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â–ș Boulevard of (un)broken dreams : Chercher un logement au Japon

Ma future maison… Un jour peut-ĂȘtre !

Je donne une suite à cet article, car aprĂšs avoir trouvĂ© un travail et obtenu mon visa travail, il Ă©tait temps pour moi de… dĂ©mĂ©nager ! Un salaire bien mieux que trois baito cumulĂ©s, le sentiment de me sentir de plus en plus Ă  l’Ă©troit dans ma share house… Oui, lĂ  il fallait que je passe Ă  l’Ă©tape suivante : dĂ©mĂ©nager… PrĂ©cisĂ©ment, avoir un appartement, un vrai, rien que pour moi !

Chercher un logement au Japon ; le guide par Kimi, basé sur sa propre expérience !

De ce que j’avais entendu, chercher un logement au Japon quand on est Ă©tranger relĂšve d’un vĂ©ritable parcours du combattant, et aprĂšs ĂȘtre passĂ© par lĂ , je ne dĂ©conne pas xD. Et ce n’est pas la peine de vous lancer lĂ  dedans si vous n’avez pas les choses suivantes : un statut de rĂ©sident, un travail (et PAS un baito) et beaucoup, beaucoup d’argent ! Car oui, il faut savoir que se procurer un logement au Japon demande des Ă©conomies Ă©normes (qui pour moi pouvaient ĂȘtre jusqu’Ă  l’Ă©quivalent de trois fois mon salaire, haem…).

â–ș First Step : recherches, critĂšres & frais

Ne sachant pas trop comment procĂ©der et ne connaissant aucune agence qui pouvait accepter des Ă©trangers, j’ai commencĂ© mes recherches au mĂȘme endroit oĂč j’ai commencĂ© mes recherches de boulot : sur le site GajinPot, qui possĂšde aussi une section pour les logements. Par GaijinPot, j’ai pu trouver plusieurs annonces de diverses agences et directement envoyer une demande de visite. Ensuite c’est directement l’agence en question qui rĂ©pond pour fixer un rendez-vous pour une visite, voir proposer d’autres logements selon vos critĂšres. Les choses Ă  prĂ©ciser et que les agences vous demanderont toutes :

  • La surface dĂ©sirĂ©e, le type de logement et votre budget
  • La station de train la plus proche de votre zone de recherche (et Ă©ventuellement la distance maxi entre le logement et la station)
  • La date Ă  laquelle vous souhaitez emmĂ©nager (Ă©vitez de dire que vous souhaitez emmĂ©nager dans deux ou trois mois et soyez prĂȘt Ă  signer dans l’immĂ©diat si un appartement vous plait, les agences japonaises ne traĂźnent pas, et puis il y a toujours de nombreux logements de disponibles Ă  tout moment !)
  • Combien de temps vous comptez rester
  • Votre nationalitĂ©
  • Votre niveau de japonais
  • Votre type de visa

Les types d’appartements au Japon sont nommĂ©s comme suit :

  • 1R : R pour Room, une seule piĂšce avec la cuisine et la salle de bain comprises
  • 1K / 2K / 3K : K pour Kitchen, une/deux/trois chambre(s) (se rĂ©fĂ©rer au chiffre), une salle de bain, une cuisine trĂšs petite souvent disposĂ©e dans l’entrĂ©e et faisant la liaison avec la piĂšce Ă  vivre
  • 1DK / 2DK / 3DK : D pour Dining, K pour Kitchen, une/deux/trois chambre(s), une grande salle Ă  manger avec la cuisine, une salle de bain
  • 1LDK / 2 LDK / 3 LDK : L pour Living, D pour Dining, K pour Kitchen, une/deux/trois chambre(s), une grande salle Ă  manger/piĂšce Ă  vivre avec la cuisine, une salle de bain

Ensuite pour les surfaces et prix, c’est comme partout : plus vous vous Ă©loignez du centre, plus vous pouvez avoir un logement plus grand pour moins cher. Le loyer varie aussi selon si vous ĂȘtes situĂ©s dans une zone bruyante ou pas, prĂšs de la gare ou de divers commerces… Pour vous donner un exemple, je me base sur un studio que j’ai visitĂ© dont le loyer Ă©tait de 55 000 yens. Les frais d’entrĂ©e dans un appartement comprennent :

  1. Le loyer de base : 55 000 yens
  2. Les charges : 6 500 yens
  3. La caution 敷金 : qui la plupart du temps n’est pas remboursable car elle est utilisĂ© pour rĂ©parer les Ă©ventuels dommages causĂ©s dans l’appartement (un peu comme chez nous au final). Équivalent à un mois de loyer : 55 000 yens
  4. Le « cadeau » au propriĂ©taire 瀌金 : ce systĂšme vient de la seconde guerre mondiale, alors que Tokyo Ă©tait en reconstruction, les logements se faisaient trĂšs trĂšs rare et afin de pouvoir acquĂ©rir un logement, les locataires offraient de l’argent en plus aux propriĂ©taires, et depuis, ce supplĂ©ment existe toujours (hahaha chouette pour le porte monnaie). Équivalent à un mois de loyer, parfois deux mois : 55 000 yens
  5. Les frais d’agence, environ un mois de loyer ou selon l’agence : 59 400 yens
  6. L’assurance incendie (valable pour la durĂ©e du contrat, soit un an ou deux ans), varie selon l’agence et la compagnie d’assurance : 16 200 yens
  7. Les frais de nettoyage avant l’entrĂ©e, varie selon la surface et l’agence : 35 000 yens
  8. Les frais de garant, comme vous ĂȘtes Ă©trangers, l’agence se porte automatiquement garant, le montant varie selon l’agence ou parfois c’est l’Ă©quivalent d’un mois de loyer : 30 750 yens
  9. D’autres frais peuvent s’ajouter selon les agences (frais pour le changement de la clef et du systĂšme de verrouillage, service assistance 24h…)

Ce qui fait un total de : 312 850 yens, soit 2 760 euros ! Pour informations, il s’agissait d’un studio 1R de 16 mÂČ sans AUCUN meuble, mĂȘme pas un frigo, sans internet (donc forfait Ă  souscrire Ă  part pour en moyenne 5 000 yens par mois) situĂ© Ă  30 minutes de Shibuya dans l’arrondissement de Setagaya.

Au dĂ©but, je n’avais pas de critĂšres particuliers, mais aprĂšs la visite de deux appartements de 16 mÂČ (que j’ai jugĂ© trop petit ><) sans meubles avec des frais Ă©normes, je me suis imposĂ©e mes critĂšres et j’ai dĂ©cidĂ© d’ĂȘtre plus sĂ©lective : pas de cadeau (ils vont se faire f****** je ne suis pas riche), des meubles, un garage Ă  vĂ©lo, du rangement, pas un loyer dĂ©passant 70 000 yens, minimum 23 mÂČ, et internet.

â–ș Second Step : agences & visites

Je suis entrĂ© en contact avec cinq agences diffĂ©rentes et j’ai visitĂ© 4 appartements. Je vous donne leurs noms car ils parlent anglais, leurs logements sont propres et ils rĂ©pondent assez rapidement. Mais notez que toutes ces agences peuvent vous proposer le mĂȘme logement ! A vous de voir celle qui fera la meilleure offre !

L’organisation d’une visite fonctionne comme suit : vous avez rendez-vous Ă  l’agence pour commencer Ă  Ă©tablir un dossier avec vos critĂšres. Ensuite vous allez visiter les appartements qui ont attirĂ© votre attention. Dans le cas de AghartA, ils m’ont envoyĂ©e seule visiter les appartements en me donnant le code d’entrĂ©e par tĂ©lĂ©phone (je devais donc leur tĂ©lĂ©phoner une fois arrivĂ©e et juste avant de partir pour verrouiller Ă  nouveau la porte). Si je choisissais un de leur appartements, un nouveau rendez-vous Ă©tait fixĂ© pour signer le contrat. Dans le cas de BALLEGGS, l’agent vous emmĂšne en voiture visiter et si c’est le coup de cƓur, vous retournez Ă  l’agence pour signer. Pour les autres agences, je n’ai pu Ă©changer que quelques mails avec eux seulement.

â–ș Third Step : le bon choix, ou le coup de cƓur

J’ai commencĂ© mes recherches dĂ©but juin. Entre les rendez-vous, les e-mails Ă  envoyer, le temps filait rapidement. Et il fallait absolument que je quitte ma share house avant fin aoĂ»t, date de fin de mon contrat car un renouvellement impliquait le paiement de l’assurance pour une nouvelle annĂ©e… Non et non. Je devais partir avant !

Puis je suis finalement tombĂ©e sur une annonce pour un logement meublĂ© situĂ© vers Nerima (au nord ouest de Tokyo) et avec un loyer abordable, proposĂ© par l’agence Leopalace 21. HĂ©las, une fois entrĂ© en contact avec l’agence, on m’annonce que cet appartement vient d’ĂȘtre rĂ©servĂ©, mais qu’il y en a d’autres de disponibles Ă  d’autres endroits. Et c’est finalement un de leurs appartements que j’ai choisie aprĂšs la visite !

Le coup de cƓur a Ă©tĂ© immĂ©diat. J’avais pu voir en vidĂ©o comment Ă©tait l’appartement. J’Ă©tais quasi sĂ»re de le choisir car le temps Ă©tait comptĂ©, que je ne trouverais peut-ĂȘtre pas mieux Ă  un meilleur prix, et aussi parce que Leopalace 21 faisait une promotion pour le mois de juillet : pas de cadeau, pas de caution, pas de frais d’agence, pas de facture d’eau, et les loyers d’aoĂ»t et de septembre offerts ! Une offre bien allĂ©chante, si allĂ©chante que j’avais peur de me faire avoir ! Mais Leopalace 21 est un grand et bon groupe, et j’ai bien posĂ© le maximum de questions pour avoir le plus d’informations possible ! Je trouve que c’est une bonne agence, puisqu’elle rĂ©pond surtout aux demandes des Ă©trangers rĂ©sidant au Japon, grĂące Ă  la prĂ©sence d’un personnel parlant anglais, corĂ©en et chinois. On peut trouver des logements de tout type partout au Japon. Il y a Ă©galement des logements pour les Ă©tudiants et les personnes en voyages d’affaires cherchant un endroit oĂč loger sur le court-terme. Il y a un forfait Internet (optionnel) et les logements sont meublĂ©s et sĂ©curisĂ©s.

J’ai visitĂ© l’appartement un 24 juillet et j’Ă©tais convaincue ; je voulais finalement celui-lĂ  ! AussitĂŽt dit, aussitĂŽt fait ! ImmĂ©diatement, je me suis rendue en compagnie de l’agent Ă  la branche de Leopalace 21 situĂ©e Ă  Yokohama pour Ă©tablir et signer le contrat !

â–ș Fourth Step : signature du contrat

Le logement est trouvé, il faut maintenant passer à la partie administrative : création du contrat et sa signature ! Pour établir votre dossier, vous devez impérativement fournir les documents et informations suivantes :

  • Votre cartĂ© de rĂ©sident et votre passeport
  • Votre numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone (japonais)
  • Votre adresse actuelle
  • L’adresse et le numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone de votre employeur
  • Document(s) justifiant de votre statue d’employĂ© (contrat de travail, fiche de paie)
  • Vos coordonnĂ©s bancaires (passbook ou carte de crĂ©dit) pour le paiement mensuel de votre loyer
  • Les coordonnĂ©s d’une personne (membre de votre famille) rĂ©sidant dans votre pays d’origine en cas d’urgence
  • Les coordonnĂ©s d’une personne rĂ©sidant au Japon en cas d’urgence, en prĂ©cisant quelle relation vous entretenez

Chez Leopalace 21, vous remplissez en premier lieu un formulaire d’application avec toutes les informations demandĂ©es ci-dessus. Il est en japonais mais une traduction en anglais est fournie pour vous aider Ă  le remplir. Il y en a un exemplaire pour l’agence et un exemplaire pour vous.

Ensuite c’est la pluie de documents : une fiche descriptive de votre appartement avec le plan et la liste des utilitĂ©s, les numĂ©ros de tĂ©lĂ©phone utiles (service en anglais disponible), une notice avec ce qu’il faut faire le jour de l’emmĂ©nagement (en anglais), le rĂšglement intĂ©rieur de la rĂ©sidence (en anglais), l’organisation des poubelles, une notice expliquant comment dĂ©marrer internet (en anglais), un justificatif pour rĂ©cupĂ©rer les clefs, un formulaire pour l’Ă©tait des lieux d’entrĂ©e, un formulaire de dĂ©part, et pleins d’autres documents avec pleins d’informations, et les plus importants, votre contrat d’assurance et votre bail ! La durĂ©e d’un contrat sur le long-terme est de deux ans. Dans le cas d’un dĂ©part avant la fin du contrat, le petit formulaire de dĂ©part est Ă  remplir et il faut payer l’Ă©quivalent d’un mois de loyer plus des frais de nettoyage. Dans le cas d’un renouvellement du contrat, il faut payer des frais (moi ça sera environ 28 500 yens).

Puis c’est le moment de payer ! Le premier paiement se fait par carte de crĂ©dit ou espĂšces. J’ai vidĂ© une bonne partie de mon nouveau compte en banque fraĂźchement créé mais grĂące Ă  la promotion, j’ai pu Ă©chapper au dĂ©couvert xD. Voici ce que comprenaient mes frais d’entrĂ©e :

  • L’assurance incendie (valable deux ans) : 15 850 yens
  • Les frais d’entretien de la rĂ©sidence pour les mois d’aoĂ»t et septembre : 1 080 yens
  • Internet pour les mois d’aoĂ»t et septembre : 4 536 yens
  • Les frais de nettoyage : 23 328 yens
  • Les frais de garant : 63 308 yens

Total : 108 102 yens (soit environ 955 euros). L’Ă©lectricitĂ© et le gaz seront payĂ©s Ă  part tous les mois (compter environ 10 000 yens par mois d’aprĂšs l’agence). GrĂące Ă  la promotion, je suis Ă©pargnĂ©e de la facture d’eau.

Je peux donc annoncer que je quitte ma share house ! Pour ça pas grand chose Ă  faire. Juste Ă  remettre le formulaire de dĂ©part en prĂ©cisant Ă  quelle date vous quitterez dĂ©finitivement votre logement et les coordonnĂ©s bancaires pour ĂȘtre remboursĂ© de la caution.

J’espĂšre que ce petit guide vous aidera Ă  comprendre un peu comment marche la recherche de logement au Japon. N’hĂ©sitez pas si vous avez des questions ^^.


♫ Un article = Une chanson â–ș Green Day – Boulevard Of Broken Dreams

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▶ Tanabata (äžƒć€•đŸŽ‹)

Le 7 juillet, non ce n’est pas le jour du Roi des DĂ©mons comme pourraient le croire les personnes qui ont trop lu ou regardĂ© NANA, mais plutĂŽt le jour de la fĂȘte du Tanabata (äžƒć€•đŸŽ‹đŸŒŒ) ! Avez-vous remarquĂ© peu avant cette date des branches de bambous feuillues devant les habitations, les Ă©coles ou les magasins sur lesquelles sont accrochĂ©s des bouts de papiers avec des mots Ă©crits dessus ? Ce n’est pas pour rien, c’est pour cĂ©lĂ©brer la fĂȘte du Tanabata !

※ Tanabata : une belle histoire (äžƒć€•ă€çŸŽă—ă„ç‰©èȘž)

Tanabata (äžƒć€•, littĂ©ralement « la septiĂšme nuit ») est la cĂ©lĂ©bration annuelle des Ă©toiles japonaise, qui pioche son origine dans la fĂȘte des Ă©toiles chinoise QÄ«xÄ«. Tanabata, c’est avant tout une lĂ©gende, une histoire touchante, celle d’Orihime (çč”ć§«/çč”愳, Ă©toile de Vega) et Hikoboshi (ćœŠæ˜Ÿ, Ă©toile d’AltaĂŻr), Ă©galement appelĂ©s le Bouvier et la Tisserande. Tous deux viennent de deux mondes diffĂ©rents, ils sont trĂšs amoureux mais leur amour les empĂȘche de remplir leurs propres tĂąches dans leur monde respectif. C’est pourquoi Dieu les a sĂ©parĂ©s par la Voie LactĂ©e (ć€©ăźć·, une riviĂšre d’Ă©toiles qui traverse le ciel). Mais l’amour des deux amants sĂ©parĂ©s est si fort et les pleurs incessants que seulement une fois par an, le septiĂšme jour du septiĂšme mois lunaire du calendrier luni-solaire, Orihime et Hikoboshi sont autorisĂ©s Ă  se rencontrer sur la Voie LactĂ©e.

※ Tanabata : une charmante tradition (äžƒć€•ă€çŽ æ•”ăȘ䌝由)

Habituellement, on cĂ©lĂšbre le Tanabata le 7 juillet, juillet Ă©tant le 7Ăšme mois de l’annĂ©e. Cependant, si on se fie au calendrier luni-solaire, le 7Ăšme jour du 7Ăšme mois tombe plus aux alentours du mois d’aoĂ»t que du mois de juillet. De ce fait, certaines rĂ©gions du Japon cĂ©lĂšbrent le Tanabata le 7 aoĂ»t.

La coutume veut que l’on Ă©lĂšve des branches de bambou feuillues (çŹčăźè‘‰) dans les jardins et dans les rues, et que les personnes Ă©crivent des poĂšmes, quelques mots ou des souhaits (お願い) sur des tanzaku (短憊, petite carte verticale utilisĂ©e Ă  l’origine pour Ă©crire des poĂšmes) ou des longues bandes de papier colorĂ©s qui sont nouĂ©es aux feuilles de bambou. Beaucoup de japonais profitent aussi de cette fĂȘte pour porter le yukata. On dit qu’Orihime et Hikoboshi feront que les vƓux deviennent rĂ©alitĂ©. AprĂšs avoir Ă©tĂ© dĂ©corĂ©, vers minuit ou le jour suivant l’arbre en bambou est jetĂ© dans un fleuve ou brĂ»lĂ© pour que les vƓux se rĂ©alisent.

La fĂȘte du Tanabata est cĂ©lĂ©brĂ©e depuis l’Ăšre Edo avec des rituels shinto. De nos jours, on s’intĂ©resse moins Ă  ces rituels mais la coutume d’accrocher les vƓux demeure dans des temples, parcs ou encore les rues commerçantes. A Tokyo, il y a par exemple celle du temple Zojoji (汗侊ćŻș) ou bien celle de la rue commerçante du quartier d’Asagaya (é˜żäœè°·ć•†ćș—èĄ—). Ceci dit, l’une des plus cĂ©lĂšbres fĂȘtes du Tanabata reste sans doute le festival du Tanabata de Sendai (ä»™ć°äžƒć€•) qui se dĂ©roule du 6 au 8 aoĂ»t.

Enfin, ceux qui ont la possibilitĂ© de se procurer des branches de bambou feuillues (çŹčăźè‘‰) et des tanzaku (短憊) peuvent cĂ©lĂ©brer la fĂȘte Ă  domicile ! Dans les Ă©coles maternelles Ă©galement, on ne manque l’occasion de fĂȘter le Tanabata ! Environ une semaine avant, on va Ă©lever dans l’enceinte des Ă©coles les branches de bambou auxquelles chaque enfant va y accrocher son vƓu Ă©crit sur un tanzaku.

‱ Zojoji Tanabata Matsuri (汗侊ćŻșäžƒć€•ç„­ă‚Š)

La fĂȘte du Tanabata au temple Zojoji (汗侊ćŻș) emmĂšne littĂ©ralement ses visiteurs pour un voyage parmi les Ă©toiles. PassĂ© l’entrĂ©e principale du temple, pas moins de 3700 lanternes sont posĂ©es au sol, symbolisant la voie lactĂ©e. VĂȘtu ou non d’un yukata, chacun est invitĂ© Ă  aller prier et Ă©crire son vƓu sur un tanzaku pour ensuite l’accrocher Ă  une branche de bambou.

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Zojoji Tanabata Matsuri (汗侊ćŻșäžƒć€•ç„­ă‚Š)
Dates : 6 & 7 juillet (9h Ă  21h)
Lieu : Zojoji Temple (汗侊ćŻș)
Adresse : 4-7-35 Shiba-Koen, Minato-ku, Tokyo (東äșŹéƒœæžŻćŒșèŠć…Źćœ’4-7-35)
AccĂšs : Daimon Station (Asakusa Line, Oedo Line) sortie A6, Shiba-koen (Mita Line) sortie A4
Site internet : https://www.zojoji.or.jp/event/ev_tanabata.html
Facebook : zojoji | Instagram : @zojoji_enzan1393_official | Twitter : @zojoji_official
Youtube : 汗侊ćŻșć…ŹćŒăƒăƒŁăƒłăƒăƒ«

‱ DĂ©coration Tanabata au Parc Yamadaike (ć±±ç”°æ± ć…Źćœ’äžƒć€•éŁŸă‚Š)

Au parc Yamadaike (ć±±ç”°æ± ć…Źćœ’) situĂ© dans la prĂ©fecture d’Osaka (性é˜Șćșœ), pas de fĂȘte de prĂ©vue mais les visiteurs peuvent venir y Ă©crire leurs vƓux pendant une semaine. Si ils le souhaitent, ils peuvent en plus repartir avec une branche de bambou feuillue. Une occasion de cĂ©lĂ©brer en plus la fĂȘte chez soi avec une petite dĂ©coration.

DĂ©coration Tanabata (äžƒć€•éŁŸă‚Š)
Dates : du 1 au 6 juillet
Lieu : Yamadaike Park (ć±±ç”°æ± ć…Źćœ’)
Adresse : 1-1 Yamadaike Park, Hirakata, Osaka (性é˜Șćșœæžšæ–čćž‚ć±±ç”°æ± ć…Źćœ’1−1)
AccĂšs : Deyashiki Bus Stop (Keihan Bus 18, 20)
Site internet : https://yamadaike.osaka-park.or.jp
Facebook : yamadaike park | Instagram : @yamadaikepark

‱ Asagaya Tanabata Matsuri (é˜żäœăƒ¶è°·äžƒć€•ç„­ă‚Š)

Le quartier d’Asagaya (é˜żäœăƒ¶è°·), situĂ© dans la partie ouest de Tokyo fait partie des endroits du Japon oĂč on cĂ©lĂšbre le Tanabata en aoĂ»t. Le festival du Tanabata d’Asagaya (é˜żäœăƒ¶è°·äžƒć€•ç„­ă‚Š) s’Ă©tend sur plusieurs jours jusqu’au 7 aoĂ»t. On y retrouve des dĂ©corations rĂ©alisĂ©es par les propriĂ©taires des magasins et des stands de nourritures et boissons.

La tradition perdure depuis plus de 60 ans et son lancement a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© afin d’attirer davantage de visiteurs dans la rue commerçante malgrĂ© l’Ă©tĂ© trĂšs chaud et difficilement supportable, alors qu’Ă  l’Ă©poque les climatiseurs Ă©taient encore trĂšs rares.

Dans la rue commerçante Pearl Center (ăƒ‘ăƒŒăƒ«ă‚»ăƒłă‚żăƒŒć•†ćș—èĄ—), dont l’entrĂ©e se situe prĂšs de la gare, ou encore dans l’avenue Suzuran (すずらん通り敆ćș—èĄ—), les banderoles cylindriques appelĂ©es fukinagashi (ćčăæ”ă—) rĂ©alisĂ©es en papier japonais bruissent agrĂ©ablement, procurant une douce sensation de fraĂźcheur alors qu’on tente de survivre Ă  la forte chaleur de l’Ă©tĂ©.

Des dĂ©cos multicolores en tout genre, reprĂ©sentant le plus souvent des personnages de films d’animations, appelĂ©s haribote (ăŻă‚ŠăŒăŠ) sont suspendues au plafond et reflĂštent la bonne humeur et la vivacitĂ© de leur crĂ©ateur, les commerçants. Ces derniers mettent Ă©galement en vente leurs meilleurs produits sur des stands, organisent de petits Ă©vĂ©nements tels que des animations et des jeux pour enfants et vendent de la nourriture et des boissons. C’est plus d’une centaine de magasins qui se mobilisent pour rendre le festival exceptionnel auquel des milliers de visiteurs se joignent chaque jour.

On peut faire des achats, manger et s’amuser tout en parcourant la longue rue jusqu’au bout et ainsi se souhaiter les meilleurs vƓux, la santĂ©, la longĂ©vitĂ© et la rĂ©ussite, qu’elle soit professionnelle ou personnelle.

Asagaya Tanabata Matsuri (é˜żäœăƒ¶è°·äžƒć€•ç„­ă‚Š)
Dates : du 3 au 7 août (10h à 22h)
Lieu : Asagaya Pearl Center (é˜żäœăƒ¶è°·ăƒ‘ăƒŒăƒ«ă‚»ăƒłă‚żăƒŒ)
Adresse : Asagaya Minami, Suginami-ku, Tokyo (東äșŹéƒœæ‰äžŠćŒșé˜żäœè°·ć—)
AccĂšs : Asagaya Station (JR Chuo Sobu Line, JR Chuo Line Rapid) sortie sud
Site internet : http://www.asagaya.or.jp/tanabata/tanabata.html

※ CĂ©lĂ©bration du Tanabata : Kimi tĂ©moigne 

La premiĂšre fois que j’ai entendu parler du Tanabata, c’Ă©tait en lisant le manga NANA (eh oui tout a commencĂ© avec ça, j’ai des super rĂ©fĂ©rences). J’avais vraiment envie de voir Ă  quoi ressemblait cette fĂȘte en rĂ©alitĂ©. Lors de ma premiĂšre annĂ©e en PVT en 2015, grĂące Ă  la guest house oĂč je travaillais, j’ai appris qu’une fĂȘte du Tanabata se tiendrait justement le 7 juillet au temple Zojoji. J’avais donc proposĂ© Ă  des amies japonaises d’y aller. Cette fĂȘte Ă©tait aussi l’occasion pour moi de porter mon yukata.

Je n’avais pas trouvĂ© de meilleurs endroits que les toilettes, dĂ©solĂ©e !

Nous nous Ă©tions donc rendues au temple Zojoji, pour le Tanabata Festival aux alentours de 19 heures. Pour infos, Ă  19 heures il fait dĂ©jĂ  nuit au Japon. Donc en arrivant, nous avions pu voir toutes les lanternes Ă©clairant l’enceinte du temple Zojoji avec en arriĂšre plan la tour de Tokyo illuminĂ©e. Comme le veut la tradition, nous avions Ă©crit nos vƓux sur un tanzaku avant de les accrocher Ă  une branche de bambou.

Chose qui n’a pas grand chose Ă  voir avec la fĂȘte du Tanabata, mais je me rappelle que pour terminer la soirĂ©e, nous Ă©tions allĂ©es manger prĂšs du temple, dans un restaurant de sushis. Des sushis en tout genre (des makis et nigirizuhis au saumon, thon, crevette, omelette, tous avec du wasabi dedans), des tempuras et d’autres spĂ©cialitĂ©s que je connaissais pas, comme les boulettes aux crevettes et du tofu frit et marinĂ© au miso. VoilĂ  tout ce qu’on s’est mis sous la dent !  çŸŽć‘łă—ă‹ăŁăŸâ™Ą !

Ce fut une trÚs bonne soirée de passée pour mon premier Tanabata et la parfaite occasion de porter mon yukata !

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Avez-vous dĂ©jĂ  cĂ©lĂ©brĂ© le Tanabata ? Vos vƓux se sont-ils rĂ©alisĂ©s ?


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▶ Raise your flag : Obtenir un Visa Travail (ć°±ćŠŽăƒ“ă‚¶ăźć–ćŸ—)

À l’approche de la fin du Visa Working Holiday, une partie des expatriĂ©s souhaite poursuivre l’aventure nippone aprĂšs une premiĂšre annĂ©e convaincante. AprĂšs un PVT non renouvelable, il faut s’orienter vers un autre type de visa. Celui que nous allons aborder dans cet article est le Visa Travail (ć°±ćŠŽăƒ“ă‚¶).

Dans cet article, Kimi vous explique les démarches pour demander un changement de statut et ainsi obtenir son premier visa travail.

Oui, depuis un Visa Working Holiday entre autres, il faut donc procĂ©der Ă  un changement de statut. Cette demande s’applique aux ressortissants Ă©trangers qui sĂ©journent dĂ©jĂ  au Japon et souhaitant modifier leur statut actuel de rĂ©sidence. Il faut effectuer la demande avant la date d’expiration du statut actuel. Il est prĂ©fĂ©rable de commencer les dĂ©marches un mois avant environ.

※ Documents Ă  fournir pour constituer le dossier

Le dossier est Ă  la fois prĂ©parĂ© par vous-mĂȘme et votre employeur qui doit fournir des documents supplĂ©mentaires, notamment sur l’entreprise et ses activitĂ©s. Ces documents dĂ©pendent du type de statut de rĂ©sidence (ćœšç•™èł‡æ Œ) souhaitĂ©.

  • Le formulaire de demande de changement de statut (朹 留 èł‡ æ Œ 怉 曎 èš± 揯 申 請 曞) partie employĂ© (ç”łè«‹äșș等䜜成甚 ) et partie employeur (æ‰€ć±žæ©Ÿé–ąç­‰äœœæˆç”š)
  • Une photo d’identitĂ© (èšŒæ˜Žć†™çœŸ) format 3*4cm datant de moins de 3 mois
  • Une photocopie du passeport en cours de validitĂ© et de la carte de rĂ©sident actuelle (パă‚čăƒăƒŒăƒˆćŠăłćœšç•™ă‚«ăƒŒăƒ‰(èĄšèŁ)ぼ憙し)
  • Une photocopie du contrat de travail (ćŠŽćƒć„‘çŽ„æ›žăźć†™ă—)
  • Une photocopie du dernier diplĂŽme (æœ€ç”‚ć’æ„­èšŒæ›žăźć†™ă—)
  • Une attestation de travail (ćœšè·èšŒæ˜Žæ›ž) fournie par l’employeur
  • Documents justifiant les activitĂ©s de votre employeur et de ses bĂ©nĂ©fices (慹郹äș‹é …蚌明曞, æ±șçź—æ–‡æ›ž) fournis par l’employeur
  • 4 000„ en timbres fiscaux (ćŽć…„ć°çŽ™) Ă  payer si l’application est acceptĂ©e, le jour du retrait du visa. Le prix varie selon le statut.

※ PrĂ©parer le dossier

Contrairement au PVT, la prĂ©paration du dossier s’avĂšre moins laborieuse ! Pas mal de paperasse mais moins de choses Ă  Ă©crire !

  • Le formulaire de demande de changement de statut (朹 留 èł‡ æ Œ 怉 曎 èš± 揯 申 請 曞) : Ă  tĂ©lĂ©charger ici ou Ă  rĂ©cupĂ©rer en format papier dans les bureaux d’immigration et Ă  complĂ©ter en anglais ou en japonais. Il y a diffĂ©rents formats selon le statut de rĂ©sidence (ćœšç•™èł‡æ Œ), l’objet du sĂ©jour et les activitĂ©s professionnelles effectuĂ©es au Japon (Engineer/Specialist in Humanities/International Services, Student, Permanent Resident…) mais les informations Ă  remplir sont en gĂ©nĂ©ral les mĂȘmes. Il faut donc choisir le bon statut de rĂ©sidence (ćœšç•™èł‡æ Œ) en fonction de l’activitĂ© exercĂ©e au Japon. La liste se trouve sur cette page. Sur une premiĂšre page, renseigner les informations personnelles : nationalitĂ© (ć›œ 籍), nom (氏 損), coordonnĂ©s, emploi (職 æ„­), numĂ©ro du passeport (æ—…ćˆžç•Șć·), statut de rĂ©sidence actuel (çŸă«æœ‰ă™ă‚‹ćœšç•™èł‡æ Œ) ainsi que la date d’expiration (ćœšç•™æœŸé–“ăźæș€äș†æ—„), numĂ©ro de la carte de rĂ©sident actuelle (ćœšç•™ă‚«ăƒŒăƒ‰ç•Șć·), statut de rĂ©sidence souhaitĂ© (ćžŒæœ›ă™ă‚‹ćœšç•™èł‡æ Œ) ainsi que la durĂ©e (ćœšç•™æœŸé–“), raison du changement (æ›Žæ–°ăźç†ç”±). Concernant le statut, la liste est disponible sur la deuxiĂšme page du formulaire selon les activitĂ©s souhaitĂ©es. Puis sur la derniĂšre page, renseigner les coordonnĂ©s de l’employeur (ć‹€ć‹™ć…ˆ), le parcours acadĂ©mique (æœ€ç”‚ć­Šæ­Ž) et professionnel (職 æ­Ž).
  • Et c’est le seul document Ă  remplir par le demandeur du visa !

※ DĂ©pĂŽt du dossier

C’est lĂ  que c’est plus contraignant ! Aller au bureau d’immigration ayant juridiction sur la prĂ©fecture du lieu de rĂ©sidence. Ils ouvrent du lundi au vendredi de 9h00 Ă  16h00. On compte plusieurs bureaux et plusieurs branches dans chaque rĂ©gion qui couvrent les diffĂ©rentes prĂ©fectures. Les grands bureaux, soit les siĂšges sociaux de chaque rĂ©gion sont incroyablement bondĂ©s et demandent parfois de camper pour ĂȘtre sĂ»r d’ĂȘtre dans les premiers et d’en finir le plus tĂŽt possible. Les succursales Ă©tant pour certaines des bureaux beaucoup plus petits sont moins animĂ©es.

Donc pour ne pas passer sa journĂ©e au bureau, arriver avant l’ouverture et opter pour une succursale !

Tokyo Regional Immigration Bureau
Adresse : 5-5-30 Konan, Minato-ku, Tokyo
AccÚs : Shinagawa Station (JR Lines) sortie Konan ou sortie Est
A pied cela prend 30 minutes mais il y a le bus n°99 Ă  la sortie de la gare au terminal 8 qui va jusqu’au bureau. Descendre Ă  l’arrĂȘt « Tokyo Nyukoku Kanrikyoku-mae ».

La liste complùte des bureaux est disponible sur le site de l’immigration.

A l’arrivĂ©e, il faut se diriger vers la section dĂ©diĂ©e aux visas (dans les grands bureaux, c’est souvent au deuxiĂšme Ă©tage) puis se diriger au comptoir d’information (盞談, Information Center) ou Ă  la rĂ©ception (ć—ä»˜) pour vĂ©rifier la prĂ©sence de tous les documents avec passeport et carte de rĂ©sident et si les formulaires sont bien remplis. Puis se rendre au guichet d’application (ç”łè«‹) pour remettre dossier, carte de rĂ©sident et passeport. En Ă©change, le demandeur du visa reçoit un ticket avec un numĂ©ro et la carte postale (ハガキ) qui sera envoyĂ©e au domicile une fois le dossier Ă©valuĂ©.

Entre 30 minutes et deux heures d’attente, cela dĂ©pend de l’affluence, et le numĂ©ro est appelĂ©. Le demandeur remet la carte postale complĂ©tĂ©e avec nom et adresse et il rĂ©cupĂšre son passeport avec une notice d’acceptation de la demande (ç”łè«‹ć—ä»˜ç„š) mentionnant le numĂ©ro de dossier et expliquant que pendant son Ă©tude, il est possible de rester jusqu’à deux mois sur le territoire japonais, ainsi que la carte de rĂ©sident tamponnĂ©e de la mention ćœšç•™æœŸé–“æ›Žæ–°èš±ćŻç”łè«‹äž­ (demande d’extension de la pĂ©riode de sĂ©jour en cours) indiquant donc que le statut est en cours de changement. Il ne reste plus qu’à attendre le verdict final !

※ RĂ©ception du Visa

Environ deux semaines aprĂšs le dĂ©pĂŽt du dossier, la carte postale (ハガキ) arrive Ă  l’adresse qui a Ă©tĂ© renseignĂ©e lors du dĂ©pĂŽt du dossier. En gĂ©nĂ©ral, elle annonce la bonne nouvelle en indiquant de se prĂ©senter Ă  l’immigration dans les deux semaines suivantes avec entre autres le timbre fiscal (ćŽć…„ć°çŽ™). Selon la demande et peut-ĂȘtre le bureau d’immigration, la durĂ©e du traitement du dossier peut-ĂȘtre plus longue, jusqu’à deux mois parfois !

Les timbres fiscaux (ćŽć…„ć°çŽ™) peuvent ĂȘtre achetĂ©s Ă  la poste. Les grands bureaux d’immigration et siĂšges sociaux disposent en gĂ©nĂ©ral de konbini dans lesquels on peut aussi en acheter exprĂšs. Selon l’employeur, il est possible de nĂ©gocier et que ce soit ce dernier qui rĂšgle les frais du timbre fiscal, et non le demandeur.

De retour au bureau d’immigration, le demandeur prĂ©sente Ă  la rĂ©ception (ć—ä»˜) tous les documents requis, Ă  savoir :

  • La carte postale (ハガキ) reçue Ă  domicile
  • Le bon d’acceptation de la demande (ç”łè«‹ć—ä»˜ç„š) qui a Ă©tĂ© agrafĂ© au passeport
  • Le passeport (パă‚čăƒăƒŒăƒˆ)
  • La carte de rĂ©sident (ćœšç•™ă‚«ăƒŒăƒ‰)
  • Le timbre fiscal (ćŽć…„ć°çŽ™) Ă  4 000 „

Il reçoit un ticket et patiente en gĂ©nĂ©ral 30 minutes environ avant de rĂ©cupĂ©rer sa nouvelle carte de rĂ©sident. La durĂ©e de la pĂ©riode de validitĂ© ne rĂ©pond pas toujours au souhait du demandeur et peut dĂ©pendre de beaucoup de critĂšres : en premier le type d’activitĂ©s, puis la durĂ©e du contrat de travail, le nombre d’annĂ©es passĂ©es Ă  habiter et travailler au Japon, l’expĂ©rience professionnelle, les diplĂŽmes
 Les deux premiers visa travail sont susceptibles de ne durer qu’un an seulement avant de passer Ă  trois ans ou encore cinq ans.

※ Kimi tĂ©moigne

J’ai reçu le sĂ©same pour Ă©tendre mon aventure nippone : un Visa Travail ! Ce qui me permet donc de travailler Ă  temps pleins, et de me poser pour minimum une annĂ©e supplĂ©mentaire ! PrĂ©paration du dossier, se rendre Ă  l’immigration pour le dĂ©poser et rĂ©cupĂ©rer la nouvelle carte trois semaines aprĂšs. Un soulagement car il parait que le premier est le plus difficile Ă  avoir.

Donc ​7 juin 2016 rendez-vous au bureau d’immigration de Tokyo pour dĂ©poser mon dossier pour le visa. Je suis arrivĂ©e Ă  8h00 et il y avait dĂ©jĂ  la queue aux portes pour l’ouverture Ă  8h30. A l’ouverture, il faut se tenir prĂȘt Ă  courir car tout le monde bouscule et fonce Ă  toute allure pour ĂȘtre le premier ! On dirait des accro du shopping le premier jour des soldes !

Je me suis dirigĂ©e Ă  la section B pour les applications au changement de statut et les dĂ©pĂŽts de dossier, situĂ©e au deuxiĂšme Ă©tage. J’ai couru pour arriver dans les 15 premiĂšres personnes ! J’ai pris un ticket et j’ai d’abord fait une vĂ©rification de mon passeport, ma carte de rĂ©sident et que mon dossier Ă©tait bien complet.

Puis on attend 9h00 que les bureaux ouvrent. C’est allĂ© assez vite. Quand le numĂ©ro du ticket s’affiche, il faut se prĂ©senter au comptoir. Au moment de mon passage, Ă  nouveau vĂ©rification du dossier et j’ai rempli la carte postale. Enfin, on m’a donnĂ© un reçu avec mon numĂ©ro de dossier et ma carte de rĂ©sident, elle a reçu un tampon justifiant du changement de statut en cours de rĂ©alisation. A 9h20, c’Ă©tait terminĂ© !

La rĂ©ponse est arrivĂ©e entre trois et quatre semaines aprĂšs. J’ai bien reçu la carte postale indiquant d’apporter les documents citĂ©s ainsi que les timbres fiscaux. Je me suis donc dit que c’Ă©tait dans la poche. Donc c’est reparti pour un petit tour au bureau d’immigration ! ​29 juin 2016, 7h55 arrivĂ©e au bureau d’immigration. Il y avait dĂ©jĂ  une trentaine de personnes qui attendaient. A l’ouverture, je suis allĂ©e directement acheter mon timbre fiscal au Family Mart situĂ© au rez-de-chaussĂ©e, qui est le seul konbini du coin Ă  en fournir (eh oui, je pensais que ça se trouvait dans tous les konbinis, en fait non).

Ensuite, direction cette fois la section A pour le retrait des visas. En arrivant tĂŽt et comme on peut entrer Ă  partir de 8h30, ça va assez vite et Ă  peine les bureaux ouverts Ă  9h00 on peut dĂ©jĂ  donner les documents. J’ai pu rapidement remettre les miens et Ă  9h30 j’avais ma nouvelle carte entre les mains !

Je pensais que le bureau reprendrait mon ancienne carte de rĂ©sident, mais finalement ils me l’ont aussi rendue avec un trou dedans en me disant de la jeter moi-mĂȘme. Sauf que moi, j’ai prĂ©fĂ©rĂ© la garder en souvenir !

VoilĂ , mission accomplie ! Et l’aventure continue !

※ Vocabulaire

ćœšç•™æœŸé–“ (ざいりゅうきかん – zairyĆ« kikan) = pĂ©riode de sĂ©jour
曎新 (こうしん – kƍshin) = mise Ă  jour, renouvellement
パă‚čăƒăƒŒăƒˆ (pasupooto) = passeport
ćœšç•™ă‚«ăƒŒăƒ‰ (ă–ă„ă‚Šă‚…ă†ă‹ăƒŒă© – zairyĆ« kaado) = carte de rĂ©sident
èšŒæ˜Žć†™çœŸ (しょうめいしゃしん – shƍmei shashin) = photo d’identitĂ©
ćŠŽćƒć„‘çŽ„æ›ž (ă‚ă†ă©ă†ă‘ă„ă‚„ăă—ă‚‡ – rƍdƍ keiyakusho) = contrat de travail
退職蚌明曞 (たいしょくしょうめいしょ – taishoku shƍmei-sho) = certificat de travail
ćŽć…„ć°çŽ™ (しゅうにゅういんし – shĆ«nyĆ«inshi) = timbre fiscal
ç”łè«‹ć—ä»˜ç„š (しんせいうけ぀けăČょう) = bon d’acceptation de la demande
ハガキ (hagaki) = carte postale


Plus de vocabulaire dans Cours de Japonais.
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▶ 22 juin 2016 ; 1 an au Japon (æ—„æœŹă§ïŒ‘ćčŽé–“ăŒç”ŒăŁăŸ)

Cette photo illustre bien ma victoire personnelle !

Trick Eye Museum, SĂ©oul – Octobre 2015 Cette photo illustre bien ma victoire personnelle ! 

22 juin 2016. Nous voilĂ  un an aprĂšs le dĂ©but de mon PVT au Japon. Il est temps de faire le bilan et de vous dire que l’aventure n’est pas terminĂ©e ! Au contraire, elle continue !!!

Au revoir PVT. Bonjour Visa Travail ! 

Il y a un an, je posais mes valises Ă  Tokyo, pour la quatriĂšme fois, pleine de motivation et avec l’envie d’en dĂ©couvrir toujours plus sur ce pays, mais aussi de me dĂ©couvrir, de trouver ma voie, moi qui ai absolument TOUT quittĂ© en France (appartement, CDI, voiture, famille et amis) pour certainement le plus grand amour de ma vie : le Japon. Un pays que j’ai appris Ă  aimer au fil de mes voyages pour finalement avoir envie de m’y installer sur le long terme et pourquoi pas d’y faire ma vie ? En partant je me doutais bien sĂ»r que tout n’Ă©tait pas gagnĂ© et que ce ne serait pas facile tous les jours. Peut-ĂȘtre mĂȘme qu’au final, je n’allais pas apprĂ©cier « la vie japonaise »… Bref, c’Ă©tait encore un grand challenge qui s’annonçait.

Mais la vie japonaise, malgrĂ© ses difficultĂ©s, m’a au final conquise et m’a permise de m’Ă©panouir. MĂȘme si des merdes il m’en est arrivĂ© pas mal : mon ordinateur m’a lĂąchĂ©e, obligĂ©e d’en recommander un en catastrophe en France, j’ai fait rĂ©parer mon Samsung Galaxy SII pour pouvoir l’utiliser au Japon et il a finalement mourru de surchauffe comme un con en ThaĂŻlande, le LTE achetĂ© d’occasion commence Ă  se faire vieux aussi, mon nouvel ordinateur m’a aussi lĂąchĂ© Ă  son tour, ça a Ă©tĂ© la guerre avec les kanji et le keigo pour envoyer des mails afin de le faire rĂ©parer au Japon sans frais (vu qu’il Ă©tait encore garantie), heureusement l’histoire s’est bien terminĂ©e…

Difficile parfois de tenir en Ă©tant loin des proches et dans l’incapacitĂ© de s’exprimer librement en raison d’un niveau de japonais encore trop faible. Et mĂȘme avec du recul, je pense que je m’en suis plutĂŽt bien sortie et que j’ai Ă©tĂ© trop susceptible pour des petites choses pas bien graves au final ! Je crois que le plus gros Ă©chec de mon PVT fut mon super fail au JLPT N4 que j’ai tentĂ© de passer en dĂ©cembre (eh oui je dĂ©cide de l’avouer maintenant que j’ai bien digĂ©rĂ© la pilule). J’Ă©tais Ă  quelques points de l’avoir… Je me suis sur-estimĂ©e (pour une fois xD). Mais cette annĂ©e au Japon, c’est aussi beaucoup de bons moments que je ne suis pas prĂȘte d’oublier ! J’ai vĂ©cu ce PVT Ă  fond, privilĂ©giant les voyages et la recherche de travail avec l’aide de trois baito cumulĂ©s pour tenir financiĂšrement :

  • J’ai Ă©tĂ© Ă  des festivals en Yukata
  • J’ai rencontrĂ© et me suis liĂ©e d’amitiĂ© avec des japonais(e)s, et je suis surtout proche de Hiromi, Tomo et Emiko qui sont comme trois mamans, et qui m’ont souvent aidĂ©e quand j’en avais besoin
  • Et d’un autre cĂŽtĂ©, l’Ă©quipe de l’Izakaya oĂč j’ai travaillĂ© durant ce PVT est devenue un peu une seconde famille
  • J’ai dĂ©couvert le mĂ©tier de serveuse, et je me suis rendue compte que finalement ce n’Ă©tait pas si facile que ça (pas seulement Ă  cause du japonais) ! Mais maintenant je peux me vanter de savoir porter trois assiettes et savoir rĂ©aliser des cocktails ! Je tire mon chapeau Ă  celles et ceux qui font ce mĂ©tier !
  • Je suis devenue plus distraite et moins mĂ©fiante, parce qu’au Japon, on a trĂšs peu de chance de se faire voler son sac ou agresser dans la rue en pleine nuit. Maintenant je dors dans le train et je traĂźne dans les rues morbides seuls Ă  23h-minuit sans craindre quoique ce soit (jusqu’au jour oĂč… je touche du bois ! Haha)
  • Aller au KaraokĂ© est devenue l’un de mes loisirs prĂ©fĂ©rĂ©s !
  • J’ai visitĂ© pour la premiĂšre fois Nagano, Matsumoto, Fukui, Ise, Kobe et Himeji
  • J’ai fait du homestay Ă  Nagano et Osaka, et ce fut l’une de mes meilleures expĂ©riences au Japon
  • Je suis retournĂ©e Ă  Osaka et Nagoya
  • J’ai fĂȘtĂ© mon premier Nouvel An « Japonais »… seule, mais suivre la tradition, c’Ă©tait cool !
  • J’ai vu mes CNBLUE 19 fois (concerts et fanmeetings confondus), quel bonheur
  • J’ai aussi assistĂ© aux concerts de N.Flying, FTISLAND, MAN WITH A MISSION, MUCC, girugamesh… Non vous ne connaissez certainement pas ces groupes mais moi je les adore !
  • J’ai voyagĂ© en CorĂ©e du Sud, en ThaĂŻlande et Ă  Singapour
  • On m’a lĂ©guĂ©e un futon et un kotatsu, deux choses trĂšs « japonaises » que je voulais avoir
  • J’ai enfin vu mes premiers fleurs de cerisiers !
  • J’ai testĂ© des cafĂ©s Ă  thĂšme sympas, entre autres le Hammock Cafe, le Kawaii Monster CafĂ©, l’Ikefukuro Cafe
  • Je suis une abonnĂ©e du Starbucks et ses Frappuccino Ă©dition limitĂ©e qui changent de saveur tous les mois
  • J’ai appris Ă  servir du vin et du champagne en travaillant chez Maison PremiĂšre, un restaurant de cuisine française qui organise beaucoup de mariages
  • J’ai appris Ă  Ă©crire un CV (c’est chiant), des formules de politesse (que j’ai oubliĂ© depuis) et j’ai dĂ©couvert comment se passait les entretiens d’embauches
  • Mes parents et ma tante sont venus me rendre visite pendant quelques jours oĂč ils ont pu dĂ©couvrir Tokyo , Kamakura et voir le Mont Fuji. Ils sont repartis conquis, ce qui m’a rendu encore plus heureuse

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Le Japon est bien diffĂ©rent de mon pays d’origine, et mĂȘme si je m’y sens mieux, j’ai bien pris conscience que ce pays n’est pas parfait et qu’il a aussi des dĂ©fauts. Je crois que le truc que je dĂ©teste en premier ici, c’est le climat. Un hiver plus-sec-tu-meurs oĂč mes mains souffrent le martyr tellement elles sont dessĂ©chĂ©es, un Ă©tĂ© chaud et humide avec des moustiques, des cafards mutants Ă©normes, la saison des pluies, un automne oĂč le mois de septembre rime avec typhon. Ensuite, je ne comprend toujours pas pourquoi les japonais n’incluent jamais les taxes sur leurs prix dans les magasins ou les restaurants… RĂ©sultat, tu ne sais jamais pour combien tu vas en avoir avant de passer Ă  la caisse ! Quant Ă  la Poste japonaise, elle n’est pas aussi pratique qu’on le croit : dans les bureaux ils n’ont rien pour faire des colis, pas de papier bulle, leur scotch colle Ă  peine (contrairement Ă  la poste corĂ©enne oĂč ils ont tout le matos nĂ©cessaire !) et quand ils apportent un colis et que tu n’es pas chez toi, tu as droit Ă  un avis de passage ne te disant pas d’aller chercher ton colis au bureau de ton quartier, mais pour planifier un nouvel horaire… par tĂ©lĂ©phone ou par internet ! Je trouve ce systĂšme tellement pas pratique pour moi xD ! Qu’est-ce que c’est chiant aussi de trouver SI PEU de poubelles dans les rues, elles qui demeurent pourtant SI propres… Avoir des frais par ta propre banque (japonaise) quand tu retires en dehors des heures de bureaux dans les distributeurs qui ne sont pas ouvert 24h/24. Dur aussi de faire ses courses pour plusieurs semaines Ă  l’avance en raison des dates de pĂ©remptions trop courtes. La diffĂ©rence énorme de tempĂ©rature en plein Ă©tĂ© entre l’extĂ©rieur et les transports trop climatisĂ©s qui m’ont souvent valu de chopper pas moins de trois fois une bonne crĂšve Ă  la limite de la grippe en pleins mois de juin. Enfin les trains ponctuels au Japon… Hum oubliez ! C’est un mythe ! Beaucoup, beaucoup moins qu’en France bien sĂ»r, mais il arrive aussi que les trains soient en retard au Japon, si si ! Et Tokyo n’est pas une ville plate… En mamachari, des fois, c’est dur ! Pour le reste, je crois que je m’y suis faite automatiquement. MĂȘme les tremblements de terre ne me font pas peur !

Et d’un autre cĂŽtĂ©, j’aime les kombini que tu trouves dans chaque coin de rue, pour te dĂ©panner Ă  n’importe quelle heure de la journĂ©e ou de la nuit, les 100 yens shop comme DAISO oĂč tu trouves pleins de choses et d’inventions pratiques, les natsu matsuri avec les danses traditionnelles et les feux d’artifices splendides. Et j’en passe…

Tokyo by day (1)

En tous les cas, le plus difficile reste : comprendre la langue, dĂ©crypter les kanji, notamment pour les tĂąches administratives qui deviennent un vrai casse-tĂȘte ! Mais j’y travaille et je compte bien m’amĂ©liorer en japonais aussi longtemps que je serai sur le terrain !

MĂȘme mon YongYong Kuma bosse dur !

Bref, ce 22 juin 2015, j’ai l’impression que c’Ă©tait hier ! Cette annĂ©e fut riche ! Pas toujours facile mais pleine de bonnes surprises ! Parfois, j’ai mĂȘme encore du mal Ă  rĂ©aliser que j’ai quittĂ© mon laboratoire de chimie en rĂ©gion Parisienne, mon petit studio de 23mÂČ et le pays oĂč j’ai vĂ©cu pendant plus de vingt ans.

Aujourd’hui, je suis toujours au Japon. Je n’ai pas de billet d’avion pour rentrer Ă  Paris mais un petit bout de papier m’autorisant Ă  rester 2 mois de plus en attendant…. mon visa travail (tant espĂ©rĂ©) !

Depuis mai, j’ai un travail, je suis… prof de français. Alors oui je suis sĂ©rieuse (xD) et non je n’ai pas choisi le chemin de la « facilitĂ© », parce que je n’avais plus que cette solution ou parce que je me faisais recaler Ă  cause de mon niveau de japonais pourri (car des entretiens j’en ai passĂ© hein !). Deux semaines intensives de formation (car non je ne suis pas diplĂŽmĂ©e FLE), des soirĂ©es et des week-ends Ă  m’entraĂźner et Ă  prĂ©parer des cours, un gros travail sur ma personnalitĂ©… C’Ă©tait et c’est encore maintenant un nouveau et gros challenge car j’en apprend toujours plus chaque jour !

Je ne suis pas encore une super prof mais je ferai de mom mieux. C’est vraiment enrichissant et mes Ă©tudiants sont cools et adorables. C’est un plaisir de leur faire cours ! Je travaille chez l’Ă©cole SYMPA, dans la branche situĂ©e Ă  Jiyugaoka (si vous allez voir leur site, vous verrez ma super tĂȘte de vainqueur -OU PAS-). Je travaille dans une super Ă©quipe, pas avec des collĂšgues, mais avec des amies adorables :) ! J’ai du opĂ©rer pas mal de changements ; prĂ©parer un dossier pour mon visa travail, changer de banque, souscrire Ă  l’assurance maladie de mon travail, crĂ©er un hanko… Ces derniers mois n’ont pas Ă©tĂ© de tout repos !

Mais pour ce qui est du stress et les heures de recherche : c’est FINI !!! L’aventure working holiday se termine, mais une autre dĂ©marre ! J’ai compris que malgrĂ© les refus, les Ă©checs, les efforts sans rĂ©sultats, mĂȘme si on se dĂ©courage, tant qu’on abandonne pas complĂštement, il y a toujours une lueur d’espoir, mĂȘme une toute petite. « Quand on veut, on peut. »

Anakawa Riverside Fireworks at Minami-Sunamachi (3)

Et si je peux donner un dernier conseil, profitez de votre jeunesse, de ne pas avoir de travail, d’enfants ou de petit(e) ami(e) pour vous lancer dans l’aventure PVT, au moins UNE FOIS, au moins UN pays dans votre vie ! N’hĂ©sitez SURTOUT pas ! Cette aventure apporte vraiment beaucoup ! Profitez de voyager, de voir du pays, de dĂ©couvrir une nouvelle culture, de rencontrer des personnes de diffĂ©rents horizons ! C’est enrichissant et bien plus encore ! Je me suis toujours dit que si je n’avais pas pu prolonger mon sĂ©jour au Japon, j’aurais tentĂ© un PVT ailleurs (en premier la CorĂ©e), mais je suis dĂ©sormais trop attachĂ©e au Japon pour le quitter, pour l’instant.

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â–ș Feelin way too damn good : J’ai la belle vie avec un futon et un kotatsu !

Ce 8 mars 2016, j’ai, on pourrait presque dire, dĂ©mĂ©nagĂ©. Ou plutĂŽt ce sont mes meubles qui ont dĂ©mĂ©nagĂ©. L’un de mes colocataires m’a annoncĂ© qu’il dĂ©mĂ©nagerait prochainement. De ce fait, il m’a demandĂ©e si je voulais rĂ©cupĂ©rer quelques uns de ses meubles. J’avais abandonnĂ© les recherches de commode pour ranger mes vĂȘtements et lĂ  ça tombait impec’ ! Mais ce n’Ă©tait pas tout, il m’a aussi fait don de son kotatsu et d’un futon, deux Ă©lĂ©ments qui Ă©quipent souvent les maisons traditionnelles japonaises. Je vous explique ce que c’est !

Personne ne sort de son lit pour dormir par terre… ou presque !

â–ș Kotatsu

Un kotatsu (炏燔) est un support de bois de faible hauteur recouvert d’un futon ou d’une couverture Ă©paisse, sur lequel repose un dessus de table. Le dessous d’un kotatsu est chauffĂ©. C’est le mode de chauffage le plus courant au Japon, le chauffage central Ă©tant peu rĂ©pandu. On s’assoit autour du kotatsu sur des zabuton (coussin japonais pour s’asseoir) posĂ©s sur le sol ou sur les tatamis.

La premiĂšre fois que j’ai vu cette invention gĂ©niale, c’Ă©tait dans le manga Fruits Basket ! Oui, j’ai beaucoup dĂ©couvert le Japon et ses traditions Ă  travers les manga.. et Ă  ce moment j’Ă©tais loin de m’imaginer oĂč ça me mĂšnerait et que je pourrai un jour en profiter chez moi !

â–ș Futon

Un futon (澃曣) constitue le lit traditionnel japonais, bien que son origine ne le soit pas. En effet, le futon tire son origine en Inde, puis en Chine, avant d’ĂȘtre importĂ© au pays du soleil levant. TrĂšs bon pour le dos, il se compose d’un matelas (æ•·ăćžƒć›Ł, shikibuton), une couette (æŽ›ă‘ćžƒć›Ł, kakebuton) et parfois un oreiller (枕, makura). Ceux-ci sont conçus pour ĂȘtre placĂ©s sur un sol (le plus souvent composĂ© de tatamis) sont traditionnellement placĂ©s dans des placards Ă  portes coulissantes appelĂ©s oshiire (æŠŒă—ć…„ă‚Œ) pendant la journĂ©e pour laisser respirer le tatami et permettre une gestion facile des petits espaces. Ils doivent ĂȘtre rĂ©guliĂšrement aĂ©rĂ©s, surtout si on ne les a pas mis de cĂŽtĂ© pendant la journĂ©e. Une exposition directe au soleil est trĂšs conseillĂ©e surtout au Japon oĂč le climat est trĂšs humide.

De nos jours, les japonais ont plutĂŽt tendance Ă  opter pour les lits occidentaux pour ne pas avoir la corvĂ©e de ranger le futon tous les jours… Mais moi j’ai fait le contraire ! J’avais dĂ©jĂ  dormi dans un futon lors de mon premier sĂ©jour Ă  Nagoya dans un Ryokan, et lors de mon homestay Ă  Nagano. Celui que j’ai reçu de mon colocataire est un shikibuton bien Ă©pais, et mĂȘme si le sol de ma chambre c’est du parquet, je dors confortablement bien dedans !

Je suis vraiment reconnaissante envers mon coloc’ pour avoir eu la gentillesse de me lĂ©guer ces meubles ! Tout ça gratuitement ! J’ai donc rĂ©amĂ©nagé ma chambre, retirĂ© mon lit, le petit bureau et la chaise qui me servaient Ă  rien et qui prenaient inutilement de la place. Ma chambre a dĂ©sormais plus un cĂŽtĂ© plus « japonais » et plus « traditionnel » et je suis contente de ce changement. J’apprĂ©cie autant le futon qui me permet d’Ă©conomiser de l’espace la journĂ©e. Je m’en fiche d’avoir Ă  le ranger tous les matins et Ă  le sortir au moment de me coucher xD. Et le kotatsu… ah mais c’est un vĂ©ritable bonheur de pouvoir bosser son japonais, travailler sur mon PC et mĂȘme manger tout en profitant de sa chaleur et de ses couvertures !


♫ Un article = Une chanson â–ș Nickelback – Feelin’ Way Too Damn Good