ă‚‚ăźæ—„)

Au Japon, chaque personne a droit Ă  son jour de fĂȘte, y compris les enfants ! Kodomo no Hi (ă“ă©ă‚‚ăźæ—„) correspond Ă  cette journĂ©e. Celle-ci a lieu le 5 mai et Ă©tant un jour fĂ©riĂ©, elle clĂŽture en mĂȘme temps la Golden Week. Cependant, si Kodomo no Hi signifie littĂ©ralement « journĂ©e des enfants », cette fĂȘte est particuliĂšrement destinĂ©e aux petits garçons ! AprĂšs la fĂȘte destinĂ©e aux petites filles avec Hina Matsuri (雛焭り, ăČăȘ焭り), c’est au tour des petits garçons !

Originellement appelĂ©e Tango no sekku (ç«ŻćˆăźçŻ€ć„), les familles prient pour la santĂ© et le succĂšs futur de leurs fils. Cette fĂȘte est cĂ©lĂ©brĂ©e dans la plupart des foyers, mais aussi dans les Ă©coles maternelles oĂč les banderoles de carpe 🎏 sont suspendues dans la cour de rĂ©crĂ©ation. Les enfants et enseignants reçoivent un kashiwa mochi (柏逅) Ă  dĂ©guster.

※ Histoire de Kodomo no Hi (ă“ă©ă‚‚ăźæ—„ăźç‰©èȘž)

FĂȘte d’origine chinoise, Tango no sekku (ç«ŻćˆăźçŻ€ć„) fut introduite Ă  la cour impĂ©riale pendant l’Ă©poque de Nara (VIIIe siĂšcle). On accrochait des feuilles d’acore odorant (菖è’Č, shƍbu) et de yomogi (ヹヱゼ) aux avant-toits des maisons. À la cour, on suspendait Ă©galement aux piliers des kusudama (くす玉, couronnes d’herbes mĂ©dicinales) oĂč Ă©taient entremĂȘlĂ©s notamment de l’armoise et de l’iris et desquels pendaient de longs fils de cinq couleurs, symboles de longĂ©vitĂ©. On se livrait Ă  des jeux Ă  caractĂšre hĂ©roĂŻque comme le tir Ă  l’arc ou les courses de chevaux qui se sont dĂ©roulĂ©s jusqu’Ă  l’Ă©poque Edo pendant laquelle ils furent interdits car considĂ©rĂ©s comme dangereux.

C’est entre l’Ă©poque de Kamakura et l’Ăšre Edo que Tango no sekku (ç«ŻćˆăźçŻ€ć„) est popularisĂ©e en tant que fĂȘte des garçons. Pendant la pĂ©riode de Kamakura, les rites du Tango sont laissĂ©s Ă  l’abandon Ă  la cour pendant que du cĂŽtĂ© du peuple se rĂ©pand la tradition du shƍbu-yu (bain d’iris).

※ Le kashiwa mochi (柏逅), douceur et symbole de Kodomo no Hi

À l’occasion de cette journĂ©e des enfants, on savoure le kashiwa mochi (柏逅). DĂ©licieuse pĂątisserie japonaise, il est notamment idĂ©al pour le dessert 😋 !

Il s’agit d’un mochi (gĂąteau de riz gluant) Ă  la forme plate et ronde fourrĂ© avec de la pĂąte de haricots rouges sucrĂ©e (逥, an) et enroulĂ© dans une feuille de chĂȘne (柏, kashiwa). Les feuilles de chĂȘne reprĂ©sentent la prospĂ©ritĂ© car elles ne doivent pas tomber avant que les nouveaux bourgeons n’apparaissent, ce qui symbolise que les parents ne doivent pas mourir tant que les enfants ne sont pas nĂ©s. Originaire de Tokyo et populaire dans l’est du Japon notamment, on en consomme dans tous le pays pour cĂ©lĂ©brer cette fĂȘte nationale de Kodomo no Hi.

Question que l’on peut se poser. Faut-il aussi manger la feuille ? Les feuilles de chĂȘne kashiwa ne sont fondamentalement pas comestibles donc il n’est pas recommandĂ© de les manger. Cependant comme elles recouvrent le mochi, il n’y a pour autant pas de mal Ă  les manger, mais elles possĂšdent une saveur amĂšre, ce qui peut gĂącher la texture et le goĂ»t du mochi.

※ Les autres spĂ©cialitĂ©s et festivitĂ©s de Kodomo no Hi

MĂȘme si cette fĂȘte est de nos jours consacrĂ©e Ă  tous les enfants, elle reste encore ancrĂ©e dans la tradition et dans son histoire, et cĂ©lĂšbre toujours plus particuliĂšrement les garçons. On suspend encore des feuilles de shƍbu et de yomogi aux portes des maisons pour conjurer le mauvais sort. Tous les enfants prennent des shƍbu-yu (bains d’iris). Ils ont parfois mĂȘme le droit de boire du sakĂ© aromatisĂ© Ă  l’iris. Ils peuvent aussi dĂ©guster en plus des kashiwa mochi (ă‹ă—ă‚é€…) des chimaki (ăĄăŸă, riz gluant fourrĂ© et enveloppĂ© par des feuilles de bambou).

Les familles ayant des garçons exposent une gogatsu ningyƍ (äș”月äșșćœą, poupĂ©e de mai) dans le tokonoma (ćșŠăźé–“) de la maison et suspendant des banderoles de carpe 🎏 (鯉ćčŸ, koi nobori), les uns symbolisant le pouvoir et le succĂšs, les autres la force et la persĂ©vĂ©rence.

Si pour Hina Matsuri, les festivitĂ©s prennent fin le soir-mĂȘme, les banderoles de carpe sont suspendus pendant plusieurs jours avant et aprĂšs le 5 mai. Kodomo no Hi, une fĂȘte durant laquelle rĂšgne l’espoir de voir son petit garçon devenir un grand homme !


♫ Un article = Une chanson â–ș MulanComme un homme

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▶ Run Girl Run : Kimi no Nikki (dĂ©cembre 2021)

Dernier mois de cette annĂ©e 2021 assez chaotique et qui a un peu suivi la lignĂ©e de 2020. Un mois que l’on redoute et que l’on attend avec impatience Ă  la fois, entre le stress de boucler Ă  temps les tĂąches et objectifs de l’annĂ©e au travail et l’impatience de tourner une nouvelle page entourĂ© de ses proches. Sous les illuminations et les chants de NoĂ«l, dĂ©couvrons ce journal du mois de dĂ©cembre.

※ Les articles Ă  consulter ce mois 📔

‱ æ„”æ„œăƒ»S’amuser ‱

🎱 Universal Studios Japan (ăƒŠăƒ‹ăƒăƒŒă‚”ăƒ«ă‚čタゾă‚Șゾャパン) 🎱

‱ ă‚€ăƒ™ăƒłăƒˆăƒ»Ă‰venements ‱

đŸ« Les Ă©vĂ©nements scolaires (ć­Šæ ĄèĄŒäș‹) đŸ«

‱ æ–‡ćŒ–ïŒ†äŒç”±ăƒ»Culture & Traditions ‱

🍡 La fabrication de mochi (é€…ă€ă) 🍡

‱ æ—…èĄŒăƒ»Voyages ‱

đŸ•Šïž Hiroshima – Guide de visites đŸ•Šïž

※ La galerie photos Ă  admirer ce mois đŸ“·

🎄 Sagamiko Illumilion (ç›žæšĄæč–ă‚€ăƒ«ăƒŸăƒȘă‚Șン) 🎄

※ Les vidĂ©os Ă  visionner ce mois đŸŽ„

🍜 æœŹæ—„ăźăƒŹă‚·ăƒ”ăƒ»La recette du joură€Œć°Ÿă‚­ăƒŸé“é†€æČčăƒ©ăƒŒăƒĄăƒłă€đŸœ

@kimi_no_blue_travel

Quand les hĂ©ros de #DemonSlayer #éŹŒæ»…ăźćˆƒ s’invitent a UniversalStudiosJapan, c’est comment ? C’est la folie !!! #usj #æ—„æœŹ #japan #kimetsunoyaiba #osaka

♬ Gurenge – LiSA

※ Dans ma vie Nippone đŸ‡ŻđŸ‡”

‱ Adieu 2021ăƒ»ă•ă‚ˆăȘă‚‰ïŒ’ïŒïŒ’ïŒ‘ćčŽ â€ą

La fin d’annĂ©e est comme toujours une pĂ©riode bien chargĂ©e. Si bien que j’en ai dĂ©laissĂ© ma vie sociale et le blog encore une fois pour un peu de repos et de films de NoĂ«l sur Netflix dĂšs qu’un peu de temps libre s’offrait Ă  moi. Aussi, en cette fin d’annĂ©e, j’Ă©prouvais un grand besoin de me ressourcer. Et par me ressourcer j’entends bien, dans mon pays natal.

Deux ans que je n’avais pas mis le pied sur le sol français. Et ce n’Ă©tait pas le variant Omicron qui allait me convaincre de laisser tomber encore une fois. Non j’avais un Ă©norme besoin de rentrer, d’ĂȘtre auprĂšs de ma famille, offrir la plus belle surprise de NoĂ«l Ă  ma sƓur, dĂ©couvrir notre nouvelle maison dans une des plus belles rĂ©gions de France. J’ai fait tout mon possible pour m’offrir ce voyage, ces vacances nĂ©cessaires et mĂ©ritĂ©es. Des soirĂ©es et weekends Ă  checker les informations, prĂ©parer tout le nĂ©cessaire. Des semaines difficiles et stressantes mentalement. En tous les cas, me retrouver au dernier moment dans le regret d’annuler ne serait jamais venu de ma propre volontĂ©.

Mais ça s’est fait ! J’ai rĂ©ussi Ă  rentrer. Plus « facilement » que je ne l’espĂ©rais. Beaucoup de stress pour un voyage presque aussi habituel. Tant que les documents sont bien prĂ©parĂ©s et les conditions respectĂ©es, il n’y a aucun problĂšme. C’Ă©tait Ă©trange au dĂ©but de reposer le pied sur le sol français aprĂšs deux ans, de dĂ©couvrir une France souffrante du COVID et les Français portant tous un masque (enfin… Presque). Mais on retrouve aussi vite nos habitudes et notre confort familial. J’ai aussi bien rĂ©alisĂ© que les Français Ă©taient clairement pas disciplinĂ©s Ă  cĂŽtĂ© des Japonais et que les mesures sanitaires n’Ă©taient pas toujours trĂšs strictes. Pas rassurant quand on doit Ă  tout prix rentrer au Japon, mille fois plus strict avec la volontĂ© de protĂ©ger sa population.

J’ai pu terminer cette annĂ©e compliquĂ©e sur une bonne note, entourĂ©e de ma famille, dans un endroit chaleureux et convivial en jouant aux jeux de sociĂ©tĂ© et regardant les Ă©missions TV du rĂ©veillon. C’est avec un grand plaisir que je dis adieu Ă  cette annĂ©e 2021 peu rĂ©jouissante ! Adieu.


♫ Un article = Une chanson â–ș WoodkidRun Boy Run

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▶ Rice & Sugar : La fabrication de mochi (é€…ă€ă)

C’est la fin de l’annĂ©e ! C’est donc la pĂ©riode oĂč l’on fait du mochi (逅), ce fameux gĂąteau de riz gluant que l’on retrouve dans certains desserts japonais. Il est considĂ©rĂ© comme le rĂ©ceptacle de l’esprit des divinitĂ©s, c’est pour cela que les jours de fĂȘte, les Japonais se rassemblent pour piler du riz et en faire des mochi. Sa prĂ©paration assez longue avec des ustensiles spĂ©ciaux est une tradition qui se perd un peu mais qui a toujours lieu Ă  l’approche et pendant les fĂȘtes du Nouvel An dans les temples ou dans la rue, mais aussi dans les Ă©coles maternelles pour initier les plus petits Ă  la culture de leur pays tout en s’amusant.

C’est parti pour le mochitsuki (é€…ă€ă) ! Dans cet article, Kimi vous explique la fabrication de mochi tout en racontant son expĂ©rience vĂ©cue dans l’école maternelle oĂč elle travaille !

Dans le mot mochi, on retrouve une autre signification : tenir ou avoir (æŒăĄ, mochi). C’est pourquoi depuis la pĂ©riode Heian (ćčłćꉿ™‚代) il est mangĂ© dans l’espoir de gagner la bonne fortune au cours de l’annĂ©e Ă  venir.

L’ingrĂ©dient de base du mochi est bien entendu du riz. Mais, il s’agit d’un riz diffĂ©rent de celui inclus dans les repas japonais, appelĂ© mochi gome (糯米). A premiĂšre vue, il ressemble au riz blanc classique, mais il s’avĂšre en fait gluant et trĂšs collant une fois mĂ©langĂ© aux autres ingrĂ©dients pour fabriquer le mochi. Il est donc spĂ©cialement conçu pour le mochi ou d’autres gĂąteaux de riz. PrĂ©alablement lavĂ© la veille, ce riz est d’abord cuit Ă  la vapeur enveloppĂ© dans un chiffon placĂ© dans un panier Ă  vapeur carrĂ© en bois (è’ž 篭, seirƍ) ou dans une marmite. Le plus souvent, des kilos de riz sont rĂ©partis dans plusieurs paniers qui sont empilĂ©s les uns au dessus des autres. Le temps de cuisson estimĂ© est d’environ 30 Ă  40 minutes.

On y ajoute ensuite du sucre et on mĂ©lange en Ă©crasant dans un mortier traditionnel appelé usu (籓) et avec un gros pilon en bois, appelĂ© kine (杔). À ce moment, il est important de mettre du poids et d’appuyer le riz gluant contre le bord du mortier et de l’Ă©craser fermement jusqu’Ă  ce les grains de riz commencent Ă  former une pĂąte.

On trempe ses mains dans l’eau chaude (car c’est trĂšs collant) et on forme une boule. Et on tape fort avec le pilon pour Ă©craser et former le mochi. Comme cela demande beaucoup de puissance et de rapiditĂ©, il est recommandĂ© que deux hommes prennent les commandes : une personne qui frappe le mochi avec le pilon et une autre qui remue le mochi avec de l’eau. Pour ĂȘtre rapide et efficace, il faut ĂȘtre bien synchro ! On rĂ©pĂšte le mĂȘme enchaĂźnement jusqu’Ă  la formation de la pĂąte gluante et collante du mochi.

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C’est aussi pendant cette Ă©tape de la prĂ©paration que dans les Ă©coles, les plus petits peuvent s’essayer Ă  la fabrication. Avec un pilon plus lĂ©ger, ils frappent le mochi en scandant la chanson du mochitsuki :

ășったん、ășったん ăŠă‚‚ăĄă€ă (pettan, pettan, omochitsuki)
aplatir, aplatir le mochitsuki
çŸŽć‘łă—ăăȘïœžă‚Œă€ășったんこâ™Ș (oishikunare, pettanko)
il devient délicieux, aplati 

Le mochi bien formĂ© d’une pĂąte visqueuse, Ă  la machine ou Ă  la main, on forme de petites boules que l’on trempe dans la poudre de kinako ou de la farine selon le mochi que l’on souhaite rĂ©aliser. Et on dĂ©guste ! Chaud ou froid, aussitĂŽt aprĂšs la prĂ©paration. Hum..! C’est bon mais attention Ă  ne pas s’Ă©touffer ! Bien sĂ»r, il est Ă©galement possible de conserver les mochi au rĂ©frigĂ©rateur.

Si consommer le mochi tel quel ne vous tente pas, il existe de nombreux plats dans lesquels l’inclure et diffĂ©rentes façons de le consommer. Il y a par exemple :
Kinako mochi (きăȘこ逅) : mochi recouvert de kinako (きăȘçȉ, poudre de soja grillĂ©)
Anko mochi (あんこ逅) : mochi accompagnĂ© de pĂąte de haricots rouges (぀ぶあん ou こしあん)
Mochi shoyu (逅醀æČč) : consommer simplement le mochi blanc en le trempant dans de la sauce soja
Zenzai (ぜんざい) : mochi dans un bol chaud de soupe de haricots rouges (あんこ)
Zoni (雑煼) : soupe de mochi dans un bouillon clair (dans l’est du Japon) ou un bouillon de miso (dans l’ouest).
Mochi soupe miso (é€…ć‘łć™Œæ±) : ajouter le mochi dans une soupe miso accompagnĂ©e ou non d’autres ingrĂ©dients selon vos goĂ»ts (Ɠuf, lĂ©gumes, algues sĂ©chĂ©es). InventĂ©, testĂ© et approuvĂ© par Kimi !
Agemochi (æšă’é€…) : mochi frit et trempĂ© dans de la sauce soja auquel on colle enfin une feuille de nori

Enfin, si vous n’avez pas l’occasion de voir ce spectacle pendant la pĂ©riode du nouvel an, il y a un endroit oĂč le mochitsuki se fait toute l’annĂ©e ! C’est chez la boutique Nakadanidou (äž­è°·ć ‚), Ă  Nara (ć„ˆè‰Ż) ! Une famille qui fait vivre le mochitsuki chaque jour en produisant des milliers de mochi en moins de 5 minutes par session ! Plus prĂ©cisĂ©ment, la boutique propose du kusamochi (草逅), soit du riz gluant avec de la gelĂ©e d’armoise, d’oĂč sa couleur verte. Extra doux et gluant, c’est un rĂ©gal quand on le consomme chaud dĂšs sa conception !


Alors le mochi, vous aimez ? Vous l’aimez comment ?


♫ Un article = Une chanson â–ș Maroon 5 – Sugar

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▶ Koyasan Stay : SĂ©jour dans un Shukubo (漿杊)

Pour vivre pleinement un sĂ©jour dĂ©paysant et renversant Ă  Koyasan (é«˜é‡Žć±±), lieu de culte fondĂ© par Kobo Daishi (ćŒ˜æł•ć€§ćž«), y rester au moins une nuit et y profiter d’une hospitalitĂ© unique est l’expĂ©rience Ă  ne pas manquer ! Il y a un large choix de temples proposant un hĂ©bergement dans des chambres traditionnelles avec onsen (æž©æł‰) : on les appelle Shukubo (漿杊) !

On pourrait traduire Shukubo par « logement des pĂšlerins dans un temple ». A premiĂšre vue, un Shukubo ressemble Ă  une simple auberge de voyageurs ou Ă  un Ryokan (旅通, auberge traditionnelle et typique du Japon). Cependant, la diffĂ©rence la plus attrayante se trouve dans l’hospitalitĂ©. En effet, ce genre d’hospitalitĂ© dont on bĂ©nĂ©ficie dans un Shukubo ne se trouvera nulle part ailleurs ! Seul un Shukubo offrira l’expĂ©rience directe du bouddhisme et la dĂ©gustation de ses plats vĂ©gĂ©tariens du monastĂšre tout en permettant Ă  ses visiteurs de se sentir apaisĂ© et relaxĂ©.

Les tarifs varient selon les services proposĂ©s (salle de bain privative, dĂźner et petit-dĂ©jeuner compris, vue sur jardin, bains en plein air…) mais en moyenne, comptez entre 15 000 „ et 20 000 „ la nuit avec petit dĂ©jeuner bouddhiste traditionnel inclus. MalgrĂ© ce prix, les temples affichent trĂšs vite complet. Il est d’ailleurs recommandĂ© de rĂ©server quelques semaines en avance.

Dans cet article, Kimi vous propose de passer une nuit chez…
Koyasan Onsen Fukuchiin (é«˜é‡Žć±±æž©æł‰çŠæ™ș陱) !

※ Introduction

Parmi la centaine de temples entourant Koyasan se trouve le temple Fukuchiin (犏æ™ș陱) qui existe depuis 800 ans avec comme reprĂ©sentant bouddhiste Aizen Myouoh (愛染明王).

SituĂ© au cƓur de la ville, le Shukubo Koyasan Onsen Fukuchiin propose des hĂ©bergements de style japonais dans un temple bouddhiste historique. Les voyageurs peuvent se dĂ©tendre dans les bains thermaux publics, dĂ©couvrir les transcriptions manuscrites de sutra (ć†™ç”Œ, sha-kyƍ), et Ă©couter la rĂ©citation des sutras pendant l’office bouddhiste du matin.

À pieds depuis le Shukubo, il est possible de rejoindre la porte Daimon de Kongobu-ji (金扛泯ćŻș性門) en 15 minutes et le temple Kongobu-ji (金扛泯ćŻș), en 5 minutes.

Adresse : 657 Koyasan, Koya-cho, Ito-gun, Wakayama (ć’Œæ­Œć±±çœŒäŒŠéƒœéƒĄé«˜é‡Žç”șé«˜é‡Žć±±657)
AccĂšs : Takano Keisatsu Mae Bus Stop (Nankai Rinkan Bus)
Site internet : https://www.fukuchiin.com/

※ Chambres et Services

RevĂȘtues de tatami au sol, de shoji (障㭐, porte coulissante en papier), fusuma (è„–, porte coulissante avec une peinture) et parfois d’un kotatsu (炏燔, table chauffante), les chambres de style japonais disposent des commoditĂ©s nĂ©cessaires. Toutes sont pourvues d’une tĂ©lĂ©vision et d’un coffre-fort et les mieux situĂ©es dans le temple offrent Ă©galement une vue sur les jardins. Équipements de toilette, yukata ou samue (äœœć‹™èĄŁ, vĂȘtement de travail des moines bouddhistes) et serviettes sont fournies pour permettre un confort semblable Ă  celui des Ryokan. Les voyageurs dorment dans un futon traditionnel apportĂ© aprĂšs le dĂźner et soigneusement prĂ©parĂ© par le personnel.

Chez Koyasan Onsen Fukuchiin, les voyageurs peuvent profiter de bains thermaux publics intĂ©rieurs et exclusivement en plein air, ainsi que de salles de sauna. AprĂšs une longue journĂ©e de randonnĂ©e dans la montagne ou de balade au cƓur des temples de la ville, c’est un moment de dĂ©tente et de relaxation fort apprĂ©ciable. Ils peuvent Ă©galement se poser et admirer les jardins traditionnels Tosen (登仙ćș­), Aizen (愛染ćș­) et Hasuna Yuzen (è“źèœéŠä»™ćș­) conçus par Shigemori Mirei (é‡æŁźäž‰çŽČ), cĂ©lĂšbre artiste paysagiste de l’Ăšre Showa (æ˜­ć’Œ). Envie de repartir avec des souvenirs ? Il est possible d’en acheter Ă  la boutique du temple. Enfin, des journaux quotidiens et une bagagerie sont disponibles Ă  la rĂ©ception.

A l’arrivĂ©e pour le check-in, les moines accueillent chaleureusement les voyageurs tout en offrant une hospitalitĂ© dĂ©vouĂ©e. MalgrĂ© la barriĂšre de la langue, ne parlant que trĂšs peu anglais, ils font la faveur de bien expliquer le fonctionnement des lieux et offrent une petite visite des diffĂ©rentes piĂšces du temple.

※ De la cuisine bouddhiste (çČŸé€Č料理) pour le repas

Des plats bouddhistes traditionnels vĂ©gĂ©tariens sont servis pour le petit-dĂ©jeuner. Des dĂźners sont Ă©galement prĂ©parĂ©s sur demande prĂ©alable et au prix de 3 300 „. Tous les repas sont servis en chambre Ă  l’heure souhaitĂ©e ou dans la salle Ă  manger pour les groupes, sous rĂ©servation obligatoire. Ici aussi, le client se sent roi. Les repas, alliant simplicitĂ© et esthĂ©tique, sont dĂ©licatement disposĂ©s Ă  table avec une explication pour chaque plat.

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Il serait regrettable de ne pas profiter de cette dĂ©licieuse cuisine mĂȘme si elle exclut complĂštement viande et poisson. Les plats utilisent adroitement le gluten de blĂ©, le wasabi de Kanayamaji (金汱ćŻșわさび) et le tofu de Koya (高野豆腐) comme substituts Ă  la viande et offrent un aperçu des compĂ©tences, de la culture et de l’histoire des habitants de Koyasan. Les repas se composent Ă©galement de plantes sauvages fraĂźches et de lĂ©gumes de saison.

Voici par exemple un dĂ©licieux dĂźner (ć€•éŁŸ) de chez Koyasan Onsen Fukuchiin, incluant :

  • lĂ©gumes macĂ©rĂ©s (æŒŹă‘ç‰©, tsukemono)
  • tofu nabe (豆腐鍋) accompagnĂ© de lĂ©gumes et de plantes
  • tofu de Koya (高野豆腐)
  • peau de tofu (æčŻè‘‰, yuba)
  • konjac (ă“ă‚“ă«ă‚ƒă, konnyaku)
  • tempura (怩ぷら)
  • riz blanc cuit (ご飯, gohan)
  • pousse de bambou (ç«čた歐, takenono)
  • soupe miso (ć‘łć™Œæ±, misoshiru)
  • divers accompagnements en petite quantitĂ© (chĂątaigne, patate douce, aubergine, haricot vert…)
  • mochi (逅)
  • kaki (かき)
  • thĂ© chaud (ă»ă†ă˜èŒ¶, houjicha)

Et pour un bon petit-dĂ©jeuner (æœéŁŸ) complet, on retrouve :

  • tororo (べろろ) avec feuilles de nori (ぼり) et sauce soja (しょうゆ, shĂŽyu)
  • pot-au-feu de ganmodoki, soit du tofu frit fabriquĂ© en y mĂ©langeant des lĂ©gumes, des blancs d’Ɠufs et des graines de sĂ©same (ăŠă§ă‚“ăŒă‚“ă‚‚ă©ă, oden ganmodoki)
  • tofu nabe (豆腐鍋)
  • radis blanc dĂ©coupĂ© et assaisonnĂ© (戇りćčČし性æ č, kiribĂŽshi daikon)
  • racine de bardane (ă”ăŒă†, gobo)
  • salade de tofu (è±†è…ăźç™œć’Œăˆ, tofu no shiraae)
  • soupe miso (ć‘łć™Œæ±, misoshiru)
  • riz blanc cuit (ご飯, gohan)
  • algues hijiki (ăČじき)
  • prune sĂ©chĂ©e (æą…ćčČし, umeboshi)
  • thĂ© vert chaud (緑茶, ryokucha)

Savourez tranquillement et silencieusement votre repas tout en prenant le temps d’apprĂ©cier le gout de chaque aliment. Une fois terminĂ©, il ne reste qu’Ă  prĂ©venir la rĂ©ception par tĂ©lĂ©phone pour demander Ă  dĂ©barrasser.

※ Office bouddhiste et expĂ©riences atypiques

Le point culminant d’un sĂ©jour dans un Shukubo est sans doute l’expĂ©rience de l’office bouddhiste (お拀め, otsutome) : la rĂ©citation des sutras qui imprĂšgne le silence matinal, crĂ©ant une atmosphĂšre solennelle et vivifiante tout Ă  fait unique.

Chez Koyasan Onsen Fukuchiin, ça commence Ă  6 heures tous les matin et ça dure environ 50 minutes ! C’est un rituel qui vise Ă  montrer la reconnaissance quotidienne aux divinitĂ©s. Les photos sont donc interdites. Tout simplement parce que ce n’est pas une attraction touristique. Il s’agit d’une cĂ©rĂ©monie religieuse que les moines font tous les jours, c’est leur mission, leur travail au quotidien.

Rassemblement dans la salle principale (æœŹć ‚, Hondo). Inutile de rĂ©server, il faut juste se prĂ©senter Ă  l’heure, vĂȘtus de vĂȘtements normaux ou d’un samue (pas en yukata) et se purifier les mains Ă  l’entrĂ©e avec de l’encens. Les moines sont assis autour de leurs divinitĂ©s. Les spectateurs se trouvent un peu en retrait derriĂšre, face aux divinitĂ©s. Ils Ă©coutent attentivement et silencieusement les moines rĂ©citer les sutras, certains connaissant les textes les accompagnent. Pendant que les moines rĂ©citent les sutras, les visiteurs viennent s’incliner silencieusement derriĂšre eux Ă  tour de rĂŽle pour prier. Les gestes sont simples : s’incliner, prendre une pincĂ©e de cendres, la dĂ©poser dans un rĂ©cipient diffĂ©rent, prier et s’incliner une seconde fois. La cĂ©rĂ©monie termine par un discours en japonais du moine principal, incluant des remerciements dans diffĂ©rentes langues (dont le français !) et la possibilitĂ© d’admirer les trĂ©sors de la piĂšce et de se rendre aux jardins.

Les visiteurs peuvent aussi profiter de leur soirĂ©e en s’essayant Ă  d’autres expĂ©riences atypiques comme le Shakyo (ć†™ç”Œ), l’Ă©criture manuscrite du sutra Hannya Shingyo (èˆŹè‹„ćżƒç”Œ, le Sutra du CƓur), au prix de 1 500 „ (rĂ©servation nĂ©cessaire). Cette pratique se diffĂ©rencie de la calligraphie ordinaire et peut-ĂȘtre considĂ©rĂ© comme un exercice mental. En traçant chaque trait avec concentration, il est dit que le cƓur s’apaise. Ecrivez votre souhait et tracez. Votre Shakyo recevra ensuite une bĂ©nĂ©diction lors des offices bouddhiques du matin et est en gĂ©nĂ©ral conservĂ© au temple.

Enfin, il est possible de tester le Hourai (ćźæ„), une dĂ©coration traditionnelle unique Ă  Koyasan. Son design est rĂ©alisĂ© de façon Ă  attirer la chance. Le Hourai est rĂ©alisĂ© avec du papier artisanal traditionnel de Koyasan. Compter 2 000 „ (rĂ©servation nĂ©cessaire) pour rĂ©aliser son propre Hourai.

※ Kimi tĂ©moigne

‱ Points positifs

On se sent dĂ©paysĂ© et en immersion totale dans la culture japonaise et l’univers du bouddhisme. J’ai dĂ©couvert beaucoup d’aspects des traditions japonaises dans les manga. J’ai l’impression de vivre en vrai ceux de mon adolescence. Les chambres sont propres et spacieuses avec des futons confortables et le nĂ©cessaire pour la toilette. On passe un moment agrĂ©able dans les bains. Le repas servi directement dans la chambre Ă  l’heure souhaitĂ©e est lĂ©ger, Ă©quilibrĂ© et nous permet de dĂ©couvrir de nouvelles saveurs culinaires. Le personnel est chaleureux et respectueux. Si vous parlez un peu japonais, vous pouvez facilement engager la conversation avec eux.

‱ Points nĂ©gatifs

On loge dans un monument religieux et ancien, ce qui implique le fait que les chambres n’ont pas de clef et qu’elles se verrouillent seulement depuis l’intĂ©rieur. Heureusement, il y a toujours des coffres-forts mais le fait de quitter sa chambre temporairement sans pouvoir la fermer Ă  clef pourrait en dĂ©ranger certains. Bien que les chambres soient Ă©quipĂ©es de chauffage, l’anciennetĂ© du bĂątiment fait qu’il fait en hiver trĂšs froid dans les couloirs. Attention au coup de froid lorsqu’on se rend aux bains ou aux toilettes !

‱ Bilan

ExpĂ©rience unique au cƓur du bouddhisme et des merveilles de Koyasan ! À expĂ©rimenter une fois dans sa vie au dĂ©pourvu d’un choc culturel probable !

Kimi a renouvelĂ© plus tard l’Ă©xperience dans un Shukubo diffĂ©rent, celui de Sekishoin.
Retrouvez ce sĂ©jour en vidĂ©o sur Kimi no Terebi (キミぼテレビ) !


Avez-vous déjà séjourné dans un Shukubo ?
Quelles ont été vos impressions ?


♫ Un article = Une chanson â–ș FTISLAND – Stay