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▶ Road trip au Japon – Les Michi no Eki (道の駅)

Manger et dormir sur la route. Lors d’un voyage ou d’un long déplacement en voiture. Pas vraiment d’idées pour le déjeuner et surtout pas envie de perdre trop de temps. Ou bien au contraire, envie de découvrir rapidement la région dans laquelle on passe. Au Japon, on peut opter pour les Michi no Eki (道の駅, littéralement stations de routes) qui correspondent aux aires d’autoroutes à la japonaise.

Dans cet article, Kimi vous parle de ces aires d’autoroutes pratiques, de leurs petits restaurants et cafétérias en plus de vous en présenter quelques unes !

Concept (コンセプト)

Une Michi no Eki est une aire de repos en bordure de route pour ceux qui traversent le Japon en voiture. Elles se situent généralement le long des autoroutes et des routes nationales et offrent une zone de stationnement gratuit, des espaces sanitaires et fournissent des informations régionales et touristiques pour les voyageurs routiers. Il existe actuellement plus de 1 000 sites à travers le Japon. On peut s’y reposer et y passer la nuit si on possède un véhicule équipé pour, permettant ainsi des économies sur l’hôtel.

Le concept de Michi no Eki a été lancé il y a 20 ans pour créer un environnement de circulation routière sûr et confortable et des espaces uniques et vivants qui mettent en valeur la particularité d’une région. Chaque Michi no Eki repose sur trois principes distincts :

  • Relax (休憩機能, kyûkei kinô) : installations de repos comprenant un parking gratuit et des toilettes, voire parfois même des douches;
  • Communauté (地域連携機能, chiiki renkei kinô) : coopération régionale où les centres culturels, les attractions touristiques, les loisirs et d’autres installations de développement local favorisent l’interaction avec la région;
  • Informations (情報提供機能, jôhô teikyô kinô) : qu’elles soient routières ou touristiques ou pour des soins d’urgence, elles sont faciles d’accès.

Il y a donc dans la plupart de ces aires de repos des boutiques de souvenirs et des cafétérias proposant des produits et plats locaux typiques de la région visitée. Cela donne toujours un aperçu de ce qui attend le voyageur si il fait du tourisme par la suite dans le coin. On peut y manger rapidement et pour pas cher.

La commande dans les cafétérias est relativement simple ! On choisit son plat au distributeur, on remet le ticket au comptoir, on paye et on attend que notre numéro soit appelé pour récupérer notre plateau. Service rapide et de la cuisine correcte pour des prix relativement raisonnables. Compter en moyenne entre 650 ¥ et 980 ¥ un plat.

Et puis, les Michi no Eki permettent de passer une nuit sans trop de stress dans un lieu où toilettes et distributeurs sont disponibles 24h/24 et avec le stationnement gratuit. Les douches sont cependant payantes et accessibles aux horaires du centre d’informations. Le tarif varie en fonction du temps d’utilisation. Ce qui est dommage, c’est que les boutiques, restaurants et centres d’informations ferment tôt. En effet, ils sont ouverts de 9h00 à 18h00 pour la plupart. Et le réseau Wi-Fi gratuit n’est pas super performant non plus.

On peut y rencontrer d’autres voyageurs nomades, des personnes très gentilles avec qui échanger ses expériences et des japonais généreux. Tout le monde se dit bonjour, reste poli et se souhaite bon voyage au moment de quitter les lieux.

Quelques adresses (色々場所)

Kimi a souvent eu l’occasion de s’arrêter par hasard dans certaines Michi no Eki pour le déjeuner quand ce n’était pas pour juste y dormir pendant ses road trip. Voici quelques adresses qui permettront de faire la découverte de spécialités (名物, meibutsu) en plus de pouvoir se reposer en toute sécurité. Bien entendu, il ne s’agit là que d’une petite partie des Michi no Eki. Il y en a bien trop pour toutes les lister ! La liste intégrale est répertoriée sur le site officiel : https://www.michi-no-eki.jp/.

• Michi no Eki Niseko View Plaza (道の駅 ニセコビュープラザ)

Une Michi no Eki bien située pour commencer à explorer Niseko, bourg situé pas loin du Mont Yotei, à Hokkaido. Apprécié des habitants et des touristes, c’est un endroit chaleureux où on va pouvoir trouver des produits locaux frais du marché, un restaurant de type fast-food et une cafétéria proposant des spécialités à base de pomme de terre sans oublier la délicieuse glace au lait ! Le parking est assez grand, permettant ainsi aux voyageurs de trouver une bonne place pour leur véhicule et d’avoir suffisamment d’espace vital.

Adresse : 77-10 Motomachi, Niseko-cho, Abuta-gun, Hokkaido (北海道虻田郡ニセコ町元町77番地-10)
Site internet : https://www.hokkaido-michinoeki.jp/en/29113/

• Michi no Eki Space Apple Yoichi (道の駅 スペース・アップルよいち)

Avec un grand espace pour se relaxer librement, un marché d’agriculteurs et le musée Yoichi Space Memorial Museum “Space Dome”, cette Michi no Eki est idéale pour une pause et un arrêt d’une nuit lors d’un road trip à Hokkaido. Le musée est notamment une bonne attraction pour les grands comme pour les petits avec la présentation des réalisations du premier astronaute japonais, Mamoru Mori (毛利 衛), dont la ville natale est Yoichi, ainsi que le planétarium. La boutique de l’aire de repos propose plus de 10 types de « nourriture spatiale » et, en plus des fruits de mer récoltés localement et des produits agricoles, des produits de saison uniques à Yoichi bien connus sous le nom de « Fruit Town Yoichi ». La crème glacée maison et la tarte aux pommes sont également très populaires !

Adresse : 6-4-1 Kurokawacho, Yoichi, Yoichi-gun, Hokkaido (北海道余市郡余市町黒川町6丁目4-1)
Site internet : https://www.hokkaido-michinoeki.jp/en/29131/

• Michi no Eki Biei Shirogane Birke (道の駅 びえい白金ビルケ)

Une des rares Michi no Eki du nord d’Hokkaido à posséder des douches ! Ouverte depuis mai 2018, cette récente aire de repos possède de nombreuses facilités et se trouve à un bon emplacement, non loin des endroits touristiques et des beaux paysages du coin à découvrir.

Adresse : Shirogane, Biei-cho, Kamikawa-gun, Hokkaido (北海道上川郡 美瑛町字白金)
Site internet : https://biei-info.jp/

• Michi no Eki Gurutto Panorama Bihoro (道の駅 ぐるっとパノラマ美幌峠)

De passage au col Bihoro (美幌峠), sur l’île d’Hokkaido (北海道), la spécialité à tester est le Janbo Gyoza Don (ジャンボ餃子丼). C’est comme un Katsudon sauf que le porc frit est remplacé par des Gyoza. On peut en manger dans la Michi no Eki Gurutto Panorama Bihoro (道の駅 ぐるっとパノラマ美幌峠) !

Le bol semble petit à première vue mais il est en fait bien rempli. Les 4 morceaux de Gyoza sont de taille raisonnable, accompagné d’une bonne dose d’oignon et de gingembre rouge (紅しょうが). Avec le bol est servi en plus une petite soupe miso.

On peut aussi manger le Karaage version Hokkaido, le Zangi (ザンギ), bien qu’il soit en réalité né dans la ville de Kushiro. La différence avec le Karaage ? Le Zangi consisterait à bien laisser mijoter le poulet, à ajouter la poudre aromatisée et à le faire frire. Il aurait donc bon goût sans sauce contrairement au Karaage classique qu’on accompagne le plus souvent de sauce mayonnaise. En tous cas, pour les fans de poulet, c’est un régal !

Voilà une Michi no Eki qui permet de bien manger et de profiter d’un endroit exceptionnel ! Après un bon déjeuner, les voyageurs peuvent se rendre à l’observatoire et au col Bihoro situé dans le parc national d’Akan-Mashu reliant Kushiro et Kitami, qui sont les principales villes de l’est d’Hokkaido. L’altitude des environs est d’environ 525 m et la vue depuis le sommet incroyablement spectaculaire !

Adresse : Furuume, Bihoro-cho, Abashiri-gun, Hokkaido (北海道網走郡美幌町古梅)
Site internet : https://www.hokkaido-michinoeki.jp/michinoeki/2502/

• Michi no Eki Utoro Shiretoko (道の駅 ウトロ知床)

Située le long de la route nationale, cette Michi no Eki ressemblant à une maison de pêcheurs est placée aux portes du patrimoine naturel mondial Shiretoko. Comme base de départ pour explorer et profiter pleinement de la région de Shiretoko, elle dispose d’un centre d’informations touristiques qui fournit toujours des informations de première main, ainsi que des magasins avec un certain nombre de produits locaux et d’un restaurant servant les plats de saison de Shiretoko.

Adresse : 186-8 Utoronishi, Shari-cho, Shari-gun, Hokkaido (北海道斜里郡斜里町ウトロ西186-8)
Site internet : https://www.hokkaido-michinoeki.jp/en/29232/

• Michi no Eki Yubari Meroad (道の駅 夕張メロード)

Située à côté de la station JR Shin-Yubari, à Hokkaido, cette Michi no Eki est accessible non seulement aux conducteurs mais également aux personnes voyageant en train. Dans l’enceinte de l’aire de repos se trouve un marché de producteurs qui vendent des légumes cultivés localement et des spécialités incluant bien entendu le fameux melon de Yubari et l’igname. On peut aussi y trouver la délicieuse et rafraichissante glace au melon, mais aussi d’autres produits à base de melon, comme des Dorayaki !

Adresse : 526-19 Momijiyama, Yubari, Hokkaido (北海道夕張市紅葉山526-19)
Accès : Shin-Yubari Station (JR Ozora Line, JR Sekisho Line) sortie principale
Site internet : https://www.hokkaido-michinoeki.jp/en/29256/

• Michi no Eki Shirakawa-go (道の駅 白川郷)

Michi no Eki située à proximité du village ancien de Shirakawa-go. Stationnez-y votre véhicule, partez vous balader jusqu’au village situé à environ 2,2 km (26 minutes à pied), allez vous détendre à un Onsen et revenez pour passer une nuit tranquille. Avec boutiques de souvenirs de Shirakawa-go et restaurants locaux, les voyageurs passent un agréable moment dans cette Michi no Eki dont l’architecture rappelle bien entendu celle des maisons du village. Elle possède également le célèbre musée Gassho (entrée gratuite) qui présente style de construction appelé gassho-zukuri (合掌造り), conçu pour résister au climat le plus rigoureux de cette région envahie de neige profonde en hiver.

Adresse : 411 Iijima, Shirakawa, Ono-gun, Gifu (岐阜県大野郡白川村飯島411)
Site internet : https://rs-shirakawago.jp/

• Michi no Eki Uchinada Sunset Park (道の駅 内灘サンセットパーク)

Pour les personnes effectuant un road trip, cette Michi no Eki est implantée dans un cadre plutôt agréable et sympathique, avec d’un côté la mer du Japon et de l’autre les chaînes de montagnes Kahokugata, Hakusan et Tateyama. De plus, elle permet de se rendre facilement jusqu’à Kanazawa ou à l’inverse de partir en direction de la péninsule de Noto. On peut y admirer un splendide lever de soleil depuis le parc et une fois la nuit tombée profiter des illuminations du pont Uchinada (内灘大橋).

Son restaurant propose les classiques de la cuisine japonaise revisités avec des produits locaux, y compris le lait dont 47% de la production laitière d’Ishikawa provient d’Uchinada. Ainsi, les voyageurs peuvent goûter le ramen au beurre et au lait (ミルクバターらーめん), mais aussi le ramen au coquilles et aux crevettes (帆立海老らーめん). Pour la touche sucrée, c’est encore une fois la glace au lait qui est à l’honneur !

Adresse : 1-4-1 Daigaku, Uchinada-cho, Kahoku-gun, Ishikawa (石川県河北郡内灘町大学1丁目4-1)
Site internet : https://www.uchinadamichinoeki.com/

• Michi no Eki Noto Chirihama (道の駅 のと千里浜)

Située près de la plage, on y trouve de mignonnes sculptures de sable représentant des personnages de dessins animés populaires japonais, comme Pokémons ou Doraemon. Après une bonne nuit de passée, il y a juste à faire deux pas pour aller jusqu’à la plage et y faire une petite balade matinale tout en respirant l’air frais marin. De retour à la Michi no Eki, quoi de mieux qu’un petit tour des boutiques et d’un bon petit déjeuner.

Adresse : 1-62 Chirihama-cho ta, Hakui-shi, Ishikawa (石川県羽咋市千里浜町タ1番地62)
Site internet : https://noto-chirihama.com/

• Michi no Eki Senmaida Pocket Park (道の駅千枚田ポケットパーク)

Lieu décontracté et idéal pour les familles et voyageurs en visite de Shiroyone Senmaida Rice Terraces (白米千枚田), pas loin de Kanazawa (金沢) et de la péninsule de Noto (能登半島), cette Michi no Eki avec sa petite échoppe Senmaida Rest House (千枚田レストハウス) propose de nombreux produits locaux à proximité des rizières. Dans la partie restaurant, on peut s’installer à table ou en terrasse et profiter des petits plats phares à petits prix comme les soba ou udon au bouillon de poisson (あごだしうどん&そば), le kakashi (かかし, épouvantail en japonais), une brochette frite d’œuf de caille et de saucisse ayant ainsi la même forme qu’un épouvantail, sans oublier les onigiris (おにぎり, boulettes de riz) préparés à partir du riz cultivé dans les rizières de Shiroyone Senmaida !

En été, les glaces aux saveurs variées, en cône ou bien en pot avec des morceaux d’egara manju (えがら饅頭, spécialité de la ville de Wajima) ou de pâte de haricots rouges (あずき) sont aussi bien rafraîchissantes. Pour faire le pleins d’énergie avant d’arpenter les rizières ou pour un petit remontant après la balade, c’est l’endroit parfait dans un cadre convivial et tranquille.

Adresse : 99-5 Habu, Shiroyonemachi, Wajima, Ishikawa (石川県輪島市白米町ハ部99−5)
Accès : Shiroyone senmaida Bus Stop (Machino Line)
Site internet : https://senmaida-monogatari.com/restaurant

• Michi no Eki Parc Nishiyama (道の駅 西山公園)

Située près du parc Nishiyama (西山公園) à Sabae (鯖江) dans la préfecture de Fukui (福井県). Dans cette Michi no Eki, le plat de marque est le burger à l’aubergine (ナスバーガー), plus healthy qu’un cheeseburger ou un burger classique ! Le sauce katsudon (ソースカツ丼), typique dans la ville de Fukui, est aussi recommandé.

Adresse : 3-9 Sakuramachi, Sabae, Fukui (福井県鯖江市桜町3丁目9)
Accès : Nishi Sabae Station (Fukui Tetsudo Line), Sabae Station (JR Lines)
Site internet : http://www.nishiyama-park.jp/author/kazuo/

Gain de temps et d’argent. S’arrêter et manger dans une Michi no Eki est un bon plan pendant un road trip au Japon !


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▶ Starting Now : Kimi a escaladé le Mont Fuji 🗻, et de (presque) quatre !

Après avoir gardé fermé ses circuits et ses refuges aux alpinistes du monde entier en été 2020, le Mont Fuji (富士山) redevenait accessible jusqu’à son sommet début juillet pour sa période habituelle durant laquelle l’ascension est possible à travers quatre circuits.

Le Mont Fuji, fierté du Japon et foyer spirituel des Japonais depuis les temps anciens. Sa forme conique quasi-parfaite font tout le charme et la beauté de cette montagne sous tous les angles. Haut de 3 776 mètres, le Mont Fuji, montagne numéro 1 du Japon, montage la plus haute du Japon, invite chaque année les alpinistes du monde entier à se hisser à son sommet pour découvrir la vraie beauté du Pays du Soleil Levant !

Kimi, elle le connait bien ce grand Fujisan pour l’avoir déjà escaladé trois fois. A travers son témoignage, elle vous partage sa quatrième ascension.

❣ Préparation & Matériel (準備と用具)

Avant de se lancer dans l’aventure, il est bon de faire un petit rappel des provisions à emporter et de s’assurer de bonnes conditions physiques ! Le Mont Fuji est une montagne charmante mais ne doit pas être prise à la légère. Mieux vaut être bien préparé !

Les choses nécessaires pour une bonne ascension :

  • un grand sac à dos adapté pour la randonnée (entre 25L et 30L pour y caser toutes les affaires)
  • des chaussures de marche
  • 2 à 3L d’eau
  • des boissons riches en protéines et des barres énergétiques
  • des sandwich, onigiris, snacks, fruits, etc… pour les pauses repas
  • de l’argent pour payer les toilettes (200 à 300 ¥ selon l’altitude), des nouilles instantanées et des boissons chaudes (400 à 900 ¥)
  • 1 000 ¥ pour l’entretien des lieux, réalisé par Mt. Fuji Preservation Association Fund
  • des vêtements chauds (pantalon, chaussettes épaisses, pull, bonnet, gants, écharpe…)
  • une couverture
  • un chapeau, une casquette, ou bien un casque
  • des lunettes de protection
  • des vêtements de pluie ou un k-way
  • une serviette et/ou des lingettes rafraîchissantes
  • une trousse de survie contenant pansements, mouchoirs, médicaments
  • une lampe de poche ou une lampe frontale avec des piles de rechange
  • des sacs plastiques pour les déchets

Il y a quatre circuits pour escalader le Mont Fuji, dont le point de départ est fixé à la 5ème station de chacun d’eux et qui sont distingués par leur couleur : le circuit Yoshida (吉田), le circuit Subashiri (須走), le circuit Gotemba (御殿場), et le circuit Fujinomiya (富士宮).

YoshidaSubashiri
Point de départ5ème station de la ligne Fuji-Subaru (2 300m d’altitude)5ème station de Subashiri (2 000m d’altitude)
Distance7,5 km7, 8 km
Durée6 heures pour l’ascension, 3 heures pour la descente6 heures pour l’ascension, 3 heures pour la descente
Parcours La piste pour l’ascension est différente de la piste de descente. La section entre l’ancienne 8ème station et le sommet est la même que celle du circuit Subashiri.La piste pour l’ascension est différente de la piste de descente. La section entre l’ancienne 8ème station et le sommet est la même que celle du circuit Yoshida.
InstallationsNombreux refuges et toilettes. Nourriture et boissons servies 24h/24.Quelques refuges et toilettes. Nourriture et boissons non disponibles la nuit.
PopularitéCircuit le plus emprunté par les touristesPeu fréquenté mais peu être bondé à partir de l’ancienne 8ème station jusqu’au sommet
Nombre d’alpinistes (Été 2019)149 969 personnes20 215 personnes
GotembaFujinomiya
Point de départ5ème station de Gotemba (1 440m d’altitude)5ème station Fujinomiya (2 390m d’altitude)
Distance11 km5 km
Durée8 heures pour l’ascension, 4 heures pour la descente5 heures pour l’ascension, 3 heures pour la descente
Parcours L’altitude au point de départ est faible et la pente est très raide, ce parcours convient aux bons marcheurs qui peuvent faire face à une grande différence d’altitude.La pente est raide et rocheuse. La piste pour l’ascension est la même que la piste de descente. Point d’arrivée proche du pic Kengamine.
InstallationsTrès peu de refuges et toilettes. Nourriture et boissons non disponibles la nuit. Quelques refuges et toilettes. Nourriture et boissons non disponibles la nuit.
PopularitéCircuit le moins empruntéCircuit très populaire
Nombre d’alpinistes (Été 2019)12 230 personnes53 232 personnes

Pour plus de détails sur l’ascension du Mont Fuji, rendez-vous sur le site officiel qui est très bien renseigné ou sur l’article de la première ascension de Kimi.

❣ Le circuit Gotemba (御殿場ルート)

Le circuit Gotemba est physiquement le plus difficile des quatre circuits. Avec la distance de parcours la plus longue et la plus grande différence d’altitude, le point de départ se trouvant à 1 440 mètres d’altitude, ce circuit est apprécié des alpinistes expérimentés. Il s’étend sur une distance de 11 km pour une durée de 8 heures pour l’ascension et 4 heures environ pour la descente. D’un côté ceux qui montent, sur le chemin sablonneux en zigzag et d’un autre ceux qui descendent en ligne droite. La pente est assez raide malgré les apparences. Au point Jirobo (次郎坊), les chemins de la montée et de la descente se croisent. À la tombée de la nuit, il est difficile de bien voir et de ne pas se tromper de route.

Non loin de la nouvelle 5ème station se trouve le premier refuge Oishi-chaya (大石茶屋). Il y fait une température agréable et qu’on s’apprête à monter ou qu’on vienne de redescendre, il est toujours bon d’y faire un arrêt pour (re)prendre des forces.

Il s’agit du circuit le moins fréquenté des quatre. Cependant, on croise tout de même un certains nombre de personnes ! En 2019, environ 12 000 alpinistes sont montés par le circuit Gotemba.

Pour se rendre à la 5ème station, il faut prendre les bus dits Climbers’ bus opérationnels pendant les dates d’ouverture des circuits. Pour le circuit Gotemba, il est possible de prendre le bus depuis la station JR Gotemba (御殿場). La station JR Gotemba est accessible par la ligne JR et par bus au départ de Yokohama, Osaka et Kyoto. Les horaires et les tarifs sont disponibles sur le lien suivant : Climbers’ Bus.

Attention ! Il se peut que les horaires ne soient pas à jour ! Prévoir toujours un peu d’avance pour pouvoir vérifier les horaires sur place. À la date du 22 juillet 2021, les horaires pour se rendre au circuit Gotemba (en vert) et Subashiri (en rouge) étaient les suivants :

❣ L’ascension (登山)

Passé la torii ouvrant sur le circuit Gotemba (御殿場口) et marquant le point de départ depuis la nouvelle 5ème station, on monte aussitôt une pente raide de graviers pendant 10 minutes avant de rejoindre le premier refuge Oishi-chaya (大石茶屋). Il est conseillé de profiter d’y faire une première pause pour se garantir suffisamment d’énergie pour la suite de l’ascension. Car le plus dur reste à venir ! En effet, passé ce refuge, il n’y en a plus aucun jusqu’à la septième station, située à environ 8km. Prévoir assez d’eau et de nourriture pour tenir le long de ce parcours.

En quittant Oishi-chaya, les alpinistes se lancent dès lors dans une ascension rude dont l’intensité de la pente augmente avec l’altitude, accentuant la difficulté du parcours. La pente est assez raide mais la vue du sommet face à soi apporte la joie et l’excitation de faire ce parcours. Jusqu’à passer le point Jirobo (次郎坊), là où les chemins de la montée et de la descente se croisent. À la tombée de la nuit, il est difficile de bien voir et de ne pas se tromper de route. Si vous croisez des gens qui descendent, ce n’est pas bon signe pour vous et il vous faut traverser ou redescendre pour bifurquer sur la bonne route !

Le chemin sablonneux continue pendant ce qui semble une éternité jusqu’à la 7ème station. Les zigzag se poursuivent à n’en plus finir, la pente est de plus en plus raide à force de gagner en altitude. Le chemin est si sablonneux qu’en montée, les pieds glissent, donnant l’impression de faire du sur place. Les lumières de la 7ème station plus haut semblent toujours aussi loin… Pendant les journées ensoleillées, les grimpeurs se retrouvent à faire l’ascension sous un soleil brûlant. Il est important de garder son propre rythme sans trop se fatiguer.

Car oui, cette montée est interminable ! Il n’y a rien, ni espace plat pour soulager un peu les jambes et se poser confortablement, ni toilettes. Il faut tenir physiquement et mentalement pour que le corps ne lâche pas. Pendant l’ascension de nuit, le paysage nocturne, les villes illuminées, le ciel dégagé, laissant voir les étoiles et le clair de lune sont un petit réconfort et on ne manque pas de s’arrêter (trop) souvent sur place pour lever les yeux vers le ciel et profiter de ce silence. Mais dès qu’il faut repartir, le chemin demeure infini, un kilomètre se parcourt en plus d’une heure !

Arriver enfin à la 7ème station n’est pas une grande joie non plus pour les moins expérimentés. Les trois refuges, Hinode (日の出館), Waraji (わらじ館) et Sunabashiri (砂走館), situés respectivement à la 7ème, 7.4ème et 7.5ème stations sont petits, et la nuit tout demeure fermé. Impossible de recevoir une boisson chaude avant 4h30. Il n’y a des toilettes qu’à la 7.5ème station. Un challenge laborieux pour les petites vessies ! Ces trois refuges sont des dernières avant d’atteindre le sommet donc en cas de grosse fatigue, mieux vaut s’y arrêter, quitte à y admirer le lever du soleil.

Puis, ce sont les derniers efforts intenses. Plus que 2,4 km. Plus que deux heures environ. Le chemin jusqu’au sommet paraît proche et loin à la fois. C’est plus dur et plus rocheux mais les jambes ayant déjà subi beaucoup, il est très difficile d’arriver jusqu’en haut.

❣ La descente (下山)

Se poser une heure pour admirer le lever du soleil permet un peu aux jambes de se requinquer. Pour la descente, à partir de la septième station, le chemin et différent de la montée. C’est « simple » et rapide : passé la 7ème station, prendre la direction de Osunabashiri (大砂走) et c’est le début d’une grande piste de sable que les alpinistes doivent débouler en ligne droite. Ceux possédant un fort esprit aventurier peuvent s’amuser à dévaler à toute vitesse la pente recouverte d’épaisses cendres volcaniques tout en regardant le paysage. Inutile de trop réfléchir et autant descendre à toute allure en effectuant des pas de géants sans s’arrêter. De toute façon il n’y a rien pour jusqu’en bas, alors autant foncer. Comme pour le circuit Subashiri, ne pas oublier de prendre des mesures contre les nuages de poussière.

Qu’il soit encore tôt le matin ou non, le soleil tape très fort et l’effort de la descente réchauffe très vite. La descente est donc bien plus rapide que la montée ! Elle demeure longue bien entendu, mais bizarrement un peu plus fun que les descentes des autres circuits, le sable et les graviers permettant d’enfoncer les pieds dans le sol à chaque pas sans glisser.

❣ Kimi témoigne (キミの証言)

Ascension dans la nuit du 22 au 23 juillet 2021. Départ de la 5ème station à 17h45, arrivée à la 7.5ème station à 4h00. Début de la descente à 5h00, arrivée à la 5ème station à 7h45.

Hisashiburi, Mont Fuji ! (久しぶり富士山!) J’avais comme petit challenge perso de faire l’ascension du Mont Fuji tous les ans. 2017, 2018, 2019… Malheureusement en 2020, le Coronavirus m’a empêché de retrouver mon grand Mont Fuji adoré… Les années se suivent mais ne se ressemblent pas. 2021, c’était l’année des retrouvailles avec ma chère montagne ! Et j’ai finalement relevé ce petit défi d’essayer au moins une fois les quatre circuits !

Il était hors de question que je passe à côté de cette ascension, qu’il pleuve ou pas. La situation sanitaire ne s’arrangeant pas, je pensais d’ailleurs que les circuits resteraient fermés cette année aussi. Surprise ! Ils ont finalement réouverts début juillet ! Il me restait un circuit à expérimenter ! Celui désigné comme étant le plus difficile, le circuit vert : Gotemba (御殿場) !

Habitant maintenant dans le Kansai, il a fallu rajouter le trajet en Shinkansen depuis Kyoto. J’aurais pu opter pour les bus mais ceux-ci circulant la nuit et ne pouvant pas bien dormir en bus, j’ai zappé cette idée au risque d’arriver déjà super fatiguée pour une ascension de nuit. Je suis arrivée le midi à Gotemba où j’ai décidé de rester pour trois nuits. Les prévisions météo n’annonçaient pas un temps fameux. Un peu de pluie, un peu d’orages, mais normalement du temps clair la nuit jusqu’au lever du soleil. Je priais pour que cela soit vraiment le cas ! Je demeurais tout de même impatiente de revivre cette aventure !

D’ailleurs, je me demandais aussi comment ce serait en temps de Covid. Après constatation, je pense que beaucoup étaient impatients que les circuits ouvrent de nouveau cette année. Je n’ai pas eu l’impression que les gens avaient déserté malgré la pandémie. Bien sûr, il y avait un peu moins d’étrangers vu que les touristes n’ont toujours pas accès aux frontières, mais les gens étaient bien là. Au départ des stations, le personnel de l’association de préservation du Mont Fuji contrôlait la température et remettait un bracelet pour preuve (検温・体調 確認済み, Mesure de température et condition physique confirmées).

Après deux ans d’attente, enfin, je suis remontée sur le Mont Fuji, accompagnée de Quentin pour plus de souvenirs drôles ! Mais malheureusement, nous ne sommes pas allés jusqu’au bout. Je ne suis pas fière de moi.

Je connaissais l’ampleur de la difficulté de ce circuit, j’en avais conscience. Mais je ne m’attendais pas à si difficile ! La pente raide de sable n’est pas agréable à monter, et le fait que le chemin ne soit pas moins raide de temps en temps, ou que ce ne soit pas plus rocheux, ne permet aucun moment de répit pour les jambes. Plus le fait qu’il y ait si peu de refuges et de toilettes. Je ne pensais pas me retrouver à pisser hors-piste et en plein air pendant que je n’étais pas trop proches d’autres alpinistes. Je n’osais pas trop boire car je savais que ma vessie allait mal le vivre. L’avantage étant que au moins j’ai fait des économies sur le budget toilettes ! Nous nous sommes souvent arrêtés en plein milieu du chemin mais ça ne garantissait pas une bonne pause. Heureusement, nous avons eu un temps clair permettant d’admirer une vue magnifique.

Arrivés à la 7ème station, le soleil allait se lever. Petite récompense tout de même, malgré une petite nappe de nuages, c’était un beau lever de soleil. Nous l’avons admiré de là. Mais après quoi, mes jambes étant hors-service et mes nerfs ayant lâché bien avant, je n’ai pas eu la force de continuer. Nous sommes finalement redescendus de ce point.

Sur le moment, oui, j’ai dit : « Merde, je redescends. Je ne referai plus jamais ce circuit. C’est trop difficile pour moi. » D’autres personnes avaient fait de même quelques kilomètres avant. Mais avec du recul, après réflexion, je me dis qu’on aurait du essayer de continuer. Je m’en veux et je suis déçue de moi-même. J’avais attendu ce moment deux ans. Escalader le Mont Fuji tous les ans est la chose la plus dingue que j’ai réalisé dans ma vie on ne peut plus banale. Et je m’y sens bien, là-haut. J’ai déjà envie de le refaire, comme chaque année. Cette expérience du circuit Gotemba ne m’aura pas dégoûtée de ma montagne fétiche et je retournerai la voir coûte que coûte ! La prochaine fois, je monterai jusqu’en haut !

❣ Budget approximatif (予算)

  • Nourriture et boissons au konbini : 1 000 ¥
  • Barres énergétiques & lingettes rafraîchissantes (achetés chez Xebio Sports) : 3 342 ¥
  • Bus (バス) : 1 570 ¥ (aller-retour de Gotemba à la cinquième station, ticket à acheter près des arrêts de bus à côté de la station)
  • Toilettes (トイレ🚾) : 500 ¥
  • Don pour l’ascension (富士山保全協力金) : 1000 ¥

Total : 7 412 ¥. Comptez donc en moyenne entre 7 000 et 10 000 ¥ pour l’ascension du circuit Gotemba.

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♫ Un article = Une chanson ► 清水美依紗Starting Now 〜新しい私へ〜

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▶ Awaji Island Travel : Le Guide de Kimi

L’île d’Awaji (淡路島) est une île située entre Shikoku (四国) et Honshu (本州). Elle fait la liaison facilement entre ces deux îles principales de l’archipel grâce à l’autoroute 28 qui la traverse. Mais Awaji n’est pas qu’une île qui permet de rejoindre facilement Shikoku ou Honshu, elle cache aussi de belles choses à voir et donc cela vaut le coup d’y faire un arrêt pour une journée ou deux et pas seulement la traverser !

Dans cet article, Kimi vous emmène découvrir cette île surprenante !

Se rendre à l’île d’Awaji (淡路島へ行き方)

L’île d’Awaji (淡路島) se situe entre Shikoku et Honshu et fait partie de la préfecture de Hyogo (兵庫県). On peut donc facilement s’y rendre depuis Kobe. Cependant, une fois sur l’île, il est préférable d’avoir une voiture pour se déplacer plus facilement.

• En voiture (車で)

De Kobe, prendre la l’autoroute Kobe / Awaji / Naruto (神戸淡路鳴門自動車道) sur une distance de 34 km environ.
Temps de trajet : 45 minutes environ
Péage : 1 940 ¥.

• En bus (バスで)

Shin-Kobe Station
Highway Bus Kobe~Awaji Yumebutai/Higashiura (direction Higashiura) ↓
Awaji Yumebutai Bus Stop
Coût : 950 ¥
Temps de trajet : 1 heure environ

Visites (観光)

Arrivée sur l’île, en longeant la route nationale 28 le long de la côte, on découvre les petites plages, la mer turquoise, les hauts palmiers, donnant l’impression d’avoir atterri sur une île tropicale perdue au milieu de l’océan. Et pourtant, on se situe toujours au Japon.

C’est par hasard qu’on découvre le temple Awaji Kannon avec l’immense statue de la paix de Kannonji (平和観音寺), visible de loin, y compris depuis la baie d’Osaka. En effet, avec une hauteur de 100 mètres, il s’agit de la statue la plus haute du monde. Possédant un observatoire et un musée, l’envie de visiter de plus près ce lieu se fait immédiatement ressentir. Malheureusement, une mauvaise gestion et de nombreux problèmes ont réduit l’ensemble à l’état de ruine. L’édifice en faillite a fermé en 2006. Son propriétaire décédé sans héritier, la statue a alors été nationalisée le 30 mars 2020. Le ministère des finances a annoncé son intention de démolir tout le complexe pour 2022. Triste nouvelle pour ce si bel édifice !

En poursuivant la route un peu bredouille, c’est une autre trouvaille qui redonne satisfaction : le temple Hachioji (八浄寺). Situé près de la route nationale, le temple est facilement repérable grâce à son imposante pagode vermillon. Et pourtant, peu de visiteurs prennent le temps de s’y arrêter ! Il est fort dommage de passer à côté du petit jardin paisible, des statues de Bouddha, sans oublier la pagode abritant les sept divinités du bonheur (七福神, Shichi Fukujin) faisant du temple Hachioji le temple principal de ces sept divinités de la bonne fortune dans la mythologie japonaise.

L’endroit à ne pas manquer est en tous les cas Uzu Hill (うずの丘). Attirant beaucoup de touristes, du haut de cette colline, la vue est impressionnante. On peut s’y balader pour profiter du paysage et prendre une photo souvenir avec Ottamanegi (#おっ玉葱), faire un petit tour au musée des sciences et dans les boutiques pour se procurer entre autres de l’oignon, 95% de la production de la préfecture de Hyogo étant réalisée sur l’île.

Si on reste sur l’île pour une journée supplémentaire, le deuxième jour peut-être consacré à une balade matinale dans Ura Seaside Park (浦海浜公園) et sur la plage d’où on peut admirer un beau lever de soleil. Rien de mieux que de marcher tout en écoutant le son des vagues pour bien débuter une nouvelle journée d’aventures !

Puis pourquoi pas se rendre au parc gouvernemental Akashikaikyo (国営明石海峡公園). La visite prend deux bonnes heures tant le parc est vaste. Pour les plus pressés (et fainéants ?), un petit train relie les deux entrées principales du parc et permet de faire le grand tour. Le trajet coûte cependant 300 ¥. Même si le train est mignon, à ce prix-là, autant marcher et admirer tranquillement les plantes, les palmiers, les petits cours d’eau et les petites cascades. D’autant plus qu’il a de nombreux spots à ne pas louper pour de belles photos ! De l’Octopus Topiary qui accueille les visiteurs à l’entrée, puis Hanahidori, un phénix tout en fleur d’une hauteur de 4 mètres et d’une longueur de 30 mètres, la colline de peupliers pour finir sur Sky Terrace et Marine Terrace en profitant des brises agréables et de la vue sur la baie d’Osaka. Pour les plus petits, il y a également l’aire de jeux Yumekko Land, dont le thème reste bien entendu… les fleurs !

Très beau parc permettant une agréable balade avec les fleurs de saison tout au long de l’année. Attention cependant à bien choisir la saison si on souhaite le voir entièrement fleuri et coloré (début avril par exemple).

Pour les grands fans d’animation et qui veulent s’amuser avant de quitter l’île, à découvrir également : le parc à thème Nijigen no Mori (ニジゲンノモリ). Situé dans le parc préfectoral de Parc à thème consacré à l’animation japonaise, les visiteurs peuvent rencontrer les héros de Naruto et Boruto, parcourir le monde de Crayon Shin-chan, affronter l’effrayant Godzilla ou devenir un membre à part entière de Dragon Quest !

• Heiwa Kannonji (平和観音寺)
Adresse : Kamaguchi, Awaji, Hyogo (兵庫県淡路市釜口)

• Temple Hachioji (八浄寺)
Adresse : 834 Sano, Awaji, Hyogo (兵庫県淡路市佐野834)
Site internet : https://www.awaji-web.com

• Uzu Hill (うずの丘)
Adresse : 936-3 Fukura Hei, Minamiawaji, Hyogo (兵庫県南あわじ市福良丙936-3)
Site internet : https://kinen.uzunokuni.com/

• Ura Seaside Park (浦海浜公園)
Adresse : 670 Ura, Awaji, Hyogo (兵庫県淡路市浦670)

• Akashikaikyo National Government Park (国営明石海峡公園)
Adresse : 8-10 Yumebutai, Awaji, Hyogo (兵庫県淡路市夢舞台8-10)
Accès : Awaji Yumebutai Bus Stop (Highway Bus Kobe~Awaji Yumebutai/Higashiura)
Tarifs : 450 ¥ (adultes), 210 ¥ (seniors), 80 ¥ (enfants)
Site internet : https://awaji-kaikyopark.jp/

• Nijigen no Mori (ニジゲンノモリ)
Adresse : 2425-2 Kusumoto, Awaji, Hyogo (兵庫県淡路市楠本2425-2)
Accès : Nijigen no Mori Bus Stop (Highway Bus Osaka/Kobe~Nijigen no Mori/Sumoto (direction Sumoto)
Tarifs : entre 2 500 et 4 000 ¥ selon les zones du parc
Site internet : https://nijigennomori.com/

Nourriture et Restaurants (名物とレストラン)

À Awaji, on va trouver beaucoup de restaurants servant des udon ou des soba, plats raisonnables financièrement et qui se dégustent soit chauds ou froids. On peut donc en manger toute l’année. Etant une île, on va évidemment trouver aussi du poisson et des fruits de mer, et en particulier de l’oursin.

L’aliment phare que l’on va trouver facilement puisque l’île en produit 95% pour sa préfecture, c’est l’oignon. Et il n’est pas rare de le voir apparaître dans divers plats dont les recettes sont revisitées pour l’incorporer, que ce soit dans un hamburger ou un bol de nouilles !

Kimi retient deux bonnes adresses à présenter pour profiter des spécialités d’Awaji.

• Zekkei Restaurant Uzu no Oka (絶景レストラン うずの丘)

Uzu Hill étant un lieu touristique très fréquenté en été, ce restaurant qui y est implanté est par conséquent lui aussi envahi de visiteurs ! Il y a une longue file d’attente jusqu’à la fermeture du restaurant à 15h, ouvert pour le déjeuner uniquement. Il faut prendre son mal en patience mais en attendant on peut admirer la vue sur l’oignon Ottamanegi (#おっ玉葱) et le pont Naruto qui mène jusqu’à la ville du même nom sur Shikoku. Ou bien faire un petit tour des boutiques.

Car oui, on comprend très bien pourquoi ce restaurant a si bonne réputation ! En premier, le cadre paradisiaque et surprenant dans lequel il se trouve ! Installé à table, à travers la grande baie vitrée, on peut profiter du magnifique paysage que l’on peut voir depuis la colline et qui s’étend jusqu’au détroit de Naruto (d’où le nom du restaurant, « zekkei » signifiant « superbe vue »). Il va sans dire que les tables proches de la baie vitrée sont très rarement libres ! En contrepartie, il y a aussi des tables appelées Onion Box (たまねぎBOX席) en clin d’œil au légume produit en très grande quantité sur l’île.

Ensuite, la cuisine, faite d’ingrédients locaux et qui propose de très bons et beaux plateaux repas. Les spécialités de la maison : le seafood unishabu (海鮮うにしゃぶ) et le Awaji beef unishabu (淡路牛うにしゃぶ). Le shabu-shabu (しゃぶしゃぶ, onomatopée correspondant au bruit de la viande trempée dans le bouillon chaud) étant la variante japonaise de la fondue chinoise, consistant à tremper de fines tranches de bœuf ou de porc dans un bouillon à base de bœuf et de légumes. L’un comme l’autre des plats du restaurant suit le même principe sauf que pour le premier, on va tremper des fruits de mer et des sashimis dans un bouillon à base d’oursin cru de l’île d’Awaji, et pour le second, des tranches de bœuf d’Awaji. Servi avec de l’oursin cru, des légumes aromatisés et du riz, il y a un ordre et une façon spécifique de déguster ce luxueux repas :

  1. d’abord le bœuf ou les fruits de mer à tremper dans le bouillon
  2. puis l’oursin cru, sur une cuillère ou enroulé dans une tranche de bœuf à tremper dans le bouillon
  3. suivent les légumes aromatisées à ajouter dans le bouillon avant de déguster le tout
  4. enfin, un petit unidon (うに丼) ; disposer l’oursin cru sur le bol de riz et savourer
  5. avec le reste de bouillon et de riz, mélanger ensemble, ajouter un peu d’algues et de wasabi pour terminer en beauté

Un délicieux repas (à condition d’aimer l’oursin bien sûr) mais qui coute tout de même un certain prix : 4 400 ¥ pour le unishabu aux fruits de mer, 6 600 ¥ pour celui au bœuf !

Envie d’une touche sucrée ? Alors il faut gouter à la délicieuse patate douce de Naruto (鳴門金時いも, Naruto kintoki imo) cuite au four et accompagnée de glace à la patate douce. Ou bien une petite tranche de tarte aux œufs de l’île.

Il n’y a pas de doute que le menu est riche et varié ! Si l’oursin ne s’avère pas appétissant, il y a d’autres plats comme des nouilles, du curry, des tempura… Mais le cadre, la qualité des ingrédients produits localement et des plats esthétiques et typiques de l’île font grimper les prix. Les voyageurs à petit budget préféreront se rabattre sur le petit restaurant voisin, Awajishima Onion Kitchen (淡路島オニオンキッチン), qui sert des hamburgers à l’oignon d’Awaji (あわじ島バーガー) pour 660 ¥ et se poser aux côté de Ottamanegi (#おっ玉葱) pour admirer le paysage paradisiaque.

Zekkei Restaurant Uzu no Oka (絶景レストラン うずの丘)
Adresse : 936-3 Fukura Hei, Minamiawaji, Hyogo (兵庫県南あわじ市福良丙936-3)
Site internet : https://rest.uzunokuni.com/

• Izumoan (いづも庵)

Pour goûter aux délicieux udon et soba d’Awaji, Izumoan (いづも庵) est l’endroit à tester ! Restaurant de udon très populaire, il a d’ailleurs fait parler de lui dans divers médias. Il est donc souvent bondé aux heures de pointe, il faut faire la queue avant de pouvoir avoir une table.

Mais pourquoi tant d’intérêt pour ce restaurant en particulier ? C’est parce qu’on y sert le fameux Tsukemen à l’oignon (玉ねぎつけ麺), spécialité de l’île d’Awaji, et les clients viennent ainsi en particulier pour le manger au prix de 900 ¥. Ça ou bien le Ishiyaki Gyudon d’Awaji (淡路石焼牛丼), ou les deux… ! Oui certains Japonais sont très gourmands !

Comme un Tsukemen classique, le plat se compose de deux éléments : les nouilles udon froides dans un premier bol et le bouillon contenant l’oignon dans un deuxième bol. L’oignon cuit et frit comme un tempura ressemble à une petite fleur sur le point de s’épanouir. Pour manger, découper l’oignon avec une fourchette et un couteau, mélanger et y tremper les udon. Très bon mais pas simple à manger, que ce soit la découpe de l’oignon ou attraper les udon collants pour les tremper… Attention aux éclaboussures !

Le menu propose d’autres plats populaires et locaux de udon comme le nabe yaki udon (鍋焼きうどん), le curry udon (カレーうどん), bukkake udon (ぶっかけうどん), tempura udon (天ぷらうどん) pour des prix allant de 600 à 1 200 ¥. On peut choisir les plats seuls (単品, tanpin) ou en menu (定食, teishoku) accompagné d’un bol de riz.

Ce restaurant de udon fabriqués et préparés à l’ancienne et de façon artisanale accueille les clients depuis une centaine d’année. À l’intérieur, la déco est sobre et simple, il y a au choix des tables occidentales ou des tables basses sur le sol en tatami. Confortable, convivial, bon rapport qualité/prix, ne passez pas à côté de ce restau sans vous y arrêter au moins une fois !

Izumoan (いづも庵)
Adresse : 3522-1 Shizuki, Awaji, Hyogo (兵庫県淡路市志筑3522-1)
Site internet : https://www.izumoan.info/

Budget approximatif (予算)

Combien prévoir pour voyager à Awaji ? En se basant sur un séjour de deux jours avec la location d’un mini-van, une partie du trajet sur autoroute payante, en mangeant dans des restaurants, voici les chiffres approximatifs pour une personne partant de Kobe. Le prix de location du véhicule, l’essence et le péage peuvent être partagés à plusieurs.

  • Transport : 16 689 ¥
  • Essence : 2 732 ¥
  • Péage : 3 880 ¥
  • Nourriture / Restaurants : 6 290 ¥
  • Visites / Activités : 8 450 ¥
  • Achats / Souvenirs / Cadeaux : 2 876 ¥

Total : 40 917 ¥ (~ 315 €)

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♫ Un article = Une chanson ► Flo RidaRight Round 

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▶ Irresistible : Les ramen inédits de Hifumi

Encore un ramen ! Parce que ce plat typique réchauffe le cœur, qu’il en existe une infinité de types selon les régions du Japon, et que les restaurants locaux ou les chaines se trouvent à tous les coins de rues. Et puis, ça reste un plat à petit budget, moins cher et meilleur qu’un McDo !

D’autant plus que celui que nous allons vous présenter dans cet article est un petit ramen de quartier qui se démarque des chaines habituelles de la région. Au lieu d’y trouver les ramen classiques et assez banals, le menu propose des ramen atypiques avec des spécialités inédites qu’on ne trouvera pas ailleurs !

Par l’envie de manger un tsukemen (つけ麺, littéralement nouilles trempées soit des nouilles servis séparément du bouillon et consommées une fois trempées dedans), nous avons trouvé Hifumi (ひふみ), situé à la sortie de la station Gotenyama (御殿山) sur la ligne Keihan, à Hirakata (枚方市).

Ramen Tsukemen no Hifumi (ラーメン・つけ麺のひふみ)
Adresse : 1-18-17 Nagisanishi, Hirakata-shi, Osaka (大阪府枚方市渚西1丁目18-17)
Accès : Gotenyama Station (Keihan Line)
Instagram : @ramenhifumi

Petit mais accueillant et convivial, comme dans la plupart des restau de ramen, on mange au comptoir. Les clients viennent manger et repartent aussitôt. Le personnel vous accueille chaleureusement et vous laisse choisir votre place librement avant de vous servir un verre d’eau accompagné du menu (disponible en japonais uniquement).

Hifumi propose deux types de bouillon pour accompagner ses ramen : bouillon classique, soit sauce soja et salé (清湯スープ) et bouillon au blanc de poulet (鶏白湯スープ). Le prix des bols varie de 750 ¥ à 1 000 ¥ et on peut y ajouter d’autres garnitures : fromage, chashu (チャーシュー), menma (メンマ), œuf… Pour les gros gourmands il y a des menus incluant en plus du riz, du kimchi, ou encore un chashudon (チャーシュー丼), des gyoza (餃子), du karaage (唐揚げ) pour un supplément allant de 150 à 350 ¥. Il est aussi possible de commander ces suppléments à la carte.

Il s’agit d’un des rares restaurants de ramen d’Hirakata à proposer le tsukemen. Et comme dit plus haut, il y a d’autres choses inédites qui sont le ramen au yuzu et sauce soja (柚子醤油, le yuzu étant un agrume ressemblant au citron), et le ramen poulet carbonara (鶏ボナーラ) !

Le délicieux et rare Tantan Tsukemen (坦々つけ麺)

Pour notre première visite, on a donc opté pour le Tantan Tsukemen (坦々つけ麺) fait à base du bouillon de blanc de poulet (鶏白湯スープ). 900 ¥ le bol moyen (並盛), 1 000 ¥ le gros bol (大盛), temps de préparation, 10 minutes. Le bouillon avec les morceaux de poulet est bien concentré et un peu épicé. Les nouilles sont bien fraîches et accompagnées d’oignons, d’une tranche de porc chashu et d’un demi-œuf dur.

Pour plus de détails, nous vous invitons à regarder la vidéo de
Kimi no Terebi (キミのテレビ) ci-dessous !

Le ramen phare « Tori-Bonara » (鶏ボナーラ)

Tori-Bonara (鶏ボナーラ) ; du poulet et de la carbonara dans un bol de ramen ! Hifumi y a pensé ! Ce plat a attisé notre curiosité lors de notre premier passage et étant la principale recommandation (おすすめ) et spécialité (名物) de la maison, il a fait l’objet d’une seconde visite dans le restaurant !

Le mélange du bouillon au blanc de poulet avec la sauce crémeuse à la carbonara forment la soupe légèrement sucrée mais dont le goût est accentué par le poivre noir. Y plonger des nouilles épaisses et tendres avec un œuf. Remplacer le chashu par des lardons et des tranches de bacon. On obtient ainsi un bol bien présenté, peu volumineux d’apparence mais la portion reste correcte. Servi bien chaud, on savoure chaque bouchée de ce plat incroyablement et étrangement bon. Avec la grosse cuillère en bois, les plus gourmands terminent la soupe jusqu’à la dernière goutte ! Pour ceux qui pensent que le volume ne sera pas suffisant, ils peuvent toujours opter pour les différents menus proposés. Kimi la gourmande a choisi d’accompagner son bol de ramen accompagné de 3 morceaux de karaage et d’un peu de riz pour un total de 1 100 ¥. C’est un bonheur !

Bon rapport qualité prix, un menu qui garantie de bonnes spécialités, voilà un restau de quartier qu’il est bon d’enregistrer dans la liste des favoris !


♫ Un article = Une chanson ► Fall Out Boy – Irresistible ft. Demi Lovato

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▶ Under the Sea : Kani Douraku (かに道楽)

Dans le Kansai, si on dit nourriture, on pense tout de suite à Okonomiyaki (お好み焼き) et Takoyaki (たこ焼き). Mais il n’y a pas que ces deux plats populaires. Il y a aussi le crabe 🦀 ! Et si on vous dit crabe, on pense directement à un restaurant en particulier : Kani Douraku (かに道楽) !

Le nom ne vous dit peut-être rien et pourtant, la façade de cette grande chaîne est facilement repérable grâce à son crabe géant sur le toit !

Namba, Osaka (1)

Oui, celle-ci, vous l’avez déjà vu au moins à Dotonbori, là où a ouvert le premier restaurant de cette grande chaîne. N’est-ce pas ? Eh bien retenez le nom, Kani Douraku ! D’abord devenu familier à Dotonbori (道頓堀), qui compte pas moins de trois restaurants, le crabe géant dont les pâtes remuent lentement s’est très vite répandu à l’échelle nationale, que ce soit dans le Kansai, le Kanto ou encore vers l’ouest du pays.

Dans cet article, Kimi vous emmène manger du crabe de qualité
dans une ambiance zen et luxueuse.

Un environnement traditionnel et une atmosphère détendue

Kani Douraku (かに道楽) s’implante dans un décor à la fois traditionnel et luxueux. En plus d’être très calme. On entendra ni le brouhaha du service rapide des chaînes de restauration rapide ni le bruit résonnant dans la cuisine. Chez Kani Douraku (かに道楽) on prend le temps de poser en toute tranquillité.

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Le restaurant situé à Hirakata est spacieux, une musique zen et relaxante résonne dès l’entrée et des serveuses vêtues de kimono accueillent chaleureusement le client. On se croirait dans une ancienne maison traditionnelle avec le sol en tatami (obligation donc de retirer ses chaussures) et les portes coulissantes. Et dans chaque pièce on retrouvera une table basse. Chaque client ou groupe de clients bénéficie de sa petite salle privée sans voir ni entendre ses voisins.

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Un menu riche et des plats esthétiques 

Pour un déjeuner, il y a trois menus proposés pour des prix allant de 2 310 ¥ à 3 080 ¥. À côté d’un bol de ramen ou de gyudon à 500 ¥, c’est sûr on peut manger pour moins cher ailleurs, mais rappelons-nous aussi du rapport qualité-prix, du confort et de l’esthétique des lieux et de la cuisine servie. Là ça ne se compare pas.

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Chez Kani Douraku (かに道楽), le crabe est donc l’aliment phare et fait l’objet de tout un art culinaire ! Il est cuisiné de différentes façons et incorporés dans divers plats. L’esthétique étant aussi très travaillé, les plats sont servis dans de la vaisselle traditionnelle et le crabe y est toujours très bien mis en valeur.

Une fois le client installé, les serveuses se chargent d’apporter les plats du menu les uns après les autres dans un timing précis sur des plateaux bien présentés. Précisément, quels sont ces plats ? Le menu du midi (お昼のかに御膳) Hatsuhime (初姫) à 2 750 ¥ comprend par exemple :
◆ crabe vinaigré, bol de crabe cuit à la vapeur, plat de saison, servis dans un panier en bois (籠盛り, かに酢・かに茶碗蒸し・季節の一品)
korokke de crabe (かにコロッケ)
◆ riz au crabe (かに釜飯)
◆ cornichons & tsukemono (香の物)
◆ soupe (吸物)

On mange dans le calme et la sérénité, appréciant chaque bouchée. Même les personnes appréciant peu le crabe savourent cette cuisine saine et légère. Les gros estomacs reprendraient bien un menu !

Si le prix peut rebuter les plus modestes, ne pas oublier qu’il inclut aussi bien la qualité de la cuisine servie, mais aussi l’espace luxueux, l’environnement zen et le service irréprochable offert aux clients. Chez Kani Douraku (かに道楽), vous profitez d’un très bon moment et d’un délicieux repas en accord avec le prix. Et certainement que la maison vous fera apprécier le crabe si vous n’êtes pas un amateur !

Infos pratiques

Kani Douraku Hirakata (かに道楽枚方店)
Adresse : 2-3-7 , Hirakata-shi, Osaka (大阪府枚方市出屋敷元町2-3-7)
Accès : Deyashiki Bus Stop (Keihan Bus)
Site internet : https://douraku.co.jp/kansai/hirakata/

Kani Douraku Dotonbori (かに道楽道頓堀本店)
Adresse : 1-6-18 Dotonbori, Chuo-ku, Osaka (大阪府大阪市中央区道頓堀1-6-18)
Accès : Namba Station (Sennichimae Line, Yotsubashi Line, Midosuji Line), Osaka-Namba (Kintetsu Line, Hanshin Line) sortie 14
Site internet : https://douraku.co.jp/kansai/honten/

Instagram : @kani_douraku


♫ Un article = Une chanson ► The Little MermaidUnder the Sea