Oh février, ou le mois glacial de l’année ! Cette fois aussi il est assez difficile à supporter pour les plus sensibles et pour ceux qui ont les mains très sèches et dont le froid provoque d’horribles crevasses. Un froid qui en plus fatigue. En fin de journée le courage de faire quoi que ce soit ne répond pas et les seules activités possibles restent prendre un bon bain chaud et regarder la télé sous le kotatsu. De même, ça en devient difficile de sortir du lit le matin.
Vivement le printemps avec les beaux jours doux et la floraison des fleurs de saison comme les fleurs de pruniers ou les fleurs de cerisiers qui riment avec le Hanami ! Starbucks met en condition ses clients avec ses produits exclusifs, ses boissons et ses desserts spécial Sakura auxquels il est difficile de résister !
Enfin ! Ce n’était pas trop tôt ! La vraie reprise. Les vraies journées de travail. J’ai revu tous mes élèves après un bon mois d’absence. Mon corps et mon esprit n’attendaient que ça. Ce fut des retrouvailles euphoriques et chaleureuses. Ça m’a fait un bien fou de pouvoir à nouveau m’amuser avec eux. J’avais finalement besoin d’eux pour me sentir mieux. Je ne le répéterai jamais assez, mais ils ne se rendent pas compte du bonheur qu’ils m’apportent. Et je les remercie pour ça. Ça fait du bien de ressentir de l’amour et de la chaleur humaine après quelques jours difficiles et sombres, et de se dire qu’il y a toujours du bonheur quelque part et qu’on arrive encore à le ressentir !
On sent que c’est la fin de l’année et que concernant les plus petits, ils ont déjà un peu changé et grandi. Ils commencent de plus en plus à parler, à discuter avec moi. Je ne comprends pas toujours ce qu’ils me disent mais j’aime bien les écouter pour essayer d’améliorer mon japonais.
Par moment j’oublie un peu parfois certains points positifs dans ce travail. Il y en a quand même pas mal. Je devrais m’en rendre compte plus souvent et bien les observer à chaque fois. Ce n’est pas cool un travail où on peut s’amuser comme une enfant, rigoler plusieurs fois dans la journée sans être trop sérieux, chanter et danser comme si on était dans un karaoké… ? Pour moi ça l’est et je chéris chaque moment de rigolade, chaque moment de joie que je peux ressentir tous les jours pendant mes classes.
• Prendre soin de soi est plus important que tout・ただ健康のみが人生なり •
Nous pouvons parfois nous sentir poussés à nous surpasser afin d’accomplir des tâches, de respecter des délais ou de montrer que nous sommes assez « bons ». En particulier en travaillant au Japon, j’ai et je ressens beaucoup cette importance d’être impliquée dans mon travail. D’autant plus que je suis la seule étrangère sur mon lieu de travail. Mais j’ai réalisé que la productivité ne vaut pas la peine de sacrifier mon bien-être. Après tout, je suis humaine, et loin d’être un robot. Il n’y a rien de mal à demander du soutien, à faire une pause, à satisfaire ses besoins, n’est-ce pas ? Je pensais que c’était signe de démotivation, de faiblesse. Mais en prenant le temps nécessaire pour prendre soin de soi, nous sommes aussi plus lucides et productifs. La vie que nous menons actuellement est pleine de doutes et d’incertitudes. De plus nous n’en avons qu’une et nous pouvons disparaître à tout moment sans qu’on s’y prépare. Je veux continuer à profiter des belles choses de la vie et de moi-même.
L’embarquement pour le vol 2022 est annoncé ! N’emportez dans vos bagages que les meilleurs souvenirs de 2021 ! Laissez les mauvais moments aux objets perdus ! La durée de votre voyage sera d’exactement 12 mois ! Vos prochaines escales sont : Santé, Amour, Joie, Harmonie, Prospérité et Paix ! Le Commandant de bord vous propose le menu suivant, servi durant le vol : Cocktail de l’amitié, Suprême de bonne santé, Gratinée de prospérité, Plateau d’excellentes nouvelles, Salade de réussite, Bûche d’émerveillement… Le tout accompagné de bulles d’éclats de rires. Bon et agréable voyage à bord du vol 2022 à destination du bonheur.
Et oui 2022 commence ! Une année où risque de souvent planer le doute, ou bien l’espoir. Une année de plus où il faudra continuer à s’adapter à la présence du COVID-19 dans nos vies. Mais comme toujours, chaque début d’année et une occasion de repartir du bon pied et de prendre un nouveau départ. Nouveaux objectifs, nouveau challenge, toujours pour atteindre ou poursuivre ses rêves. Et on espère pour ce blog de nouveaux articles intéressants, de nouvelles vidéos, beaucoup de belles photos et des voyages passionnants à partager !
Le grand froid de janvier plane et n’incite pas à sortir mais plutôt à vouloir rester enfouis sous la couette. Heureusement, le soleil est souvent là pour rendre cet hiver plus supportable. Il est bon de se balader sous le soleil et respirer un air frais !
J’ai commencé 2022 en France entourée de ma famille. J’aurais aimé que mes premiers jours de 2022 en France soit plus nombreux. Mais il fallait déjà revenir au Japon. Cela n’a jamais été aussi stressant. Plus d’angoisse que de mal, j’ai passé la frontière et je suis bien rentrée sur le territoire. Mais en contrepartie, j’ai perdu ma valise et je suis revenue avec le COVID-19 alors que j’avais fait en sorte d’être très prudente. Surtout qu’en France, les gens ne faisaient pas tous attention et la situation était vraiment catastrophique. J’ai réalisé la rapidité et la facilité avec lesquelles le virus pouvait se transmettre. Même en étant soi-même prudent ça ne suffit pas.
Une quarantaine dans un hébergement sécurisé, puis un autre. Parfois je ne savais plus vraiment ou j’en étais, où je me trouvais. La France était déjà bien loin mais je ne me considérais pas comme rentrée au Japon. J’avais l’impression d’être à l’hôpital, d’être un spécimen dangereux. Ces premiers jours ont vraiment été étranges. Le plus dur pendant cette quarantaine et que les journées se suivent et se ressemblent, comme on est seul et qu’il y a souvent des moments où on a rien à faire, on se retrouve facilement à avoir des pensées négatives. C’est facile de se sentir déprimé. Je me suis instaurée une routine quotidienne et des activités pour ne pas y penser. J’ai souvent occupé mon temps avec Netflix, ma Nintendo Switch, en écrivant des articles pour le blog, en pensant à mes prochains voyages, en écrivant à mes proches et ceux qui me demandaient des nouvelles. Je faisais trois séances de sport par jour et des allers-retours dans la chambre pour bouger. Au fil des jours je me suis habituée à ce mode de vie restreint. Il m’a permis de me consacrer à des choses auxquelles je ne peux pas forcément donner de temps, d’être plus en contact avec la famille et les amis dont certains que je n’avais pas contacté depuis longtemps, de prendre plus soin de moi et de me relaxer. Après le choc du transfert et de la quarantaine rallongée, j’allais quand même mieux. Ce qui était difficile, c’était aussi savoir qui contacter selon le problème rencontré. Y a tellement d’informations partout que c’est facile de s’y perdre. J’étais aussi ennuyée qu’on ne me donne pas beaucoup de médicaments car mes symptômes demeuraient présents et inchangés au fil des jours.
C’était un peu injuste comme j’ai pu le penser au début, mais ça m’a aussi apporté beaucoup de choses positives et une (drôle) d’expérience en plus !
• Reprise du train-train quotidien, ou pas ?・通常の生活に戻る。もしかして戻らないかな? •
Après la quarantaine, place à la reprise du boulot et de ma vie nippone en toute logique. Sauf que je n’ai jamais réussi à faire une vraie journée de boulot complète. Le Japon est submergé par la sixième vague du COVID-19 avec le variant Omicron. Les membres du personnel, les enfants, beaucoup sont testés positif et en accord avec les mesures prises par la ville, l’école a du fermer ses portes. Au total, deux semaines de fermeture. Les événements sont repoussés, l’emploi du temps réorganisé. J’ai eu droit à des journées de « repos » à la maison et à des journées calmes de travail où j’en ai profité pour m’avancer un maximum. Mais je n’ai toujours pas revu tous les élèves. Et ça me manque car c’est ça qui rend ce travail amusant, ce pourquoi je suis motivée pour travailler. C’est dur car j’ai besoin d’eux. Ils sont ma seule occasion de recevoir un peu de chaleur humaine, d’amour. Oui, car au Japon, c’est très facile de se sentir seul(e) quand la famille ou les amis proches ne sont pas à nos côtés. Au fil des années, quand on comprend comment « fonctionnent » les Japonais, ce manque est davantage plus grand.
Je partais optimiste pour faire de cette année 2022 une superbe année. Rester moi-même, profiter du moment présent, ne pas me préoccuper des personnes toxiques. Mais finalement, des événements tragiques ou des incidents font que l’on perd tout espoir et qu’on se sent perdu.
Pour toute personne entrant au Japon, le ministère de la Santé, du Travail et des Affaires sociales (厚生労働省) impose 14 jours d’isolement (隔離) qui débute le jour suivant celui de l’arrivée au Japon pour prévenir la propagation du COVID-19 et de ses différents variants. Le lieu de quarantaine est en général le domicile ou un autre endroit choisi par le résident. Cependant, selon le pays de provenance et si ce pays est plus ou moins touché par le virus, la totalité ou une partie de la quarantaine doit s’effectuer dans un hébergement sécurisé désigné par le service de quarantaine.
En tant qu’expatriée française revenue au Japon à la date du 4 janvier 2022, Kimi vous liste dans cet article les différents hébergements et lieux de quarantaine ainsi que leurs déroulement. Attention : notez que depuis le 15 janvier 2022, la durée de la quarantaine est passée de 14 jours à 10 jours.
❁ La quarantaine dans un hébergement sécurisé ❁
安全な建設での検疫
Selon les mesures imposées par le gouvernement japonais, les personnes entrant au Japon en provenance de la France doivent passer d’abord 6 jours dans un hébergement sécurisé désigné par le service de quarantaine. Il s’agit d’hôtels 2 à 4 étoiles fermés aux touristes habituels et réaménagés de façon à accueillir les arrivants pour leur période d’isolement. Entre autres, le groupe hôtelier japonais APAHOTEL (アパホテル) a mis à disposition une grande partie de ses hôtels autour des aéroports de Narita, Haneda et du Kansai. Les frais sont entièrement pris en charge par le gouvernement et aucune réservation n’est requise. La répartition dans ces hébergements s’effectue aléatoirement et il n’est pas possible de choisir sa chambre ni la localisation.
Ci-dessous, pour se faire une idée de l’environnement et du confort, une courte liste des hôtels actuellement réaménagés parmi un grand nombre d’autres :
Le jour de l’admission dans l’hébergement sécurisé est considéré comme le jour 0. Le check-out s’effectue le jour 6 entre 16h et 18h dans le cas d’un résultat négatif au test de dépistage. Si l’heure de départ est décidée, informer le personnel.
Une fois admis dans l’hébergement, il n’est pas du tout possible de se rendre à l’extérieur. Il faut s’assurer de porter un masque pour ouvrir la porte au moment de récupérer son repas, déposer ses déchets, récupérer ses commandes, etc… Il est interdit de fumer dans l’hébergement et de consommer de l’alcool au risque que les résultats de test soient erronés.
Il y a un téléphone dans chaque chambre utilisé seulement pour les appels internes. Les appels externes peuvent être transmis via la réception de l’hôtel. Si le résident ne répond pas aux appels du staff, ou en cas de suspicion, ce dernier se réserve le droit de déverrouiller la chambre et d’y entrer pour des raisons de sécurité. La réception est ouverte en général de 7h à 21h. Elle reste cependant disponible après 21h le jour de l’admission et pour les cas urgents.
Les chambres sont étroites mais demeurent confortables avec le nécessaire pour la toilette, des serviettes, des yukata, du thé, la TV (avec parfois la VOD gratuite exceptionnellement) et le Wi-Fi. Selon les hôtels et les disponibilités, il se peut que les chambres soient plus grandes et plus luxueuses. Bien sûr, comme il s’agit d’une quarantaine, le ménage n’est pas fait quotidiennement et il n’est pas possible d’utiliser la laverie. En cas d’un quelconque besoin (serviettes, oreiller supplémentaire, dentifrice, lessive), appeler directement la réception.
Les résidents peuvent se faire livrer leurs achats personnels à condition qu’il ne s’agisse pas de nourriture fraîche ou d’alcool en raison de possible intoxication ou du fait que les résultats de test peuvent être impactés. Dès qu’une commande est passée, le personnel doit en être informé pour pouvoir la déposer devant la chambre et vérifier son contenu avec le résident. Les livraisons doivent être planifiées aux horaires d’ouverture de la réception.
À l’arrivée, les résidents sont accueillis et guidés par le personnel en grand effectif à l’accueil. L’entrée s’effectue par celle réservée normalement au personnel et aux livraisons et non par l’entrée principale. Ce n’est pas la même atmosphère que si on se rend dans le même hôtel en tant que touriste pour des vacances. À l’accueil, trois réceptionnistes qui l’une après l’autre effectuent respectivement les tâches suivantes : réception du formulaire de contrôle à l’entrée dans l’établissement (施設入所前の確認事項), distribution d’un thermomètre avec une fiche de contrôle de la santé et un guide, et enfin remise de la clef de la chambre. Les voyageurs doivent directement rejoindre leur chambre sous la surveillance de plusieurs membres du personnel près des ascenseurs et dans les couloirs. Une seule personne par ascenseur est autorisée et il ne faut rien toucher à part ses propres bagages jusqu’à la chambre. Une fois installé, il faut confirmer l’arrivée sur le lieu de quarantaine avec l’application MySOS en cliquant sur le bouton « check-in ».
▶ Repas (食事)
Le petit-déjeuner, le déjeuner et le dîner sont servis respectivement à 8h00, 12h30 et 18h00. Une fois déposé devant la porte de chaque chambre, il est possible de récupérer le repas une fois l’annonce faite par le service de quarantaine via le haut-parleur de toutes les chambres. Il faut le récupérer rapidement sinon en cas d’oubli, le service de quarantaine rappelle via le téléphone de la chambre. Une fois terminé, il faut trier et disposer les déchets dans des sacs plastiques devant la porte de sa chambre comme indiqué dans le guide fourni par le service de quarantaine. À Osaka, par exemple, on sépare les déchets combustibles (燃えるゴミ) comme le papier (紙類), les baguettes (お箸) et les restes de nourriture (食べ残し) et les déchets non-combustibles (燃えないゴミ) comme les boîtes à repas (弁当容器) et le plastique (プラスチック類). Il faut disposer selon ce tri sélectif les déchets dans deux sacs poubelles. En ce qui concerne les bouteilles (ビン), les canettes (缶) et les bouteilles en plastique (プラスチックボトル), celles-ci ne sont pas collectées et doivent être gardées et laissées dans la chambre jusqu’au départ.
Les repas sont servis dans des boîtes à bento (弁当) jetables en plastique, certaines joliment décorées. Il s’agit de bento que l’on peut retrouver en supermarché livrés par l’équivalent de nos traiteurs en France, dit des kyūshoku kaisha (給食会社, entreprises livrant des déjeuners). Il y a donc divers aliments qui sont consommés froids (même le riz). Selon les différents hébergements sécurisés, les bento peuvent être meilleurs, plus gros et le menu plus ou moins varié. Il y a également des plats végétariens qui peuvent s’avérer meilleurs puisqu’ils contiennent plus de légumes et de féculents.
Voici quelques exemples de menu. Le petit-déjeuner se veut en partie occidental, mélangeant salé et sucré. Il y a du pain avec du beurre et de la confiture, un œuf dur ou une omelette, du bacon ou des saucisses, un peu de salade, un pot de gelée… Cependant, aucune boisson chaude. Pas de café, il faut se contenter du thé disposé dans la chambre ou en faire la demande à la réception et il n’y a pas de lait non plus. Parfois il arrive que le pain soit remplacé par du riz. Pour la boisson, c’est de l’eau et parfois un jus de fruits. Au déjeuner, c’est plus japonisant et on retrouve les aliments typiques du bento : du riz, des légumes, des tsukemono (pickles, produits saumurés), de la viande ou du poisson, des fritures, des gyoza… Il est accompagné d’une bouteille de thé ōlong (ウーロン茶, 烏龍茶). Pour le dîner, il y a un sachet de soupe miso (みそ汁) histoire de consommer quelque chose de chaud. Puis, comme pour le déjeuner, les aliments habituels du bento. Le tout servi avec une bouteille de thé vert (緑茶).
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C’est assez bon mais parfois un peu lourd, consistant et pas toujours très équilibré. Sachant que l’on passe la journée enfermé, il vaut mieux essayer de bouger et de faire un peu d’exercice. Au fil des jours, on sent que les menus ne sont pas très variés non plus et qu’il y a souvent des aliments typiques de la cuisine japonaise mais qui ne sont pas forcément appréciés des étrangers. Ces aliments particuliers et forts en saveur comme la prune séchée ou les épices shichimi sont-ils ajoutés pour tester notre perte de goût ? Peut-être… Mais des plats plus neutres et avec une touche occidentale de temps en temps passeraient mieux.
Matin et soir, il faut vérifier sa température corporelle et la noter sur la fiche de contrôle. Si elle dépasse 37,5 °C et si des symptômes apparaissent (difficulté respiratoire, toux, mal de gorge, fatigue, perte du goût et de l’odorat…) contacter immédiatement la réception.
▶ Utilisation des applications (アプリ使用)
Une fois admis dans son hébergement sécurisé, il faut enregistrer son lieu de quarantaine via l’application MySOS en cliquant sur le bouton « check-in ». Quand une personne change de lieu de quarantaine pour diverses raisons ou pour terminer la quarantaine à domicile, il faut à nouveau faire ce « check-in » pour enregistrer sa localisation.
Tous les jours, il faut renseigner la présence ou l’absence de symptômes et son état de santé via l’application MySOS. Répondre par oui ou non aux questions. Si c’est oui, il est recommandé de contacter le centre de consultation le plus proche pour donner plus de détails. Si cela n’est pas fait, un centre de consultations contactera directement la personne pour obtenir plus de détails.
L’application MySOS envoie aussi plusieurs fois par jour (3 à 5 fois) à des heures non fixées une notification pour demander à confirmer qu’on se trouve bien dans notre lieu de quarantaine. On peut confirmer sa localisation par 3 méthodes selon la notification reçue : • en appuyant pendant plus de 5 secondes sur le bouton « I’m here » de l’application; • en répondant à un appel vidéo d’une intelligence artificielle durant lequel on se filme pendant 30 secondes le temps de l’enregistrement. Il faut s’assurer que l’espace dans lequel on se se trouve soit bien visible (pas besoin de parler); • en répondant à un appel venant d’un technicien.
▶ Test de dépistage (検査)
Un test salivaire est effectué au 3e et 6e jour de quarantaine. Il doit être effectué dans la chambre et immédiatement après le réveil, à environ 6h30. Il ne faut pas se gargariser, se brosser les dents, boire ou manger avant le test. De même, pour éviter que l’échantillon ne soit pas mauvais et puisse être correctement mesuré, il ne faut pas effectuer le test le jour avant la date prévue et ajouter une quantité suffisante pour remplir la partie triangulaire du pot.
Les kits de test sont distribués le jour avant la date de test et déposés devant chaque chambre. Après collecte de l’échantillon, remettre le pot dans un sac plastique et l’accrocher à la porte de la chambre. Les résultats sont communiqués individuellement par téléphone le jour-même entre midi et 16h.
Si le résultat du test du 6e jour est négatif, le résident peut quitter l’hébergement sécurisé et rejoindre son domicile pour y terminer sa quarantaine. En revanche, si il est positif au 3e ou 6e jour, la personne infectée est transférée dans un nouveau lieu de quarantaine le soir-même. Avant de quitter sa chambre, elle doit s’assurer de jeter tous ses déchets dans des poubelles réservées aux personnes infectées. Elle rapporte également le résultat positif sur l’application COCOA afin de prévenir les cas contacts.
▶ Check-out (退所)
En principe, le résident peut quitter l’établissement le 6e jour après connaissance du résultat négatif à son test en fin de journée. Il doit informer dès lors l’heure à laquelle il compte quitter les lieux et par quel moyen de transport pour rejoindre son domicile. L’utilisation des transports en commun est interdite puisque la quarantaine n’est pas encore terminée et il faut s’orienter vers des véhicules privés ou le véhicule d’un ami ou membre de la famille tant que ce dernier prend toutes les précautions nécessaires et ne vit pas sous le même toit. Certains hébergements renvoient les résidents à l’aéroport par l’intermédiaire d’une navette à une heure fixée en début ou milieu d’après-midi. Après quoi de l’aéroport chaque résident rejoint son autre lieu de quarantaine par un moyen autre que les transports en commun. Au moment du départ, remettre la fiche de contrôle avec le thermomètre et la clef. Le résident rejoint son véhicule sous la surveillance du personnel.
❁ La quarantaine dans un hébergement réservé aux personnes infectées ❁
感染者施設での検疫
▶ Transfert et check-in (移転と入所)
La personne est emmenée dans son (nouveau) lieu de quarantaine par un véhicule privé ou une ambulance (救急車). Elle est guidée par plusieurs membres du personnel doublement protégés, maintenant au maximum les distances de sécurité et en prenant l’ascenseur séparément.
Si la personne infectée a séjourné avant dans un hébergement sécurisé, elle doit partir le soir-même du test et déposer ses déchets dans des poubelles réservées aux personnes infectées avant de quitter sa chambre. Cela sert à éviter toute contamination dans l’hébergement. Les documents la concernant remis à l’admission dans le premier hébergement sont transmis à la réception du nouvel hébergement.
À l’arrivée, la réception remet un guide, une fiche de contrôle de l’état de santé avec un thermomètre, un questionnaire à remettre au départ de l’établissement, des masques et la clef de la chambre. Le personnel contrôle la température corporelle et l’oxygène et vérifie la présence de symptômes. Puis le patient est amené jusqu’à sa chambre. Une fois installé, il faut confirmer l’arrivée sur le nouveau lieu de quarantaine avec l’application MySOS en cliquant sur le bouton « check-in ».
▶ À propos de l’hébergement réservé aux personnes infectées (感染者施設について)
Les conditions de séjour sont un peu semblables à celles d’un hébergement sécurisé pour les non-infectés. Que ce soit après l’arrivée au Japon ou suite à un changement d’hébergement, le jour de l’admission est considéré comme le jour 0. La personne doit rester isolée aussi longtemps qu’elle restera contagieuse et effectue à partir du 9e jour après l’entrée au Japon un test salivaire tous les jours pour une sortie possible au 11e jour. Une fois que la personne obtient un résultat négatif pendant 2 jours consécutifs, elle peut quitter l’établissement et la quarantaine se termine. Tant qu’il n’y a pas de résultats négatifs pendant 2 jours consécutifs, la personne doit poursuivre son séjour dans l’établissement.
Le personnel de la quarantaine se compose d’officiers, infirmières et médecins disponibles 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 et la réception est ouverte de 7h à 20h. Si le résident a besoin de quelque chose (eau, serviettes, draps de rechange…), elle peut en faire la demande par téléphone. Il est possible de demander des médicaments dans la limite des stocks disponibles et selon le symptôme.
Les hébergements pour personnes infectées se situent le plus souvent pas loin de l’aéroport et les chambres sont assez spacieuses avec du rangement. Il y a affaires de toilette, serviettes, draps de rechange, la TV et le Wi-Fi. Une laverie est disponible gratuitement. Il faut en informer le staff la veille du jour d’utilisation souhaité. Des lingettes désinfectantes et autres produits ménagers sont mis à disposition dans chaque chambre pour faire le ménage et désinfecter régulièrement.
Une fois admis dans l’établissement on ne peut pas sortir, il faut porter un masque en cas de nécessité, penser à aérer sa chambre régulièrement et se laver les mains. Il est interdit de fumer, de consommer de l’alcool et de parler fort. Les déchets doivent être déposés devant la porte de la chambre. La collecte s’effectue une fois par jour à 14h. Aucun tri sélectif n’est demandé puisque étant des déchets de personnes infectées, donc des déchets contaminés, ils sont recyclés différemment.
Les résidents peuvent se faire livrer leurs achats ou affaires personnelles à l’hébergement. Il faut informer le staff du jour et de l’heure de livraison. La nourriture fraîche, surgelée, le tabac, l’alcool, les produits dangereux et électriques sont interdits. À la livraison, le staff vérifie le contenu avant de le déposer devant la chambre et d’informer le résident par téléphone.
▶ Repas (食事)
Le petit-déjeuner, le déjeuner et le dîner sont servis respectivement à 7h, 12h et 18h. Ils sont à chaque fois déposés devant la porte de la chambre. Une fois déposé, le personnel frappe à la porte ou appelle pour donner l’autorisation de se servir. Le déjeuner et le dîner sont servis dans des boîtes à bento comme tout autre hébergement, parfois accompagné d’un sachet de soupe miso. Le déjeuner est plutôt un repas léger (軽食, keishoku) par rapport au dîner qui ce compose souvent de friture comme le tonkatsu (とんかつ, porc pané). Le petit-déjeuner est une petite boîte en carton contenant du pain et/ou des viennoiseries, un fruit, une brique de jus de fruit, des bonbons et des sachets de thé vert.
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▶ Suivi de l’état de santé (体調確認)
Le personnel est plus vigilant et suit de près l’état de santé des résidents. En cas d’accident ou pour toute autre urgence, il faut appeler immédiatement le staff. Il faut vérifier sa température deux fois par jour, à environ 9h30 et 17h, et la noter en plus des symptômes sur la fiche de contrôle. Le personnel appelle à ces mêmes horaires pour vérifier l’état de santé. En cas d’absence de réponse, le personnel se rend directement dans la chambre.
▶ Utilisation des applications (アプリ使用)
Hébergement sécurisé, domicile ou hébergement réservé aux personnes infectées… Quelque soit le lieu de la quarantaine, pendant toute sa durée il faut continuer à utiliser normalement les applications. Cependant, une fois déclaré positif au COVID-19, la personne infectée est directement prise en charge et suivie par le centre de santé et le service de quarantaine. La personne doit suivre les instructions données par le service de quarantaine jusqu’à la fin de la quarantaine. Ainsi, l’utilisation de MySOS n’est plus requise et l’enregistrement est annulé (un message est envoyé via l’application). Plus aucune action n’est demandée.
▶ Activités et bien-être (活動と厚生)
Rester enfermé, seul, sans pouvoir se rendre à l’extérieur peut s’avérer compliqué psychologiquement et stressant. C’est pourquoi il est recommandé de boire beaucoup d’eau et de faire de l’exercice. Le personnel invite ses résidents à effectuer des petits exercices de gym et des étirements afin de réduire le stress et de garder la forme. Il conseille également de bien dormir, se relaxer, et pratiquer des activités qu’on aime et qui nous font du bien (écrire, lire, regarder la télé, jouer aux jeux vidéos…), parler à ses proches par appel visio. Même si il est important de rester informé des news relatives au covid et de l’actualité en général, il vaut mieux éviter de trop lire les infos ainsi que les rumeurs tous les jours.
Un test salivaire est effectué tous les jours à partir du jour correspondant au 9e jour depuis l’entrée au Japon. La méthode utilisée est le test quantitatif d’antigènes (抗原定量検査), réalisé par la station de quarantaine de l’aéroport du Kansai (関西空港検疫所) pour les voyageurs arrivant par cet aéroport.
Le test doit être effectué dans la chambre et immédiatement après le réveil avant 7h du matin. Les kits de tests sont distribués la veille devant chaque chambre. Après collecte de l’échantillon, remettre le pot dans un sachet plastique et l’accrocher à la porte de sa chambre. Les résultats sont communiqués individuellement par téléphone le jour même en fin de journée.
▶ Check-out (退所)
À condition de ne plus avoir le moindre symptômes et des résultats négatifs aux tests, le résident peut quitter l’établissement le 11e jour. Il s’agit précisément du 11e jour après l’entrée au Japon et non après l’admission dans l’hébergement si elle fait suite à un transfert. Par exemple, une personne ayant été transférée au cours de sa quarantaine en raison d’un résultat positif au test au 3e jour, sortira donc au plus tôt le 8e jour de séjour dans l’hébergement (soit le 11e jour depuis l’entrée au Japon) si les tests effectués la veille et l’avant-veille sont négatifs. En cas de symptômes tels que fièvre ou toux, la date de sortie est repoussée.
La personne peut partir entre 10h et 18h. Elle informe en avance le personnel de l’heure souhaitée de sortie. Pour éviter que tous les résidents ne sortent en même temps, c’est le personnel qui donne le signal pour sortir par téléphone. D’abord, un membre du personnel vient récupérer la fiche de contrôle avec le thermomètre, le questionnaire et la clef. Puis par téléphone, le résident est autorisé à sortir de sa chambre et à rejoindre la réception. Il reçoit alors un certificat de quarantaine (検疫証明書). La quarantaine étant donc officiellement terminée, il est possible de rejoindre son domicile en prenant les transports en commun.
Pour une personne entrant au Japon depuis la France, suite aux 6 jours passés dans l’hébergement sécurisé sans développer le moindre symptôme, l’isolement se poursuit à domicile (ou tout autre lieu de son choix) jusqu’au 14e jour*.
▶ Retour au domicile (帰宅)
La personne doit se rendre jusqu’à son lieu de fin de quarantaine sans prendre les transports en commun. Elle doit faire appel à un véhicule privé, appelé corona taxi. Ces véhicules privés avec conducteur ont mis en place des mesures supplémentaires telles que les barrières en plastique entre le passager et le conducteur. Contrairement à l’hébergement sécurisé, les frais sont à la charge du voyageur et sont très coûteux : entre 12 000 et 30 000 ¥ selon la distance et la durée du trajet. Il peut y avoir des frais de nuit si le départ s’effectue après 18h. S’ il y a des frais de péage, ils sont aussi à la charge du voyageur. La réservation doit être faite au préalable 3 jours avant et il faut renseigner une heure approximative en tenant compte des heures d’annonce des résultats de test et de temps de trajet pour retourner à l’aéroport si le départ depuis l’hébergement sécurisé n’est pas possible. Il y a généralement des frais d’annulation mais selon les compagnies, il se peut que ces frais ne soient pas applicables en cas de résultat positif à un test PCR.
Les compagnies suivantes proposent un moyen de transport acceptable par le service de quarantaine :
Diolabs Car : 12 000 ~ 25 000 ¥ selon la distance, transfert des aéroports de Narita et Haneda à l’adresse de la destination souhaitée;
Rakuraku Taxi (ラクラクタクシー) : 15 000 ~ 50 000 ¥ selon la distance, transfert des aéroports de Narita et Haneda à l’adresse de la destination souhaitée;
MK Taxi : 15 000 ~ 85 000 ¥ selon la durée du trajet, compter par exemple 21 600 ¥ pour un trajet de Osaka à Hirakata (31 km, 1 heure environ), transfert de l’aéroport de Narita, Haneda et du Kansai ou de l’hébergement sécurisé à l’adresse de destination souhaitée.
Arrivé à son lieu de quarantaine, la première chose à faire est de signaler sa localisation avec l’application MySOS en cliquant sur le bouton « check-in ».
▶ Conditions (条件)
Jusqu’à la fin de la quarantaine, la personne doit continuer à respecter les règles comme décrites dans la déclaration sur l’honneur qu’elle a signée : ne pas sortir de chez soi, garder un œil sur son état de santé et continuer à utiliser les applications tous les jours. Ce sont des conditions de vie un peu semblables à ce qu’ils ont vécu les premiers jours sauf que cette fois, on se trouve dans un environnement qui nous est familier, avec le choix de nos repas et sans être réveillé tôt le matin à cause d’un coup de fil ou d’une annonce sonore.
Au bout des 14 jours*, si la personne ne présente aucun symptôme, sa période de quarantaine prend fin et c’est le retour à la liberté !
*Depuis le 15 janvier 2022, la durée de la quarantaine est passée de 14 à 10 jours.
❁ Kimi témoigne ❁
キミの証言
Effectuer une quarantaine dans un endroit étroit et inconnu où on a pas notre confort habituel peut s’avérer difficile pour beaucoup. Surtout quand on tombe sur une chambre vraiment très petite. Tenir 6 jours dans un si petit espace peut en devenir difficile psychologiquement. Il faut vraiment faire de son mieux pour s’adapter et ne pas se laisser envahir par le stress. D’autant plus que le changement brutal engendré par ce retour dans son pays d’adoption seule après avoir retrouvé les siens sur sa terre d’origine est déjà lui-même difficile.
On se sent un peu comme des espèces dangereuses ou des prisonniers. C’est très bien surveillé, on est pas prêt de tenter toute violation de la déclaration sur l’honneur. Les notifications des applications ne surviennent pas moins de 5 fois par jour à n’importe quel moment de la journée ! Il m’est arrivé de recevoir la notification pour confirmer ma localisation puis deux minutes après de recevoir un appel enregistré ! Ou bien de devoir recevoir un appel enregistré alors que je sortais de la douche ou pendant que je me brossais les dents.
Revenant de vacances mouvementées et avec le jet-lag, j’ai malgré tout vu cette quarantaine comme une occasion de bien me reposer, d’apprendre à vivre avec le minimum et de pratiquer des activités relaxantes et d’apprendre de nouvelles choses. Mon premier jour, soit le lendemain de mon arrivée, je l’ai passé à juste dormir tellement j’étais épuisée du voyage (et même de mes dernières semaines intensives de boulot). Après, hélas, mes premières nuits j’ai mal dormi ou je ne trouvais pas le sommeil. Soit à cause du jet-lag, soit parce que j’étais barbouillée à cause du dîner pas du tout léger ! En effet, au bout de 2 jours, j’étais déjà trop gavée des repas servis. Portions trop grosses pour moi (le midi ça passe encore mais le matin et le soir je mange léger en général), trop de riz et de friture… J’ai jamais été aussi écœurée de la nourriture japonaise ! Pourtant j’adore ça à la base et surtout j’adore manger tout simplement ! Mais là, c’était plus possible. J’avais beau faire du sport, me défouler pour dépenser de l’énergie, je n’avais jamais très faim au moment des livraisons des repas. « Ce n’est pas grave si vous jetez les restes. » me répondait le personnel… Or, je n’aime pas le gaspillage ! Ça a été dur de trouver mon rythme et de dormir comme je le souhaitais car le matin j’étais soit réveillée par l’annonce de l’arrivée du petit-déjeuner à 8h, soit par mon réveil pour faire mon test salivaire à 6h30 du matin.
Apprendre que j’étais positif à mon test salivaire du 3e jour a foutu un petit coup au moral. Être transférée par ambulance, me retrouver dans un endroit où seuls des malades y résident, la décoration de la chambre, les odeurs… J’avais vraiment l’impression de me retrouver dans un hôpital. Ça en était d’autant plus frustrant car je n’avais pas beaucoup de symptômes, et que je me sentais plutôt bien. J’aurais aimé profiter d’une partie de ma quarantaine tranquille à la maison pour pouvoir faire des choses que je n’ai pas le temps de faire d’habitude. La chambre était cependant beaucoup plus spacieuse avec beaucoup de rangements. Comme j’étais partie pour y rester plus longtemps, je me suis vraiment installée en disposant mes affaires un peu partout pour me sentir comme chez moi. J’ai trouvé les repas servis bien meilleur et parfois moins consistant que dans le premier hébergement, même si la boîte à petit déjeuner du matin ressemblait plus à une boîte à malbouffe. J’ai tenté de demander par curiosité les plats végétariens distribués dans cet hébergement. J’ai préféré continuer à manger les plats normaux quand ils m’ont répondu qu’ils servaient des pâtes pour le déjeuner et du curry pour le dîner. Où sont passés les bons légumes ?!
L’avantage aussi était que comme j’ai dû passer la totalité de ma quarantaine dans un hébergement, une fois sortie je n’ai pas eu à me casser le cul à trouver un véhicule privé hors de prix pour rejoindre mon domicile. J’ai fait des économies sur le budget nourriture et sur la consommation d’eau, gaz et électricité.
J’ai reçu un bon accueil de la part du personnel et ils étaient toujours disponibles pour répondre à mes demandes quand ils le pouvaient. Je n’ai pas été trop maltraitée ni dans des conditions abominables comparé à ce que j’ai pu entendre. Mais comme certains plus chanceux, je n’ai pas non plus bénéficié à moi toute seule d’une grande chambre de 3~4 personnes avec des repas de luxe. Nous sommes tous égaux face à cette condition, il serait plus normal de recevoir, dans la mesure du possible, le même service.
C’est la rentrée ! Le deuxième trimestre commence avec son programme assez chargé et l’arrivée de l’automne.
Des journées bien plus agréables en septembre ! Quelle joie de profiter du soleil sans trop d’humidité et avec des températures supportables. C’est le moment idéal pour faire les derniers pique-niques, barbecues et weekends camping de l’année. En espérant un bon timing par rapport aux passages des typhons qui pourraient conduire à une annulation. La tête se sent encore en vacances mais elle est bien rechargée à bloc pour se donner à fond au boulot et aux futurs projets.
Ce mois est aussi marqué par le changement progressif de saison qui est notamment célébré lors du Otsukimi (お月見🎑). La pleine lune serait particulièrement belle à cette arrivée de l’automne.
Et puis c’est le retour des fruits et autres produits de cette saison qui sont tant appréciés comme le fruit du Japon appelé kaki (柿), et les premières mandarines appelées mikan (みかん). De bonnes sources de vitamines pour se préparer aux futures journées fraîches.
🗻 本日の旅・L’excursion du jour「Ascension du Mont Fuji」🗻
※ Dans ma vie Nippone 🇯🇵
• Kimi sur TikTok・キミのティックトック •
Après la chaîne Youtube, vous pouvez désormais retrouver les vidéos de Kimi sur TikTok ! La plateforme étant différente, le format des vidéos le sera donc aussi et il ne s’agira pas des mêmes que sur Youtube. Voilà comme ça vous serez obligé de suivre les deux ! TikTok rassemblera mes courtes vidéos prises avec mon smartphone pendant diverses occasions, pour vous montrer ma vie dans le Kansai, vous faire voyager et surtout vous partager un Japon comme vous ne l’avez peut-être jamais vu 😉.
Le jeu Pokemon Unite est sorti sur mobile et avant cela il était déjà disponible gratuitement sur Nintendo Switch. Des amies m’ont incitée à y jouer et je suis devenue accro ! J’ai même installé la version sur mobile pour recevoir la tenue matsuri de Pikachu. N’est-il pas trop mignon ? 😍 Oui, sauf que moi, je préfère jouer avec Pyrobut haha…
Du coup ce mois, je n’ai eu la force de rien faire d’autres à part jouer à Pokemon Unite. Le second trimestre a débuté et il est bien chargé entre les répétitions des futures événements pour les maternelles et les évaluations pour les primaires. Je n’ai plus une minute à moi et parfois moralement c’est fatiguant, c’est dur. J’ai déjà envie d’avoir à nouveau des vacances pour prendre soin de moi et avoir du temps pour moi. Notamment pour continuer à écrire le blog et faire plus de vidéos. J’ai tellement d’articles en préparation, de photos à trier et des vidéos à tourner et monter 😭.
Heureusement le point positif c’est que les efforts ça paie. J’ai eu beaucoup d’inscriptions aux classes d’anglais chez les maternelles et j’ai souvent eu droit à des compliments et des retours positifs de la part de la directrice adjointe. Ces encouragements font plaisir et apportent davantage de motivation. D’autant plus que c’est très rare que les collègues ou supérieurs fassent des retours positifs ou félicitent quelqu’un pour son travail ! Donc on va dire que c’est un mal pour un bien ! Mais vivement un long weekend quand même !
Le mois d’aout s’achève ! Plus de la moitié de l’année est déjà passée ! Le temps défile à une vitesse ! Un mois d’aout avec une arrivée prématurée des typhons. Trois pour le prix d’un qui sont passé au large de Tokyo et de la région nord-est. Puis d’autres aux larges de Kyushu. Ce n’est pas digne d’un super été et il peut faire à la fois beau, nuageux et pluvieux dans la même journée…
Sans exagérer, tout le pays s’est retrouvé sous des intempéries et des passages de pluies torrentielles, en particulier le sud-ouest du Japon, pendant la majeure partie du mois. Quelle tristesse quand les vacances d’été et Obon (お盆) tombent à cette période. C’est au moment de la reprise que le soleil est revenu petit à petit. Peut-être était-ce pour inciter davantage à rester chez soi alors que le pays a du mal à faire face aux nombreux nouveaux cas de COVID-19… Car la situation n’est pas jolie et loin de s’améliorer…
Une première ! En effet je n’étais jamais restée plus de deux ans dans un même logement au Japon ! Comme j’ai eu le renouvellement du visa avant, et me plaisant bien dans mon logement actuel, je n’avais pas envie de me casser la tête à chercher encore autre chose et me taper un nouveau déménagement ! Cependant, il faut savoir qu’au Japon, quand on renouvelle un contrat de location, il y a des frais à payer. Eh oui, c’est le Japon ! En général, ces frais équivalent à un mois de loyer auquel on ajoute le paiement de l’assurance qui est par conséquent renouvelée pour deux nouvelles années. Bon au final, financièrement, ça reste moins cher qu’un déménagement ! Et c’est aussi plus rapide ! On remplit un papier, on paie les frais et c’est terminé.
• Good Job for Summer Course・サマーコースお疲れ様でした •
Les cours intensifs d’été se sont bien terminés. Je me suis bien amusée avec les enfants grâce à des petits jeux sympa qu’ils ont eux aussi appréciés. Je suis contente de moi.
Le lendemain des cours, nous avons fait une petite sortie avec les trois académies d’anglais réunies. Nous sommes allés à Hira Genki Mura (比良げんき村) près du lac Biwa (琵琶湖) dans la préfecture de Shiga (滋賀県). Pour moi c’était une bonne occasion de visiter un nouvel endroit qui m’a d’ailleurs convaincue d’y revenir et d’explorer un peu plus les environs. La vue sur le lac et les paysages sont tout simplement splendides !
Le matin, nous avons fait un atelier artisanal où nous avons appris à fabriquer un porte-clef mural en bois et en forme d’animal. Chacun a pu repartir avec le sien comme cadeau. Ensuite nous avons fait la visite d’un planétarium et passé l’après-midi à faire des quizz en anglais et s’amuser aux aires de jeux. Il a fait une chaleur horrible mais un temps magnifique. Les enfants se sont bien amusés, et moi aussi ! Ça m’a fait plaisir de passer du bon temps avec mes petits et de revoir ceux des autres écoles à qui j’ai enseigné l’anglais quand je n’étais encore qu’assistante. Presque deux ans ont passé depuis que je les ai rencontrés pour la première fois et c’est incroyable de voir comment certains ont grandi et changé en si peu de temps ! Bref, c’était une belle excursion pour clôturer ce premier trimestre et laisser place aux vacances d’été !
À la fin du mois, de retour de vacances, je me suis attaquée à la préparation du second trimestre. Chaque année c’est la même chose mais je constate en refaisant ces tâches, que je les fais avec plus de conscience, une meilleure organisation, je sais à quoi m’attendre comme imprévus ou problèmes et j’anticipe leurs résolutions. Je sens que j’ai évolué et gagné en expérience. Je suis contente de réaliser cette évolution et qu’en même temps, le travail en reste passionnant !
• Renouvellement du contrat de travail・労働契約の更新 •
Et dans la continuité du paragraphe précédent, j’ai donc renouvelé mon contrat de travail ! J’ai signé pour deux ans à nouveau. Ce n’était pas ma vocation au début, mais c’est un travail que je fais avec plaisir. Être avec les enfants ne donne pas cette impression de « travail » mais plutôt une partie de jeux où je peux être moi-même, sans trop me prendre au sérieux. Après la gestion et l’administratif demandent plus de sérieux mais c’est toujours très enrichissant. Quand je termine ma journée en ayant accompli beaucoup de choses, je suis contente de moi.
Le plus difficile est et restera les collègues… C’est dur de s’adapter et de s’intégrer. Visiblement, les Japonais restent sur la première impression et ne chercheront pas plus loin. Si à la première impression, vous paraissez timide ou peu sociable, ils garderont cette optique en tête et n’essaieront jamais de vous parler ou d’apprendre à vous connaitre davantage. Si on veut créer des liens, il faut faire le premier pas et y travailler tous les jours, sachant que ça prendra beaucoup de temps avant que le lien ne se créé. Involontairement, j’ai dressé cette image et c’est dur de briser la glace et de se faire apprécier (oui je reste persuadée que certaines personnes ne n’apprécient guère, les Japonais ont beau ne pas montrer leur sentiments, parfois leur hypocrisie les trompe 😂). Faut passer outre ce sentiment et montrer qu’on mérite sa place. Bien sûr je comprends que je dois m’adapter à leurs manières, je ne suis pas en France. Mais certains changements ou remises en question rendraient le travail plus agréable et les relations plus chaleureuses. Je souhaite pouvoir apporter quelque chose de positif et changer un peu mes collègues, de façon à ce qu’ils aient une plus grande ouverture d’esprit et un peu d’empathie.
• Deuxième dose de vaccin・ワクチン接種2回目 •
Début du mois, je recevais ma seconde injection du vaccin contre le COVID-19. Cette fois, c’est une infirmière qui m’a piquée et j’ai plus senti le contact comparé à la première dose. La même odeur désagréable régnait dans la clinique, j’avais hâte de quitter les lieux. Je craignais les effets secondaires plus rudes que la première injection et je priais pour que la fièvre et la fatigue ne se manifestent pas pour mon départ en vacances. Donc prévoyante, j’avais pris des Doliprane avant l’injection, avant de dormir et le lendemain pour prévenir les douleurs et la fièvre. Le jour de l’injection, aucun effet. Le lendemain, juste des douleurs au niveau de la zone piquée, des courbatures dans le bras bien moins fortes que la première fois. Je pouvais le lever sans problème. Visiblement, le Doliprane a bien fait son travail !
• Objectif N2・2級の目標 •
Deux ans après avoir décroché le N3 et utilisant beaucoup le japonais au travail, je me dis qu’il est temps de s’attaquer au JLPT N2 ! Avoir ce test en poche ne peut qu’apporter un gros plus à tout expatrié et ouvrir davantage de portes ! Je me suis remise à étudier plus sérieusement pour préparer le test, avec des bouquins de tests blancs et des cours privés. À ce stade, je me dis que ce n’est pas gagné 😂. Il y a beaucoup de kanji, mots et grammaire que je ne connais et maîtrise pas et les textes de la partie lecture sont parfois abstraits et très littéraires. Je fais énormément d’erreurs. Je me suis quand même inscrite pour la session de décembre. Je vais faire de mon mieux jusque là.