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▶ In the End : Passer le JLPT au Japon (日本語能力試験)

Le fameux examen qui évalue votre niveau en japonais : le JLPT ! Il peut vous être utile si vous souhaitez travailler au Japon ou pour vos études ou tout simplement si vous êtes curieux de savoir à quel point vous pouvez parler japonais.

📝 Présentation (紹介)

JLPT signifie Japanese Language Proficiency Test. En japonais, ça s’appelle nihongo nôryoku shiken (日本語能力試験). C’est le test qui évalue le niveau de langage de la langue japonaise dans trois domaines : kanji/vocabulaire/grammaire (文字・語い・文法), lecture (読解) et écoute (聴解). Il y a quatre niveaux allant du N5 au N1.

  • N5 : Être capable de comprendre un peu de japonais basique (lire et comprendre des phrases et expressions écrites en hiragana et katakana et en kanji simples, écouter et comprendre des courtes conversations de la vie quotidienne parlées à un rythme lent)
  • N4 : Être capable de comprendre les bases du japonais (lire et comprendre des phrases avec du vocabulaire basique et en kanji, écouter et comprendre des conversations de la vie quotidienne parlées à un rythme lent)
  • N3 : Être capable de comprendre le japonais utilisé dans les situations de tous les jours jusqu’à un certain degré (lire et comprendre des documents au contenu spécifique de la vie quotidienne, saisir les informations importantes d’un document, écouter et comprendre des conversations cohérentes dans la vie de tous les jours parlées à un rythme naturel)
  • N2 : Être capable de comprendre le japonais utilisé dans les situations de tous les jours et dans une variété de circonstances jusqu’à un certain degré (lire et comprendre des articles de presse, des magazines et autres articles divers, écouter et comprendre des conversations cohérentes dans la vie de tous les jours, les informations télévisées parlées à un rythme naturel)
  • N1 : Être capable de comprendre le japonais utilisé dans une variété de circonstances (lire et comprendre du contenu logique ou abstrait sur divers sujets, des articles de presse, des chroniques, écouter et comprendre des conversations cohérentes, des informations, les points essentiels d’un discours oral)

Le test a lieu deux fois par an au Japon. La première session se passe le premier dimanche de Juillet et la deuxième le premier dimanche de Décembre.

📝 Inscription et préparation (申込と用意)

L’inscription s’effectue par Internet, sur le site JEES ou bien par courrier (attention à la date butoir). Il faut avoir un compte sur le site pour pouvoir s’inscrire.
Il est possible de s’inscrire en individuel ou en groupe. Il faut remplir le formulaire avec les coordonnés, joindre une photo et payer. Le coût de l’examen est de 6 500 ¥ (taxes incluses). Il est possible de régler au konbini ou par carte bancaire. Le règlement doit être effectué avant la date limite auquel cas l’inscription sera automatiquement annulée.

Le candidat doit bien prendre en compte qu’une fois inscrit et le paiement effectué, il n’est plus possible d’annuler ni d’obtenir un remboursement en cas d’absence pour x raisons. Le candidat s’assure avant son inscription qu’au niveau de son emploi du temps il est disponible le jour de l’examen. Si pour raisons professionnelles, personnelles, le candidat ne peut plus se rendre à l’examen, il sera compté comme absent et les frais d’inscriptions ne seront maleureusement pas remboursés.

Un mois avant l’examen, un récépissé (受験票, Test Voucher) est envoyé à l’adresse indiquée pendant l’inscription. Il est très important de le garder précieusement car il contient toutes les infos nécessaires le jour de l’examen : date, heure et durée du test, l’adresse du campus où l’examen aura lieu, numéro de candidat, le numéro de salle et le règlement. A ne surtout pas oublier le jour J !

Entre la période d’inscription et le jour du test, il n’y a plus qu’à bosser pour être le mieux préparé possible. Il est parfois arrivé que des sessions d’entraînements aient lieux un mois avant l’examen pour les inscrits au test officiel. Ces sessions se déroulent dans les mêmes conditions et les participants peuvent en cadeau recevoir 2 000 ¥ !

📝 Lieux où se passe l’examen (試験会場)

Selon le lieu de résidence et le niveau choisi, les lieux de l’examen varient. L’examen se déroule dans différentes universités ou centres de formation, dans toutes les préfectures du Japon. Il est recommandé de venir le plus tôt possible pour éviter les embouteillages. Il faut emprunter les transports en communs pour se rendre aux lieux d’examens et pas avec son véhicule personnel.

Ci-dessous quelques adresses :

Keio University Hiyoshi Campus (慶應義塾大学日吉キャンパス)
Adresse : 4-1-1 Hiyoshi, Kohoku-ku, Yokohama, Kanagawa (神奈川県横浜市港北区日吉4丁目1−1)
Accès : Hiyoshi Station (Tokyu Toyoko Line, Tokyu Meguro Line, Yokohama Municipal Subway Green Line) sortie est

Senshu University Ikuta Campus (専修大学 生田キャンパス)
Adresse : 2-1-1 Higashimita, Tama-ku, Kawasaki, Kanagawa (神奈川県川崎市多摩区東三田2丁目1−1)
Accès : Mukougaoka-Yuen Station (Odakyu Line) sortie sud

Aoyama Gakuin University Sagamihara Campus (青山学院大学 相模原キャンパス)
Adresse : 5-10-1 Fuchinobe, Chuo-ku, Sagamihara, Kanagawa (神奈川県相模原市中央区淵野辺5丁目10−1)
Accès : Fuchinobe Station (JR Yokohama Line) sortie nord

Kanagawa Institute of Technology (神奈川工科大学)
Adresse : 1030 Shimoogino, Atsugi, Kanagawa (神奈川県厚木市下荻野1030)
Accès : Fuchinobe Station (JR Yokohama Line) sortie nord

Shin-Umeda Training Center (新梅田研修センター)
Adresse : 6-22-20 Fukushima, Fukushima-ku, Osaka (大阪府大阪市福島区福島6-22-20)
Accès : Fukushima Station (Osaka Loop Line, Hanshin Line), Osaka Station (JR Lines, Hanshin Line) sortie nord

Setsunan University Neyagawa Campus (摂南大学寝屋川キャンパス)
Adresse : 17-8 Ikeda Nakamachi, Neyagawa, Osaka (大阪府寝屋川市池田中町17−8)
Accès : Neyagawashi Station (Keihan Line) sortie ouest
Prendre le bus à l’arrêt n°3 (Keihan Bus 5, 10, 11, 12) et descendre à l’arrêt Setsunan Daigaku. Ou marcher environ 30 minutes depuis la station.

L’accès aux universités est indiqué sur le Test Voucher reçu. Après, il n’y a aucun risque de se perdre : les jours d’examen, il y a toujours énormément d’étrangers ! Ils sont faciles à reconnaitre et il suffit de suivre les gros troupeaux.

📝 Déroulement de l’examen (試験の行い方)

Les salles d’examens ouvrent 45 minutes avant le début du test et les premières épreuves commencent à 12h30. Et l’heure, c’est l’heure ! Arrivez en retard et vous pouvez abandonner l’idée de passer le test. Les règles sont très strictes et il y a trois ou quatre surveillants par salle de classe qui effectuent les annonces, vérifient l’identité des candidats et distribuent les copies.

Le contenu des trois parties ainsi que la durée sont renseignés sur le Test Voucher. Selon le niveau, les épreuves peuvent durer plus ou moins longtemps et il y a entre chaque partie 30 à 45 minutes de pause pour s’aérer, boire ou aller aux toilettes. Car bien évidemment cela n’est pas autorisé pendant les épreuves. Chaque niveau du JLPT se déroule donc comme suit :

  • Connaissances linguistiques – Kanji & Vocabulaire (言語知識 – 文字・語彙) : 40 à 45 minutes
  • Connaissances linguistiques – Grammaire (言語知識 – 文法) et Lecture (読解) : 1h05 à 1h25
  • Ecoute (聴解) : 45 à 1h05

Le jour de l’examen, il faut se présenter muni de :
– le Test Voucher (受験票);
– matériel nécessaire pour écrire (un crayon papier HB ou à mine et une gomme à laquelle il faut retirer l’étui en carton);
– un masque (obligatoire depuis la pandémie);
– une checklist de son état de santé dument rempli (自己ヘルスチェック, à télécharger sur le site de JEES);
– une montre sans fonction mémoire;
– une pièce d’identité (carte de résident ou passeport).

Il est recommandé d’arriver assez tôt pour avoir le temps de vérifier sa température à l’arrivée, déposer la checklist de l’état de santé, s’installer et se préparer. Il faut se placer à la table contenant le même numéro de candidat que sur le Test Voucher. En cas d’oubli du Test Voucher, le candidat doit se présenter muni de son papier d’identité au bureau de réédition pour en obtenir un nouvel exemplaire.

La même annonce avec les règles ainsi que la vérification du visage et de la photo est répétée quinze minutes avant chaque épreuve. Le JLPT c’est comme le foot ! Il y a des règles à respecter et toute infraction est sanctionnée soit par un carton jaune ou un carton rouge. Tentez de tricher et vous êtes hors-jeu !

Après le test, les candidats sont autorisés à sortir seulement après que les surveillants ont fini de vérifier et de compter le nombre de copies. Cela prend environ 20 minutes. Les candidats doivent attendre dans le calme sans rallumer leur smartphone ou faire quoi que ce soit jusqu’à l’autorisation donnée par les surveillants.

📝 Résultats (結果)

Les résultats sont annoncés par envoi d’un courrier avec le certificat si le test est validé deux mois plus tard. Il est possible de les connaitre en avance par Internet, toujours sur le site JEES, vers la fin du mois suivant l’examen. Il faut avoir minimum entre 80 et 100/180 pour passer selon le niveau.

📝 Kimi témoigne (キミの証言)

J’ai passé chacun des niveaux du JLPT depuis mon arrivée au Japon. Dès l’année de mon arrivée, j’ai tenté le N4 que je n’ai pas eu. J’ai passé un total de six examens et je possède à l’heure actuelle le N3. Chacun de mes tests s’est passé dans un lieu différent.

Le JLPT, c’est… militaire ! Les examinateurs et surveillants sont stricts et sévères. Je me rappelle de mon premier examen en particulier où la surveillante nous parlait comme à des soldats, très sèche et sans le moindre sourire. Les universités sont immenses et j’aime beaucoup l’architecture pour certaines ! J’avais vraiment l’impression de redevenir étudiante, mais limite une étudiante dans une université prestigieuse. Je me serais presque crue dans la peau de Makino de Hana Yori Dango.
Concernant le test en lui-même, le N5 est relativement facile et on l’obtient les doigts dans le nez si on bosse, le N4 s’avère difficile si on est pas au niveau et le N3 bien plus. L’écart entre le N3 et le N2 étant énorme, le N2 demande davantage de révisions, les questions étant très longues pour une durée trop courte. Le N1, n’en parlons pas, il est même compliqué pour certains Japonais ! La partie kanji/vocabulaire/grammaire est vicieuse avec parfois des kanji très ressemblants, la partie lecture demande beaucoup de concentration et il n’y a jamais assez de temps pour la terminer. Enfin, la partie écoute peut s’avérer être la plus facile pour un expatrié entendant du japonais tous les jours dans son quotidien, alors faut-il que les conversations ne durent pas 10 minutes ! L’oreille s’habitue automatiquement et bien plus si on travaille dans un environnement 100% japonais et si on discute très régulièrement avec des Japonais.

📝 Vocabulaire (単語)

日本語能力試験 (にほんごのうりょくしけん – nihongo nôryoku shiken) = test de compétence en japonais
受験票 (じゅけんひょう – jukenhyô) = récépissé d’examen
試験日 (しけんび – shikenbi) = date d’examen
入室時間 (にゅうしつじかん – nyûshitsu jikan) = heure d’entrée en salle
試験開始時間 (しけんかいしじかん – shiken kaishi jikan) = heure de début de l’examen
受験レベル (じゅけんれべる – juken reberu) = niveau
試験会場 (しけんかいじょう – shiken kaijô) = lieu de l’examen
試験室 (しけんしつ – shiken shitsu) = salle d’examen
氏名 (しめい – shimei) = nom complet
性別 (せいべつ – seibetsu) = sexe
生年月日 (せいねんがっぴ – seinengappi) = date de naissance
国 (くに – kuni) = pays
地域 (ちいき – chiiki) = région
試験科目 (しけんかもく – shiken kamoku) = épreuves du test
言語知識 (げんごちしき – gengo chishiki) = connaissances linguistiques
文字 (もじ – moji) = kanji
語彙 (ごい – goi) = vocabulaire
文法 (ぶんぽう – bunpô) = grammaire
読解 (どっかい – dokkai) = lecture
聴解 (ちょうかい – chôkai) = écoute
問題 (もんだい – mondai) = problème, question
合否結果 (ごうひけっか – gôhi kekka) = résultats
総合得点 (そうごうとくてん – sôgô tokuten) = score global
合格 (ごうかく – gôkaku) = admis
不合格 (ふごうかく – fugôkaku) = refusé

📝 Conversation autour du JLPT (日本語能力試験について会話)

12月に行われる試験に先立って、10月に模擬試験をします。(jyūnigatsu ni okonawareru shiken ni sakidatte, jyūgatsu ni mogishiken wo shimasu.) = Avant l’examen en décembre, il y a un examen blanc en octobre.
そういう問題は、人を頼らずに自分で解決することが重要です。(Sou iu mondai wa, hito wo tayorazuni jibun de kaiketsu suru koto ga jūyō desu.) = Il est important de résoudre ce problème par vous-même sans compter sur les gens.


Plus de vocabulaire dans Cours de Japonais.
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▶ Higher : Kimi a escaladé le Mont Fuji !

Il y a environ 700 000 ans, une grande montagne est née après les éruptions du mont Komitake (古御岳山) et des monts Hakone (箱根山) et Ashitaka (愛鷹山) environnants. De nombreuses éruptions se sont produites depuis lors, et cette nouvelle montage s’est développée rapidement depuis environ 80 000 ans jusqu’à obtenir il y a environ 5 000 ans une forme conique à la limite de la perfection. Cette montagne, elle porte aujourd’hui un nom : celui de Mont Fuji !

Le Mont Fuji se hisse aujourd’hui à une altitude de 3 776 mètres, lui valant le statut de montagne la plus haute du Japon. Vénéré depuis toujours par les Japonais, le Mont Fuji fut également inscrit au patrimoine mondial en 2013. Chaque été, pas moins de 200 000 alpinistes en font l’ascension.

Kimi avait pour but d’escalader le Mont Fuji. Et elle l’a enfin fait ! Elle vous raconte comment elle s’est préparé et a vécu cette incroyable expérience !

Ô Mont Fuji, pourquoi es-tu Mont Fuji ?

Beaucoup ne le savent pas, mais j’ai toujours été très intéressée par les volcans et j’ai d’ailleurs rêvé à une époque de devenir volcanologue. Les catastrophes naturelles et à quel point la nature peut parfois se déchaîner m’ont toujours fascinée. Bref, pourquoi à la place j’ai fini prof, on s’en fiche, ce n’est pas le sujet de cet article ! Tout ça pour dire que lors de mon premier voyage au Japon en décembre 2010, la chose que je voulais le plus voir de mes propres yeux était ce grand Fujisan que je trouve d’une grande beauté. Bon la première fois que je l’ai vu, c’était du haut de l’observatoire du Metropolitan Government Building à Shinjuku. Il était bien petit vu de si loin !

Puis, décembre 2013, je reviens en voyage au Japon pour la deuxième fois, seule, en mode aventurière. Et je me rends dans la ville de Fujiyoshida pour visiter le sanctuaire Arakura Fujisengen (新倉富士浅間神社) et sa magnifique pagode Chureito (忠霊塔). Cet endroit est un des bons points de vue pour admirer le Mont Fuji. Je me rappelle que j’étais restée des heures assise à admirer ce grand Fujisan, reposée, respirant un air pur et en oubliant tout le reste. Que j’étais bien ! Et c’est là que je me suis dit : « Un jour, j’escaladerai cette montagne, de nuit, pour y admirer de là-haut le lever du soleil ! »

Le moment était enfin venu de se lancer dans cette aventure, et pour que tout se passe bien, il fallait bien se préparer ! A commencer par le matériel nécessaire et indispensable ! Puis, être en bonne condition physique et mentale ! Oui parce que le Mont Fuji c’est quand même 3776 mètres d’altitude ! Bon me concernant, la condition physique, ça restait à désirer… Je ne pratique plus énormément de sport depuis que je suis au Japon (sans compter la marche à pied…) et avec mon travail, je suis en manque de sommeil. Mais le mental faisait la contrebalance. Plus le jour J approchait et plus l’excitation montait !

Préparation & Matériel

Il y a déjà beaucoup d’articles sur le sujet et les sites internet tels que Mt. Fuji Climbing et Fujisan Guide sont très bien fournis pour vous apporter toutes les informations nécessaires. Merci aussi à Gaijin in Japan pour son article détaillé sur le sujet et qui m’a beaucoup aidée pour préparer mon ascension.

Le Mont Fuji ayant une altitude de plus de 3 000 mètres, son ascension n’est pas facile, cependant beaucoup de personnes débutantes l’on déjà fait (j’en suis moi-même la preuve !).

Les choses nécessaires pour une bonne ascension :

  • des chaussures de marche : vous faites de la randonnée et un peu d’escalade en montant le Mont Fuji. J’ai vu des gens en mode touriste faire l’ascension en converses… Ils en ont chié un peu !
  • de l’eau : prévoyez une grande quantité entre 2 et 3L. Pour ma part j’avais pris 2L, j’ai surtout bu en redescendant.
  • des boissons et des barres énergétiques : ça vous donne de l’énergie pour grimper mais ça ne vous remplit pas pour autant l’estomac ! Donc prévoyez aussi des sandwich, des onigiris pour vos pauses repas, ou bien de l’argent pour vous payer des nouilles instantanées dans les refuges.
  • de l’argent : au cas où vous êtes à cours de vivres pendant votre ascension. Notez que les prix grimpent avec l’altitude. Les toilettes c’est entre 200 et 300 ¥, une boisson chaude 400 ¥, des nouilles instantanées 800 ¥ environ… Il n’est pas possible d’utiliser la carte de crédit.
  • 1 000 yens : à payer une fois arrivé à la 5ème station pour aider à l’entretien des lieux, réalisé par Mt. Fuji Preservation Association Fund.
  • des vêtements chauds : pantalon, chaussettes épaisses, pull, bonnet, gants, écharpe. Si vous êtes vraiment frileux en attendant le lever du soleil, prenez aussi une couverture.
  • un chapeau, une casquette, ou bien un casque
  • des lunettes de protection
  • des vêtements de pluie ou un k-way :D : si par manque de bol vous vous retrouvez sous la pluie pendant votre ascension. Pour ma part, j’ai eu très froid vers l’approche du sommet, mettre mon K-way m’a aidée à supporter un peu plus la baisse de température ;).
  • un masque anti-poussière : si vous êtes allergique à la poussière en particulier. Sinon, ce n’est pas indispensable.
  • une serviette et/ou des lingettes rafraîchissantes : parce que vous aller suer à mort.
  • une trousse de survie : mettez-y des pansements, des mouchoirs, des médicaments, et de quoi supporter le mal de l’altitude. Il est facile de tomber malade à cause des changements de température et d’altitude.
  • une lampe de poche ou une lampe frontale : la lampe frontale reste plus pratique. Assurez-vous qu’elle soit puissante et éclaire sur une longue distance. J’en ai acheté une qui n’éclairait vraiment pas bien, j’ai fini par utiliser la fonction lampe torche de mon téléphone pour bien voir… N’oubliez pas des piles de rechange au cas où.
  • un ou des bâtons de marche : si cela peut vous faciliter la tache, en particulier pour la descente.
  • un grand sac à dos adapté pour la randonnée : prenez de préférence un sac entre 25L et 30L pour y caser toutes vos affaires.
  • un ou des sacs plastiques pour vos déchets : il y a très peu de poubelles, si vous voulez donnez vos déchets aux refuges, il faut consommer avant.

Ce que j’ai pris en plus :

  • mon appareil photo : parce qu’il était primordial que j’immortalise ce moment !
  • mon smartphone avec la batterie portable xD : sachez que même du haut du Mont Fuji, on capte le réseau et la 4G ! J’en ai profité pour téléphoner à ma mère pour partager en direct live une partie de mon ascension.

Budget à prévoir

Je n’avais rien pour faire de la randonnée chez moi, donc dans un premier temps, je me suis rendue dans un magasin de sports, avec du matériel de qualité pour la randonnée entre autres. J’ai fait mes petites courses chez Victoria Sports L-Breath, situé près de la gare de Shinjuku. Dans un immeuble de plusieurs étages, vous y trouvez tout l’indispensable pour la randonnée avec des vendeurs prêts à vous renseigner et vous conseiller.

Victoria Sports L-Breath Shinjuku
Adresse : 4-1-11 Shinjuku, Shinjuku-ku, Tokyo
Accès : Shinjuku Station (JR Lines, Odakyu Line, Oedo Line, Marunouchi Line, Keio Line) sortie sud, Shinjuku Sanchome Station (Fukutoshin Line, Marunouchi Line, Shinjuku Line), sortie E10

Voici au total combien j’ai dépensé pour être bien équipé : 52 542 yens ! En détails :

  • Chaussures de marche : 15 984 yens
  • Chaussettes épaisses : 810 yens
  • Pantalon imperméable : 10 800 yens
  • Sac à dos : 18 900 yens
  • Lampe frontale : 2 052 yens
  • Lunettes : 3 996 yens

Puis, combien j’ai dépensé pour cette aventure : 13 013 ¥ ! En détails :

  • Bus : 5 400 ¥ (aller-retour de Shinjuku à la 5ème station du circuit Yoshida)
  • Nourriture et boissons au konbini : 1 941 ¥
  • Barres énergétiques (acheté chez L-Breath) : 2 872 ¥ (environ 600 ¥ l’unité)
  • Don pour l’ascension : 1 000 ¥
  • Une boisson chaude pendant l’ascension : 400 ¥
  • Les toilettes (entre 200 et 300 ¥ selon l’altitude) : 500 ¥
  • Un bol de ramen dégusté au sommet : 900 ¥

Ces chiffres sont approximatifs ! Si vous avez déjà les équipements, l’ascension du Mont Fuji devrait vous coûter entre 9 000 et 15 000 ¥ environ.

En route pour l’ascension !

Vous êtes prêts et organisés pour votre ascension ? Vous vous êtes reposés avant et avez suffisamment d’énergie pour vous lancer dans cette aventure ? Choisissez votre circuit, payez les 1 000 ¥ pour l’association et en route !

Il y a quatre circuits différents pour grimper le Mont Fuji :

  • le circuit Yoshida (préfecture de Yamanashi) : point de départ à la 5ème station de la ligne Fuji-Subaru (2 300m d’altitude), parcours de 7,5 km, 6 heures pour l’ascension, 3 heures pour la descente, la piste pour l’ascension est différente de la piste de descente, il y a de nombreux refuges et toilettes, c’est le circuit le plus emprunté par les touristes.
  • le circuit Subashiri (préfecture de Shizuoka) : point de départ à la 5ème station de Subashiri (2 000m d’altitude), parcours de 7,8 km 6 heures pour l’ascension, 3 heures pour la descente, la piste pour l’ascension est différente de la piste de descente, la section entre l’ancienne 8ème station et le sommet est la même que celle du circuit Yoshida.
  • le circuit Gotemba (préfecture de Shizuoka) : point de départ à la 5ème station de Gotemba (1 440m d’altitude), parcours de 11 km, 8 heures pour l’ascension, 4 heures pour la descente, l’altitude au point de départ est faible et la pente est douce, ce parcours convient aux bons marcheurs qui peuvent faire face à une grande différence d’altitude, c’est le circuit avec le moins de refuges et de toilettes, c’est le moins emprunté.
  • le circuit Fujinomiya (préfecture de Shizuoka) : point de départ à la 5ème station Fujinomiya (2 390m d’altitude), parcours de 5 km, 5 heures pour l’ascension, 3 heures pour la descente, ce parcours est aussi très populaire auprès des visiteurs, la pente est raide et rocheuse, la piste pour l’ascension est la même que la piste de descente.

Les circuits sont chacun représenté par une couleur différente. Pour ne pas vous perdre et ne pas vous tromper de circuit en cours de route, vérifiez toujours la couleur des panneaux se référant à la couleur du circuit emprunté. La période d’ascension officielle (en dehors, les refuges sont fermés, donc à vos risques et périls) est du 10 juillet au 10 septembre (1er juillet pour le circuit Yoshida) sauf modifications à cause des conditions météo. Il y a énormément de monde les week-ends et pendant la période d’Obon. Si vous souhaitez loger dans un refuge, il est recommandé de réserver avant pour vous garantir une place. Beaucoup de personnes optent pour l’ascension de nuit pour voir le lever du soleil depuis le sommet mais sachez qu’il est aussi possible d’assister au spectacle depuis la 5ème station ou depuis les refuges. Une fois là-haut vous pouvez faire le tour du cratère par le circuit Ohachimeguri (お鉢巡り).

Pour vous rendre aux différents circuits, vous avez le choix entre le bus ou le train menant aux stations JR les plus proches. De nombreux bus assurent aussi le trajet au départ de Tokyo, Shinjuku, Ikebukuro, Shibuya, Akihabara, les aéroports de Narita et Haneda, Yokohama. En dehors de Tokyo, il y en a également qui partent de Shizuoka, Nagoya, Osaka et Kyoto. Les itinéraires sont différents selon les stations ! Vous pouvez les retrouver sur le site officiel. Pour atteindre les points de départ de chaque circuit, c’est-à-dire la 5ème station, il faut emprunter les bus Fuji Climbing Bus / Hiking Bus sauf si vous empruntez les bus Direct Highway Bus to Mt.Fuji menant directement à la 5ème Station Fuji-Subaru Line. Les horaires et les tarifs sont disponibles sur le lien suivant : Climbers’ Bus.

Voici quelques itinéraires en bus et train pour vous rendre au circuit Yoshida (le plus accessible).

Shinjuku Expressway Bus Terminal
Highway Bus
Fujisan Station / Kawaguchiko Station
Fuji Climbing Bus / Hiking Bus
Fuji-Subaru Line 5th Station

Shinjuku Expressway Bus Terminal
Direct Highway Bus to Mt.Fuji 5th Station
Fuji-Subaru Line 5th Station

Haneda Airport
Highway Bus
Fujisan Station
Fuji Climbing Bus / Hiking Bus
Fuji-Subaru Line 5th Station

Yokohama Station
Direct Highway Bus to Mt.Fuji 5th Station
Fuji-Subaru Line 5th Station

Center-Kita Station / Tama-Plaza Station
Direct Highway Bus to Mt.Fuji 5th Station
Fuji-Subaru Line 5th Station

Shinjuku Station
JR Line
Otsuki Station
Fujikyuko Line
Fujisan Station / Kawaguchiko Station
Fuji Climbing Bus / Hiking Bus
Fuji-Subaru Line 5th Station

Ascension du Mont Fuji : l’aventure de Kimi

Avec Elodie qui m’a accompagnée dans cette aventure, nous sommes parties de Shinjuku tranquillement dans l’après-midi pour prendre notre temps, faire des pauses régulières et éviter trop de monde car les touristes préfèrent faire l’ascension de nuit pour admirer le lever du soleil. C’était aussi notre objectif ! C’est pourquoi nous avons choisi la date de notre ascension un lundi. Nous avons opté pour le circuit Yoshida, car on peut s’y rendre directement depuis Shinjuku !

Donc pour notre trajet, à Shinjuku nous avons acheté des tickets pour prendre le bus direct jusqu’à la 5ème station de la ligne Fuji-Subaru. Le trajet dure environ deux heures. Nous sommes parties vers 15h30 et nous sommes arrivées à 17h30. Nous avons commencé notre ascension à 18h00 tranquillement, en s’arrêtant à toutes les stations pendant 10 à 30 minutes. Nous sommes arrivées au somment vers 4h00.

Le circuit Yoshida est le circuit le plus populaire parmi les quatre existants avec beaucoup de refuges et d’aires de repos. Il est vivement recommandé (d’où sa côte de popularité) pour une première ascension du Mont Fuji.

J’ai été assez étonnée par ma condition physique et surtout mentale ! En faisant de bonnes pauses quand même, j’ai réalisé le parcours à une vitesse normale sans trop me sentir essoufflée. Avec Elodie nous pétions un peu (trop) la forme dans les stations pendant nos pauses. On rigolait de tout et de rien pendant qu’on regardait certaines personnes arriver complètement essoufflées. Les barres énergétiques semblent plutôt efficaces ! Je n’ai ressentie la fatigue qu’à partir de la descente (je n’ai pas du tout dormi) et pendant ma dernière heure d’ascension, j’avais très mal aux cuisses donc je marchais en faisant des plus petits pas car le moindre grand mouvement était synonyme de douleur !

Comme les circuits Yoshida et Subashiri fusionnent de la 8ème station au sommet, il y a eu pas mal d’embouteillages. Parfois, les gens n’avançaient vraiment pas vite pour moi, j’ai pas mal grugé de peur de ne pas arriver à temps ! Une fois au sommet, beaucoup de personnes étaient déjà rassemblés et attendaient le lever du soleil. J’ai tenté tant bien que mal de trouver une place mais je ne pouvais pas m’asseoir. J’avais très froid et les dernières minutes d’attente semblaient des heures… Et manque de bol, à cause de quelques nuages, je n’ai pas vu un lever du soleil extraordinaire. Ce sera pour une prochaine fois !

Après un bon bol de ramen, nous sommes redescendues vers 6h00 sans perdre de temps car notre bus retour nous attendait vers 10h. Nous sommes arrivées à 9h45, au bout de notre vie. Une fois dans le bus, on a dormi jusqu’à Shinjuku ! La descente a été difficile. Les pentes sont raides et glissantes. Sans bâtons de marche, c’est facile de glisser (ça n’a pas loupé pour moi), j’ai passé un moins bon moment que pendant la montée.

Je suis rentrée très fatiguée mais surtout très heureuse ! Cette ascension restera sans doute une de mes plus belles aventures au Japon ! J’ai très envie de refaire cette ascension, mais sur un circuit différent et aussi profiter de faire le tour du cratère.


♫ Un article = Une chanson ► MAN WITH A MISSION – higher

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▶ BOOMBAYAH : Kimi no Nikki ⑬

​En juillet, c’est l’été ! Et l’été bien japonais. Ça a été radical, une fois le changement de mois fait, il a commencé à faire affreusement chaud et humide. Entre 60 et 90% d’humidité et entre 30 et 37°C même la nuit… Étouffant et invivable, on se sent toujours ベタベタ (dégueu et transpirant). J’ai aussi affronté mes premiers cafards (ゴキブリ) dans mon appart… Le côté positif c’est que l’été au Japon, il y a des tonnes de matsuri dans tous les coins du Japon ! Et ça en fait toujours une sortie agréable !

8 juillet : サンパ自由が丘夏祭り

Nous avons organisé une petite fête à l’école et nous y avions convié nos étudiants et amis français. Nous sommes partis sur le thème de l’été. Avec l’équipe on s’est habillé en yukata et jimbee et certains de nos étudiants aussi.

Pendant la soirée on a fait des quizz et un karaoké sur la danse des canards 😂 donc avec la choré qui va avec. On s’est bien amusé ! J’étais contente de parler en français et japonais avec des personnes que je rencontrais pour la première fois, de m’amuser et rigoler avec mes étudiants en dehors d’une salle de classe. Je n’ai pas vu le temps passer ! On a poursuivi la soirée entre français (enfin presque haha) au karaoké, toute la nuit jusqu’à 5h ! Une soirée géniale avec des personnes géniales !

9 juillet : 暑い原宿☀😵💦

Après un samedi bien festif, c’était un dimanche tranquille à Harajuku avec Géraldine. On voulait tester plusieurs cafés pour se poser au frais car un dimanche à Harajuku en pleins mois de juillet, c’est juste abominable et insupportable ! Trop chaud, trop humide, trop de monde. Et donc pour trouver un endroit où te poser tranquille et au frais… Haha c’est pas chose facile ! On a fini par trouver une table de libre au Pompompurin Café, un café sur le thème de Pompompurin, un petit animal mignon comme Hello Kitty ou Rirakuma. La déco est sympa, mignonne mais surtout très jaune. On peut également y acheter des produits dérivés. Les plats sont simples mais surtout misés sur la déco, si bien que t’oses à peine déguster par peur de tout abîmer xD. Pour cette fois, on voulait juste boire xD. Mais y manger peut être un truc à tester le jour d’une escapade à Harajuku ! On compte quatre cafés dans le Japon : Harajuku, Yokohama, Osaka et Nagoya.

Pompompurin Café Harajuku (ポムポムプリンカフェ原宿店)
Adresse : CUTE CUBE HARAJUKU 3F, 1-7-1 Jingumae, Shibuya-ku, Tokyo
Accès : Harajuku Station (Yamanote Line) sortie Takeshita, Meiji-Jingumae (Harajuku) Station (Fukutoshin Line, Chiyoda Line) sortie 2
Site Internet : http://pompom.createrestaurants.com

16 juillet : 東京ディズニーシー

Journée à Tokyo Disney Sea avec Géraldine avant son retour en France. A défaut de ne pas pouvoir aller à USJ, on a choisi Disney Sea pour profiter des attractions à plus fortes sensations (pour les japonais 😒) et de l’événement spécial Pirates des Caraïbes.

C’est toujours marrant de voir les japonais aller à Disney. Fans jusqu’au bout, ils portent au moins quelque chose en rapport avec Disney sur eux, les ados et jeunes couples portent les mêmes vêtements. Mais comme un dimanche, comme un long week-end (le 17 juillet est un jour férié au Japon, jour de la mer svp), c’était noir de monde… Ça sentait les longues heures d’attente dans la chaleur pour faire les attractions.

J’ai retrouvé Géraldine à 7h30 pour l’ouverture du parc à 8h00. La journée a été très crevante ! Il a fait très très chaud. J’ai pu faire l’attraction Indiana Jones que je n’avais pas fait la première fois, j’ai emmené Géraldine dans la tour de la terreur et elle a eu très peur 😂, on s’est réfugié dans le monde d’Ariel, au frais et à l’abri du soleil pour reprendre des forces, on a vu le spectacle spécial Pirates des Caraïbes (mais sans Johnny Deep, dommage 😂😂) et quelques pirates dans le parc…. et on a fini par Toy Story après la pire attente de la journée parce qu’on était trop fatiguées et parce que c’est une des attractions qui attire le plus de monde ! Comptez en moyenne entre deux heures et trois heures d’attente… Heureusement qu’on a eu des fast pass pour quelques attractions. Puis vers 20 heures, il a commencé à pleuvoir. Comme on avait fait tout ce qu’on voulait, on est rentré plus tôt.

C’était sympa de revenir à Disney finalement même si je trouve que les attractions au Japon manquent de fortes sensations… Mais c’est mieux de ne pas y aller l’été car y a même pas d’attractions d’eau à Disney Sea il me semble (pourquoi ce nom alors, je me le demande encore xD). Aussi autre bémol, l’attraction Voyage au Centre de la Terre était fermée et on a quasiment pas vu de personnages Disney…
Mon prochain parc d’attraction, ce sera… FujiQ !!

17 juillet : ジェラルディンフランスに帰って、気をつけて😢

Comme Géraldine rentre en France bientôt, j’ai été invité à sa さよならパーティー (Sayonara Party, fête d’au revoir). J’ai fait la connaissance de certains de ses amis, dont une coréenne qui parlait bien français, et revu des anciens collègues de Maison Première, mon ancien baito. On a mangé au Breizh Cafe Le Bretagne, qui est un restaurant français servant des galettes et des crêpes. C’est un restau connu et reconnu et il y a plusieurs restau dans Tokyo (Omotesando, Kagurazaka, Shinjuku…). J’avais l’impression d’être de retour dans ma Normandie, dans la crêperie habituelle où j’allais souvent en famille. J’ai pris une galette complète avec des champignons de Paris. J’étais un peu déçue de la texture de la galette (elle ne venait pas d’être cuite à mon avis) en revanche je me suis régalée avec la crêpe Briochine (banane, caramel, glace vanille et chantilly). C’est un restau agréable, dans une atmosphère tranquille et une déco sympa. Nous étions en terrasse, c’était bien et relaxant. Les serveurs parlent un peu français et je pense que dans l’ensemble les galettes s’apprécient, avec du bon cidre. Il y a du choix mais faut y mettre le prix… J’irai pas toutes les semaines. Rien que pour les galettes, comptez entre 1200¥ et 1900¥. Je trouve que pour certaines qui sont peu garnies le prix est abusé mais bon… je préfère cuisiner mes propres galettes et crêpes à la place 😜.

Breizh Cafe Shinjuku Takashimaya
Adresse : Shinjuku Takashimaya 13F, 5-24-2 Sendagaya, Shibuya-ku, Tokyo
Accès : Shinjuku Station (JR Lines, Odakyu Line, Oedo Line, Marunouchi Line, Keio Line) sortie sud.

En tous les cas, ma baka va me manquer. 😭. Avec elle, j’ai fait les pires conneries, les meilleures Japan Expo, des super concerts, des délires que seules nous pouvons comprendre, des séances de karaoké à chanter de la J-pop et du Visual Kei… Mais ce n’est qu’un au revoir ! On se reverra en France ou au Japon ^^.

29 juillet : 友達 💕

Repas chez ma chère Tomoko après le travail avec ses amis japonais et son amie coréenne. Ça faisait longtemps que je les avais pas vus ! Comme d’hab, c’est notre soirée classique entre potes, avec plats japonais, coréen, français, alcool et beaucoup de rires ! Il y avait de la quiche lorraine 💕 quel bonheur, et si elle n’était pas meilleure que celle de ma mère, ça m’a directement fait penser à elle. Il y avait aussi du rosbif, du fromage… Omg je me sentais un peu chez moi. J’ai encore bien (trop) mangé !

Ces soirées avec eux, c’est un gros exercice de japonais pour moi. Je fais de mon mieux. C’est encore difficile mais j’adore les écouter parler. Puis comme Tomoko et Kaoru apprennent le français, parfois je leur parle en français 😂. Ils sont vraiment cool et Tomoko m’a dit que si un jour j’avais un problème, ils seraient tous là pour m’aider. Ils sont une de mes meilleures rencontres au Japon !

30 juillet : 小田原祭り

Une autre de mes meilleures rencontres, c’est celle avec des françaises ! Elodie, Violaine et aussi Suzon dont j’ai fait la connaissance récemment. Nous sommes allées ensemble à Odawara, une petite ville de la préfecture de Kanagawa, près de Hakone. Il y avait la fête d’été (matsuri, 夏祭り) de la ville au pied de son château. C’était une occasion de passer une journée loin de la capitale et de changer d’air.

Le temps n’était pas trop au rendez-vous. Il pleuvait un peu le midi quand nous sommes arrivées donc nous en avons profité pour visiter le château.

Les sculptures et les maquettes à l’intérieur était intéressantes. Mais comme Odawara est assez retiré de Tokyo, il y avait très peu d’anglais. Difficile de comprendre l’histoire. Par contre j’ai découvert le classement des plus hauts châteaux du Japon. Et savez-vous lequel est le plus haut ? C’est lui ! Je l’ai vu !

Vous le (re)connaissez ? C’est le château d’Osaka !

Après la visite, la fête battait son pleins avec des spectacles de Taiji et de Taiko et les stands de nourriture nous laissait l’embarras du choix pour le déjeuner. Finalement j’ai pris du karaage et j’ai testé le Hiroshima Yaki (le okonomiyaki de Hiroshima), plus un melon ice cream pour le dessert !

Vers 16h nous sommes allées dans la rue pour regarder plusieurs groupes défiler et porter les mikoshi. Et vers la fin de la journée, les lanternes se sont allumées.

C’était une journée bien crevante mais sympa !

Le reste du mois de juillet, j’ai aussi enchaîné les fêtes dans les différentes branches de mon école, pour célébrer la fête nationale française et la fête nationale belge. C’était du bon temps passé avec les collègues et avec nos étudiants en plus d’en rencontrer des nouveaux… Sans oublier les photos wtf qui circulent sur le Instagram de l’école haha. On ne s’appelle pas Ecole Sympa pour rien !


♫ Un article = Une chanson ► BLACKPINK – 붐바야 (BOOMBAYAH)

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▶ Dog Days : Kimi no Nikki ⑫

​Le mois de juin. Début de l’été et de la saison des pluies. Mais pour une saison des pluies on a connu pire. Il n’a pas plu tant que ça finalement mais la chaleur et l’humidité ont commencé à se faire ressentir !

10 juin : 飲み会サンパ

L’équipe avec qui je travaille maintenant à l’école a subi quelques changements et récemment, deux nouveaux nous on rejoint. A l’heure actuelle c’est une équipe avec qui je m’entends bien et nous avons pu créer un lien et apporter chaque jour une ambiance chaleureuse dans l’école.

Pour ça, nous avons organisé notre premier Nomikai ensemble. On a mangé et bu, on avait cuisiné et acheté beaucoup de nourriture (salade, pizza, tsukune…) et bu vin rouge, bière et vodka.

On a bien rigolé et après on a poursuivi la soirée au karaoké. On est allé dans un Karaoke Côte d’Azur (oui vous avez bien lu) et ils ont des super salles avec des beaux micros ! Il y a différentes tailles et différents concepts selon les goûts des clients : party room, VIP room, live room, family room… On a choisi la live room, c’était assez grand avec une petite scène. On y a mis le feu 😂 ! Mais le plus drôle était quand, au moment de partir, nous avons squatté à l’improviste une autre salle contenant un groupe de jap bourrés et torse nu pour certains 😂 ils nous ont accueillis à bras ouvert et avec des verres de Tequila à la main. On est resté jusqu’à minuit histoire de ne pas louper le dernier train. C’était un bon moment ! Bien arrosé mais ça s’est bien terminé. J’aime ces soirées 😁 !

Karaoké Côte d’Azur Jiyugaoka (カラオケコート・ダジュール自由が丘駅前店)
Adresse : Jiyugaoka NK Building 4F, 2-10-8 Jiyugaoka, Meguro-ku, Tokyo
Accès : Jiyugaoka Station (Tokyu Toyoko Line, Tokyu Oimachi Line), sortie principale

13 juin : サンパで一年おめでとう

Pour vous dire à quel point j’ai des étudiantes trop géniales ! Une de mes classes, trois charmantes dames, m’ont invitée à manger un midi et ont tenu à m’offrir le repas pour fêter mes un an en tant que professeur. J’étais trop contente et touchée !

Nous nous sommes données rendez-vous chez gram, une chêne de café / pancakes principalement. Ils font des pancakes bien épais et moelleux, ふわふわ (fuwa fuwa) comme on dit ici. Pour ces super pancakes il faut patienter un peu le temps de la préparation mais la déco et l’ambiance sont sympas donc vous ne vous préoccupez pas du temps ^^. Mes étudiantes m’ont dite : « Mange un bon déjeuner, tu as besoin d’énergie et en dessert tu pourras prendre des pancakes ! ». C’était très bon ! Le prix peut rebuter un peu mais allez-y pour une pause café, les pancakes sont vraiment bons !

Gram Jiyugaoka (gram 自由が丘店)
Adresse : J Glass Building 1F, 2-12-13 Jiyugaoka, Meguro-ku, Tokyo
Accès : Jiyugaoka Station (Tokyu Toyoko Line, Tokyu Oimachi Line), sortie principale

15 juin : ヒューマン飲み会🍻

J’avais mon cours de japonais du jeudi soir à Human Academy (ヒューマンアカデミー). Dans cette classe, nous ne sommes que des français. Après le cours, avec trois d’entre eux, je suis allée manger et boire dans un Izakaya. C’est la semaine alors les prix pour un 飲み放題 (nomihoudai, boisson à volonté) peuvent être avantageux. On a trouvé à Shinjuku un Izakaya 金の蔵 (Kin no Kura) qui faisait 飲み放題 et 食べ放題🍴🆓✨ (tabehoudai, nourriture à volonté) pour 2800¥ par personne pendant 1h30 ! C’est carrément un bon prix et vite rentabilisé xD. On a commandé en masse pendant 1h30 et on s’en est mis pleins le bide. Comme c’était en semaine et que l’Izakaya n’était pas bondé, on a pu rester plus longtemps sans avoir à payer en plus. On est ressorti à minuit 😂.

Kin no Kura Shinjuku East Exit (金の蔵新宿東口総本店)
Adresse : 東京都新宿区新宿3-36-12杉忠ビルB1F
Accès : Shinjuku Station (JR Lines, Odakyu Line, Oedo Line, Marunouchi Line, Keio Line) sortie sud-est

Je me suis d’ailleurs fait une petite frayeur avec les trains car au Japon le service termine à 0:00~0:30. J’ai réussi à avoir un train mais malheureusement les derniers ne vont pas jusqu’au bout de ma ligne et s’arrêtent à 4 stations avant la mienne ! Je me suis tapée une heure de marche à pied. Mais j’ai survécu. Dans la campagne de la préfecture de Kanagawa, c’est tranquille en pleine nuit, ça peut paraître flippant mais pas pour moi 😂.

24 juin : fête de la musique à Ginza

Si si, la fête de la musique, ça existe bien au Japon, du moins dans l’école où je travaille, oui ! Une des branches située à Ginza organisait une fête à cette occasion avec ses étudiants et tout le Staff pouvait se joindre à l’événement. Même si mes chers collègues de Jiyugaoka m’ont tous lâchée, j’y suis quand même allée après avoir fini le travail. Bon je suis arrivée vers la fin, y avait plus rien à manger ni à boire quasiment mais j’ai vu le moment où professeurs et étudiants ont fait des danses médiévales. L’ambiance était cool, on a bien rigolé. Les étudiants japonais étaient un peu réticents au début mais ils se sont prêtés au jeu et au final ils ont beaucoup aimé ! Après nous sommes restés entre collègues à boire encore un peu. Ce n’était pas grand chose mais juste le fait de passer du bon temps avec les collègues hors boulot, ça fait du bien. Je l’ai sûrement déjà mentionné, mais à l’heure actuelle c’est un plaisir de travailler avec eux. Donc hâte de remettre ça, avec une after au karaoké 😁.

25 juin : 書道しましょう!

Pendant mon cours de japonais du dimanche matin chez Human Academy (ヒューマン アカデミー), nous avons fait un petit atelier de calligraphie (書道).

La calligraphie japonaise 書道, littéralement voie de l’écriture, désigne la calligraphie des kanas, syllabaires typiquement japonais, et des kanji extraits des caractères chinois. Les différents types de calligraphies sont généralement liés à des écoles, qui enseignent l’art de faire de beaux caractères dans un type d’écriture existant, avec un certain style, pour la beauté du geste, du caractère et ou de l’écriture dans son ensemble. La calligraphie, à l’instar de la peinture et d’autres arts plastiques, demande l’utilisation de l’ensemble du corps pour s’exprimer pleinement. Le papier (on écrit sur la face la plus lisse), l’encre noire, le pinceau calligraphique (il y a deux tailles, un grand pour l’écriture du caractère er un petit pour votre signature, souvent en bas à gauche), et la pierre à encre sont les instruments essentiels pour la pratique de la calligraphie. Lorsque vous pratiquez, tenez le pinceau bien droit. La pression appliquée sur votre papier joue sur l’épaisseur du trait et également les gestes pour créer des effets à la fin.

C’était difficile mais vraiment intéressant ! J’ai écrit les kanji de « amour » (愛) et « ami » (友). Ils étaient pas trop foireux d’après mes profs. Je suis contente d’avoir eu cette opportunité 🙌💖 !

26 mai : lundi, tout est permis !

Je suis allée récupérer mon visa le matin et pour le déjeuner, je me suis posée à Yoshinoya (吉野家), une chaîne de restau qui fait des Gyudon aussi comme Sukiya. On en trouve partout. Ils proposent aussi du Black Curry. Du coup j’ai testé avec du porc et du fromage (牛とチーズ黒カレー). Pas mauvais. C’est un bon endroit pour les petits portes-monnaie 😂 et pour une courte pause déjeuner.

Mais en semaine, dans ce genre d’endroits, parmi les clients on trouve soit des ouvriers soit des salarymen. Que des hommes. De quoi se sentir bien seule xD.

Yoshinoya Yamato (吉野家大和駅前店)
Adresse : 1-1-26 Yamato-shi Chuo, Kanagawa-ken
Accès : Yamato Station (Odakyu-Enoshima Line, Sotetsu Line) sortie 1

Puis direction Shinjuku pour mon dernier cours de jap du lundi de la session printemps. Pour ce dernier cours, les professeurs nous ont fait vivre et expérimenter une cérémonie de thé (茶道) ! J’ai découvert beaucoup culturellement grâce à ces cours !

Certaines professeures portaient un kimono, il y avait tous les équipements pour préparer et servir le thé :

  • chawan (茶碗) : bol utilisé pour la préparation et la consommation du thé
  • chasen (茶筅) : fouet pour mélanger le thé en poudre dans l’eau
  • chaki (茶器) : pot contenant le thé en poudre, il en existe deux types selon la matière avec laquelle ils sont fabriqués (natsume (棗) pour les pots en bois ou bambou et chaire (茶入) pour les pots en céramique)
  • chashaku (茶杓) : cuillère à thé
  • kaishi (懐紙) : papier utilisé pour placer la nourriture (des sucreries japonaises qui accompagnent le thé) et essuyer les doigts. Il est normalement porté plié et coincé dans le devant du kimono

Nos professeurs ont d’abord expliqué le déroulement et ont fait une démonstration. Il n’y a pas toutes les étapes en détails, je précise. Je vous retranscris ce que j’ai vu pendant le cours d’une cérémonie de thé disons « simple ». La cérémonie de thé se déroule dans le plus grand des silences. Vous devez être calme et poli et porter des vêtements sobres, simples ou un kimono.

  1. お先に (en premier) : pendant que le thé est en cours de préparation, on vous apporte des douceurs. Ce sont souvent des sucreries japonaises. Lorsqu’on vous les apporte et qu’on vous propose de vous servir en disant « お菓子をどうぞ » (Okashi wo douzo = veuillez vous servir s’il vous plaît), vous faites une courbette et répondez « お菓子を頂戴いたします » (Okashi wo chōdai itashimasu = je prends, je reçois), vous dites « お先に » (Osaki ni = veuillez m’excuser de me servir en premier) à la personne qui se trouve après vous, vous prenez le plateau en face de vous avec vos deux mains, vous le soulevez légèrement pour exprimer vos remerciements, vous le posez, vous faites à nouveau une courbette et vous prenez une sucrerie que vous posez sur le kaishi. Enfin, vous faites passer le plateau à votre voisin. Vous consommez votre sucrerie avant de recevoir votre thé.
  2. お点前頂戴いたします (merci pour le thé) : le thé est prêt, c’est le moment de le recevoir. Vous faites en premier une courbette et dites « お点前頂戴いたします » (O temae chōdai itashimasu = je prends, je reçois le thé), vous prenez le bol de thé dans vos mains, posez sur la main gauche et tournez deux fois dans le sens des aiguilles d’une montre de 2h à 4h avec la main droite, buvez votre thé en trois gorgées. Une fois terminé, essuyez l’endroit où vous avez bu avec votre pouce et essuyez votre pouce avec le kaishi, tournez dans le sens inverse des aiguilles d’une montre de 4h à 2h, reposez le bol. C’est fini.

Puis nous avons tous bu notre bol de thé en reproduisant du mieux qu’on avait compris. Pour ma part j’ai pu aussi essayer d’en préparer. Pour une première fois je me suis bien débrouillée !

C’était super pour une dernière leçon ! A la fin nous avons tous reçu une carte avec un mot des professeurs. Ils vont beaucoup me manquer ! Depuis que je vais à Human Academy c’est sans doute la meilleure session que j’ai faite ! Et je souhaite de pouvoir participer à une vraie cérémonie de thé un jour !

Après ma leçon j’ai retrouvé Géraldine à Shinjuku. On a passé du temps ensemble au Starbucks, on s’est baladé à Shinjuku et on est allé manger des ramen à la tomate chez Taiyou no Tomato. On a bien parlé et rigolé comme à nos habitudes xD. Elle rentre bientôt en France donc je profite du temps libre que j’ai pour en passer avec elle. Je regrette de ne pas avoir pu la voir plus souvent alors qu’on habitait dans la même ville TT. Maintenant qu’elle rentre je me dis qu’elle va me manquer !


♫ Un article = Une chanson ► MAN WITH A MISSION – Dog Days

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▶ 22 juin 2017 ; 2 ans au Japon (日本で2年間が経った)

22 juin 2017 ! Que le temps passe vite ! Me voilà déjà à deux ans de vie au Japon, j’ai l’impression que c’était hier que je venais habiter au Japon ! Comme pour la première année, j’ai envie de faire le bilan.

Cette deuxième année au Japon, comment était-elle ? Je dirai peut-être aussi difficile que la première mais ce n’était pas la même difficulté. L’année dernière, la difficulté numéro un : chercher un travail. Cette année, la difficulté numéro un : m’adapter au travail ! Et ce n’était pas toujours gagné. L’année dernière : j’ai appris à servir du vin et du champagne et à porter 3 assiettes en même temps. Cette année : j’ai appris à enseigner le français à des japonais. L’année dernière : je vivais dans une share house. Cette année : j’ai déménagé dans un studio. Bref, je zappe les mauvais moments, ça ne sert à rien de s’étaler. Mais cette année fut malgré tout riche, même si j’ai plus travaillé qu’autre chose. Je n’ai pas beaucoup voyagé mais j’en prévois pleins pour bientôt ! Mon épanouissement est grandissant. Je m’amuse, je profite des petites occasions qui se présentent et je me sens toujours aussi bien en globalité ici. Alors, cette année-là :

  • J’ai déménagé dans un studio, dans la campagne de la préfecture de Kanagawa. C’est parfois chiant d’habiter loin, mais je m’adapte.
  • J’ai loupé tous les matsuri d’été parce que je travaille le samedi. J’ai juste vu une partie du feux d’artifice de Futako-Tamagawa.
  • Je me suis fait des amies… françaises, avec qui j’aime beaucoup sortir ! Violaine, Elodie, Pauline… Si vous passez par là ! Et ça fait du bien car….
  • Finalement j’ai réalisé une chose : se lier d’amitié avec des japonais(es), c’est finalement très compliqué. La relation n’est pas aussi sincère et on ne peut pas se confier.
  • J’ai réalisé aussi que les japonais, à vouloir être trop polis, sont à la limite de l’hypocrisie, parce qu’ils ne disent jamais les choses directement ! Et ça c’est quelque chose que j’ai du mal à supporter. Il y a aussi une sorte de racisme envers les étrangers, bien différente de la notre (haha) mais bien plus blessante je trouve. Un japonais ne vous traitera jamais de « sale étranger » ici mais vous le fera comprendre dans son comportement tout en faisant comme si de rien n’était (oui, les japonais ne disent rien directement).
  • Cependant, tous les japonais ne sont pas comme ça non plus ! Mes apprenants et les quelques amis japonais que j’ai réussi à me faire sont des personnes adorables et je les aime beaucoup ! J’ai vraiment fait des rencontres marquantes et toutes ces rencontres m’ont permise de me maintenir debout et de passer des bons moments ! Je ne pensais jamais dire un jour « Enseigner le français, c’est amusant ! » J’ai la sensation de bien plus profiter de la vie, de sortir, de m’amuser maintenant que quand j’étais adolescente. Je me dis que « Oui, la vie, elle est cool ! » et qu’il ne faut pas se laisser abattre par les petits tracas qu’elle peut parfois te balancer en pleine figure.
  • J’ai changé personnellement, dans mon relationnel avec les gens, dans ma façon d’agir et de m’imposer. J’ai appris à m’ouvrir et à être moins timide. Oui, le travail à l’Ecole Sympa ne m’a pas apportée qu’un Visa et un salaire ! Je n’avais pas remarqué à quel point j’ai pu être enfermée dans ma bulle et effrayée à l’idée de mettre un pied dans le monde extérieur toutes ces années, et vraiment ça peut bloquer beaucoup d’issues. Maintenant, je m’aperçois que je peux en apprendre beaucoup sur la vie et sur les relations humaines et créer des liens avec des personnes qui ne viennent pas forcément du même monde que le mien. Bon après c’est sûr, ça ne marche pas avec tout le monde non plus hein :’D.
  • Je vais toujours autant au Karaoké et j’aime toujours autant Starbucks.
  • Je suis allée à la plage à Enoshima pour me baigner !
  • J’ai fêté mon premier Halloween à Shibuya !
  • J’ai décroché le JLPT N5 !
  • Je suis allée à Karuizawa.
  • J’ai fait du Taiko pour la première fois !
  • J’ai vu mes CNBLUE 10 fois en concert/fanmeeting (dont 7 au Japon). Avec l’emploi du temps que j’avais, j’ai bien géré. Merci de venir aussi souvent au Japon les gars !

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Une année chaotique, mouvementée, parfois difficile mais très enrichissante ! Et il y a encore beaucoup de choses que je veux accomplir durant cette troisième année au Japon qui commence :

  • Escalader le Mont Fuji
  • Voir un spectacle de Kabuki
  • Assister à un match de Sumo
  • Aller à FujiQ
  • Assister à une vraie cérémonie de thé
  • Aller à Okinawa, Fukuoka, Mie, Hiroshima, Shirakawago, Hokkaido et pleins d’autres endroits magnifiques du Japon
  • Faire un voyage à Hong Kong, aux Philippines, à Bali…
  • Réussir le JLPT N4, puis le N3 si vraiment je deviens balèze en japonais

Pour l’instant, ai-je envie de rester au Japon et d’y passer ma vie ? Y passer ma vie, je ne sais toujours pas, je ne peux pas me projeter autant… Mais pour l’instant OUI, je veux rester ! Une chose est sûre, je ne quitterai pas le Japon tant que je n’aurais pas accompli les objectifs ci-dessus !