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▶ Run : Kimi no Nikki ⑱

Bonne année 2018 ! 明けましておめでとう🎍✨!

2017 s’annonçait plutôt mauvaise mais a été finalement une bonne année. Les six derniers mois ont été intenses mais avec beaucoup de bonheur grâce à ma team de choc et mes étudiants. Moins de voyages qu’en 2016, je ne suis allée qu’en Corée mais j’ai accompli l’ascension du Mont Fuji et ai continué à découvrir le Japon qui me surprend encore aujourd’hui. Je souhaite que 2018 soit aussi bien !

Pleins de bonnes choses pour vous également pour cette nouvelle année ! Le bonheur, la santé, sans oublier de faire de vos rêves les plus fous une réalité !

Après mon super Nouvel An, ce fut le retour à la réalité… Ma semaine de vacances a pris fin et il a fallu reprendre le train-train quotidien.

La première moitié du mois, j’ai rien fait 😂. Je suis tombée malade et une fois quasiment remise (difficile de guérir avec ce froid du mois de janvier qui est moins supportable que le mois de décembre), j’ai eu beaucoup de travail 😅. Nouveaux projets, nouvelles taches… Je me donne à fond et je vais de l’avant !

J’ai fait un shinnen karaoke (新年カラオケ, c’est comme le shinnenkai 新年会 sauf que c’est une soirée karaoké 😂), ​ça ne change pas. Le karaoké reste un de mes loisirs favoris au Japon ! Parmi mes collègues, nous avons créé un petit groupe « Karaoké » et nous y allons souvent ensemble !

Je suis allée au Lock Up avec Elodie, Violaine et Suzon. Pour notre shinnenkai, mais surtout parce qu’il y avait un menu spécial temporaire jusque fin février, Red or Alive. Pour 3 500 yens plusieurs plats à l’apparence dégueu et effrayante étaient servis : un apéritif HELLO! eyes avec du fromage, du guacamole et des chips de tortillas Red Spirits « Salsa », de la salade avec du radis rouge RED MEDICINE, du karaage avec une sauce tartare rouge Red-chiki=Red Karaage, des frites avec de la poudre de paprika NOT SPICY POTATO, des spaghettis carbonara sanglantes Born to be my RED PASTA, du poulet tandoori Red Players « Chicken », du pain grillé au fromage rouge RAD ON BRAD « PANGRATAN » et du gâteau, toujours avec une sauce très rouge. Le tout avec boisson à volonté (飲み放題) pendant deux heures. Voici ce que ça donne en images (attention expectation VS reality xD) !

L’avantage est qu’on a vraiment payé que ça (et pas les frais d’entrée, les frais de service et les taxes…) et on a bien mangé même si c’était loin d’être de la grande cuisine.

L’inconvénient, ou les inconvénients : si on voulait picoler des boissons alcoolisées et les cocktails bien présentés dans des béchers et des éprouvettes, il fallait payer en plus. Du coup, bah comme on avait peur de la note salée avec les frais supplémentaires (qu’on a finalement pas payés), on s’est contentés des boissons sans alcool pas du tout originales xD. Ensuite, on était pas dans une cellule de prison, mais une grande salle semblable à celle d’un vieux manoir où on pouvait accueillir 10 personnes (sauf qu’on était que 4, c’était un peu « trop » grand pour une fois). Enfin, les monstres osaient à peine venir nous faire peur pendant le monster show (c’est surtout pour ça qu’on vient dans ce genre d’endroits..). J’aime bien aller au Lock Up pour l’ambiance d’habitude, mais je ne me laisserai plus tenter par les événements et menus spéciaux. Un peu déçue, heureusement que je n’ai payé que 3 500 yens ! Je préfère opter pour le menu à la carte et dépenser plus et au moins m’amuser un peu !

​Mot du mois : Tako-Paa (タコパー 🐙 ) ! Qu’est-ce que c’est ? C’est simple, c’est une Takoyaki Party, une soirée où on cuisine et mange des takoyaki ! Comme nous et la raclette party ou crêpes party !

​Une de mes étudiantes nous a invités, mes collègues et moi, à une takoyaki party chez elle. Miam miam ! Ce fut enfin l’occasion d’utiliser pour la première fois mon appareil que j’ai depuis presque deux ans xD ! La dernière fois que j’avais cuit des Takoyaki remontait à plus d’un an mais je n’avais pas perdue la main 💪.

​On a fait des Takoyaki classiques (donc avec le poulpe) puis des Cheeseyaki, c’est comme des Takoyaki sauf qu’à la place du poulpe, on a mis du fromage ! On est pas français pour rien ;D et c’est aussi bon !

Le 22 janvier (deux ans et sept mois au Japon, c’est un signe) il a neigé ! En une matinée Tokyo s’est teint de blanc avec une grosse vague de froid. C’était beau 💖. Ouais, mais c’était la première fois que je voyais une forte averse de neige à Tokyo.

Je m’en rappellerai de cette journée enneigée à Tokyo. Des alertes à la vague de froid ont été faites ainsi que des consignes disant de rentrer le plus tôt possible chez soi. Dans certaines entreprises japonaises, les employés ont été autorisés à rentrer chez eux à partir de 15h. Du côté des trains, beaucoup de perturbations. Des retards, des annulations, des trains énormément bondés. Fallait prendre son mal en patience et moi je suis pas du tout patiente. Parce que le temps c’est de l’argent. J’ai poireauté pendant une heure et demie à Shibuya avant de pouvoir prendre un train.

En rentrant chez moi après avoir passé 3h dans les transports il a fallu affronter une petite tempête de neige. Les routes n’étaient pas dégagées et il y avait jusqu’à 20 cm de neige.

Bref là, la neige c’est moins cool tout d’un coup. La prochaine fois, je ne quitte pas ma maison, je reste chez moi !

​Enfin, la grande info de ce mois est la suivante : je suis passée à la télé japonaise !

« Sensei, on vous a vu à la télé ! »

Mes étudiants m’ont vue et reconnue tout de suite ! ​Surprise ! Eh oui, début janvier, j’ai enregistré une interview pour la chaîne japonaise TBS​ dans le cadre de l’émission この差って何ですか (Quelle est cette différence ?), une émission de variétés qui traite des différences de culture, d’événements dans le monde.

Le thème de l’épisode, diffusé le mardi 30 janvier 2018, auquel j’ai participé était 日本の不思議 (Les ​merveille​s​ du Japon)​. Des étrangers ont été interviewés pour parler des aspects surprenants au Japon tout en les comparant avec leur pays d’origine. Moi, comme je suis française, on m’a demandé de parler… du pain ! Après une courte présentation, j’ai comparé le pain en France et au Japon, en mentionnant les pains à la crème ou aux haricots rouges et les pains au curry. A la fin, le journaliste m’a demandé si j’avais une question particulière et elle a été : « Pourquoi seulement le pain au curry est-il frit et pas les autres ? » 😂

Quelle est cette différence ?! Hum, hum question intéressante n’est-ce pas ? 😂 Pour connaitre la réponse, regardez la vidéo de l’émission ci-dessous. Vous pouvez voir en plus une super animation avec ma tête. J’ai l’air d’une mamie. Mon entourage a bien rigolé en regardant ça :​

Parler en japonais a été un bon challenge ! Je suis sûre que j’ai fait beaucoup de fautes ! D’ailleurs, poser ma question a été difficile, je n’arrivais pas à retenir tous les mots, on a du tourner 36 fois ! Les journalistes ont été très patients et gentils. En cadeau, ils m’ont offert…. du pain au curry et du pain à crème et aux haricots rouges qui ont fait mon déjeuner ! C’était une super expérience !​ ​

Pour plus d’infos sur l’émission, consultez le site internet.
この差って何ですか : http://www.tbs.co.jp/konosa/
Le staff cherche régulièrement des personnes parlant japonais pour leurs interviews. Si vous voulez tenter l’expérience, n’hésitez pas à demander 😉.


♫ Un article = Une chanson ► BTS – RUN

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▶ In the End : Passer le JLPT au Japon (日本語能力試験)

Le fameux examen qui évalue votre niveau en japonais : le JLPT ! Il peut vous être utile si vous souhaitez travailler au Japon ou pour vos études ou tout simplement si vous êtes curieux de savoir à quel point vous pouvez parler japonais.

📝 Présentation (紹介)

JLPT signifie Japanese Language Proficiency Test. En japonais, ça s’appelle nihongo nôryoku shiken (日本語能力試験). C’est le test qui évalue le niveau de langage de la langue japonaise dans trois domaines : kanji/vocabulaire/grammaire (文字・語い・文法), lecture (読解) et écoute (聴解). Il y a quatre niveaux allant du N5 au N1.

  • N5 : Être capable de comprendre un peu de japonais basique (lire et comprendre des phrases et expressions écrites en hiragana et katakana et en kanji simples, écouter et comprendre des courtes conversations de la vie quotidienne parlées à un rythme lent)
  • N4 : Être capable de comprendre les bases du japonais (lire et comprendre des phrases avec du vocabulaire basique et en kanji, écouter et comprendre des conversations de la vie quotidienne parlées à un rythme lent)
  • N3 : Être capable de comprendre le japonais utilisé dans les situations de tous les jours jusqu’à un certain degré (lire et comprendre des documents au contenu spécifique de la vie quotidienne, saisir les informations importantes d’un document, écouter et comprendre des conversations cohérentes dans la vie de tous les jours parlées à un rythme naturel)
  • N2 : Être capable de comprendre le japonais utilisé dans les situations de tous les jours et dans une variété de circonstances jusqu’à un certain degré (lire et comprendre des articles de presse, des magazines et autres articles divers, écouter et comprendre des conversations cohérentes dans la vie de tous les jours, les informations télévisées parlées à un rythme naturel)
  • N1 : Être capable de comprendre le japonais utilisé dans une variété de circonstances (lire et comprendre du contenu logique ou abstrait sur divers sujets, des articles de presse, des chroniques, écouter et comprendre des conversations cohérentes, des informations, les points essentiels d’un discours oral)

Le test a lieu deux fois par an au Japon. La première session se passe le premier dimanche de Juillet et la deuxième le premier dimanche de Décembre.

📝 Inscription et préparation (申込と用意)

L’inscription s’effectue par Internet, sur le site JEES ou bien par courrier (attention à la date butoir). Il faut avoir un compte sur le site pour pouvoir s’inscrire.
Il est possible de s’inscrire en individuel ou en groupe. Il faut remplir le formulaire avec les coordonnés, joindre une photo et payer. Le coût de l’examen est de 6 500 ¥ (taxes incluses). Il est possible de régler au konbini ou par carte bancaire. Le règlement doit être effectué avant la date limite auquel cas l’inscription sera automatiquement annulée.

Le candidat doit bien prendre en compte qu’une fois inscrit et le paiement effectué, il n’est plus possible d’annuler ni d’obtenir un remboursement en cas d’absence pour x raisons. Le candidat s’assure avant son inscription qu’au niveau de son emploi du temps il est disponible le jour de l’examen. Si pour raisons professionnelles, personnelles, le candidat ne peut plus se rendre à l’examen, il sera compté comme absent et les frais d’inscriptions ne seront maleureusement pas remboursés.

Un mois avant l’examen, un récépissé (受験票, Test Voucher) est envoyé à l’adresse indiquée pendant l’inscription. Il est très important de le garder précieusement car il contient toutes les infos nécessaires le jour de l’examen : date, heure et durée du test, l’adresse du campus où l’examen aura lieu, numéro de candidat, le numéro de salle et le règlement. A ne surtout pas oublier le jour J !

Entre la période d’inscription et le jour du test, il n’y a plus qu’à bosser pour être le mieux préparé possible. Il est parfois arrivé que des sessions d’entraînements aient lieux un mois avant l’examen pour les inscrits au test officiel. Ces sessions se déroulent dans les mêmes conditions et les participants peuvent en cadeau recevoir 2 000 ¥ !

📝 Lieux où se passe l’examen (試験会場)

Selon le lieu de résidence et le niveau choisi, les lieux de l’examen varient. L’examen se déroule dans différentes universités ou centres de formation, dans toutes les préfectures du Japon. Il est recommandé de venir le plus tôt possible pour éviter les embouteillages. Il faut emprunter les transports en communs pour se rendre aux lieux d’examens et pas avec son véhicule personnel.

Ci-dessous quelques adresses :

Keio University Hiyoshi Campus (慶應義塾大学日吉キャンパス)
Adresse : 4-1-1 Hiyoshi, Kohoku-ku, Yokohama, Kanagawa (神奈川県横浜市港北区日吉4丁目1−1)
Accès : Hiyoshi Station (Tokyu Toyoko Line, Tokyu Meguro Line, Yokohama Municipal Subway Green Line) sortie est

Senshu University Ikuta Campus (専修大学 生田キャンパス)
Adresse : 2-1-1 Higashimita, Tama-ku, Kawasaki, Kanagawa (神奈川県川崎市多摩区東三田2丁目1−1)
Accès : Mukougaoka-Yuen Station (Odakyu Line) sortie sud

Aoyama Gakuin University Sagamihara Campus (青山学院大学 相模原キャンパス)
Adresse : 5-10-1 Fuchinobe, Chuo-ku, Sagamihara, Kanagawa (神奈川県相模原市中央区淵野辺5丁目10−1)
Accès : Fuchinobe Station (JR Yokohama Line) sortie nord

Kanagawa Institute of Technology (神奈川工科大学)
Adresse : 1030 Shimoogino, Atsugi, Kanagawa (神奈川県厚木市下荻野1030)
Accès : Fuchinobe Station (JR Yokohama Line) sortie nord

Shin-Umeda Training Center (新梅田研修センター)
Adresse : 6-22-20 Fukushima, Fukushima-ku, Osaka (大阪府大阪市福島区福島6-22-20)
Accès : Fukushima Station (Osaka Loop Line, Hanshin Line), Osaka Station (JR Lines, Hanshin Line) sortie nord

Setsunan University Neyagawa Campus (摂南大学寝屋川キャンパス)
Adresse : 17-8 Ikeda Nakamachi, Neyagawa, Osaka (大阪府寝屋川市池田中町17−8)
Accès : Neyagawashi Station (Keihan Line) sortie ouest
Prendre le bus à l’arrêt n°3 (Keihan Bus 5, 10, 11, 12) et descendre à l’arrêt Setsunan Daigaku. Ou marcher environ 30 minutes depuis la station.

L’accès aux universités est indiqué sur le Test Voucher reçu. Après, il n’y a aucun risque de se perdre : les jours d’examen, il y a toujours énormément d’étrangers ! Ils sont faciles à reconnaitre et il suffit de suivre les gros troupeaux.

📝 Déroulement de l’examen (試験の行い方)

Les salles d’examens ouvrent 45 minutes avant le début du test et les premières épreuves commencent à 12h30. Et l’heure, c’est l’heure ! Arrivez en retard et vous pouvez abandonner l’idée de passer le test. Les règles sont très strictes et il y a trois ou quatre surveillants par salle de classe qui effectuent les annonces, vérifient l’identité des candidats et distribuent les copies.

Le contenu des trois parties ainsi que la durée sont renseignés sur le Test Voucher. Selon le niveau, les épreuves peuvent durer plus ou moins longtemps et il y a entre chaque partie 30 à 45 minutes de pause pour s’aérer, boire ou aller aux toilettes. Car bien évidemment cela n’est pas autorisé pendant les épreuves. Chaque niveau du JLPT se déroule donc comme suit :

  • Connaissances linguistiques – Kanji & Vocabulaire (言語知識 – 文字・語彙) : 40 à 45 minutes
  • Connaissances linguistiques – Grammaire (言語知識 – 文法) et Lecture (読解) : 1h05 à 1h25
  • Ecoute (聴解) : 45 à 1h05

Le jour de l’examen, il faut se présenter muni de :
– le Test Voucher (受験票);
– matériel nécessaire pour écrire (un crayon papier HB ou à mine et une gomme à laquelle il faut retirer l’étui en carton);
– un masque (obligatoire depuis la pandémie);
– une checklist de son état de santé dument rempli (自己ヘルスチェック, à télécharger sur le site de JEES);
– une montre sans fonction mémoire;
– une pièce d’identité (carte de résident ou passeport).

Il est recommandé d’arriver assez tôt pour avoir le temps de vérifier sa température à l’arrivée, déposer la checklist de l’état de santé, s’installer et se préparer. Il faut se placer à la table contenant le même numéro de candidat que sur le Test Voucher. En cas d’oubli du Test Voucher, le candidat doit se présenter muni de son papier d’identité au bureau de réédition pour en obtenir un nouvel exemplaire.

La même annonce avec les règles ainsi que la vérification du visage et de la photo est répétée quinze minutes avant chaque épreuve. Le JLPT c’est comme le foot ! Il y a des règles à respecter et toute infraction est sanctionnée soit par un carton jaune ou un carton rouge. Tentez de tricher et vous êtes hors-jeu !

Après le test, les candidats sont autorisés à sortir seulement après que les surveillants ont fini de vérifier et de compter le nombre de copies. Cela prend environ 20 minutes. Les candidats doivent attendre dans le calme sans rallumer leur smartphone ou faire quoi que ce soit jusqu’à l’autorisation donnée par les surveillants.

📝 Résultats (結果)

Les résultats sont annoncés par envoi d’un courrier avec le certificat si le test est validé deux mois plus tard. Il est possible de les connaitre en avance par Internet, toujours sur le site JEES, vers la fin du mois suivant l’examen. Il faut avoir minimum entre 80 et 100/180 pour passer selon le niveau.

📝 Kimi témoigne (キミの証言)

J’ai passé chacun des niveaux du JLPT depuis mon arrivée au Japon. Dès l’année de mon arrivée, j’ai tenté le N4 que je n’ai pas eu. J’ai passé un total de six examens et je possède à l’heure actuelle le N3. Chacun de mes tests s’est passé dans un lieu différent.

Le JLPT, c’est… militaire ! Les examinateurs et surveillants sont stricts et sévères. Je me rappelle de mon premier examen en particulier où la surveillante nous parlait comme à des soldats, très sèche et sans le moindre sourire. Les universités sont immenses et j’aime beaucoup l’architecture pour certaines ! J’avais vraiment l’impression de redevenir étudiante, mais limite une étudiante dans une université prestigieuse. Je me serais presque crue dans la peau de Makino de Hana Yori Dango.
Concernant le test en lui-même, le N5 est relativement facile et on l’obtient les doigts dans le nez si on bosse, le N4 s’avère difficile si on est pas au niveau et le N3 bien plus. L’écart entre le N3 et le N2 étant énorme, le N2 demande davantage de révisions, les questions étant très longues pour une durée trop courte. Le N1, n’en parlons pas, il est même compliqué pour certains Japonais ! La partie kanji/vocabulaire/grammaire est vicieuse avec parfois des kanji très ressemblants, la partie lecture demande beaucoup de concentration et il n’y a jamais assez de temps pour la terminer. Enfin, la partie écoute peut s’avérer être la plus facile pour un expatrié entendant du japonais tous les jours dans son quotidien, alors faut-il que les conversations ne durent pas 10 minutes ! L’oreille s’habitue automatiquement et bien plus si on travaille dans un environnement 100% japonais et si on discute très régulièrement avec des Japonais.

📝 Vocabulaire (単語)

日本語能力試験 (にほんごのうりょくしけん – nihongo nôryoku shiken) = test de compétence en japonais
受験票 (じゅけんひょう – jukenhyô) = récépissé d’examen
試験日 (しけんび – shikenbi) = date d’examen
入室時間 (にゅうしつじかん – nyûshitsu jikan) = heure d’entrée en salle
試験開始時間 (しけんかいしじかん – shiken kaishi jikan) = heure de début de l’examen
受験レベル (じゅけんれべる – juken reberu) = niveau
試験会場 (しけんかいじょう – shiken kaijô) = lieu de l’examen
試験室 (しけんしつ – shiken shitsu) = salle d’examen
氏名 (しめい – shimei) = nom complet
性別 (せいべつ – seibetsu) = sexe
生年月日 (せいねんがっぴ – seinengappi) = date de naissance
国 (くに – kuni) = pays
地域 (ちいき – chiiki) = région
試験科目 (しけんかもく – shiken kamoku) = épreuves du test
言語知識 (げんごちしき – gengo chishiki) = connaissances linguistiques
文字 (もじ – moji) = kanji
語彙 (ごい – goi) = vocabulaire
文法 (ぶんぽう – bunpô) = grammaire
読解 (どっかい – dokkai) = lecture
聴解 (ちょうかい – chôkai) = écoute
問題 (もんだい – mondai) = problème, question
合否結果 (ごうひけっか – gôhi kekka) = résultats
総合得点 (そうごうとくてん – sôgô tokuten) = score global
合格 (ごうかく – gôkaku) = admis
不合格 (ふごうかく – fugôkaku) = refusé

📝 Conversation autour du JLPT (日本語能力試験について会話)

12月に行われる試験に先立って、10月に模擬試験をします。(jyūnigatsu ni okonawareru shiken ni sakidatte, jyūgatsu ni mogishiken wo shimasu.) = Avant l’examen en décembre, il y a un examen blanc en octobre.
そういう問題は、人を頼らずに自分で解決することが重要です。(Sou iu mondai wa, hito wo tayorazuni jibun de kaiketsu suru koto ga jūyō desu.) = Il est important de résoudre ce problème par vous-même sans compter sur les gens.


Plus de vocabulaire dans Cours de Japonais.
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▶ Taking Off : Kimi no Nikki ⑩

Mon mois de février a été plutôt chargé ! Malgré mon séjour en France et à Busan qui ont fait un peu mal au porte-monnaie faut l’avouer, j’ai réussi à occuper mes week-ends en sortant avec les amis et en faisant quelques visites abordables !

4 février : Otsukaresama et Kanpai !

Boulot fini et week-end, comme c’est samedi soir, je rejoins un ami japonais pour manger et boire un coup à l’Izakaya. J’ai facilement adopté cette coutume d’aller avec les amis ou les collègues trinquer et déguster divers plats en discutant et rigolant pour se dire « Otsukaresama » après le boulot et avant de profiter pleinement de son week-end.

Comme je travaille à Jiyugaoka (à 10min en train de Shibuya, au sud ouest de Tokyo) nous sommes allés dans un des Izakaya du quartier, Ikkyu. C’est une chaîne et si vous prenez leur carte de fidélité à 300 yens, vous avez des réductions sur tous les plats et toutes les boissons 😉.

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Dans cet Izakaya, on peut avoir une table dans une zone non-fumeur car contrairement à chez nous, c’est toujours autorisé de fumer dans les lieux publiques, et les japonais fument beaucoup dans la soirée. Je puais bien la clope quand je travaillais à l’Izakaya à l’époque…

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On a mangé… beaucoup 😂 Karaage, tamagoyaki, yakitori, tempura au fromage, mochi frit… et pour le dessert, un pancake avec de la crème que l’on ajoute devant vous, jusqu’à 15cm de hauteur !

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Pour moi, ces soirées sont aussi une occasion de pratiquer mon japonais et d’en écouter aussi. Et c’est encore difficile sans dico car je retiens pas ce fichu vocabulaire ! 😣 Mais d’après mes amis, je m’améliore. Mouais…

En tout cas après un an et sept mois depuis mon arrivée, j’ai quand même progressé. Suffisamment pour réussir le JLPT N5 !! 🎉🎶 Yahoo enfin ! En rentrant, j’ai eu le plaisir de découvrir dans ma boîte aux lettres mon précieux certificat ! J’ai eu 159/180, j’ai réussi chaque partie à plus de 67% dont un sans-faute pour la partie écoute ! Je suis super contente !

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Prochaine étape : le N4 en juillet ! Comme les kanji sont plus nombreux et plus difficiles j’ai déjà commencé à les apprendre, je n’ai pas le choix si je veux réussir !

5 février : Yokohama sous la pluie

Une journée à Yokohama pour ce dimanche ! Mais la chose bien frustrante était qu’il pleuvait ce jour là alors que depuis mon retour il n’y avait pas eu une goutte de pluie ! POURQUOI DE LA PLUIE LE SEUL JOUR OÙ JE PEUX SORTIR ?! Va mourir le Japon avec ta météo de merde !

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J’ai retrouvé mon ami Shiro qui habite Yokohama et nous sommes allés au Strawberry Festival qui se tenait au Aka Renka Shoko (赤レンガ倉庫), deux grands bâtiments rouges brique qui abritent des petits magasins, restaurants et cafés. Je me suis rappelée que j’y étais passée cet été pendant le Pikachu Matsuri mais je n’avais pas tout vu. Cet endroit est en fait super pour faire du shopping et trouver des cadeaux sympas ! J’ai acheté un sweat mignon à un magasin qui s’appelle Laundry, situé au deuxième étage du bâtiment 2. Leurs vêtements et accessoires sont trop chou. Si vous aimez les chats en particulier, faites un petit tour dans ce magasin ! J’ai aussi acheté des petits souvenirs traditionnels chez Warakuya Okame. J’y retournerais à l’occasion !

Puis finalement, direction le Strawberry Festival juste à côté. Que vous raconter, la fraise est partout et sous toutes les coutumes. Il y a à la fois des accessoires et de la nourriture avec la fraise comme ingrédient principal : omelette, glace, crêpes, mont blanc, mochi… Pleins de bonnes choses que les japonais, venus entre amis ou en famille se mettent sous la dent ! Il y a aussi des attractions pour les enfants, un photo spot avec une fraise géante où on vous file un bonnet en forme de fraise pour la photo et pleins d’autres petits événements. Et bien sûr les magasins du Aka Renka Shoko font pour certains des éditions spéciales de leurs produits avec la fraise. Le festival avait lieu du 3 au 12 février cette année de 11h à 18h.

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Aka Renka Shoko (赤レンガ倉庫)
Adresse : 1-1 Shinkou, Naka-ku, Yokohama-shi, Kanagawa-ken
Accès : Bashamichi Station (Tokyu Toyoko Line) sortie 6

Comme c’était encore la période du Nouvel An Chinois, l’après-midi nous nous sommes rendus à China Town, dit aussi 中華街 (Chuukamachi). Les festivités les plus intéressantes avaient lieu le 28 janvier mais jusqu’au 5 février il y avait encore quelques petits spectacles. Nous avons pu voir une représentation de danse du lion et du dragon par des petits jeunes. C’était beau et surprenant à voir. Pour les lions ils étaient deux et pour les dragons ils étaient peut-être dix. C’est un sacré travail de synchronisation et de timing, si une personne se loupe dans les pas, c’est foutu !

On a regardé la première représentation, il y en avait d’autres après mais la pluie et le froid nous ont incités à aller manger un plat chaud dans un des nombreux restaurants chinois du quartier. On a pu manger un bon menu avec soupe, gyoza, yakisoba pour 800¥ 👍. On a fini par un petit tour dans le game center du coin pour échapper au froid et à la pluie incessante.

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Si vous en avez l’occasion, je vous invite à aller voir les festivités du Nouvel An chinois ou même tout simplement vous balader dans China Town. Ça en fait une des attractions à Yokohama. Les centaines de restaurants chinois sont parmi les meilleurs niveau qualité prix et pour découvrir les véritables spécialités. Il y a également des boutiques de souvenirs et le quartier est entouré de ses quatre portes (Nord, Sud, Est, Ouest) plus cinq supplémentaires au cœur de la zone, avec en plus le temple Kanteibyo qui, construit en 1873 par les résidents chinois, est dédié au Dieu chinois de la prospérité.

J’ai eu l’occasion de me rendre à China Town pour la première fois lors de mon voyage au Japon en août 2014. Vous pouvez voir quelques photos sur ma galerie Flickr !

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China Town (中華街)
Adresse : Yamashita-chō, Naka-ku, Yokohama-shi, Kanagawa ken
Accès : Motomachi Chukagai Station (Minato Mirai Line), sortie 1

14 février : Joyeux Saint Chocolat

Ce jour tout le monde le connait c’est la Saint Valentin ! Au Japon, c’est la journée où les femmes offrent des chocolats à leur bien-aimé.. mais aussi à tous les autres hommes qui les entourent (famille, amis, collègues, boss). « C’est obligatoire », m’a dit une de mes étudiantes. 😂 Il arrive aussi qu’entre amies on s’échange des chocolats. Deux étudiantes ont pensé à moi en ce jour. 💃🍫💑
Moi, en bonne française célibataire, je n’ai rien offert ! 😌😅

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La tradition veut que les hommes qui reçoivent des chocolats doivent offrir un cadeau plus cher aux femmes lors du White Day, le 14 mars !

19 février : 花見楽しみに🌸🍶✨

Comme souvent le dimanche, je fais mes courses dans mon habituel Aeon. Et en effectuant mes petits achats j’ai remarqué qu’avec l’approche du Hanami (la période des cerisiers en fleurs, appelés 桜 🌸 sakura), mon cher supermarché se mettait déjà au parfum ! J’ai donc déniché quelques produits au sakura 😊 : matcha, gâteau, yaourt, pancakes et assiettes 💕 bonne petite découverte pour une bonne stratégie marketing mais je ne peux résister au parfum du sakura.

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Et en fait, beaucoup de magasins et même les konbinis s’y mettent ! Quelques jours plus tard, j’ai vu divers produits ailleurs ! Le Hanami en devient un événement commercial… Les Sakura sont partouuuut !

Même chez Starbucks avec le Frappuccino et le Chiffon Cake.. au Sakura ! Et j’ai donc j’ai fini par aussi acheter des verres Sakura… Haha..

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Hâte d’être au Hanami 😍

20 février : Au paradis des fleurs

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Après un déjeuner à Shibuya je me suis baladée du côté d’Omotesando où j’y ai vu près de la station Nogizaka des fleurs de pruniers qui commençaient à pointer le bout de leur nez 😍. Puis direction Ginza pour voir une exposition d’Ikebana. Une de mes étudiantes m’avait offert un ticket.

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L’Ikebana (生け花) c’est l’arrangement floral japonais ! On le connait également sous le nom de kadō (花道), signifiant « la voie des fleurs » ou « l’art de faire vivre les fleurs ». Au contraire de la forme décorative des arrangements floraux dans les pays occidentaux, l’arrangement floral japonais crée une harmonie de construction linéaire, de rythme et de couleurs. Alors que les Occidentaux tentent d’accentuer la quantité et les couleurs des fleurs, portant leur attention essentiellement sur la beauté de la fleur, les Japonais accentuent l’aspect linéaire de l’arrangement. Ils ont développé un art qui valorise aussi bien le vase, les tiges, les feuilles et les branches que la fleur elle-même. La structure complète de l’arrangement floral japonais est axée sur trois points principaux symbolisant le ciel, la terre et l’humanité à travers les trois piliers, asymétrie, espace et profondeur.

Source : Wikipedia

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Ça avait lieu au grand department store Matsuya Ginza. Je suis d’abord passée par les nombreux magasins de bouffe où j’y ai vu du pain et du fromage. J’ai goûté un morceau de camembert qui venait de Normandie ! Je n’ai pas manqué de dire à la vendeuse que je venais de là hihi. Puis je suis arrivée à l’exposition au huitième étage. Les compositions étaient jolies bien que assez simples pour certaines. Le même type de fleur revenait souvent. Mais je me suis quand même fait plaisir pour les photos ! Sans être une grande passionnée de fleurs, j’ai beaucoup aimé !

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Pour voir plus de photos, rendez-vous sur Flickr les amis :) !

Matsuya Ginza
Adresse : 3-6-1 Ginza, Chuo-ku, Tokyo
Accès : Ginza Station (Ginza Line, Marunouchi Line, Hibiya Line), sortie A12.

Cette excursion m’a donnée soif. De retour sur Omotesando, je suis allée dans un café. Une photographe japonaise que je suis sur Instagram y exposait tout le mois de février quelques unes de ses photos. Elle se spécialise dans les portraits. Je voulais donc les voir. Par la même occasion j’ai pu découvrir un café sympa. Décor et ambiance agréable. Je me suis régalée avec leur cheese cake et leur Oreo Smoothie.

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Puis les photos de Yuri-chan décorent vraiment bien de petit coin détente. Il y a même une photo de Chloé ! Quelle classe ! Moi aussi j’aimerais poser pour des photographes T^T !

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Adresse : MM Building 1F & B1, 4-9-2 Jingumae, Shibuya-ku, Tokyo
Accès : Omotesando Station (Ginza Line, Hanzomon Line) sortie A2.

25 février : La cuisine coréenne putain c’est bon

Après le travail, je suis allée manger chez mon amie Tomoko. Elle avait invité ses amies (dont certaines que je connaissais déjà), mais aussi une amie coréenne qui a cuisiné pour nous. Tteokbokki, japchae, kimbap, pancake coréen… C’était super bon, elle a vraiment bien cuisiné !

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Pour le dessert, chacun avait ramené quelque chose. Moi j’avais ramené des mochi en forme de sakura 😂. Il y avait aussi des fraises, des macarons de chez Picard (parce que maintenant il y a Picard au Japon hehe).

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C’était un peu difficile de parler japonais, mais j’adore écouter mes amis parler même si je ne comprends pas encore tout. Et Tomoko fait toujours l’effort d’utiliser son français ou son anglais pour me traduire. Je me sens vraiment bien en sa compagnie et ses amis sont vraiment sympa. C’est assez difficile de se lier d’amitié avec des japonais, mais Tomoko est certainement la première japonaise à m’avoir déjà dit : « Si un jour tu as vraiment un problème ou un soucis, n’hésites pas à me demander de l’aide ! » Je sais que je peux lui faire confiance !

Dans l’élan de la conversation, j’en suis venue à leur apprendre à dire « putain » et « je t’emmerde » ! Hahaha. Et nous sommes partis dans un fou rire interminable ! Et parce que la bouffe, « Putain c’est bon » ! 😂

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26 février : Si on chantait~🎤

Journée au karaoké avec Elodie ! Comme d’habitude, c’était au Uta Hiroba à Shibuya, car le dimanche, de 11h00 à 20h00 il y a le forfait Free Time pour 1 320 yens avec boissons non-alcoolisées à volonté ! Donc un bon verre de Milk Tea et en avant la musique ! On a chanté pendant cinq heures et on aurait bien continué xD ! Le truc amusant dans les karaokés, ce n’est pas seulement entendre les splendides capacités vocales de ses voisins dans les autres salles (certains sont incroyables, j’ai de moins en moins honte d’aller chanter), c’est aussi les vidéos de ouf qu’ils mettent pour les chansons… Non des fois, ce serait tellement mieux si il y avait les clips vidéos pour certaines chansons… C’est niais à mort et tellement pas crédible… Parfois le défi, ce n’est pas de réussir à bien chanter, c’est de chanter sans éclater de rire à cause de la vidéo ! Bref, j’ai chanté les nouvelles chansons de ONE OK ROCK et mes chansons habituelles, dont Supernova de CNBLUE 8D, la piste incontournable de ma playlist ! Et c’est sur ses notes que je termine ce long article !


♫ Un article = Une chanson ► ONE OK ROCKTaking Off

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► Human Academy : Japanese Student Job

J’étudie aussi avec ce bouquin, je vous le recommande :) !

Prendre des cours de japonais, c’est possible ! Mieux, être payé pour, c’est possible aussi ! J’avais besoin de continuer à prendre des cours, mais je voulais éviter de payer une école. C’est pourquoi depuis mon arrivée au Japon, je vais à l’école Human Academy, école proposant le programme Artificial Student ; on assiste à des cours donnés par des professeurs de japonais en formation et dans l’attente de décrocher leur certificat.

Ce programme était d’abord disponible dans la branche située à Shinjuku mais désormais, on peut recevoir ces cours dans la branche de Ginza et Yokohama. Je me suis inscrite, j’ai commence à Shinjuku et 3 ans après, j’ai également rejoint l’école de Ginza.

Human Academy Shinjuku (ヒューマンアカデミー 新宿校)

Adresse : Keio Shinjuku Oiwake Building, 3-1-13 Shinjuku, Shinjuku-ku, Tokyo (東京都新宿区新宿3−1−13 京王新宿追分ビル)
Accès : Shinjuku Station (JR Line) sortie sud ou sud-est
Shinjuku Sanchome Station (Marunouchi Line, Fukutoshin Line, Toei Shinjuku Line) sortie A1
Shinjuku-Nishiguchi Station (Oedo Line) sortie D5
L’école se trouve au 8ème étage de l’immeuble. Au rez-de-chaussée se trouve un magasin FOREVER 21.

Human Academy Ginza (ヒューマンアカデミー 銀座校)

Adresse : Takenaka Ginza Building, 2-6-4 Ginza, Chuo-ku, Tokyo (東京都中央区銀座2−6−4 竹中銀座ビル)
Accès : Ginza Itchome Station (Yurakucho Line) sortie 8
Ginza Station (Marunouchi Line, Hibiya Line, Ginza Line) sortie A13

Human Academy « Artificial Student » : Nani kore ?

Human Academy est une école de japonais qui propose parmi ses programmes des formations pour enseigner le japonais à des étrangers. Ainsi durant les cours proposés, l’un des exercices est à la fois pour l’élève d’apprendre le japonais et pour le professeur d’apprendre à comment enseigner le japonais à des étudiants étrangers. Le programme semble assez chargé et sévère pour les futurs professeurs. Les classes sont observées, parfois filmées afin que les professeurs corrigent leurs erreurs et l’observateur n’hésite pas à intervenir et à faire la moindre remarque à l’enseignant si quelque chose ne va pas.

► Inscription
L’inscription s’effectue sur place uniquement. Les documents à fournir sont : votre carte de résident, votre passeport avec votre visa, votre Passbook ou votre carte bancaire. Les cours sont payés 1000 yens / heure, vous recevez votre salaire par virement bancaire le 25 du mois. Notez cependant que le type de visa ne peut pas toujours vous faire bénéficier d’un petit complément de salaire. Les personnes possédant un Visa Travail ne peuvent être payés pour les cours (pourquoi ? C’est la loi certainement…). Pour les autres (Working Holiday, Visa Époux, Visa Etudiant…) il n’y a pas de problème, c’est considéré comme un baito. Durant le temps où j’étais en PVT, j’ai pu être payé. Dès lors que j’ai changé de visa, l’école m’a informée qu’elle ne pouvait me payer mais que je pouvais toujours assister aux cours gratuitement. A la place, elle me rembourse pour les transports, chose qui normalement n’est pas comprise dans le salaire.

Vous serez admis dans la session sur le point de débuter et vous choisirez quels jours vous souhaitez assister aux cours. Avant il était possible d’assister à n’importe quel cours, mais récemment, la popularité de ce programme a augmenté et beaucoup de personnes assistent au classes. Désormais, à Shinjuku il est possible de ne choisir que maximum deux cours par semaine ! Cependant, il est possible de rejoindre les classes non remplies. Pour Ginza, il n’y a pas de limite pour l’instant. Si vous ne pouvez pas assister à l’un de vos cours, vous devez en informer l’école. Soyez sûrs de choisir une classe dans laquelle vous serez rarement absent.

► Être Artificial Student à Human Academy
Il y a différentes classes selon quatre niveaux définis :

  • Débutant : pour les personnes n’ayant jamais étudié le japonais et qui ne savent ni lire ni écrire les hiragana et katakana
  • Débutant avancé : pour les personnes ayant au moins appris à lire et écrire les hiragana et katakana
  • Débutant avancé ~ Intermédiaire : il est nécessaire de savoir lire et écrire les katakana et les kanji et de connaître la grammaire de base (construction d’une phrase, les particules, la forme en ~masu des verbes soit la conjugaison standard/polie) et de savoir au moins se présenter et parler de soi.
  • Intermédiaire : il est nécessaire d’avoir beaucoup de connaissances, du vocabulaire riche et de savoir lire quelques kanjis. Beaucoup de formes grammaticales sont étudiées, incluant parfois le Keigo (la forme très polie).

Les classes durent 1h30, soit deux fois 45 minutes avec un professeur différent. Il y a quatre sessions par an, soit une par saison :

  • Winter Term : de février à avril
  • Spring Term : de avril à juin
  • Summer Term : de juillet à septembre
  • Autumn Term : de octobre à décembre

Chaque session comprenait 9 cours enseignés par en moyenne sept professeurs. Après le premier cours, on vous remet une feuille de présence. A Shinjuku, il faut l’apporter à chaque cours mais à Ginza, ce sont les professeurs qui gardent les feuilles. Il y a des classes le matin (10h30-12h00) l’après-midi (14h30-16h00 ou 15h00-16h30) et le soir (18h30-20h00 ou 19h00-20h30) 5 jours par semaine, parfois tous les jours (mais l’emploi du temps change sans cesse). De mon expérience dans ce programme, les classes de l’après-midi sont plus ludiques, on fait beaucoup d’activités et de jeux avec des accessoires et des images, des jeux de rôle avec du matériel pour rendre la situation la plus réelle possible, et pour la dernière classe, il y a même un petit repas ! Et si vous avez des professeurs en or, vous recevez un diplôme à la fin ! Les classes du matin et du soir sont en revanche plus studieuses ; comme à l’école, chacun à sa table, on étudie plus profondément la grammaire, on écrit et on fait beaucoup d’exercices, de la lecture et de l’étude de textes. Vous êtes en plus chargés d’évaluer le cours en remplissant un questionnaire. En bref, les classes de l’après-midi sont plutôt destinées à ceux qui veulent s’amuser et passer un bon moment. Pour ceux qui veulent bosser dur avec un vrai objectif, les classes du matin et du soir seront plus adaptées !

► Déroulement des cours
La première leçon est généralement une leçon de présentation des professeurs et des apprenants avec un questionnaire à remplir. Vous renseignez votre pays d’origine, votre nombre d’années d’études du japonais et de quelle manière, vos objectifs, ce que vous voulez étudier en particulier. C’est souvent assez fun car les professeurs utilisent beaucoup d’objets et de matériels et proposent des jeux intéressants. On fait pas mal de conversations pour faire connaissance pendant que les professeurs se font une idée de notre niveau.

Viennent ensuite les huit cours réguliers. A chaque cours d’1h30, deux professeurs assurent pendant 45 minutes. Les cours sont chronométrés afin de voir si les professeurs savent gérer leur temps. Ce ne sont donc jamais les mêmes selon les semaines et par conséquent, les leçons ne se suivent pas. Un thème différent ou un point de grammaire différent sont abordés chaque semaine. Dans les niveau plus avancés, une partie du cours est consacré uniquement à la discussion ou des débats sur un thème. Les classes sont en moyenne constituées d’une dizaine à une vingtaine d’élèves. Les cours sont très bien préparés et présentés, parfois en images et avec des mini-jeux. Le professeur parle et explique uniquement en japonais. Votre rôle à vous c’est de bien suivre le cours, participer, poser des questions (parfois pièges pour voir comment le professeur saura répondre) et d’évaluer le cours.
L’avantage : on découvre différentes façons d’enseigner, les cours sont bien expliqués, et puis la petite paie à la fin du mois fait plaisir ! Si vous loupez une classe, vous n’êtes pas perdus à la classe suivante puisque aucun cours ne se suit !
L’inconvénient : les cours pourront paraître compliqués pour les personnes n’ayant vraiment aucune notions, il vaut mieux, même pour le niveau Débutant, en connaître quelques unes. Le fait que les cours ne se suivent pas et que chaque semaine se soit un cours totalement différent en gênera peut-être certains qui veulent un suivi logique dans leur apprentissage et qui veulent sentir une vraie progression (dans le cas-là j’ai envie de vous dire, inscrivez-vous et payez vos cours dans une école  avec des professeurs qualifiés hein ;)). Et aussi, au bout de plusieurs années à participer aux classes de même niveau, vous finissez pas connaitre les leçons par cœur, et donc plus de progression…

Human Academy « Artificial Student » : mes impressions

Ma première fois chez Human Academy remonte à mon arrivée avec un PVT. Je me suis inscrite aux classes de niveau Débutant du soir. A l’époque, on passait un test de niveau écrit avec des exercices de grammaire et de vocabulaire. C’étaient des textes à trou à compléter. Les premiers exercices étaient relativement simples. En revanche, les derniers se basent sur des formes grammaticales et des expressions plus complexes. Si on a peu de vocabulaire, la compréhension est tout de suite plus compliquée, car tout est en japonais bien sûr, mêmes les consignes ! Pour les niveau débutants, les kanjis sont retranscrits en furigana. Celui que j’avais passé s’était avéré un peu compliqué vers les derniers exercices. En même temps, vous passez en face à face avec deux professeurs pour une expression orale durant laquelle on vous demande de vous présenter et de répondre à diverses questions. Plus vous développez vos réponses, mieux le dialogue s’engage et les professeurs peuvent clairement distinguer votre niveau à l’oral. Mais désormais, ce test n’est plus inclus dans le programme. Le premier cours de cette session, je l’avais trouvé très spécial ! Durant celui-ci, nous rencontrions en binôme ou tout seul tous les professeurs, chacun pendant 10 minutes (exactement), où nous revoyions les différents exercices du test et des points de grammaires particuliers. Mais attention, si notre niveau était trop bas, il était possible de ne pas  pouvoir assister à la session.

Par la suite, j’ai souvent assisté à des classes l’après-midi de niveau Débutant avancé. Je les trouvais vraiment agréables et les professeurs étaient très gentils et attentifs. Pour se détendre, c’est bien de venir dans ces classes. L’ambiance y est bon enfant et on rigole beaucoup. Comme les étudiants viennent de pays différents (il y a de tout ; chinois, coréen, américain, africains…), parfois on partage les coutumes de nos propres pays et ça lance des sujets de conversations intéressants. On apprend aussi beaucoup sur la culture japonaise comme les matsuri ou les traditions du Nouvel An

J’ai aussi assisté aux classes Débutant avancé ~ Intermédiaire du matin et du soir. Les professeurs étaient jeunes en majorité et on voyait qu’ils débutaient vraiment dans le métier. C’est drôle, pour moi qui enseigne aussi, à travers leurs cours j’ai pu voir tous les défauts, ressentir leur stress par moment, mais je comprenais la difficulté ! Du coup, en plus d’apprendre le japonais, j’ai pu apprendre à m’améliorer dans ma façon d’enseigner. Enfin j’ai aussi été à une classe niveau Intermédiaire. Et c’est franchement, un niveau trop difficile pour moi pour l’instant ! La majorité des étudiants sont chinois (lol), le rythme est très rapide et il y a entre vingt et trente élèves dans la classe !

En globalité, je trouve les cours bien préparés même s’ils ne se suivent jamais. Les professeurs insistent sur la prononciation et font en sorte que tout le monde prenne la parole dans la classe. Ils ont beau parler uniquement en japonais, les points de grammaire sont expliqués simplement avec des images et des bons exemples. Ce n’est donc pas très dur à comprendre, à moins de vouloir se prendre bêtement la tête, ou alors c’est que vous n’êtes vraiment pas au niveau ! Le seul truc qui me dérange est qu’ils n’écrivent pas assez au tableau les réponses ou des exemples concrets. Et on ne nous laisse pas assez de temps pour prendre des notes aussi !

A cause du travail, pour ma part, c’est difficile en général d’assister à tous mes cours. Mais c’est un bon moyen d’étudier la langue, surtout quand on a rien à sortir de sa poche =). Je fais des rencontres vraiment très sympathiques, dont un certains nombre de français avec qui je garde contact. Pour moi c’est vraiment un moment détente et j’adore venir à cette école et rencontrer à chaque nouvelle session des personnes sympathiques :). Après, au bout de trois ans, j’ai quand même ressenti le besoin d’aller en parallèle dans une école payante pour progresser, car j’assiste toujours aux même classes de niveau intermédiaire (mes disponibilités sont très limitées avec mon travail) c’est du déjà étudié et mon niveau stagne.

Donc pour récapituler, si vous voulez étudier le japonais pour le fun le temps de votre PVT : allez dans cette école, elle est très bien pour ça ! Si vous avez un vrai objectif, si vous voulez vivre et bosser au Japon : allez-y aussi mais je vous recommande une école payante avec un programme suivi.

Mes jolis diplômes :)

Mes jolis diplômes :)


♫ Un article = Une chanson ► Michael JacksonHuman Nature

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▶ Apprenez le japonais avec Kimi ④ : Les particules (助詞) ①

(39)De la nourriture et Pikachu pour vous booster ! 私は友達とレストランでワッフルを食べる

Qu’est-ce qui pourrait bien ennuyer quelqu’un qui commence à apprendre le japonais et peut-être le faire abandonner son apprentissage ? En français, selon les Japonais, il semblerait que les articles, les pronoms, les genres sont le plus souvent mentionnés car il n’y en a pas vraiment dans la langue japonaise. Alors, à l’inverse, qu’est-ce qu’il n’y a pas dans notre langue française qui est indispensable en japonais ? Ce sont les particules (助詞 – joshi) !

Les particules débarquent tôt dans l’apprentissage du japonais car elles sont clairement indispensables pour communiquer et faire des phrases correctes en japonais. Il vaut mieux les connaître et les maîtriser toutes aussitôt que possible. Ce sera donc le sujet de cette leçon !

Les particules : Nani kore (何これ) ?

Les particules représentent des petits mots, ce sont souvent un ou deux caractères hiragana, qui servent à marquer les relations grammaticales entre les divers éléments d’une phrase. On les ajoute à la fin du mot pour définir sa fonction grammaticale dans la phrase. Cette fonction peut-être sujet, complément d’objet direct, complément d’objet indirect, préposition…

Autant que nos déterminants et nos prépositions, les particules sont très importantes ! Et employer les bonnes particules l’est d’autant plus car la signification d’une phrase peut en être radicalement changée !

Prêt pour faire la connaissance de ces petites particules ? Aujourd’hui, je vous en présente quatre !

① La particule de thème : は (wa)

  • Indique le sujet, le thème de la phrase (qui, quoi)
  • Montre de quoi ou de qui on est en train de parler (quant à…)
  • Attention : bien que ce soit le caractère hiragana は (ha), cette particule se prononce toujours « wa », donc écrit « wa » en romaji

キミ学生ですか。(Kimi wa gakusei desu ka ?) = Quant à Kimi, elle est étudiante ?
キミです。(Watashi wa Kimi desu.) = Quant à moi, c’est Kimi.
白いものかわいいです。(Shiroi mono wa kawaii desu.) = Quant à la chose blanche, c’est mignon.
日曜日友達と奈良へ行きました。(Nichiyoubi wa tomodachi to Nara he ikimashita.) = Dimanche, je suis allé(e) à Nara avec un(e) ami(e).
東京ディズニーランド千葉県にあります。(Tokyo Disneyland wa Chiba-ken ni arimasu.) = Quant à Tokyo Disneyland, cela se trouve dans la préfecture de Chiba.
資料ファクスで送ってください。(Shiryou wa fakusu de okutte kudasai.) = Quant aux données, envoyez par fax s’il vous plait.

② La particule d’identification, de sujet : が (ga)

  • Indique le sujet grammatical de la phrase, dit aussi le marqueur du sujet (qui, quoi)
  • On l’utilise quand on ne connait pas la nature du thème
  • Elle marque aussi l’objet dans une phrase de non-action, avec des verbes comme comprendre (わかる- wakaru), exister (いる – iru, ある – aru)…
  • Elle signifie également « mais » lorsqu’on relie deux oppositions

学生ですか。(Dare ga gakusei desu ka ?) = Qui est étudiant ?
ヨンファは料理上手です。(Yonghwa wa ryouri ga jyouzu desu.) = Quant à Yonghwa, il est doué en cuisine.
ビザ要ります。(Biza ga irimasu.) = J’ai besoin d’un visa. / Un visa est nécessaire.
私は日本語少しわかります。(Watashi wa nihongo ga sukoshi wakarimasu.) = Je comprends un peu le japonais.
電車速いです。(Densha ga hayai desu.) = Le train est rapide.
ヨンファは背高いです。(Yonghwa wa se ga takai desu.) = Yonghwa est grand. / Quant à Yonghwa, la taille est grande.
降っています。(Ame ga futte imasu.) = Il pleut.

► Différence entre は (wa) et が (ga)
Ces deux particules paraissent très semblables et on ne peut pas traduire leur différence en français ! 学生です。(Watashi wa gakusei desu.) et 学生です。(Watashi ga gakusei desu.) se traduisent clairement par Je suis étudiant. Mais plus littéralement, voici la différence qui ressort de ces deux phrases. Pensez à quelle question vous poseriez pour obtenir ces réponses.

  • 学生です。(Watashi wa gakusei desu.) = Quant à moi, je suis étudiant. => Je suis quoi ?
  • 学生です。(Watashi ga gakusei desu.) = C’est moi qui suis étudiant. => Qui est étudiant ?

学生ですか。(Dare ga gakusei desu ka ?) = Qui est étudiant ?
ヨンファ学生です。(Yonghwa ga gakusei desu.) = Yonghwa est étudiant.
学生誰ですか。(Gakusei wa dare desu ka ?) = L’étudiant est qui ?
学生ヨンファです。(Gakusei wa Yonghwa desu.) = L’étudiant est Yonghwa.
/!\ La question 学生ですか。(Dare wa gakusei desu ka ?) n’a pas de sens ! Avec la particule は (wa) vous connaissez la nature du thème, vous ne pouvez pas utiliser de mot interrogatif ! En revanche avec が (ga), vous pouvez !

Enfin, malgré la différence entre ces deux particules, il est très fréquent de trouver des phrases contenant un thème は (wa) suivi d’un sujet が (ga) !

日本きれいです。(Nihon wa sakura ga kirei desu.) = Quant au Japon, les fleurs de cerisiers sont belles.
大阪食べ物美味しいです。(Osaka wa tabemono ga oishii desu.) = Quant à Osaka, la nourriture est délicieuse.

③ La particule inclusive de thème, de similarité : も (mo)

  • Introduit un ou plusieurs autres thèmes en plus du thème déjà abordé. En français, on le traduirait le plus souvent par « aussi »
  • Cette particule peut-être combiné avec les mots interrogatifs

キミは学生です。ヨンファ学生です。(Kimi wa gakusei desu. Yonghwa mo gakusei desu.) = Kimi est étudiante. Yonghwa aussi est étudiant.
この荷物お願いします。(Kono nimotsu mo onegaishimasu.) = Ces affaires aussi s’il vous plait.
、母、山登りが大好きです。(Chichi mo, haha mo, yamanobori ga daisuki desu.) = Papa aussi, Maman aussi, ils aiment l’alpinisme.

④ La particule de questionnement : か (ka)

  • Placée en fin de phrase pour marquer le questionnement dans les phrases terminant par です (desu) ou un verbe à la forme polie (ます形), il n’est donc pas forcément nécessaire d’y ajouter un point d’interrogation à moins de vouloir marquer une plus forte intensité dans la question
  • Placée également en fin de subordonnée pour faire référence à une question posée
  • On peut retrouver cette particule plusieurs fois dans une phrase pour lister des alternatives (ou, ou pas)

キミはフランス人です。(Kimi wa furansujin desu ka ?) = Kimi est française ?
昨日何を食べた忘れた。(Kinou nani wo tabeta ka wasureta.) = J’ai oublié ce que j’ai mangé hier.
先生が学校に行ったどう知らない?(Sensei ga gakkou ni itta ka dou ka shiranai ?) = Tu ne sais pas si le prof est allé à l’école ou pas ?
フランスへ帰る、日本で就職する、まだ決めていません。(Furansu he kaeru ka, nihon de shuushoku suru ka, mada kimete imasen.) = Rentrer en France ou trouver un travail au Japon, je n’ai pas encore décidé.

Voilà pour les premières particules ! Trois autres arriveront dans la prochaine leçon ;) ! En attendant, entraînez-vous pour maîtriser celle-ci !


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