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▶ Wherever I Go : 22 juin 2020 ; 5 ans au Japon

22 juin 2020. Il y a un an, en rédigeant mon article des 4 ans, je ne pensais pas que cet article serait publié un jour. Comme quoi l’avenir n’est jamais vraiment tracé et le moindre événement, la moindre chose peut tout modifier ! En tout cas, voilà, 5 ans désormais que j’ai posé le pied au Japon avec pour projet de m’y installer pour quelques temps, ce « quelques temps » qui s’est transformé en « 5 ans… voire plus ». Ouais, le Japon aura du mal à se débarrasser de moi pour l’instant !

Cette année fut vraiment épanouissante ! Des voyages et des expériences incroyables ! Même si après 4 ans, la liste des mauvais côtés du Japon se rallongeait et parfois me désespérait, le Japon n’aura finalement pas fini de me faire rêver et de me surprendre ! Après tout, chaque pays a ses bons et ses mauvais côtés ! La première est que je ne regrette pas d’avoir quitté Tokyo pour le Kansai ! Merci Ecole (pas) Sympa de m’avoir fait « sombrer », ça m’a ouvert la meilleure porte ! Ma nouvelle vie dans le Kansai m’a permise de redevenir un peu un pigeon voyageur et réveiller mon âme d’aventurière ! Les voyages, c’est tellement génial, même si la plupart ne duraient qu’un weekend ! Je me découvre encore une nouvelle partie de moi-même en voyageant, je me sens davantage épanouie et plus forte. Je me ressource et à la fin de chacun d’eux, je suis de nouveau prête à relever de nouveaux défis et à continuer à aller de l’avant.

Comme chaque année, faisons donc le bilan :
J’ai fait un road trip à Hokkaido.
J’ai escaladé le Mont Fuji pour la troisième fois et fait le tour du cratère.
– Je suis allée à FujiQ (enfin !!)
– J’ai du commencer à porter des lunettes de vue.
– J’ai profité des festivals d’été comme il y a 5 ans à mon arrivée, avec Bon Odori et feux d’artifice.
– J’ai réussi le JLPT N3 !
Je me suis tapée un déménagement seule du Kanto au Kansai. J’ai porté des cartons et des meubles comme un homme, j’ai appris à gérer l’administratif et l’organisation, à passer des coups de fils en japonais et surtout à gérer le stress de tous ces préparatifs.
J’ai porté le mikoshi lors du festival Kitazawa Hachiman Jinja à Shimokitazawa.
– J’ai expérimenté un nouveau domaine professionnel et je me suis découverte de nouvelles compétences. Pas seulement, j’ai assisté à beaucoup d’événements et expérimenté beaucoup de choses de la culture japonaise et des traditions : les festivals de sport scolaire (運動会), la récolte de mikan (みかん狩り, mikan gari), la fabrication du mochi (mochitsuki)… J’ai récité deux discours en japonais, chanté les chansons de Noël populaires au Japon et joué l’interprète anglais-japonais pour le père Noël et les enfants pendant les spectacles de Noël.
Je suis allée à Universal Studios pour Halloween.
J’ai eu 30 ans et je trouve que c’est vraiment un bel âge finalement !
– J’ai commencé à collectionner les Goshuin.
– J’ai escaladé le Mont Koya deux fois et visité la ville. J’ai séjourné dans un temple, ai participé aux cérémonies bouddhistes et goûté le plat traditionnel bouddhiste.
– J’ai voyagé dans divers endroits du Kansai comme Nachi-Katsuura avec excursion aux chutes de Nachi, Uji avec dégustation de matcha dans des ramen, smoothie, glace et pancakes,…
– J’ai rencontré beaucoup de personnes intéressantes et créé des amitiés grâce aux événements Meetup.
– Grâce à Kotoba House Liceo, j’ai fait et refait l’expérience de la culture et des traditions japonaises : cérémonie de thé, calligraphie, essai de kimono…
– J’ai redécouvert les coins du Kansai que j’avais déjà visité six ans auparavant pour les aimer davantage : Kyoto, Osaka, Kobe, Nara…
– J’ai participé au festival Jidai Matsuri (時代祭) à Kyoto
– J’ai parcouru les îles entre Onomichi (préfecture d’Hiroshima sur Honshu) à Imabari (préfecture d’Ehime sur Shikoku) à vélo en passant par Shimanami Kaido.
J’ai obtenu le permis national japonais.
– On m’a offert un poste normalement destiné à un(e) Japonais(e) avec plus de responsabilités, de la paperasse et de la communication en japonais, en plus d’enseigner l’anglais à plus de 100 enfants japonais dynamiques et énergiques. C’est parfois difficile, mais c’était le challenge qui me manquait dans ce travail de prof d’anglais. Et je m’éclate comme une enfant !
– Je suis passée du vélo au scooter. Vive la liberté sur les routes et la découverte de beaux endroits au hasard !
– J’ai commencé à réaliser des vidéos et ai donc lancé ma chaîne Youtube
– Après un cours d’essai dans un club de ma ville, j’ai décidé de reprendre le tennis.

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C’est une liste bien longue ! Et j’en suis contente, je me suis bien rattrapée par rapport aux trois années précédentes où j’avais peu voyagé à travers le pays. J’en suis à cinq ans au Japon et je croque la vie à pleine dents ! Je ne me suis jamais sentie aussi bien dans ce pays malgré ses défauts et quelques déceptions. Je n’ai pas l’intention de quitter le Japon tout de suite ! Première raison : il me reste encore et toujours beaucoup à faire, beaucoup à découvrir :

– Escalader le Mont Fuji, encore une fois
– Faire un road trip à Shikoku
– Passer un week-end à la péninsule d’Izu
– Faire une excursion au Mont Mitake, au Mont Tsukuba, à la vallée Yushin (quand le circuit sera à nouveau ouvert), aux Cascades Kegon de Nikko, à Shosenkyo Gorge, au lac Miyagase…
– Faire un tour en hélicoptère à Maihama
– Voir un spectacle de Kabuki
– Assister à un match de Sumo
– Continuer à tester des restaurants, cafés et Izakaya (avec ou sans amis haha)
– Visiter Hamamatsu et Samantha Martha
– Assister à une vraie cérémonie de thé
– Assister au Sapporo Snow Festival, au festival de Tsurugaoka Hachimangu à Kamakura, au festival du Tanabata à Sendai
– Aller à Hakone, Okinawa, Ishigaki, Shizuoka, Kyushu, Mie, Hiroshima, Nagasaki, Goto, Kanazawa, Shirakawago, Tochigi et pleins d’autres endroits magnifiques du Japon
– Visiter Okuno-shima (大久野島), l’île aux lapins
– Assister au Oji Fox Parade pour le Nouvel An
– Visiter le jardin Sankeien en automne et au printemps
– Faire un voyage à Hong Kong, aux Philippines, à Hawaii, à Bali, au Vietnam…
– Réussir le JLPT N2
– Faire du rafting

Ce n’est pas garantie que je réussisse à tout accomplir en une année mais peu importe ! Ça prendra le temps qu’il faut. L’important c’est qu’en attendant, ma vie dans le Kansai reste épanouissante avec un bon équilibre et plus de positif que de négatif. Je ne sais pas ce que cette sixième année me réserve mais je souhaite qu’elle me permette de m’enrichir davantage et qu’elle m’apporte toujours plus de bonheur !


♫ Un article = Une chanson ► OneRepublic – Wherever I Go

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▶ Spring of Life : Kimi no Nikki (avril 2020)

Même si en avril ne te découvre pas d’un fil (ou devrions-nous peut-être dire « ne te déconfine pas d’un fil »), le printemps devient petit à petit plus agréable. Quelques journées ensoleillées avec un ciel bleu magnifique mais toujours avec du vent froid un peu gênant. On profite de ces moments précieux pour une petite balade, un pique-nique sous les dernières fleurs de cerisiers ou une séance bronzette à son balcon.

Tout ça avant de se limiter un maximum en appliquant l’état d’urgence en raison du virus Corona. Avec la loi japonaise, on évite de sortir mais cela reste autorisé et non sanctionné. Sortir que si cela est nécessaire, éviter les endroits confinés et mal aérés, ne pas se rassembler avec beaucoup de personnes.

Les restaurants modifient leurs horaires et favorisent la vente à emporter et la livraison. D’autres ferment dans les grandes surfaces. Les magasins hormis les supermarchés ferment les uns après les autres, la rentrée des classes est repoussée en mai, après la Golden Week. Mais le télétravail n’est pas encore appliqué par toutes les entreprises et dans les grandes villes comme Tokyo, on voit encore des quais et trains bondés aux heures de pointe. Oui, les Japonais ont déjà de base une très bonne hygiène de vie ; ils se lavent régulièrement les mains quand ils touchent quelque chose et le port du masque ne date pas d’hier. Oui, les Japonais n’ont jamais pour coutume de se serrer la main ou de se faire la bise pour se saluer. Mais dans cette crise sanitaire, ce n’est pas suffisant !

Le Japon, pays qui refuse de voir la réalité en face, qui a peur de la chute de son économie au risque de mettre en danger la santé de son peuple et pays le plus lent pour prendre des décisions.

Un mois d’avril assez triste donc globalement. C’est facile d’avoir un coup de mou ou un manque de motivation en s’efforçant de rester enfermé et isolé. Mais il faut profiter de cette mauvaise passe pour se reposer, se relaxer et faire le grand nettoyage de printemps. Garder le contact avec les proches à travers les réseaux sociaux et internet. Voir le bon côté, voir les choses sous un autre angle. En mai, ça ira mieux, espérons.

※ Les événements du mois 🎊

• Cérémonies d’entrée (入園式) et de promotion (進級式)

En mars c’était la cérémonie de fin d’année (卒園式). En avril, l’école reprend et pour la rentrée des classes, il y a bien sûr également une cérémonie d’entrée (入園式).

Comme pour la cérémonie de fin d’année, un dress code est de mise ! En avril, c’est le printemps donc pour les costumes on part sur un style printanier avec comme couleurs gris, blanc, beige et rose pour symboliser cette saison. Moins traditionnel que la cérémonie de fin d’année mais toujours aussi formel. On se lève, on s’incline, on s’assoie quand le directeur s’apprête à livrer son discours. On s’incline pour saluer ou quand on s’apprête à parler.

Les nouveaux élèves, les petites sections, dit Nen-shô en japonais (年少) arrivent le dimanche matin accompagnés de leurs parents, certains timides, d’autres plus curieux. Accueillis par le personnel, ils rejoignent le hall où se tient la cérémonie.

C’est une nouvelle aventure pleine d’apprentissage pour eux et ça commence par les gestes et formules de politesse : on se lève, on s’incline, on s’assoie. Puis on écoute attentivement une petite performance musicale de la part de certains professeurs et l’hymne de l’école, que les enfants apprendront dans l’année. Suivent le discours de bienvenue du directeur (園長, enchô) et la présentation de tous les membres du personnel de l’école. A l’appel de son nom et de sa fonction, chaque personne s’avance d’un pas face au public et s’incline en disant le fameux よろしくお願いいたします (Yoroshiku onegai itashimasu, je m’en remets à vous). La cérémonie termine par une photo de classe réunissant enfants, parents, professeurs et directeur / directrice adjointe.

Petite pause le midi et ça reprend l’après-midi pour la cérémonie de promotion (進級式) des moyennes et grandes sections, respectivement Nen-chû et Nen-chô (年中, 年長). Le déroulement est le même qu’en matinée, sauf que cette fois, c’est aux enfants de réciter l’hymne de l’école, étant donné qu’ils la connaissent déjà.

Cela dure à peine une heure et après quoi les enfants peuvent découvrir leur salle de classe et rencontrer leur professeur. Ils sont enfin prêts à démarrer une nouvelle année scolaire !

※ Les sorties et excursions du mois 🏞 🏙

• Kitakawachi Cycle Line (北河内サイクルライン)

Un vélo, un petit sac de rando, de l’eau. Vous pouvez partir pour une sympathique balade à vélo le long de la piste cyclable Kitakawachi (北河内サイクルライン) ! Comme déjà mentionné dans cet article, cette piste cyclable circulaire de 45 km passe par les villes d’Hirakata (枚方市), Neyagawa (寝屋川市) et Moriguchi (守口市) et longe les rivières Yodogawa (淀川) et Hotani (穂谷川).

Bien sûr, sans forcément faire la boucle complète, on peut se contenter du meilleur de la piste en longeant la rivière Yodogawa sur une distance de 16 km, faire une pause sur les terrains de jeux et parcs avant de reprendre en sens inverse, surtout si un vent fort est de la partie…

Le printemps est une bonne saison pour faire ce parcours accessible à tous. Le paysage rural teinté de vert avec un ciel bleu resplendissant, les rayons du soleil et l’air frais offrent un moment agréable et relaxant. Sortie à faire et refaire quand le beau temps et l’envie y sont !

※ Les restau et cafés du mois 🍴☕

• Ramen Rai Rai Rai Tei (ラーメン来来亭)

Que ce soit en hiver ou au printemps, on bon bol de ramen bien chaud s’apprécie toujours pour réchauffer le corps froid ou le cœur pendant les périodes difficiles !

On se fait un petit plaisir chez Rai Rai Rai Tei (来来亭), une chaîne de restaurants de ramen répandue dans tous le pays mais surtout dans le Kansai. Ce qui est logique car ce qui fait la réputation de cette chaîne, c’est son ramen préparé dans le style des ramen de Kyoto, avec un bouillon de poulet accompagné de sauce soja (醤油味の鶏ガラスープ). Une soupe onctueuse qui se boit jusqu’à la dernière gorgée et dans laquelle baignent des nouilles épaisses ou fines surmontées de plusieurs accompagnements tels que l’oignon vert, les pousses de bambou… Un bol de ramen qui plait autant aux petits qu’aux grands !

Dans le restaurant, c’est ambiance conviviale et chaleureuse. Au choix, il y a des tables basses pour les groupes et les familles, ou bien comptoir pour les plus solitaires. Ces derniers sont souvent pris d’assaut à l’heure du déjeuner et le weekend. Si le ramen à la sauce soja reste la principale recommandation pour les nouveaux clients, le menu propose également des miso ramen, shio ramen (doux et léger avec un tout petit zeste de citron) des ramen épicés. De plus, pour les clients plus exigeants, il est possible de choisir la fermeté des nouilles (麺の堅さ), l’épaisseur de la sauce soja (醤油の濃さ), la dose de gras (背脂の量) et compléter avec divers accompagnements (œuf, oignon vert, viande…). Et si un bol de ramen (déjà bien consistant) ne suffit pas, il y a toujours des menus avec karaage, riz, riz cantonnais, gyoza nature ou au fromage fondu.

Testés et approuvés, l’akamiso ramen (赤味噌ラーメン) et l’umakara men (旨辛麺) sont particulièrement délicieux et piquants (attention pour les plus sensibles aux épices). Les nouilles sont épaisses et fondantes surmontées de beaucoup d’oignons verts ou d’épinards, de pousses de bambou et de tranches généreuses de viande. Le bouillon de l’akamiso ramen (赤味噌ラーメン) est onctueux et savoureux sur lequel flottent des graines de sésame, avec la bonne dose d’épices (辛) contrairement à ce que peut laisser penser la couleur. Attention aux taches d’éclaboussure ! Le staff peut fournir un tablier en papier en cas d’accident. Il en est de même pour l’umakara men (旨辛麺) dont la dose d’épices peut être choisie entre plusieurs niveaux. Le karaage est quant à lui bien croustillant.

On quitte les lieux satisfait et reboosté sous des remerciements à la manière du Kansai, les membres du staff disant merci dans le dialecte de la région, Ookini (おおきに). Mission accomplie pour cette chaîne, on reviendra muni de la carte de fidélité pour cumuler des points et recevoir une petite réduction !

Ramen Rai Rai Tei Hirakata Shodai (ラーメン来来亭 枚方招提店)
Adresse : 1-2243-5 Shodai Kitamachi, Hirakata-shi, Osaka (大阪府枚方市招提北町1丁目2243-5)
Accès : Makino Station (Keihan Line) sortie 1
Site internet : https://www.rairaitei.co.jp/

※ Dans ma vie Nippone 🇯🇵

• Rentrée scolaire 🏫

J’ai fait ma rentrée et cette fois j’entame une années scolaire depuis le début. J’ai donc commencé avec mes nouvelles responsabilités. Beaucoup de moments d’angoisse pendant la préparation de la rentrée, peur de ne pas être prête à temps pour les cours et d’oublier des choses importantes.

La première semaine ne s’est pas passé comme je l’espérais. Avec l’état d’urgence, l’école maternelle et l’école d’anglais ont décidé de fermer après une semaine et ce jusqu’en mai, après Golden Week.

Donc ma semaine de rentrée était un peu chamboulée… Beaucoup d’enfants absents, de parents inquiets, j’ai reçu beaucoup d’appels des parents et je ne pouvais pas répondre à toutes leurs questions. Ce n’était pas vraiment la rentrée que j’espérais mais ça m’a appris à faire face à des situations difficiles et à de communiquer beaucoup avec les collègues et les parents.

L’école fermée j’ai continué à travailler pour mieux me former et vraiment bien préparer la rentrée. J’ai pu même me mettre en télétravail. Mais à l’heure où j’écris ces lignes, la rentrée, aura-t-elle lieu ou pas ? On ne le sait pas encore.

Malgré ce mois difficile, ce travail et ces nouvelles taches plus responsables me plaisent. Il y a du contact avec les gens, de la communication et je passe toujours d’aussi bons moments en classe. C’est du positif.

Maintenant, je souhaite juste que ce virus nous laisse tranquille et que la vie redevienne normale, même si je crois au fait que c’est sans doute un appel de la nature. J’ai conscience que la planète va mal et je fais mon possible tous les jours pour la maintenir en bon état, mais cela ne semble pas être le principal soucis de la plupart des gens. Ceci dit, ce virus, c’est trop. On a qu’une vie et là nous sommes tous bloqués avec l’impossibilité d’en profiter comme on le souhaite.

• Apéro Skype 🍻

Le point positif du virus Corona, ce sont peut-être les apéro Skype qui se sont développés. Etant donné qu’on ne peut plus se rassembler au bar ou à l’Izakaya, et dans mon cas, comme je suis loin de la famille, ce nouveau concept m’a tout de suite séduite ! Le Coronavirus fout la merde dans notre société, mais il a inconsciemment rapproché les familles et les gens. Ça fait du bien dans cette situation compliquée de se réunir de façon virtuelle (vive les nouvelles technologies quand même) et de passer du bon temps comme si nous étions rassemblés au même endroit.

Bref ouais j’ai adopté les apéro Skype et fait quelques un avec la famille et les amis et ça fait du bien ! Car dans toute cette merde, je suis quand même toute seule, loin de tous, dans mon 29 m². Ces apéro me donnent l’impression d’être en France en une fraction de seconde auprès des gens qui comptent pour moi.

• J’adore cuisiner 🍳

Ce mois (et disons les premiers mois de l’année en fait), avec certains aliments que j’avais à consommer rapidement (plus ce que j’ai ramené de France), j’ai cuisiné pas mal de plats. Autant japonais que occidentaux : yakisoba, poulet frit, chicken katsudon, salade avec beaucoup de bons légumes, agemochi, croque madame, gratin de pâtes à la sauce béchamel (pour enfin utiliser mon four que j’ai depuis un an), sushis, ramen, ramen au lait, tamagoyaki… Je m’amuse et surtout je me régale !

C’est pourquoi, j’ai ouvert la section cuisine (料理) sur le blog  🍳🔪🎽 ! En manque d’inspiration pour le déjeuner ou envie de vous essayer à la cuisine japonaise ? Je vous propose des recettes assez simples que j’ai réadaptées ! Allez-y, il y en a déjà !

• J’ai un scooter 🛵

J’ai réalisé un de mes rêves d’adolescente : j’ai obtenu un scooter ! Car il se trouve que l’école pouvait me fournir un vélo ou bien un scooter pour aller travailler. Ayant reçu le permis de conduire Japonais récemment cela me donnait la possibilité de conduire à scooter. L’école m’a donc fourni un petit scooter, un 50cc, avec lequel je peux me rendre au travail ou partir en petite balade le weekend autour de Hirakata. Quelque soit le trajet, les frais d’essence sont pris en charge par l’école. Un plein d’essence (レギュラーガソリン) coûte en moyenne 500¥.

Ouais j’ai toujours voulu avoir un scooter quand j’étais au lycée, je n’aimais pas prendre le bus qui m’obligeait à partir tôt le matin et rentrer tard le soir. Et comme pour l’instant la moto ce n’est pas possible, je me contente très bien de mon scooter de fonction.

J’avais un peu peur au début mais c’est tout aussi pratique que le vélo. Le vélo hélas j’ai du le rendre, mais si ça me manque trop, j’investirai dans un petit VTT.

• Hirakata, city full of surprises 🏡

En ces temps de crise sanitaire, si le confinement n’est pas forcé au Japon on se restreint tout de même à voyager. Les lieux touristiques fermant les uns après les autres, on a pas le choix que d’annuler. Triste Golden Week qui s’annonce entre autres et qui va faire mal aux tourisme et aux touristes. Pour surmonter ça et combler le vide des rubriques événements et excursions de ce mois, voyageons un peu en photo. Je vous montre Hirakata (枚方市), ma petite ville bien-aimée, au cours des 8 derniers mois, soit depuis mon déménagement dans le Kansai.

Située entre Osaka et Kyoto, deux zones très touristiques, Hirakata est une ville par laquelle on passe sans forcément s’y arrêter. Immeubles et quartiers résidentiels d’un côté, la nature de l’autre, Hirakata est pourtant une ville agréable où il fait bon vivre avec de beaux paysages à admirer le long de la rivière Yodogawa, qui passe également par Osaka, et des parcs et terrains de jeux pour faire du sport ou pique-niquer en famille.

Le parc d’attractions Hirakata Park (ひらかたパーク), les petits quartiers où se cachent Izakaya et restaurants locaux, ainsi que les zones commerciales comme Kuzuha Mall (くずはモール), les vastes parcs comme Yamadaike (山田池公園) ou les plus petits avec aires de jeux comme Sakaimaike (阪今池公園) font le dynamisme de cette ville. Pour le côté traditionnel, on trouve aussi de nombreux petits temples et sanctuaires, un des plus populaires étant le sanctuaire Katano (片埜神社) où se tiennent de nombreux événements tout au long de l’année.

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Bon voyage et si vous en voulez plus, direction Flickr !


♫ Un article = Une chanson ► Perfume – Spring of Life