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▶ Whatever it takes : Kimi no Nikki ㉒

Mai, c’est le début de la période où il se passe beaucoup de choses, du renouveau et de l’évolution. D’abord, c’est la Golden Week, et donc cours intensifs pendant une semaine, c’est crevant mais quel bonheur de faire des horaires normaux, rentrer tôt chez soi, profiter de sa soirée tranquille, se détendre, jouer à Harry Potter sur le smartphone (bah oui, vous pensiez que j’allais pas y jouer ? J’ai toujours rêvé d’aller à Poudlard 😹)… Plus sérieusement, j’ai pu trier mes photos et mettre à jour une partie de ma galerie Flickr. Allez donc voir pour le plaisir des yeux, je vous fais voyager un peu grâce à elles :).

Une fois la Golden Week finie, on fête ça et on reprend les soirées Izakaya. Et j’avais une bonne raison ! Puisque Marine était de retour au Japon :D !! Il fallait fêter nos retrouvailles à Tokyo ! Pendant son année en Working Holiday, on va pouvoir, j’espère, bien en profiter comme il y a deux ans. Elle m’avait manquée, c’était un plaisir de la revoir ! On est resté presque 4 heures à parler ! Je n’ai pas vu le temps passer !

C’est flou… mais c’est en attendant une meilleure photo ^^’

Pour ce qui est donc du renouveau, j’ai signé un nouveau contrat chez Ecole Sympa, pour… trois ans cette fois ! Donc ça veut dire bientôt un visa travail de trois ans ! J’ai réuni les documents nécessaires pour le prolongement de mon visa et je suis allée déposer le dossier, toujours au même bureau d’immigration que l’année dernière. J’attends impatiemment la réponse ! J’espère encore trois belles années durant lesquelles je vais essayer vraiment de voyager et évoluer davantage au travail. Bon et aussi m’améliorer en japonais !

En parlant de m’améliorer en japonais ! La nouvelle session de cours de japonais à Human Academy a d’ailleurs débuté ce mois. Cette fois, j’ai décidé de m’inscrire en plus à la branche de Ginza qui offre le même programme. Ça se passe exactement comme à Shinjuku, le premier cours est pour l’évaluation du niveau et l’enquête sur ce qu’on veut étudier. Du coup, j’assiste à trois classes à Ginza et deux classes à Shinjuku. Ça remplit bien mon emploi du temps mais je veux voir mon niveau augmenter. Je stagne depuis un an je trouve. Je suis déterminée à étudier et progresser pour vraiment être à l’aise en japonais dans la vie de tous les jours ou pour les tâches administratives. C’est aussi pour ça qu’en plus, je me suis finalement inscrite dans une école de japonais pour enrichir la grammaire et le vocabulaire et pouvoir réussir le JLPT N3.

Human Academy c’est bien oui, mais mes disponibilités me permettent seulement d’assister aux classes de niveau intermédiaire et au bout de trois ans à aller là-bas, j’étudie toujours la même chose. Ou bien ce n’est pas assez approfondi par manque de temps. Et puis, j’en ai aussi un peu marre de voir les mêmes chinoises qui viennent depuis 10 ans et qui font qu’ouvrir leur gueule et parler chinois pendant le cours. 😒

Quelle est donc cette école pour laquelle j’ai finalement mis la main au porte-monnaie ? C’est COTO Language Academy !

Pourquoi cette école ? Contrairement aux nombreuses écoles qui proposent des cours intensifs tous les matins ou toutes les aprem pour des visas étudiants, COTO propose aussi des cours en groupe une fois par semaine, programme que j’avais du mal à trouver ailleurs. Je voulais une école équivalente à Ecole Sympa. Autre raison ; ma baka a étudié dans cette école et elle m’en a dit du bien.

J’avais pris rendez-vous pour visiter l’école et passer un cours d’essai en mars. J’avais eu une bonne impression générale. Après réflexion, j’ai décidé de tenter les cours là-bas. J’ai acheté un pack de 16 leçons valables six mois et je peux assister aux classes de mon niveau autant de fois que je veux par semaine si il y a de la place. Pour commencer, j’y vais le mardi matin et de temps en temps le lundi après-midi. J’ai une carte sur laquelle le professeur met un tampon pour chaque cours auquel j’assiste.

Je vous présente l’école plus en détails dans cet article. Je vous la recommande volontiers ! J’ai bien aimé mon premier cours. J’ai enfin appris quelque chose de nouveau ! Le staff et les professeurs sont sympa. La méthode d’enseignement me convient. On étudie le point de grammaire, on fait des exercices (sur des copies fournies par le professeur donc pas de manuel à acheter pour ma part) et on termine par une discussion où on utilise le point étudié. Bon la chose un peu inutile, c’est nous faire répéter des phrases et des dialogues plusieurs fois pour mémoriser et réciter après. Je ne trouve pas ça très utile. Pour des conjugaisons ou des kanji, je veux bien mais je préfère produire par moi-même à partir de quelques mots imposés. Mais bon, c’était malgré ça vivant et concis, je n’ai pas vu le temps passer :D. Je verrai après avoir utilisé mon pack si je continue ou pas mais pour l’instant je suis satisfaite.

Pour ce qui est des soirées, nous avons fait une fête à l’école, car celle d’Halloween commençait à dater… Nous avons choisi comme thème le cinéma 😁. On avait fait un peu de déco avec un tapis rouge, un coin photo avec des accessoires, et on avait préparé des jeux avec des cadeaux à gagner. Puis on s’était habillé de façon chic, comme des stars XD. On a bien rigolé et on garde des photos mémorables !

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Et avec une affiche comme ça, ça ne pouvait être qu’une super fête 8D

Enfin, le grand jour est arrivé ! Ma maman japonaise, Eiko a ouvert son propre café à Yamato ! Il s’appelle La Grenouille et il se situe juste à la sortie de la gare. Ça faisait presque un an que le projet était en cours et finalement l’ouverture s’est faite le 10 mai dernier. C’est petit mais mignon, avec des grenouilles partout.

Il y a café et diverses saveurs de thé et si vous avez une petite faim, vous pouvez prendre un déjeuner pour 1000 ¥ incluant le plat du jour accompagné de riz, salade, soupe et une boisson au choix ! Le prix des boissons seules varie de 300 à 500 ¥. Il y a une étagère avec divers livres en vente et d’autres objets et gâteaux à emporter.

Pour ma première visite, j’y ai pris mon déjeuner avec un jus de pomme bien frais. C’était très bon 😁. Et le café latte est très bon aussi !

Café La Grenouille (カフェ ラ グレノイユ)
Adresse : Tamaruya Building 102, 2-4-20 Chuo, Yamato-shi, Kanagawa-ken (神奈川県大和市中央2-4-20 田丸屋ビル102)
Accès : Yamato Station (Odakyu Line, Sotetsu Line) sortie nord

Envie d’un petit café ou d’une boisson rafraîchissante ? Si vous passez par Yamato, allez donc chez La Grenouille :) !

Voilà ce qui fait un mois de mai chargé ! Rendez-vous le mois prochain pour la suite des changements :).


♫ Un article = Une chanson ► Imagine Dragons – Whatever It Takes

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► Believer : Trouver son job idéal

Non, mon métier idéal n’est pas chanteuse… C’est juste un loisir !

Comment ai-je trouvé le travail qui me correspond ? Parcours depuis les études à aujourd’hui.

« Qu’est-ce que tu veux faire plus tard ? » Ça a toujours été difficile pour moi de répondre à cette question. On nous la pose si jeune alors que nous ne sommes qu’au collège. Choisir ce qu’on fera jusqu’à la fin de notre vie. Décider notre avenir sans même savoir ce que nous réserve demain. Comment être sûr de son choix ? Et comment ne pas le regretter ?

Enfant, je voulais devenir coiffeuse, puis entraîneur de tennis. Mais ce n’étaient que des rêves d’enfant. Je n’ai jamais exercé ces métiers plus tard.
Au collège, c’était le trou noir, je ne savais pas quel métier choisir alors j’ai consulté une conseillère d’orientation pour y voir un peu plus clair dans mon avenir.
À la fin du collège et du lycée, pour choisir quel lycée ou quelle université intégrer et donc quelles matières nécessaires on doit étudier pour notre futur métier, on consulte un conseiller d’orientation qui nous aide à faire le bon choix.
C’était très difficile pour moi de choisir. Je ne voyais pas quel métier pouvait me correspondre et pour lequel je pouvais être utile. En tout cas, à cette époque, je n’avais aucune envie de devenir professeure alors que mes parents m’incitaient à exercer ce métier ! (笑)

Finalement, on choisit son métier selon ses passions, ses compétences, ses talents particuliers, sa personnalité et son milieu social. Et selon ses rêves. Mais c’est devenu rare d’exercer qu’un seul métier dans la vie. Beaucoup de choses peuvent se passer et changer notre vie professionnelle.

Au lycée, mon intérêt pour la biologie et les sciences naturelles ont révélé mon souhait de devenir volcanologue. Mes bonnes notes en chimie m’ont convaincues par la suite de tenter la police scientifique. Malheureusement, pour obtenir ces diplômes, les études coutaient chères et le parcours semblait difficile. Pour des raisons financières et familiales, j’ai dû abandonner.
C’est donc par élimination que j’ai fait des études de chimie pour travailler dans un laboratoire de contrôle. J’ai obtenu mon diplôme et un CDI. Obtenir un CDI est comme une récompense car on est sur d’avoir du travail pendant longtemps, jusqu’à la retraite. Pendant que mon entourage s’en réjouissait, j’avais aussi un grand rêve : celui de partir pour le Japon, parce que je voulais découvrir une autre culture et un autre mode de vie.

J’ai alors quitté mon travail pour prendre le risque d’en chercher un au Japon. De chimiste, je suis passée à serveuse. C’était un grand changement mais j’ai appris beaucoup de choses et j’ai acquis de nouvelles compétences. Mais ce n’était pas un métier que je voulais exercer toute ma vie (je n’aurais pas pu de toute façon). C’est à ce moment-là que j’ai réfléchi à nouveau à un métier que j’avais toujours renié : professeur. Tout compte fait, pourquoi ne pas tenter l’expérience ?
Finalement, je suis devenue professeure de français à Ecole Sympa.

En France et peut-être au Japon, c’est souvent surprenant de changer de voie. Mais beaucoup de Français se reconvertissent. Parce que le choix qu’ils ont fait étant enfant n’était finalement pas le bon. Parce que l’environnement dans lequel ils travaillaient ne leur correspondait pas. Parce que l’ambiance dans l’entreprise était lourde.

Je ne peux pas faire le choix pour toute ma vie. De plus on en a qu’une seule. Je suis quelqu’un qui préfère donc travailler dans plusieurs domaines et expérimenter différents jobs. Je ne peux pas faire le même travail jusqu’à ma retraite. Au contraire, je veux évoluer, acquérir de nouvelles compétences et connaitre mes limites. Pour au final savoir aussi si c’est la bonne voie que j’ai choisie.

J’ai été livreuse, baby-sitter, assistante achats, technicienne chimiste, serveuse, professeur…

On sait qu’on a trouvé notre voie, notre vocation quand il y a l’épanouissement, le soutien de ses collègues, la motivation pour fournir beaucoup d’efforts et la fierté de leurs résultats après. Pour y arriver, même si on n’est pas sûr d’avoir fait le bon choix, il faut toujours se dire qu’on peut réussir. Ne jamais abandonner avant d’avoir tout essayé. La motivation et l’ambition sont pour moi le moteur de la réussite professionnelle.

Professeur n’est peut-être pas le métier le plus confortable mais une chose est sûre, c’est un métier passionnant et enrichissant chaque jour !

Pour quelqu’un qui aime se reconvertir, je suis toujours professeure aujourd’hui (ça fait quand même déjà deux ans) et je n’éprouve pas le besoin de changer (encore) de métier. Oui c’est vrai, c’est un peu contradictoire ! Mais le métier de professeur, c’est loin d’être une routine, et tous les jours j’apprends quelque chose de nouveau. Pour l’instant, je suis satisfaite.


Et vous, quel est votre métier idéal ? Comment l’avez-vous trouvé ?


♫ Un article = Une chanson ► Imagine Dragons – Believer

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▶ Navigation : Kimi no Nikki ⑮

Mon mois de septembre s’est résumé à deux choses : travail et apéro 🍻 ! Donc, je n’ai pas grand chose à raconter, mis à part que c’était un très bon mois de septembre 😂. Je n’avais jamais autant bu je crois.

Un emploi du temps chargé, mais un travail que je fais avec plaisir. Je passe de très bons moments avec mes étudiants, et avec certains ça se termine parfois en apéro. Vin blanc, vin rouge, cidre, tequila… accompagné de pain aux noix, de fromage et d’apéricubes 😁 (je n’ai plus mangé ça une fois que j’ai quitté la France !).
Pendant ces apéros, on a parlé, rigolé, j’ai appris à connaitre davantage mes étudiants et ils en ont appris beaucoup sur moi aussi. On a beaucoup échangé sur nos différences de culture et sur l’adaptation des français au Japon. En écoutant quelques faits, certaines m’ont dit : « Davina, tu deviens japonaise !! » 😂 Je n’ai pas de vrais amis japonais (je l’ai compris finalement au bout de deux ans… haha), mais mes étudiants les plus proches sont comme des amis. Je peux rester « française » et me comporter naturellement sans crainte d’être jugée.

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Vive les apéros ! Et si ce n’était pas avec mes apprenants, c’était avec mes collègues, ma super équipe de choc qui me permet de travailler chaque jour en m’amusant ! On s’est fait deux nomikai, une sortie au karaoké, une soirée jeux vidéos et plusieurs petits apéros après le boulot 😂. J’aime ces gens. Ces quatre derniers mois ont été un bonheur ! Si bien que le temps a défilé à une vitesse folle !

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Ma sortie touristique de ce mois, c’était Kamakura début septembre ! Avec les amis, nous avons profité du beau temps pour aller s’y balader et se poser à la plage.

Nous avons marché du côté est vers le grand sanctuaire Tsurugaoka Hachiman-gū que je n’avais pas encore visité. Il faut monter des marches pour atteindre le sommet. Mais une fois en haut la vue est plutôt jolie et on remarque que des torii immenses sont alignées le long de la rue jusqu’à la plage Yuigahama. Il parait qu’au printemps avec les fleurs de cerisiers, c’est encore plus joli !

Tsurugaoka Hachiman-gū (鶴岡八幡宮)
Adresse : 2-1-31 Yukinoshita, Kamakura-shi, Kanagawa-ken
Accès : Kamakura station (Enoshima Dentetsu Line, JR Yokosuka Line, JR Shonan Shinjuku Line) sortie est

Eiko, ma mère « japonaise », m’a aussi partagé sa super cuisine chaleureuse et familiale. Souvent le lundi, comme je suis en repos, je passe chez elle et je reste pour le dîner ^^. Je peux parler japonais et découvrir de nouveaux plats, comme le nikumaki que je ne connaissais pas xD bah c’est super bon !

Enfin, j’ai aussi revu, après un long moment, mes amies françaises Elodie, Violaine et Suzon un dimanche aprem pour prendre un café et dîner ensemble à Yakitori Center, une chaîne d’Izakaya où on peut manger du poulet, du poulet, et… du poulet ? Vive le poulet !

Yakitori Center Takadanobaba (やきとりセンター 高田馬場駅前店)
Adresse : Hanakawa Building 7F, 4-8-7 Takadanobaba, Shinjuku-ku, Tokyo
Accès : Takadanobaba Station (Tozai Line, JR Yamanote Line, Seibu Shinjuku Line) sortie 1

En septembre, j’ai aussi terminé une session supplémentaire de cours de japonais chez Human Academy. C’était une classe plutôt facile pour moi mais je n’étais dispo que le jeudi ^^’. Nous n’étions que des français pour cette session et nous avons sympathisé tous ensemble.

Pour notre dernier cours, nous avons pris une petite photo de classe avant d’aller fêter la fin des cours à Torikizoku, un des Izakaya les moins chers ! On s’est fait péter le bide avec des yakitori et d’autres choses parfois accompagné de fromage (bah oui, nous sommes français) en trinquant avec bière et umeshu. Ma grosse déception a été le karaage qui était immonde et cramé >< moi qui adore ça… C’était le plus dégueulasse que j’ai mangé depuis que je suis au Japon…

Torikizoku Shinjuku (鳥貴族 新宿区役所通り店)
Adresse : Leo Shinjuku Building B1F, 1-2-3 Kabukicho, Shinjuku-ku, Tokyo
Accès : Shinjuku Station (JR Lines, Odakyu Line, Oedo Line, Marunouchi Line, Keio Line) sortie est

Et pour ce qui concerne le japonais… J’ai reçu mon certificat du JLPT N4 et je me suis inscrite pour le N3 qui aura lieu en décembre ! Je ne suis pas confiante car il s’annonce difficile pour moi. A tous les coups je mais me planter xD mais bon j’aurais essayé !


♫ Un article = Une chanson ► Jung Yong Hwa – Navigation

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▶ In the End : Passer le JLPT au Japon (日本語能力試験)

Le fameux examen qui évalue votre niveau en japonais : le JLPT ! Il peut vous être utile si vous souhaitez travailler au Japon ou pour vos études ou tout simplement si vous êtes curieux de savoir à quel point vous pouvez parler japonais.

📝 Présentation (紹介)

JLPT signifie Japanese Language Proficiency Test. En japonais, ça s’appelle nihongo nôryoku shiken (日本語能力試験). C’est le test qui évalue le niveau de langage de la langue japonaise dans trois domaines : kanji/vocabulaire/grammaire (文字・語い・文法), lecture (読解) et écoute (聴解). Il y a quatre niveaux allant du N5 au N1.

  • N5 : Être capable de comprendre un peu de japonais basique (lire et comprendre des phrases et expressions écrites en hiragana et katakana et en kanji simples, écouter et comprendre des courtes conversations de la vie quotidienne parlées à un rythme lent)
  • N4 : Être capable de comprendre les bases du japonais (lire et comprendre des phrases avec du vocabulaire basique et en kanji, écouter et comprendre des conversations de la vie quotidienne parlées à un rythme lent)
  • N3 : Être capable de comprendre le japonais utilisé dans les situations de tous les jours jusqu’à un certain degré (lire et comprendre des documents au contenu spécifique de la vie quotidienne, saisir les informations importantes d’un document, écouter et comprendre des conversations cohérentes dans la vie de tous les jours parlées à un rythme naturel)
  • N2 : Être capable de comprendre le japonais utilisé dans les situations de tous les jours et dans une variété de circonstances jusqu’à un certain degré (lire et comprendre des articles de presse, des magazines et autres articles divers, écouter et comprendre des conversations cohérentes dans la vie de tous les jours, les informations télévisées parlées à un rythme naturel)
  • N1 : Être capable de comprendre le japonais utilisé dans une variété de circonstances (lire et comprendre du contenu logique ou abstrait sur divers sujets, des articles de presse, des chroniques, écouter et comprendre des conversations cohérentes, des informations, les points essentiels d’un discours oral)

Le test a lieu deux fois par an au Japon. La première session se passe le premier dimanche de Juillet et la deuxième le premier dimanche de Décembre.

📝 Inscription et préparation (申込と用意)

L’inscription s’effectue par Internet, sur le site JEES ou bien par courrier (attention à la date butoir). Il faut avoir un compte sur le site pour pouvoir s’inscrire.
Il est possible de s’inscrire en individuel ou en groupe. Il faut remplir le formulaire avec les coordonnés, joindre une photo et payer. Le coût de l’examen est de 6 500 ¥ (taxes incluses). Il est possible de régler au konbini ou par carte bancaire. Le règlement doit être effectué avant la date limite auquel cas l’inscription sera automatiquement annulée.

Le candidat doit bien prendre en compte qu’une fois inscrit et le paiement effectué, il n’est plus possible d’annuler ni d’obtenir un remboursement en cas d’absence pour x raisons. Le candidat s’assure avant son inscription qu’au niveau de son emploi du temps il est disponible le jour de l’examen. Si pour raisons professionnelles, personnelles, le candidat ne peut plus se rendre à l’examen, il sera compté comme absent et les frais d’inscriptions ne seront maleureusement pas remboursés.

Un mois avant l’examen, un récépissé (受験票, Test Voucher) est envoyé à l’adresse indiquée pendant l’inscription. Il est très important de le garder précieusement car il contient toutes les infos nécessaires le jour de l’examen : date, heure et durée du test, l’adresse du campus où l’examen aura lieu, numéro de candidat, le numéro de salle et le règlement. A ne surtout pas oublier le jour J !

Entre la période d’inscription et le jour du test, il n’y a plus qu’à bosser pour être le mieux préparé possible. Il est parfois arrivé que des sessions d’entraînements aient lieux un mois avant l’examen pour les inscrits au test officiel. Ces sessions se déroulent dans les mêmes conditions et les participants peuvent en cadeau recevoir 2 000 ¥ !

📝 Lieux où se passe l’examen (試験会場)

Selon le lieu de résidence et le niveau choisi, les lieux de l’examen varient. L’examen se déroule dans différentes universités ou centres de formation, dans toutes les préfectures du Japon. Il est recommandé de venir le plus tôt possible pour éviter les embouteillages. Il faut emprunter les transports en communs pour se rendre aux lieux d’examens et pas avec son véhicule personnel.

Ci-dessous quelques adresses :

Keio University Hiyoshi Campus (慶應義塾大学日吉キャンパス)
Adresse : 4-1-1 Hiyoshi, Kohoku-ku, Yokohama, Kanagawa (神奈川県横浜市港北区日吉4丁目1−1)
Accès : Hiyoshi Station (Tokyu Toyoko Line, Tokyu Meguro Line, Yokohama Municipal Subway Green Line) sortie est

Senshu University Ikuta Campus (専修大学 生田キャンパス)
Adresse : 2-1-1 Higashimita, Tama-ku, Kawasaki, Kanagawa (神奈川県川崎市多摩区東三田2丁目1−1)
Accès : Mukougaoka-Yuen Station (Odakyu Line) sortie sud

Aoyama Gakuin University Sagamihara Campus (青山学院大学 相模原キャンパス)
Adresse : 5-10-1 Fuchinobe, Chuo-ku, Sagamihara, Kanagawa (神奈川県相模原市中央区淵野辺5丁目10−1)
Accès : Fuchinobe Station (JR Yokohama Line) sortie nord

Kanagawa Institute of Technology (神奈川工科大学)
Adresse : 1030 Shimoogino, Atsugi, Kanagawa (神奈川県厚木市下荻野1030)
Accès : Fuchinobe Station (JR Yokohama Line) sortie nord

Shin-Umeda Training Center (新梅田研修センター)
Adresse : 6-22-20 Fukushima, Fukushima-ku, Osaka (大阪府大阪市福島区福島6-22-20)
Accès : Fukushima Station (Osaka Loop Line, Hanshin Line), Osaka Station (JR Lines, Hanshin Line) sortie nord

Setsunan University Neyagawa Campus (摂南大学寝屋川キャンパス)
Adresse : 17-8 Ikeda Nakamachi, Neyagawa, Osaka (大阪府寝屋川市池田中町17−8)
Accès : Neyagawashi Station (Keihan Line) sortie ouest
Prendre le bus à l’arrêt n°3 (Keihan Bus 5, 10, 11, 12) et descendre à l’arrêt Setsunan Daigaku. Ou marcher environ 30 minutes depuis la station.

L’accès aux universités est indiqué sur le Test Voucher reçu. Après, il n’y a aucun risque de se perdre : les jours d’examen, il y a toujours énormément d’étrangers ! Ils sont faciles à reconnaitre et il suffit de suivre les gros troupeaux.

📝 Déroulement de l’examen (試験の行い方)

Les salles d’examens ouvrent 45 minutes avant le début du test et les premières épreuves commencent à 12h30. Et l’heure, c’est l’heure ! Arrivez en retard et vous pouvez abandonner l’idée de passer le test. Les règles sont très strictes et il y a trois ou quatre surveillants par salle de classe qui effectuent les annonces, vérifient l’identité des candidats et distribuent les copies.

Le contenu des trois parties ainsi que la durée sont renseignés sur le Test Voucher. Selon le niveau, les épreuves peuvent durer plus ou moins longtemps et il y a entre chaque partie 30 à 45 minutes de pause pour s’aérer, boire ou aller aux toilettes. Car bien évidemment cela n’est pas autorisé pendant les épreuves. Chaque niveau du JLPT se déroule donc comme suit :

  • Connaissances linguistiques – Kanji & Vocabulaire (言語知識 – 文字・語彙) : 40 à 45 minutes
  • Connaissances linguistiques – Grammaire (言語知識 – 文法) et Lecture (読解) : 1h05 à 1h25
  • Ecoute (聴解) : 45 à 1h05

Le jour de l’examen, il faut se présenter muni de :
– le Test Voucher (受験票);
– matériel nécessaire pour écrire (un crayon papier HB ou à mine et une gomme à laquelle il faut retirer l’étui en carton);
– un masque (obligatoire depuis la pandémie);
– une checklist de son état de santé dument rempli (自己ヘルスチェック, à télécharger sur le site de JEES);
– une montre sans fonction mémoire;
– une pièce d’identité (carte de résident ou passeport).

Il est recommandé d’arriver assez tôt pour avoir le temps de vérifier sa température à l’arrivée, déposer la checklist de l’état de santé, s’installer et se préparer. Il faut se placer à la table contenant le même numéro de candidat que sur le Test Voucher. En cas d’oubli du Test Voucher, le candidat doit se présenter muni de son papier d’identité au bureau de réédition pour en obtenir un nouvel exemplaire.

La même annonce avec les règles ainsi que la vérification du visage et de la photo est répétée quinze minutes avant chaque épreuve. Le JLPT c’est comme le foot ! Il y a des règles à respecter et toute infraction est sanctionnée soit par un carton jaune ou un carton rouge. Tentez de tricher et vous êtes hors-jeu !

Après le test, les candidats sont autorisés à sortir seulement après que les surveillants ont fini de vérifier et de compter le nombre de copies. Cela prend environ 20 minutes. Les candidats doivent attendre dans le calme sans rallumer leur smartphone ou faire quoi que ce soit jusqu’à l’autorisation donnée par les surveillants.

📝 Résultats (結果)

Les résultats sont annoncés par envoi d’un courrier avec le certificat si le test est validé deux mois plus tard. Il est possible de les connaitre en avance par Internet, toujours sur le site JEES, vers la fin du mois suivant l’examen. Il faut avoir minimum entre 80 et 100/180 pour passer selon le niveau.

📝 Kimi témoigne (キミの証言)

J’ai passé chacun des niveaux du JLPT depuis mon arrivée au Japon. Dès l’année de mon arrivée, j’ai tenté le N4 que je n’ai pas eu. J’ai passé un total de six examens et je possède à l’heure actuelle le N3. Chacun de mes tests s’est passé dans un lieu différent.

Le JLPT, c’est… militaire ! Les examinateurs et surveillants sont stricts et sévères. Je me rappelle de mon premier examen en particulier où la surveillante nous parlait comme à des soldats, très sèche et sans le moindre sourire. Les universités sont immenses et j’aime beaucoup l’architecture pour certaines ! J’avais vraiment l’impression de redevenir étudiante, mais limite une étudiante dans une université prestigieuse. Je me serais presque crue dans la peau de Makino de Hana Yori Dango.
Concernant le test en lui-même, le N5 est relativement facile et on l’obtient les doigts dans le nez si on bosse, le N4 s’avère difficile si on est pas au niveau et le N3 bien plus. L’écart entre le N3 et le N2 étant énorme, le N2 demande davantage de révisions, les questions étant très longues pour une durée trop courte. Le N1, n’en parlons pas, il est même compliqué pour certains Japonais ! La partie kanji/vocabulaire/grammaire est vicieuse avec parfois des kanji très ressemblants, la partie lecture demande beaucoup de concentration et il n’y a jamais assez de temps pour la terminer. Enfin, la partie écoute peut s’avérer être la plus facile pour un expatrié entendant du japonais tous les jours dans son quotidien, alors faut-il que les conversations ne durent pas 10 minutes ! L’oreille s’habitue automatiquement et bien plus si on travaille dans un environnement 100% japonais et si on discute très régulièrement avec des Japonais.

📝 Vocabulaire (単語)

日本語能力試験 (にほんごのうりょくしけん – nihongo nôryoku shiken) = test de compétence en japonais
受験票 (じゅけんひょう – jukenhyô) = récépissé d’examen
試験日 (しけんび – shikenbi) = date d’examen
入室時間 (にゅうしつじかん – nyûshitsu jikan) = heure d’entrée en salle
試験開始時間 (しけんかいしじかん – shiken kaishi jikan) = heure de début de l’examen
受験レベル (じゅけんれべる – juken reberu) = niveau
試験会場 (しけんかいじょう – shiken kaijô) = lieu de l’examen
試験室 (しけんしつ – shiken shitsu) = salle d’examen
氏名 (しめい – shimei) = nom complet
性別 (せいべつ – seibetsu) = sexe
生年月日 (せいねんがっぴ – seinengappi) = date de naissance
国 (くに – kuni) = pays
地域 (ちいき – chiiki) = région
試験科目 (しけんかもく – shiken kamoku) = épreuves du test
言語知識 (げんごちしき – gengo chishiki) = connaissances linguistiques
文字 (もじ – moji) = kanji
語彙 (ごい – goi) = vocabulaire
文法 (ぶんぽう – bunpô) = grammaire
読解 (どっかい – dokkai) = lecture
聴解 (ちょうかい – chôkai) = écoute
問題 (もんだい – mondai) = problème, question
合否結果 (ごうひけっか – gôhi kekka) = résultats
総合得点 (そうごうとくてん – sôgô tokuten) = score global
合格 (ごうかく – gôkaku) = admis
不合格 (ふごうかく – fugôkaku) = refusé

📝 Conversation autour du JLPT (日本語能力試験について会話)

12月に行われる試験に先立って、10月に模擬試験をします。(jyūnigatsu ni okonawareru shiken ni sakidatte, jyūgatsu ni mogishiken wo shimasu.) = Avant l’examen en décembre, il y a un examen blanc en octobre.
そういう問題は、人を頼らずに自分で解決することが重要です。(Sou iu mondai wa, hito wo tayorazuni jibun de kaiketsu suru koto ga jūyō desu.) = Il est important de résoudre ce problème par vous-même sans compter sur les gens.


Plus de vocabulaire dans Cours de Japonais.
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▶ 22 juin 2017 ; 2 ans au Japon (日本で2年間が経った)

22 juin 2017 ! Que le temps passe vite ! Me voilà déjà à deux ans de vie au Japon, j’ai l’impression que c’était hier que je venais habiter au Japon ! Comme pour la première année, j’ai envie de faire le bilan.

Cette deuxième année au Japon, comment était-elle ? Je dirai peut-être aussi difficile que la première mais ce n’était pas la même difficulté. L’année dernière, la difficulté numéro un : chercher un travail. Cette année, la difficulté numéro un : m’adapter au travail ! Et ce n’était pas toujours gagné. L’année dernière : j’ai appris à servir du vin et du champagne et à porter 3 assiettes en même temps. Cette année : j’ai appris à enseigner le français à des japonais. L’année dernière : je vivais dans une share house. Cette année : j’ai déménagé dans un studio. Bref, je zappe les mauvais moments, ça ne sert à rien de s’étaler. Mais cette année fut malgré tout riche, même si j’ai plus travaillé qu’autre chose. Je n’ai pas beaucoup voyagé mais j’en prévois pleins pour bientôt ! Mon épanouissement est grandissant. Je m’amuse, je profite des petites occasions qui se présentent et je me sens toujours aussi bien en globalité ici. Alors, cette année-là :

  • J’ai déménagé dans un studio, dans la campagne de la préfecture de Kanagawa. C’est parfois chiant d’habiter loin, mais je m’adapte.
  • J’ai loupé tous les matsuri d’été parce que je travaille le samedi. J’ai juste vu une partie du feux d’artifice de Futako-Tamagawa.
  • Je me suis fait des amies… françaises, avec qui j’aime beaucoup sortir ! Violaine, Elodie, Pauline… Si vous passez par là ! Et ça fait du bien car….
  • Finalement j’ai réalisé une chose : se lier d’amitié avec des japonais(es), c’est finalement très compliqué. La relation n’est pas aussi sincère et on ne peut pas se confier.
  • J’ai réalisé aussi que les japonais, à vouloir être trop polis, sont à la limite de l’hypocrisie, parce qu’ils ne disent jamais les choses directement ! Et ça c’est quelque chose que j’ai du mal à supporter. Il y a aussi une sorte de racisme envers les étrangers, bien différente de la notre (haha) mais bien plus blessante je trouve. Un japonais ne vous traitera jamais de « sale étranger » ici mais vous le fera comprendre dans son comportement tout en faisant comme si de rien n’était (oui, les japonais ne disent rien directement).
  • Cependant, tous les japonais ne sont pas comme ça non plus ! Mes apprenants et les quelques amis japonais que j’ai réussi à me faire sont des personnes adorables et je les aime beaucoup ! J’ai vraiment fait des rencontres marquantes et toutes ces rencontres m’ont permise de me maintenir debout et de passer des bons moments ! Je ne pensais jamais dire un jour « Enseigner le français, c’est amusant ! » J’ai la sensation de bien plus profiter de la vie, de sortir, de m’amuser maintenant que quand j’étais adolescente. Je me dis que « Oui, la vie, elle est cool ! » et qu’il ne faut pas se laisser abattre par les petits tracas qu’elle peut parfois te balancer en pleine figure.
  • J’ai changé personnellement, dans mon relationnel avec les gens, dans ma façon d’agir et de m’imposer. J’ai appris à m’ouvrir et à être moins timide. Oui, le travail à l’Ecole Sympa ne m’a pas apportée qu’un Visa et un salaire ! Je n’avais pas remarqué à quel point j’ai pu être enfermée dans ma bulle et effrayée à l’idée de mettre un pied dans le monde extérieur toutes ces années, et vraiment ça peut bloquer beaucoup d’issues. Maintenant, je m’aperçois que je peux en apprendre beaucoup sur la vie et sur les relations humaines et créer des liens avec des personnes qui ne viennent pas forcément du même monde que le mien. Bon après c’est sûr, ça ne marche pas avec tout le monde non plus hein :’D.
  • Je vais toujours autant au Karaoké et j’aime toujours autant Starbucks.
  • Je suis allée à la plage à Enoshima pour me baigner !
  • J’ai fêté mon premier Halloween à Shibuya !
  • J’ai décroché le JLPT N5 !
  • Je suis allée à Karuizawa.
  • J’ai fait du Taiko pour la première fois !
  • J’ai vu mes CNBLUE 10 fois en concert/fanmeeting (dont 7 au Japon). Avec l’emploi du temps que j’avais, j’ai bien géré. Merci de venir aussi souvent au Japon les gars !

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Une année chaotique, mouvementée, parfois difficile mais très enrichissante ! Et il y a encore beaucoup de choses que je veux accomplir durant cette troisième année au Japon qui commence :

  • Escalader le Mont Fuji
  • Voir un spectacle de Kabuki
  • Assister à un match de Sumo
  • Aller à FujiQ
  • Assister à une vraie cérémonie de thé
  • Aller à Okinawa, Fukuoka, Mie, Hiroshima, Shirakawago, Hokkaido et pleins d’autres endroits magnifiques du Japon
  • Faire un voyage à Hong Kong, aux Philippines, à Bali…
  • Réussir le JLPT N4, puis le N3 si vraiment je deviens balèze en japonais

Pour l’instant, ai-je envie de rester au Japon et d’y passer ma vie ? Y passer ma vie, je ne sais toujours pas, je ne peux pas me projeter autant… Mais pour l’instant OUI, je veux rester ! Une chose est sûre, je ne quitterai pas le Japon tant que je n’aurais pas accompli les objectifs ci-dessus !