7

▶ Tanabata (七夕🎋)

Le 7 juillet, non ce n’est pas le jour du Roi des Démons comme pourraient le croire les personnes qui ont trop lu ou regardé NANA, mais plutôt le jour de la fête du Tanabata (七夕🎋🌌) ! Avez-vous remarqué peu avant cette date des branches de bambous feuillues devant les habitations, les écoles ou les magasins sur lesquelles sont accrochés des bouts de papiers avec des mots écrits dessus ? Ce n’est pas pour rien, c’est pour célébrer la fête du Tanabata !

Tanabata : une belle histoire (七夕、美しい物語)

Tanabata (七夕, littéralement « la septième nuit ») est la célébration annuelle des étoiles japonaise, qui pioche son origine dans la fête des étoiles chinoise Qīxī. Tanabata, c’est avant tout une légende, une histoire touchante, celle d’Orihime (織姫/織女, étoile de Vega) et Hikoboshi (彦星, étoile d’Altaïr), également appelés le Bouvier et la Tisserande. Tous deux viennent de deux mondes différents, ils sont très amoureux mais leur amour les empêche de remplir leurs propres tâches dans leur monde respectif. C’est pourquoi Dieu les a séparés par la Voie Lactée (天の川, une rivière d’étoiles qui traverse le ciel). Mais l’amour des deux amants séparés est si fort et les pleurs incessants que seulement une fois par an, le septième jour du septième mois lunaire du calendrier luni-solaire, Orihime et Hikoboshi sont autorisés à se rencontrer sur la Voie Lactée.

Tanabata : une charmante tradition (七夕、素敵な伝統)

Habituellement, on célèbre le Tanabata le 7 juillet, juillet étant le 7ème mois de l’année. Cependant, si on se fie au calendrier luni-solaire, le 7ème jour du 7ème mois tombe plus aux alentours du mois d’août que du mois de juillet. De ce fait, certaines régions du Japon célèbrent le Tanabata le 7 août.

La coutume veut que l’on élève des branches de bambou feuillues (笹の葉) dans les jardins et dans les rues, et que les personnes écrivent des poèmes, quelques mots ou des souhaits (お願い) sur des tanzaku (短冊, petite carte verticale utilisée à l’origine pour écrire des poèmes) ou des longues bandes de papier colorés qui sont nouées aux feuilles de bambou. Beaucoup de japonais profitent aussi de cette fête pour porter le yukata. On dit qu’Orihime et Hikoboshi feront que les vœux deviennent réalité. Après avoir été décoré, vers minuit ou le jour suivant l’arbre en bambou est jeté dans un fleuve ou brûlé pour que les vœux se réalisent.

La fête du Tanabata est célébrée depuis l’ère Edo avec des rituels shinto. De nos jours, on s’intéresse moins à ces rituels mais la coutume d’accrocher les vœux demeure dans des temples, parcs ou encore les rues commerçantes. A Tokyo, il y a par exemple celle du temple Zojoji (増上寺) ou bien celle de la rue commerçante du quartier d’Asagaya (阿佐谷商店街). Ceci dit, l’une des plus célèbres fêtes du Tanabata reste sans doute le festival du Tanabata de Sendai (仙台七夕) qui se déroule du 6 au 8 août.

Enfin, ceux qui ont la possibilité de se procurer des branches de bambou feuillues (笹の葉) et des tanzaku (短冊) peuvent célébrer la fête à domicile ! Dans les écoles maternelles également, on ne manque l’occasion de fêter le Tanabata ! Environ une semaine avant, on va élever dans l’enceinte des écoles les branches de bambou auxquelles chaque enfant va y accrocher son vœu écrit sur un tanzaku.

• Zojoji Tanabata Matsuri (増上寺七夕祭り)

La fête du Tanabata au temple Zojoji (増上寺) emmène littéralement ses visiteurs pour un voyage parmi les étoiles. Passé l’entrée principale du temple, pas moins de 3700 lanternes sont posées au sol, symbolisant la voie lactée. Vêtu ou non d’un yukata, chacun est invité à aller prier et écrire son vœu sur un tanzaku pour ensuite l’accrocher à une branche de bambou.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Zojoji Tanabata Matsuri (増上寺七夕祭り)
Dates : 6 & 7 juillet (9h à 21h)
Lieu : Zojoji Temple (増上寺)
Adresse : 4-7-35 Shiba-Koen, Minato-ku, Tokyo (東京都港区芝公園4-7-35)
Accès : Daimon Station (Asakusa Line, Oedo Line) sortie A6, Shiba-koen (Mita Line) sortie A4
Site internet : https://www.zojoji.or.jp/event/ev_tanabata.html
Facebook : zojoji | Instagram : @zojoji_enzan1393_official | Twitter : @zojoji_official
Youtube増上寺公式チャンネル

• Décoration Tanabata au Parc Yamadaike (山田池公園七夕飾り)

Au parc Yamadaike (山田池公園) situé dans la préfecture d’Osaka (大阪府), pas de fête de prévue mais les visiteurs peuvent venir y écrire leurs vœux pendant une semaine. Si ils le souhaitent, ils peuvent en plus repartir avec une branche de bambou feuillue. Une occasion de célébrer en plus la fête chez soi avec une petite décoration.

Décoration Tanabata (七夕飾り)
Dates : du 1 au 6 juillet
Lieu : Yamadaike Park (山田池公園)
Adresse : 1-1 Yamadaike Park, Hirakata, Osaka (大阪府枚方市山田池公園1−1)
Accès : Deyashiki Bus Stop (Keihan Bus 18, 20)
Site internet : https://yamadaike.osaka-park.or.jp
Facebook : yamadaike park | Instagram : @yamadaikepark

• Asagaya Tanabata Matsuri (阿佐ヶ谷七夕祭り)

Le quartier d’Asagaya (阿佐ヶ谷), situé dans la partie ouest de Tokyo fait partie des endroits du Japon où on célèbre le Tanabata en août. Le festival du Tanabata d’Asagaya (阿佐ヶ谷七夕祭り) s’étend sur plusieurs jours jusqu’au 7 août. On y retrouve des décorations réalisées par les propriétaires des magasins et des stands de nourritures et boissons.

La tradition perdure depuis plus de 60 ans et son lancement a été décidé afin d’attirer davantage de visiteurs dans la rue commerçante malgré l’été très chaud et difficilement supportable, alors qu’à l’époque les climatiseurs étaient encore très rares.

Dans la rue commerçante Pearl Center (パールセンター商店街), dont l’entrée se situe près de la gare, ou encore dans l’avenue Suzuran (すずらん通り商店街), les banderoles cylindriques appelées fukinagashi (吹き流し) réalisées en papier japonais bruissent agréablement, procurant une douce sensation de fraîcheur alors qu’on tente de survivre à la forte chaleur de l’été.

Des décos multicolores en tout genre, représentant le plus souvent des personnages de films d’animations, appelés haribote (はりぼて) sont suspendues au plafond et reflètent la bonne humeur et la vivacité de leur créateur, les commerçants. Ces derniers mettent également en vente leurs meilleurs produits sur des stands, organisent de petits événements tels que des animations et des jeux pour enfants et vendent de la nourriture et des boissons. C’est plus d’une centaine de magasins qui se mobilisent pour rendre le festival exceptionnel auquel des milliers de visiteurs se joignent chaque jour.

On peut faire des achats, manger et s’amuser tout en parcourant la longue rue jusqu’au bout et ainsi se souhaiter les meilleurs vœux, la santé, la longévité et la réussite, qu’elle soit professionnelle ou personnelle.

Asagaya Tanabata Matsuri (阿佐ヶ谷七夕祭り)
Dates : du 3 au 7 août (10h à 22h)
Lieu : Asagaya Pearl Center (阿佐ヶ谷パールセンター)
Adresse : Asagaya Minami, Suginami-ku, Tokyo (東京都杉並区阿佐谷南)
Accès : Asagaya Station (JR Chuo Sobu Line, JR Chuo Line Rapid) sortie sud
Site internet : http://www.asagaya.or.jp/tanabata/tanabata.html

Célébration du Tanabata : Kimi témoigne 

La première fois que j’ai entendu parler du Tanabata, c’était en lisant le manga NANA (eh oui tout a commencé avec ça, j’ai des super références). J’avais vraiment envie de voir à quoi ressemblait cette fête en réalité. Lors de ma première année en PVT en 2015, grâce à la guest house où je travaillais, j’ai appris qu’une fête du Tanabata se tiendrait justement le 7 juillet au temple Zojoji. J’avais donc proposé à des amies japonaises d’y aller. Cette fête était aussi l’occasion pour moi de porter mon yukata.

Je n’avais pas trouvé de meilleurs endroits que les toilettes, désolée !

Nous nous étions donc rendues au temple Zojoji, pour le Tanabata Festival aux alentours de 19 heures. Pour infos, à 19 heures il fait déjà nuit au Japon. Donc en arrivant, nous avions pu voir toutes les lanternes éclairant l’enceinte du temple Zojoji avec en arrière plan la tour de Tokyo illuminée. Comme le veut la tradition, nous avions écrit nos vœux sur un tanzaku avant de les accrocher à une branche de bambou.

Chose qui n’a pas grand chose à voir avec la fête du Tanabata, mais je me rappelle que pour terminer la soirée, nous étions allées manger près du temple, dans un restaurant de sushis. Des sushis en tout genre (des makis et nigirizuhis au saumon, thon, crevette, omelette, tous avec du wasabi dedans), des tempuras et d’autres spécialités que je connaissais pas, comme les boulettes aux crevettes et du tofu frit et mariné au miso. Voilà tout ce qu’on s’est mis sous la dent !  美味しかった♡ !

Ce fut une très bonne soirée de passée pour mon premier Tanabata et la parfaite occasion de porter mon yukata !

(136) (134)


Avez-vous déjà célébré le Tanabata ? Vos vœux se sont-ils réalisés ?


5

▶ Raise your flag : Obtenir un Visa Travail (就労ビザの取得)

À l’approche de la fin du Visa Working Holiday, une partie des expatriés souhaite poursuivre l’aventure nippone après une première année convaincante. Après un PVT non renouvelable, il faut s’orienter vers un autre type de visa. Celui que nous allons aborder dans cet article est le Visa Travail (就労ビザ).

Dans cet article, Kimi vous explique les démarches pour demander un changement de statut et ainsi obtenir son premier visa travail.

Oui, depuis un Visa Working Holiday entre autres, il faut donc procéder à un changement de statut. Cette demande s’applique aux ressortissants étrangers qui séjournent déjà au Japon et souhaitant modifier leur statut actuel de résidence. Il faut effectuer la demande avant la date d’expiration du statut actuel. Il est préférable de commencer les démarches un mois avant environ.

Documents à fournir pour constituer le dossier

Le dossier est à la fois préparé par vous-même et votre employeur qui doit fournir des documents supplémentaires, notamment sur l’entreprise et ses activités. Ces documents dépendent du type de statut de résidence (在留資格) souhaité.

  • Le formulaire de demande de changement de statut (在 留 資 格 変 更 許 可 申 請 書) partie employé (申請人等作成用 ) et partie employeur (所属機関等作成用)
  • Une photo d’identité (証明写真) format 3*4cm datant de moins de 3 mois
  • Une photocopie du passeport en cours de validité et de la carte de résident actuelle (パスポート及び在留カード(表裏)の写し)
  • Une photocopie du contrat de travail (労働契約書の写し)
  • Une photocopie du dernier diplôme (最終卒業証書の写し)
  • Une attestation de travail (在職証明書) fournie par l’employeur
  • Documents justifiant les activités de votre employeur et de ses bénéfices (全部事項証明書, 決算文書) fournis par l’employeur
  • 4 000¥ en timbres fiscaux (収入印紙) à payer si l’application est acceptée, le jour du retrait du visa. Le prix varie selon le statut.

Préparer le dossier

Contrairement au PVT, la préparation du dossier s’avère moins laborieuse ! Pas mal de paperasse mais moins de choses à écrire !

  • Le formulaire de demande de changement de statut (在 留 資 格 変 更 許 可 申 請 書) : à télécharger ici ou à récupérer en format papier dans les bureaux d’immigration et à compléter en anglais ou en japonais. Il y a différents formats selon le statut de résidence (在留資格), l’objet du séjour et les activités professionnelles effectuées au Japon (Engineer/Specialist in Humanities/International ServicesStudent, Permanent Resident…) mais les informations à remplir sont en général les mêmes. Il faut donc choisir le bon statut de résidence (在留資格) en fonction de l’activité exercée au Japon. La liste se trouve sur cette page. Sur une première page, renseigner les informations personnelles : nationalité (国 籍), nom (氏 名), coordonnés, emploi (職 業), numéro du passeport (旅券番号), statut de résidence actuel (現に有する在留資格) ainsi que la date d’expiration (在留期間の満了日), numéro de la carte de résident actuelle (在留カード番号), statut de résidence souhaité (希望する在留資格) ainsi que la durée (在留期間), raison du changement (更新の理由). Concernant le statut, la liste est disponible sur la deuxième page du formulaire selon les activités souhaitées. Puis sur la dernière page, renseigner les coordonnés de l’employeur (勤務先), le parcours académique (最終学歴) et professionnel (職 歴).
  • Et c’est le seul document à remplir par le demandeur du visa !

Dépôt du dossier

C’est là que c’est plus contraignant ! Aller au bureau d’immigration ayant juridiction sur la préfecture du lieu de résidence. Ils ouvrent du lundi au vendredi de 9h00 à 16h00. On compte plusieurs bureaux et plusieurs branches dans chaque région qui couvrent les différentes préfectures. Les grands bureaux, soit les sièges sociaux de chaque région sont incroyablement bondés et demandent parfois de camper pour être sûr d’être dans les premiers et d’en finir le plus tôt possible. Les succursales étant pour certaines des bureaux beaucoup plus petits sont moins animées.

Donc pour ne pas passer sa journée au bureau, arriver avant l’ouverture et opter pour une succursale !

Tokyo Regional Immigration Bureau
Adresse : 5-5-30 Konan, Minato-ku, Tokyo
Accès : Shinagawa Station (JR Lines) sortie Konan ou sortie Est
A pied cela prend 30 minutes mais il y a le bus n°99 à la sortie de la gare au terminal 8 qui va jusqu’au bureau. Descendre à l’arrêt « Tokyo Nyukoku Kanrikyoku-mae ».

La liste complète des bureaux est disponible sur le site de l’immigration.

A l’arrivée, il faut se diriger vers la section dédiée aux visas (dans les grands bureaux, c’est souvent au deuxième étage) puis se diriger au comptoir d’information (相談, Information Center) ou à la réception (受付) pour vérifier la présence de tous les documents avec passeport et carte de résident et si les formulaires sont bien remplis. Puis se rendre au guichet d’application (申請) pour remettre dossier, carte de résident et passeport. En échange, le demandeur du visa reçoit un ticket avec un numéro et la carte postale (ハガキ) qui sera envoyée au domicile une fois le dossier évalué.

Entre 30 minutes et deux heures d’attente, cela dépend de l’affluence, et le numéro est appelé. Le demandeur remet la carte postale complétée avec nom et adresse et il récupère son passeport avec une notice d’acceptation de la demande (申請受付票) mentionnant le numéro de dossier et expliquant que pendant son étude, il est possible de rester jusqu’à deux mois sur le territoire japonais, ainsi que la carte de résident tamponnée de la mention 在留期間更新許可申請中 (demande d’extension de la période de séjour en cours) indiquant donc que le statut est en cours de changement. Il ne reste plus qu’à attendre le verdict final !

Réception du Visa

Environ deux semaines après le dépôt du dossier, la carte postale (ハガキ) arrive à l’adresse qui a été renseignée lors du dépôt du dossier. En général, elle annonce la bonne nouvelle en indiquant de se présenter à l’immigration dans les deux semaines suivantes avec entre autres le timbre fiscal (収入印紙). Selon la demande et peut-être le bureau d’immigration, la durée du traitement du dossier peut-être plus longue, jusqu’à deux mois parfois !

Les timbres fiscaux (収入印紙) peuvent être achetés à la poste. Les grands bureaux d’immigration et sièges sociaux disposent en général de konbini dans lesquels on peut aussi en acheter exprès. Selon l’employeur, il est possible de négocier et que ce soit ce dernier qui règle les frais du timbre fiscal, et non le demandeur.

De retour au bureau d’immigration, le demandeur présente à la réception (受付) tous les documents requis, à savoir :

  • La carte postale (ハガキ) reçue à domicile
  • Le bon d’acceptation de la demande (申請受付票) qui a été agrafé au passeport
  • Le passeport (パスポート)
  • La carte de résident (在留カード)
  • Le timbre fiscal (収入印紙) à 4 000 ¥

Il reçoit un ticket et patiente en général 30 minutes environ avant de récupérer sa nouvelle carte de résident. La durée de la période de validité ne répond pas toujours au souhait du demandeur et peut dépendre de beaucoup de critères : en premier le type d’activités, puis la durée du contrat de travail, le nombre d’années passées à habiter et travailler au Japon, l’expérience professionnelle, les diplômes… Les deux premiers visa travail sont susceptibles de ne durer qu’un an seulement avant de passer à trois ans ou encore cinq ans.

Kimi témoigne

J’ai reçu le sésame pour étendre mon aventure nippone : un Visa Travail ! Ce qui me permet donc de travailler à temps pleins, et de me poser pour minimum une année supplémentaire ! Préparation du dossier, se rendre à l’immigration pour le déposer et récupérer la nouvelle carte trois semaines après. Un soulagement car il parait que le premier est le plus difficile à avoir.

Donc ​7 juin 2016 rendez-vous au bureau d’immigration de Tokyo pour déposer mon dossier pour le visa. Je suis arrivée à 8h00 et il y avait déjà la queue aux portes pour l’ouverture à 8h30. A l’ouverture, il faut se tenir prêt à courir car tout le monde bouscule et fonce à toute allure pour être le premier ! On dirait des accro du shopping le premier jour des soldes !

Je me suis dirigée à la section B pour les applications au changement de statut et les dépôts de dossier, située au deuxième étage. J’ai couru pour arriver dans les 15 premières personnes ! J’ai pris un ticket et j’ai d’abord fait une vérification de mon passeport, ma carte de résident et que mon dossier était bien complet.

Puis on attend 9h00 que les bureaux ouvrent. C’est allé assez vite. Quand le numéro du ticket s’affiche, il faut se présenter au comptoir. Au moment de mon passage, à nouveau vérification du dossier et j’ai rempli la carte postale. Enfin, on m’a donné un reçu avec mon numéro de dossier et ma carte de résident, elle a reçu un tampon justifiant du changement de statut en cours de réalisation. A 9h20, c’était terminé !

La réponse est arrivée entre trois et quatre semaines après. J’ai bien reçu la carte postale indiquant d’apporter les documents cités ainsi que les timbres fiscaux. Je me suis donc dit que c’était dans la poche. Donc c’est reparti pour un petit tour au bureau d’immigration ! ​29 juin 2016, 7h55 arrivée au bureau d’immigration. Il y avait déjà une trentaine de personnes qui attendaient. A l’ouverture, je suis allée directement acheter mon timbre fiscal au Family Mart situé au rez-de-chaussée, qui est le seul konbini du coin à en fournir (eh oui, je pensais que ça se trouvait dans tous les konbinis, en fait non).

Ensuite, direction cette fois la section A pour le retrait des visas. En arrivant tôt et comme on peut entrer à partir de 8h30, ça va assez vite et à peine les bureaux ouverts à 9h00 on peut déjà donner les documents. J’ai pu rapidement remettre les miens et à 9h30 j’avais ma nouvelle carte entre les mains !

Je pensais que le bureau reprendrait mon ancienne carte de résident, mais finalement ils me l’ont aussi rendue avec un trou dedans en me disant de la jeter moi-même. Sauf que moi, j’ai préféré la garder en souvenir !

Voilà, mission accomplie ! Et l’aventure continue !

Vocabulaire

在留期間 (ざいりゅうきかん – zairyū kikan) = période de séjour
更新 (こうしん – kōshin) = mise à jour, renouvellement
パスポート (pasupooto) = passeport
在留カード (ざいりゅうかーど – zairyū kaado) = carte de résident
証明写真 (しょうめいしゃしん – shōmei shashin) = photo d’identité
労働契約書 (ろうどうけいやくしょ – rōdō keiyakusho) = contrat de travail
退職証明書 (たいしょくしょうめいしょ – taishoku shōmei-sho) = certificat de travail
収入印紙 (しゅうにゅういんし – shūnyūinshi) = timbre fiscal
申請受付票 (しんせいうけつけひょう) = bon d’acceptation de la demande
ハガキ (hagaki) = carte postale


Plus de vocabulaire dans Cours de Japonais.
Cet article vous a été utile ? N’hésitez pas à faire un don pour me remercier !

Donate Button with Credit Cards


♫ Un article = Une chanson ► MAN WITH A MISSIONRaise your flag

7

▶ 22 juin 2016 ; 1 an au Japon (日本で1年間が経った)

Cette photo illustre bien ma victoire personnelle !

Trick Eye Museum, Séoul – Octobre 2015 Cette photo illustre bien ma victoire personnelle ! 

22 juin 2016. Nous voilà un an après le début de mon PVT au Japon. Il est temps de faire le bilan et de vous dire que l’aventure n’est pas terminée ! Au contraire, elle continue !!!

Au revoir PVT. Bonjour Visa Travail ! 

Il y a un an, je posais mes valises à Tokyo, pour la quatrième fois, pleine de motivation et avec l’envie d’en découvrir toujours plus sur ce pays, mais aussi de me découvrir, de trouver ma voie, moi qui ai absolument TOUT quitté en France (appartement, CDI, voiture, famille et amis) pour certainement le plus grand amour de ma vie : le Japon. Un pays que j’ai appris à aimer au fil de mes voyages pour finalement avoir envie de m’y installer sur le long terme et pourquoi pas d’y faire ma vie ? En partant je me doutais bien sûr que tout n’était pas gagné et que ce ne serait pas facile tous les jours. Peut-être même qu’au final, je n’allais pas apprécier « la vie japonaise »… Bref, c’était encore un grand challenge qui s’annonçait.

Mais la vie japonaise, malgré ses difficultés, m’a au final conquise et m’a permise de m’épanouir. Même si des merdes il m’en est arrivé pas mal : mon ordinateur m’a lâchée, obligée d’en recommander un en catastrophe en France, j’ai fait réparer mon Samsung Galaxy SII pour pouvoir l’utiliser au Japon et il a finalement mourru de surchauffe comme un con en Thaïlande, le LTE acheté d’occasion commence à se faire vieux aussi, mon nouvel ordinateur m’a aussi lâché à son tour, ça a été la guerre avec les kanji et le keigo pour envoyer des mails afin de le faire réparer au Japon sans frais (vu qu’il était encore garantie), heureusement l’histoire s’est bien terminée…

Difficile parfois de tenir en étant loin des proches et dans l’incapacité de s’exprimer librement en raison d’un niveau de japonais encore trop faible. Et même avec du recul, je pense que je m’en suis plutôt bien sortie et que j’ai été trop susceptible pour des petites choses pas bien graves au final ! Je crois que le plus gros échec de mon PVT fut mon super fail au JLPT N4 que j’ai tenté de passer en décembre (eh oui je décide de l’avouer maintenant que j’ai bien digéré la pilule). J’étais à quelques points de l’avoir… Je me suis sur-estimée (pour une fois xD). Mais cette année au Japon, c’est aussi beaucoup de bons moments que je ne suis pas prête d’oublier ! J’ai vécu ce PVT à fond, privilégiant les voyages et la recherche de travail avec l’aide de trois baito cumulés pour tenir financièrement :

  • J’ai été à des festivals en Yukata
  • J’ai rencontré et me suis liée d’amitié avec des japonais(e)s, et je suis surtout proche de Hiromi, Tomo et Emiko qui sont comme trois mamans, et qui m’ont souvent aidée quand j’en avais besoin
  • Et d’un autre côté, l’équipe de l’Izakaya où j’ai travaillé durant ce PVT est devenue un peu une seconde famille
  • J’ai découvert le métier de serveuse, et je me suis rendue compte que finalement ce n’était pas si facile que ça (pas seulement à cause du japonais) ! Mais maintenant je peux me vanter de savoir porter trois assiettes et savoir réaliser des cocktails ! Je tire mon chapeau à celles et ceux qui font ce métier !
  • Je suis devenue plus distraite et moins méfiante, parce qu’au Japon, on a très peu de chance de se faire voler son sac ou agresser dans la rue en pleine nuit. Maintenant je dors dans le train et je traîne dans les rues morbides seuls à 23h-minuit sans craindre quoique ce soit (jusqu’au jour où… je touche du bois ! Haha)
  • Aller au Karaoké est devenue l’un de mes loisirs préférés !
  • J’ai visité pour la première fois Nagano, Matsumoto, Fukui, Ise, Kobe et Himeji
  • J’ai fait du homestay à Nagano et Osaka, et ce fut l’une de mes meilleures expériences au Japon
  • Je suis retournée à Osaka et Nagoya
  • J’ai fêté mon premier Nouvel An « Japonais »… seule, mais suivre la tradition, c’était cool !
  • J’ai vu mes CNBLUE 19 fois (concerts et fanmeetings confondus), quel bonheur
  • J’ai aussi assisté aux concerts de N.Flying, FTISLAND, MAN WITH A MISSION, MUCC, girugamesh… Non vous ne connaissez certainement pas ces groupes mais moi je les adore !
  • J’ai voyagé en Corée du Sud, en Thaïlande et à Singapour
  • On m’a léguée un futon et un kotatsu, deux choses très « japonaises » que je voulais avoir
  • J’ai enfin vu mes premiers fleurs de cerisiers !
  • J’ai testé des cafés à thème sympas, entre autres le Hammock Cafe, le Kawaii Monster Café, l’Ikefukuro Cafe
  • Je suis une abonnée du Starbucks et ses Frappuccino édition limitée qui changent de saveur tous les mois
  • J’ai appris à servir du vin et du champagne en travaillant chez Maison Première, un restaurant de cuisine française qui organise beaucoup de mariages
  • J’ai appris à écrire un CV (c’est chiant), des formules de politesse (que j’ai oublié depuis) et j’ai découvert comment se passait les entretiens d’embauches
  • Mes parents et ma tante sont venus me rendre visite pendant quelques jours où ils ont pu découvrir Tokyo , Kamakura et voir le Mont Fuji. Ils sont repartis conquis, ce qui m’a rendu encore plus heureuse

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Le Japon est bien différent de mon pays d’origine, et même si je m’y sens mieux, j’ai bien pris conscience que ce pays n’est pas parfait et qu’il a aussi des défauts. Je crois que le truc que je déteste en premier ici, c’est le climat. Un hiver plus-sec-tu-meurs où mes mains souffrent le martyr tellement elles sont desséchées, un été chaud et humide avec des moustiques, des cafards mutants énormes, la saison des pluies, un automne où le mois de septembre rime avec typhon. Ensuite, je ne comprend toujours pas pourquoi les japonais n’incluent jamais les taxes sur leurs prix dans les magasins ou les restaurants… Résultat, tu ne sais jamais pour combien tu vas en avoir avant de passer à la caisse ! Quant à la Poste japonaise, elle n’est pas aussi pratique qu’on le croit : dans les bureaux ils n’ont rien pour faire des colis, pas de papier bulle, leur scotch colle à peine (contrairement à la poste coréenne où ils ont tout le matos nécessaire !) et quand ils apportent un colis et que tu n’es pas chez toi, tu as droit à un avis de passage ne te disant pas d’aller chercher ton colis au bureau de ton quartier, mais pour planifier un nouvel horaire… par téléphone ou par internet ! Je trouve ce système tellement pas pratique pour moi xD ! Qu’est-ce que c’est chiant aussi de trouver SI PEU de poubelles dans les rues, elles qui demeurent pourtant SI propres… Avoir des frais par ta propre banque (japonaise) quand tu retires en dehors des heures de bureaux dans les distributeurs qui ne sont pas ouvert 24h/24. Dur aussi de faire ses courses pour plusieurs semaines à l’avance en raison des dates de péremptions trop courtes. La différence énorme de température en plein été entre l’extérieur et les transports trop climatisés qui m’ont souvent valu de chopper pas moins de trois fois une bonne crève à la limite de la grippe en pleins mois de juin. Enfin les trains ponctuels au Japon… Hum oubliez ! C’est un mythe ! Beaucoup, beaucoup moins qu’en France bien sûr, mais il arrive aussi que les trains soient en retard au Japon, si si ! Et Tokyo n’est pas une ville plate… En mamachari, des fois, c’est dur ! Pour le reste, je crois que je m’y suis faite automatiquement. Même les tremblements de terre ne me font pas peur !

Et d’un autre côté, j’aime les kombini que tu trouves dans chaque coin de rue, pour te dépanner à n’importe quelle heure de la journée ou de la nuit, les 100 yens shop comme DAISO où tu trouves pleins de choses et d’inventions pratiques, les natsu matsuri avec les danses traditionnelles et les feux d’artifices splendides. Et j’en passe…

Tokyo by day (1)

En tous les cas, le plus difficile reste : comprendre la langue, décrypter les kanji, notamment pour les tâches administratives qui deviennent un vrai casse-tête ! Mais j’y travaille et je compte bien m’améliorer en japonais aussi longtemps que je serai sur le terrain !

Même mon YongYong Kuma bosse dur !

Bref, ce 22 juin 2015, j’ai l’impression que c’était hier ! Cette année fut riche ! Pas toujours facile mais pleine de bonnes surprises ! Parfois, j’ai même encore du mal à réaliser que j’ai quitté mon laboratoire de chimie en région Parisienne, mon petit studio de 23m² et le pays où j’ai vécu pendant plus de vingt ans.

Aujourd’hui, je suis toujours au Japon. Je n’ai pas de billet d’avion pour rentrer à Paris mais un petit bout de papier m’autorisant à rester 2 mois de plus en attendant…. mon visa travail (tant espéré) !

Depuis mai, j’ai un travail, je suis… prof de français. Alors oui je suis sérieuse (xD) et non je n’ai pas choisi le chemin de la « facilité », parce que je n’avais plus que cette solution ou parce que je me faisais recaler à cause de mon niveau de japonais pourri (car des entretiens j’en ai passé hein !). Deux semaines intensives de formation (car non je ne suis pas diplômée FLE), des soirées et des week-ends à m’entraîner et à préparer des cours, un gros travail sur ma personnalité… C’était et c’est encore maintenant un nouveau et gros challenge car j’en apprend toujours plus chaque jour !

Je ne suis pas encore une super prof mais je ferai de mom mieux. C’est vraiment enrichissant et mes étudiants sont cools et adorables. C’est un plaisir de leur faire cours ! Je travaille chez l’école SYMPA, dans la branche située à Jiyugaoka (si vous allez voir leur site, vous verrez ma super tête de vainqueur -OU PAS-). Je travaille dans une super équipe, pas avec des collègues, mais avec des amies adorables :) ! J’ai du opérer pas mal de changements ; préparer un dossier pour mon visa travail, changer de banque, souscrire à l’assurance maladie de mon travail, créer un hanko… Ces derniers mois n’ont pas été de tout repos !

Mais pour ce qui est du stress et les heures de recherche : c’est FINI !!! L’aventure working holiday se termine, mais une autre démarre ! J’ai compris que malgré les refus, les échecs, les efforts sans résultats, même si on se décourage, tant qu’on abandonne pas complètement, il y a toujours une lueur d’espoir, même une toute petite. « Quand on veut, on peut. »

Anakawa Riverside Fireworks at Minami-Sunamachi (3)

Et si je peux donner un dernier conseil, profitez de votre jeunesse, de ne pas avoir de travail, d’enfants ou de petit(e) ami(e) pour vous lancer dans l’aventure PVT, au moins UNE FOIS, au moins UN pays dans votre vie ! N’hésitez SURTOUT pas ! Cette aventure apporte vraiment beaucoup ! Profitez de voyager, de voir du pays, de découvrir une nouvelle culture, de rencontrer des personnes de différents horizons ! C’est enrichissant et bien plus encore ! Je me suis toujours dit que si je n’avais pas pu prolonger mon séjour au Japon, j’aurais tenté un PVT ailleurs (en premier la Corée), mais je suis désormais trop attachée au Japon pour le quitter, pour l’instant.

1

► Feelin way too damn good : J’ai la belle vie avec un futon et un kotatsu !

Ce 8 mars 2016, j’ai, on pourrait presque dire, déménagé. Ou plutôt ce sont mes meubles qui ont déménagé. L’un de mes colocataires m’a annoncé qu’il déménagerait prochainement. De ce fait, il m’a demandée si je voulais récupérer quelques uns de ses meubles. J’avais abandonné les recherches de commode pour ranger mes vêtements et là ça tombait impec’ ! Mais ce n’était pas tout, il m’a aussi fait don de son kotatsu et d’un futon, deux éléments qui équipent souvent les maisons traditionnelles japonaises. Je vous explique ce que c’est !

Personne ne sort de son lit pour dormir par terre… ou presque !

► Kotatsu

Un kotatsu (炬燵) est un support de bois de faible hauteur recouvert d’un futon ou d’une couverture épaisse, sur lequel repose un dessus de table. Le dessous d’un kotatsu est chauffé. C’est le mode de chauffage le plus courant au Japon, le chauffage central étant peu répandu. On s’assoit autour du kotatsu sur des zabuton (coussin japonais pour s’asseoir) posés sur le sol ou sur les tatamis.

La première fois que j’ai vu cette invention géniale, c’était dans le manga Fruits Basket ! Oui, j’ai beaucoup découvert le Japon et ses traditions à travers les manga.. et à ce moment j’étais loin de m’imaginer où ça me mènerait et que je pourrai un jour en profiter chez moi !

► Futon

Un futon (布団) constitue le lit traditionnel japonais, bien que son origine ne le soit pas. En effet, le futon tire son origine en Inde, puis en Chine, avant d’être importé au pays du soleil levant. Très bon pour le dos, il se compose d’un matelas (敷き布団, shikibuton), une couette (掛け布団, kakebuton) et parfois un oreiller (枕, makura). Ceux-ci sont conçus pour être placés sur un sol (le plus souvent composé de tatamis) sont traditionnellement placés dans des placards à portes coulissantes appelés oshiire (押し入れ) pendant la journée pour laisser respirer le tatami et permettre une gestion facile des petits espaces. Ils doivent être régulièrement aérés, surtout si on ne les a pas mis de côté pendant la journée. Une exposition directe au soleil est très conseillée surtout au Japon où le climat est très humide.

De nos jours, les japonais ont plutôt tendance à opter pour les lits occidentaux pour ne pas avoir la corvée de ranger le futon tous les jours… Mais moi j’ai fait le contraire ! J’avais déjà dormi dans un futon lors de mon premier séjour à Nagoya dans un Ryokan, et lors de mon homestay à Nagano. Celui que j’ai reçu de mon colocataire est un shikibuton bien épais, et même si le sol de ma chambre c’est du parquet, je dors confortablement bien dedans !

Je suis vraiment reconnaissante envers mon coloc’ pour avoir eu la gentillesse de me léguer ces meubles ! Tout ça gratuitement ! J’ai donc réaménagé ma chambre, retiré mon lit, le petit bureau et la chaise qui me servaient à rien et qui prenaient inutilement de la place. Ma chambre a désormais plus un côté plus « japonais » et plus « traditionnel » et je suis contente de ce changement. J’apprécie autant le futon qui me permet d’économiser de l’espace la journée. Je m’en fiche d’avoir à le ranger tous les matins et à le sortir au moment de me coucher xD. Et le kotatsu… ah mais c’est un véritable bonheur de pouvoir bosser son japonais, travailler sur mon PC et même manger tout en profitant de sa chaleur et de ses couvertures !


♫ Un article = Une chanson ► Nickelback – Feelin’ Way Too Damn Good

2

▶ What I’ve done : Être volontaire pour des essais cliniques au Japon

Lock Up, Shibuya – Août 2014 Le rapport avec l’article ? Les béchers me rappellent le monde médical haha.

Je suis venue au Japon avec l’intention de tout tenter, et ce jusqu’à me rendre à… l’hôpital, un des endroits que je préfère pourtant le plus éviter ! Mais cette fois, je ne m’y suis pas rendue parce que j’étais malade ni pour rendre visite à un malade, mais pour participer à des… essais cliniques. Au Japon, pour les étrangers, c’est possible aussi !

Alors les essais cliniques… Oui c’est toute une histoire, il y a des risques, on peut s’en sortir avec des séquelles… Bla bla bla. Je suis au courant et je n’ai pas besoin qu’on me fasse la morale. Ma mère me l’a déjà faite quand je lui ai annoncé ma participation, merci j’ai compris les risques et je les ai bien pris en compte avant de me lancer. Et je ne fais pas de cet article une incitation à vous lancer à votre tour (le choix vous revient, vous êtes grands hein), mais juste un simple partage d’expérience personnelle.

Pour cette histoire, je reviens à début novembre, quand j’ai reçu un mail m’invitant à venir participer aux pré-sélections pour un essai clinique de trois nuits sur un antibiotique dans une des cliniques de Tokyo. La première fois que j’avais entendu parler de ça, c’était via une invitation reçue sur GaijinPot. A la recherche de femmes de type européen à qui on verse une compensation à la fin du séjour, j’ai décidé de répondre oui. Participer à des essais cliniques ; c’est peut-être risqué, mais j’y ai aussi vu un moyen de me rendre utile, d’aider la médecine à évoluer et, je ne nie pas hélas, de gagner un peu d’argent. Je ne donnerai pas plus de détails sur le médicament en question ni l’hôpital.

Cet essai clinique s’est déroulé en plusieurs étapes. Bien entendu, il y a des restrictions à suivre et il faut être dans les conditions conformes à l’essai, au risque que vous soyez dégagé au cours d’une des étapes :

  1. Inscription par e-mail : on complète un questionnaire envoyé avec l’invitation que l’on renvoie par e-mail.
  2. Participation aux pré-sélections : explication des différentes étapes de l’essai, passage de premiers examens à l’hôpital
  3. Participation aux sélections : si vous êtes retenus, on vous invite à venir aux sélections, qui se traduit par une rencontre avec le médecin, des examens plus approfondis et la signature du formulaire de consentement après lectures des conditions détaillées et du programme de l’essai.
  4. Participation à l’essai clinique : on a été 15 personnes sélectionnés pour venir séjourner à l’hôpital. 10 ont reçu le médicament, les 5 autres étant des back-up au cas où les examens médicaux montraient des résultats non-conformes et qu’une personne n’était plus apte à participer.
  5. Visite de suivi quelques jours après l’essai clinique : derniers examens pour confirmer que tout est en ordre

Pour ma part j’ai été jusqu’à l’étape 4 haha. J’ai fini back-up et comme les 10 participantes étaient en norme, j’ai pu rentrer chez moi dès le deuxième jour avec une petite compensation. La raison ? J’ai apparemment du cholestérol (et son taux était hors des limites acceptables). Il a fallu que j’aille jusqu’à un essai clinique pour faire cette découverte ! Donc, oh inconsciente Kimi de te lancer là-dedans ! Mais le bon côté est que j’ai fait cette découverte ! Les médecins étaient assez surpris en voyant ma carrure. C’est vrai, un taux de cholestérol élevé c’est plutôt étonnant quand on pèse 47 kg, qu’on pratique une activité physique, et qu’on vit dans un pays comme le Japon où la nourriture est assez saine en partie. Merci les gènes. Une petite déception forcément, car à part ça, je remplissais toutes les conditions, j’étais en très bonne santé, avec jamais aucun séjour à l’hôpital pour une intervention ou un quelconque accident. Maintenant, je me sens obligée de surveiller mon alimentation, moi qui aime tellement la bouffe ici et qui aime avoir mes petits plaisirs en cochonneries, comme mes dorayaki ou mes crêpes achetées dans Takeshita Street T^T.

Me passer de tout ça vraiment ? Ca risque d’être dur !

Bref, passons. En me rendant dans cet hôpital, pour une fois, je n’avais pas ce sentiment de malaise. Les infirmières et médecins étaient très serviables et gentils. Les infirmières sont trop mignonnes, quand elles vous font une prise de sang, elles disent : « Nous sommes désolées, ça va piquer et faire un peu mal, gomennasai ! Gomennasai !! » (= Désolé). Pendant mon (très court) séjour à l’hôpital, on avait accès au Wi-Fi, on avait une TV, les lits étaient assez confortables (j’ai bien dormi) et les repas plutôt bons (et équilibré, ça a peut-être fait baisser un peu mon cholestérol, hahaha). Par moment, j’oubliais un peu que j’étais dans un hôpital.

C’est une expérience à risque certes, mais quand on veut tout tenter dans la vie, on y va. C’est le genre de choses qui va attirer les personnes munies d’un PVT ou d’un visa de résident permanent. Cela demande d’être disponible n’importe quand pendant plusieurs jours d’affilés.


♫ Un article = Une chanson ► Linkin ParkWhat I’ve done