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▶ 22 juin 2022 ; 7 ans au Japon (æ—„æœŹă§ïŒ—ćčŽé–“ăŒç”ŒăŁăŸ)

En ce 22 juin 2022, nous cĂ©lĂ©brons 7 ans de vie au Japon đŸ‡ŻđŸ‡” !


❛ Ne reporte pas ce jour, vis-le pleinement. ❜

Il y a tant d’Ă©motions Ă  ressentir et de belles expĂ©riences Ă  vivre. DĂ©couvre la vie, comprends-la, sois fascinĂ©e par elle et laisse-la te surprendre. Ne reporte pas tes voyages, vis chacun d’eux Ă  fond. Que ton sentiment de paix, qui avance Ă  sa maniĂšre, Ă©claire ton chemin.


7 ans 😳Kimi Ă©tait loin de s’imaginer qu’elle serait encore au Japon aprĂšs 7 annĂ©es ! Qu’est-ce qui aura changĂ© par rapport Ă  l’annĂ©e derniĂšre ? Nous allons le dĂ©couvrir ensemble dans cet article !

Chaque annĂ©e je finis par me rĂ©pĂ©ter… Mais oui… Je ne peux m’empĂȘcher de faire cette rĂ©flexion. « Je ne pensais pas arriver jusque lĂ  ! » Et pourtant si ! Je suis encore lĂ , au Japon ! Cette annĂ©e non plus n’a pas Ă©tĂ© Ă©vidente. Elle s’est mĂȘme rĂ©vĂ©lĂ©e un peu plus difficile par rapport Ă  d’autres. Cela aurait bien pu me convaincre de dĂ©finitivement laisser tomber le Japon, de me dire qu’il Ă©tait peut ĂȘtre temps de rentrer finalement. Mais ces pensĂ©es nĂ©gatives, en plus de cette saloperie de COVID-19 qui a eu un fort impact sur nos vies et qui m’a beaucoup touchĂ© personnellement, ont plus fait de l’ombre au reste qu’autre chose. Il suffisait de faire le point, de lĂącher prise afin de pouvoir rallumer la lumiĂšre. Non, je peux dire que je suis toujours bien au Japon et que j’aime la vie dans ce pays !

Il y a des choses positives et nĂ©gatives, des choses qui m’ennuient mais aussi d’autres qui me permettent de m’Ă©panouir. Je me contente de rester optimiste et de me concentrer sur le positif, sans me prendre la tĂȘte avec de sombres pensĂ©es et des doutes. On a qu’une vie merde ! On a pas de temps ni d’Ă©nergie Ă  gaspiller pour des choses ou des personnes toxiques qui n’en valent pas la peine ! LĂ , maintenant, je n’ai envie que d’une chose : profiter de la vie car on en a qu’une ! Maintenir une vie sociale et des activitĂ©s pour garder un Ă©quilibre entre la vie professionnelle et personnelle. Passer du temps avec les gens que j’aime, faire les choses que j’aime, dĂ©couvrir Ă  travers les voyages et les excursions, c’est ce qui me permet de me sentir bien aujourd’hui.

De ce fait, dans cet article des 7 ans, je me suis dit que ce serait intĂ©ressant que je liste les choses que je prĂ©fĂšre au Japon et celles que je apprĂ©cie moins et pour lesquelles je prĂ©fĂšrerais parfois ĂȘtre en France !


đŸ‡ŻđŸ‡” Pourquoi vivre au Japon c’est bien đŸ‡ŻđŸ‡”


On se sent en sécurité !

Il n’y a pas de risque zĂ©ro bien sĂ»r ! Et au Japon aussi il y a des crimes et des viols. Mais en 7 ans, il ne m’est jamais rien arrivĂ© de grave ou je ne me suis jamais retrouvĂ©e dans une situation de grand danger.

C’est propre !

Pas de dĂ©chets, de mĂ©gots de cigarettes dans les rues pour la plupart des quartiers (cependant, Ă©vitez Shibuya ou Shinjuku un samedi soir…). Et il faut vraiment se trouver dans un coin paumĂ© au fin fond de la nature japonaise pour tomber sur des toilettes sales, et encore pas mal d’entre elles sont propres et fournies en PQ !

La vie en général est cool !

Oui, honnĂȘtement, si je retire le travail et le climat, la vie au Japon est tout simplement gĂ©niale ! Au bout de 7 ans, je me suis construite une vie agrĂ©able et convenable. J’ai ma routine, un travail, un bon confort, des activitĂ©s. Je peux me faire plaisir rĂ©guliĂšrement. Ce point fait entiĂšrement la balance contre toutes les choses qui peuvent me dĂ©ranger !

La gentilesse et la politesse des Japonais, notamment pour les services, est irréprochable.

Par contre je me suis un peu trop habituĂ©e Ă  ça au point d’ĂȘtre devenue une cliente trĂšs exigeante et dĂšs que quelqu’un se montre dĂ©sagrĂ©able je peux trĂšs vite m’Ă©nerver et me plaindre… comme une bonne française !

La nourriture est bonne et il y a moyen de s’offrir de bons repas pour pas cher !

Bien sĂ»r, des restaurants luxueux et gastronomiques, ça existe aussi ! Et quand on dit pas cher, ce n’est pas toujours de la nourriture trĂšs saine et Ă©quilibrĂ©e. Mais de temps en temps cela ne fait pas de mal et ça fait toujours un petit plaisir ! Que ce soit un ramen, un katsudon, un yakisoba, des sushis, un okonomiyaki, des douceurs au matcha, c’est toujours un immense plaisir gustatif ! Et Ă  cĂŽtĂ© de ça les compotes, le pain et le fromage ne me manquent pas tant que ça !

Chaque jour est une nouvelle découverte culturelle, linguistique et humaine !

J’apprends un nouveau mot japonais tous les jours (que j’oublie une semaine aprĂšs, soit…). Je m’enrichie davantage sur la culture japonaise grĂące Ă  mon travail et mes diffĂ©rents rĂ©seaux. Je dĂ©couvre de nouveaux aspects du mode de vie au Japon avec les dĂ©marches administratives ou grĂące aux Japonais de mon entourage. De nouvelles facettes de ma personnalitĂ© se rĂ©vĂšlent Ă  chaque nouveau voyage ou nouvelle dĂ©couverte du pays. Chaque jour a sa nouvelle expĂ©rience !

On partage nos expĂ©riences avec d’autres expatriĂ©s venus du monde entier, certains en deviennent mĂȘme nos meilleurs amis.

Se faire des vrais amis japonais reste trĂšs difficile. J’en ai trĂšs peu, mais ces amis-lĂ , je sais que je peux compter sur eux ! En plus de mes amis français, indiens, vietnamiens, malaisiens… !


đŸ‡«đŸ‡· Pourquoi vivre en France c’est bien đŸ‡«đŸ‡·


Le climat est plus agréable !

Non, si il y a bien une chose que j’ai du mal Ă  supporter au Japon, une des premiĂšres est le climat ! Un Ă©tĂ© humide, un automne avec des typhons, un hiver trĂšs sec et un printemps… Hum non Ă  la limite le printemps reste la seule saison agrĂ©able au Japon, Ă  condition que la mĂ©tĂ©o ne soit pas trop capricieuse ! Le soleil se lĂšve et se couche Ă  des heures diffĂ©rentes, donnant l’impression qu’elles sont plus courtes. En France, on peut profiter de longues journĂ©es d’Ă©tĂ© notamment ! Ou alors au Japon, il faut se lever Ă  5 heures du matin…

On travaille de maniÚre plus détendue et les relations sont plus humaines !

Je n’insinue pas que c’est le cas dans toutes les entreprises ni pour tous les types de jobs. J’ai quittĂ© la France Ă  25 ans et Ă  ce moment-lĂ  je n’avais eu qu’un CDI et des petites missions intĂ©rims… Mais de ce que j’ai pu en tirer entre mes expĂ©riences professionnelles en France et au Japon, en France on montre plus d’empathie, on est plus « humains », on donne son opinion pour proposer des solutions et Ă©voluer. Alors qu’au Japon, on se contente de suivre les rĂšgles, les procĂ©dures sans rĂ©flĂ©chir et on n’essaye jamais de faire les choses diffĂ©rement. En France, certains collĂšgues sont devenus de vrais amis. Au Japon, mes collĂšgues japonais restent des collĂšgues et ça n’ira jamais plus loin. C’est aussi un peu le mĂȘme ressenti concernant la santĂ©. Dur de faire confiance Ă  un mĂ©decin quand en plus il ne comprend pas notre langue ! Sans parler des prescriptions mĂ©dicales Ă  tout va parce que ce sont « les procĂ©dures Ă  suivre » et qu’il faut s’en mettre pleins les poches, tout ça sans donner un réél avis au cas par cas.

Il y a plus de jours de congés !

Quand un pays comme le Japon est tellement génial et surprenant en voyage, en tant que résident, on aimerait avoir plus de temps libre pour en profiter !

La famille est à proximité !

Oui, malheureusement le Japon et la France se trouvent aux deux extrĂ©mitĂ©s du globe. Au fil des annĂ©es, des personnes qui nous sont chĂšres nous quittent, nous laissant ce sentiment de regret. Le regret de ne pas avoir pu rentrer plus souvent au pays pour profiter de leurs derniers instants. La famille, les amis, des gens qui nous ont influencĂ©s, qui nous ont encouragĂ©s Ă  sauter le pas de s’expatrier, sans qui nous ne serions pas lĂ  oĂč nous sommes aujourd’hui. Quand au Japon on vit sans montrer la moindre empathie, avec une hypocrisie involontaire et le tatemae qui empĂȘchent de vĂ©ritables relations humaines sincĂšres et d’amitiĂ©, on aimerait que les gens qui nous comprennent soient auprĂšs de nous.

On ne paye pas l’assurance maladie et les fruits / lĂ©gumes un bras !

Puis les frais bancaires, les frais pour louer un appartement ou acheter une maison… Il y a parfois des choses Ă  payer qui sont un peu abusives.

En tout cas, cela ne m’a pas empĂȘchĂ© d’accomplir de belles choses, ce qui me rend d’autant plus heureuse et me convaint de rester encore un peu ! Faisons le bilan de cette annĂ©e :
– J’ai repris les cours de Japonais.
– J’ai escaladĂ© le Mont Fuji (ćŻŒćŁ«ć±±) pour la quatriĂšme fois. Malheureusement je n’ai pas rĂ©ussi Ă  aller jusqu’au bout du circuit Gotemba. C’est pourquoi un mois aprĂšs je refaisais le circuit Fujinomiya, oĂč j’Ă©tais plus Ă  l’aise. C’Ă©tait aussi gĂ©nial qu’il y a deux ans avec un magnifique lever de soleil !
– Je suis allĂ©e Ă  Hakone (çź±æ č).
– Je suis allĂ©e Ă  Universal Studios Japan (ăƒŠăƒ‹ăƒăƒŒă‚”ăƒ«ă‚čタゾă‚Șゾャパン) 9 fois grĂące Ă  mon pass annuel. J’ai bien profitĂ© de la collaboration temporaire (hĂ©lĂ s) avec Kimetsu no Yaiba (éŹŒæ»…ăźćˆƒ) que j’ai adorĂ©e.
Je me suis faite vacciner contre le COVID-19 et ai au total reçue trois doses.
– MalgrĂ© le fait que ce soit toujours aussi difficile de travailler avec des Japonais, du moins ceux qui sont mes collĂšgues, j’ai appris davantage de choses dans mon mĂ©tier. C’est toujours aussi enrichissant autant du point de vue humain que professionnel. J’ai aussi fait de mon mieux pour m’ouvrir plus aux autres et essayer d’ĂȘtre plus familiĂšre et amicale avec certains collĂšgues. C’est pas Ă©vident de Ă  la fois rester soi-mĂȘme et s’adapter.
– J’ai fait un road trip au dĂ©part de Tokyo (東äșŹ) pour monter jusqu’Ă  la prĂ©fecture de Aomori (é’æŁźçœŒ). Je suis passĂ©e par de beaux endroits comme Ibaraki (èŒšćŸŽ), Oarai (ć€§æŽ—), Sendai (ä»™ć°), Yamagata (ć±±ćœą) et Akita (秋田県) et Nikko (æ—„ć…‰).
– J’ai escaladĂ© le Mont Gassan (æœˆć±±) dans la prĂ©fecture de Yamagata (ć±±ćœąçœŒ) dans des conditions trĂšs mauvaises (pluie, tempĂȘte, pas assez Ă©quipĂ©e en vĂȘtements et ressources…)
– J’ai vu les chutes de Kegon (èŻćŽłăźæ») Ă  Nikko (æ—„ć…‰) et me suis promenĂ©e prĂšs du lac ChĆ«zenji (侭穅ćŻșæč–).
– AprĂšs la chaĂźne Youtube, je me suis mise Ă  faire aussi quelques vidĂ©os sur Tik Tok !
– J’ai pris le dĂ©jeuner dans le cafĂ© Ă©phĂ©mĂšre Harry Potter (ハăƒȘăƒŒăƒăƒƒă‚żăƒŒă‚«ăƒ•ă‚§), ouvert Ă  l’occasion des 20 ans depuis la sortie du premier film, celui qui m’a fait dĂ©couvrir et aimer cette saga.
– J’ai escaladĂ© le Mont Kunimi (ć›œèŠ‹ć±±) Ă  Hirakata (枚æ–č澂).
– Je suis retournĂ©e Ă  Nara (ć„ˆè‰Ż), et ai visitĂ© des endroits que je ne connaissais pas comme les temples Yakushiji (è–Źćž«ćŻș) et Toshodaiji (ć”æ‹›æćŻș), ainsi que le palais Heijo (ćčłćŸŽćźźè·Ą).
– Je suis allĂ©e Ă  Nagoya (ćć€ć±‹) pour une journĂ©e pour visiter le musĂ©e des Sciences (ćć€ć±‹ćž‚ç§‘ć­Šé€š) et dĂ©couvrir une superbe boulangerie française.
– J’ai dĂ©jeunĂ© au PokĂ©mon Cafe d’Osaka (ăƒă‚±ăƒąăƒłă‚«ăƒ•ă‚§ć€§é˜Ș).
– J’ai repassĂ© un weekend dans un Shukubo (漿杊) Ă  Koyasan (é«˜é‡Žć±±).
– Je suis allĂ©e au zoo de Tennoji (怩王ćŻșć‹•ç‰©ćœ’) Ă  Osaka.
– Je suis rentrĂ©e en France pour les fĂȘtes de fin d’annĂ©e aprĂšs deux ans sans y mettre les pieds. J’ai dĂ©couvert ma nouvelle maison et une nouvelle rĂ©gion Ă  laquelle je suis dĂ©jĂ  attachĂ©e. J’ai profitĂ© des fĂȘtes en famille et de l’air frais de la Bretagne. Je suis mĂȘme revenue avec le COVID-19 comme souvenir !
– J’ai expĂ©rimentĂ© la quarantaine au Japon. C’est une expĂ©rience Ă©trange et difficile mais aussi une occasion de remettre beaucoup de choses en question et de se consacrer Ă  des choses auxquelles on ne donne pas assez de temps.
– J’ai mangĂ© la meilleure galette des rois maison au Japon grĂące Ă  mon amie HaĂŻda.
– Je continue Ă  jouer au tennis avec toujours autant de plaisir. Je commence mĂȘme Ă  participer Ă  des compĂ©titions !
– J’ai dĂ©couvert et expĂ©rimentĂ© la fĂȘte indienne Holi (à€čà„‹à€Čà„€) grĂące Ă  mes amis indiens. Ce fut une de mes plus belles journĂ©es de printemps !
– J’ai parcouru une des routes de pĂ©lerinages de Kumano Kodo (ç†Šé‡Žć€é“). J’ai marchĂ© sur la route Nakahechi (äž­èŸșè·Ż) pendant 3 jours sur une distance totale de 39 km en 17 heures jusqu’au grand sanctuaire Kumano Hongu (ç†Šé‡ŽæœŹćźźć€§ç€Ÿ).
– J’ai fait Hanami (花芋) et admirĂ© les fleurs de cerisiers Ă  Hirakata (枚æ–č澂) et d’autres endroits sympa par hasard.
– J’ai visitĂ© Okunoshima (性äč…野泶), l’üle des lapins !
– J’ai vu l’exposition Fullmetal Alchemist RETURNS (é‹ŒăźéŒŹé‡‘èĄ“ćž«ć±• RETURNS) tenue Ă  l’occasion des 20 ans de publication du manga. Cela m’a rendue nostalgique et je me suis remise Ă  regarder des animĂ©s comme Ă  l’Ă©poque de mon adolescence. Chose que je n’avais plus fait d’ailleurs depuis mon arrivĂ©e au Japon !
– J’ai explorĂ© les alentours de Hirakata (枚æ–č澂) Ă  scooter et passĂ© des journĂ©es sympa dans des parcs et jardins comme Yamada Ike (ć±±ç”°æ± ) ou Tsurumi Ryokuchi (é¶ŽèŠ‹ç·‘ćœ°).
– J’ai eu un nouveau scooter pour remplacer l’ancien qui se faisait un peu trop vieux !
– J’ai dĂ©couvert la rĂ©gion de Kyushu (äčć·ž) Ă  l’occasion d’un sĂ©jour Ă  Fukuoka (犏ćČĄ) que j’ai beaucoup aimĂ© !
– J’ai assistĂ© Ă  un match de basket (バă‚čă‚±ăƒƒăƒˆè©Šćˆ).
– Je suis retournĂ©e Ă  Tokyo (東äșŹ) le temps d’un weekend pour y revoir mes proches amis en particulier. MĂȘme si je me suis habituĂ©e Ă  la campagne d’Hirakata, Tokyo et Yokohama restent chers Ă  mon coeur avec les beaux souvenirs que je me suis créée.

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Et comme toujours, il y a encore beaucoup de choses que je souhaite accomplir :
– Escalader le Mont Fuji, encore une fois
– Aller plus souvent au cinĂ©ma
– Reprendre les sorties festivals d’Ă©tĂ© (ć€ç„­ă‚Š) et feux d’artifice (花火) en yukata (æ”ŽèĄŁ)
– Passer un week-end Ă  la pĂ©ninsule d’Izu
– Faire le tour du lac Kasumigaura (éœžăƒ¶æ”Šæč–) Ă  vĂ©lo
– Faire une excursion Ă  la vallĂ©e Yushin (quand le circuit sera Ă  nouveau ouvert), Ă  Shosenkyo Gorge, au lac Miyagase

– Escalader le Mont Gassan, le Mont Chokai, le Mont Mitake, le Mont Tsukuba…
– Faire un tour en hĂ©licoptĂšre Ă  Maihama
– Voir un spectacle de Kabuki
– Assister Ă  un match de Sumo
– Continuer Ă  tester des restaurants, cafĂ©s et Izakaya (avec ou sans amis haha)
– Visiter Hamamatsu et Samantha Martha
– Assister Ă  une vraie cĂ©rĂ©monie de thĂ©
– Assister au Sapporo Snow Festival, au festival de Tsurugaoka Hachimangu Ă  Kamakura, au festival du Tanabata Ă  Sendai
– Aller Ă  Okinawa, Ishigaki, Shizuoka, Kyushu, Nagasaki, Goto, Tochigi et pleins d’autres endroits magnifiques du Japon
– Assister au Oji Fox Parade pour le Nouvel An
– Visiter le jardin Sankeien en automne et au printemps
– Voir la Grande Muraille de Chine
– Faire un voyage Ă  Hong Kong, aux Philippines, Ă  Hawaii, Ă  Bali, au Vietnam, au Canada, aux US

– RĂ©ussir le JLPT N2
– Faire du rafting
– Faire du parapente Ă  Maishima (舞æŽČ)

La liste est toujours aussi longue, oui ! Mais j’ai encore au moins 4 ans avec mon visa actuel pour tout accomplir. On y croit !

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▶ 22 juin 2021 ; 6 ans au Japon (æ—„æœŹă§ïŒ–ćčŽé–“ăŒç”ŒăŁăŸ)

Je ne pensais pas atteindre les six ans de vie au Japon ces derniĂšres semaines, tellement j’ai stressĂ© en attendant mon nouveau visa aprĂšs les soucis de dossier. D’ailleurs, la Kimi ĂągĂ©e Ă  l’Ă©poque de 25 ans Ă  son arrivĂ©e au Japon avec un PVT ne s’imaginait pas non plus aller aussi loin, je suppose 😂. Du moins elle Ă©tait loin de s’imaginer les pĂ©ripĂ©ties, les aventures, les surprises et les dĂ©ceptions, les problĂšmes qu’elle allait devoir surmonter.

Depuis mon premier visa, chaque annĂ©e n’a jamais vraiment Ă©tĂ© la mĂȘme et beaucoup de choses ont changĂ© jusqu’Ă  aujourd’hui. Je n’avais pas les mĂȘmes prioritĂ©s, les mĂȘmes rĂȘves, les mĂȘmes problĂšmes et prĂ©occupations, j’avais moins confiance en moi, le Covid n’existait pas… J’ai eu un parcours semĂ© de beaucoup d’embĂ»ches et je n’avais parfois pas le choix que de les franchir. Je me suis dĂ©brouillĂ©e et j’ai dĂ» apprendre Ă  davantage me surpasser seule. Il le faut quand la famille est Ă  des milliers de kilomĂštres et tout simplement parce qu’on ne peut pas compter sur les autres, mais on peut toujours compter sur soi-mĂȘme. Je me suis battue pour atteindre mes objectifs et rĂ©aliser mes rĂȘves. Et mĂȘme si je n’ai pas choisi la facilitĂ©, si j’ai du fournir beaucoup d’efforts, faire des sacrifices et me dĂ©merder seule au contraire de personnes auxquelles on leur a tout tendu ou avaient les bons contacts, j’ai trĂšs rarement Ă©chouĂ©. MĂȘme si j’ai beaucoup doutĂ© ou me suis souvent dĂ©couragĂ©e et remise en question.

On m’a demandĂ© rĂ©cemment si j’Ă©tais fiĂšre de mon parcours.

FiĂšre… Je ne suis pas du genre Ă  me valoriser et Ă  me jeter des fleurs. Mais oui pour une fois j’ai envie de dire que je suis fiĂšre de tout ce que j’ai pu accomplir, en particulier quand mon entourage me le fait remarquer Ă©galement et qu’Ă  ma place, certains n’auraient jamais osĂ©. Nous grandissons en prenant des initiatives plus audacieuses et en essayant d’apprendre de nos expĂ©riences de vie. Parfois, nous nous accrochons Ă  nos espoirs, nous surmontons nos peurs, nous rĂ©ussissons et nous Ă©chouons. Ca fait partie de la vie. Mais chaque expĂ©rience ouvre la porte Ă  de nouvelles possibilitĂ©s. Toutes les Ă©tapes franchies font partie du voyage de font de nous ce que nous sommes aujourd’hui. Et je suis aujourd’hui reconnaissante envers cette Kimi qui aprĂšs tout ce parcours est devenue celle qu’elle est aujourd’hui. S’auto-complimenter, s’auto-fĂ©liciter, c’est aussi important pour ĂȘtre bien dans son corps et son esprit. J’ai appris Ă  me rappeler que je n’avais pas que des dĂ©fauts et que uniquement s’auto-critiquer ou se dĂ©valoriser ne servait Ă  rien. Non, il n’y aura pas toujours quelqu’un pour nous dire que nous sommes exceptionnel, gĂ©nial, ou pour nous rĂ©conforter dans les moments difficiles. Mais il y aura toujours soi-mĂȘme pour le faire.

On m’a demandĂ© rĂ©cemment si je regrettais d’ĂȘtre partie.

Mon plus grand regret aurait Ă©tĂ© de ne jamais ĂȘtre partie ! Un PVT on peut l’avoir qu’une fois dans sa vie. Il faut la saisir tant cette expĂ©rience nous apporte beaucoup personnellement. J’avais pourtant une vie stable en rĂ©gion parisienne : un CDI, un appartement, des loisirs, des sorties sympa Ă  Paris, des super amis et collĂšgues. J’ai tout laissĂ© pour le Japon. J’Ă©tais jeune, sans conjoint, sans enfants, je n’avais pas cette contrainte contrairement Ă  certaines de mes amies. C’Ă©tait le moment d’y aller. Ce projet n’a jamais voulu quitter mon esprit, mĂȘme si j’avais toujours la possibilitĂ© d’y voyager.

On m’a demandĂ© rĂ©cemment si quelque chose en France me manquait aujourd’hui.

Ça dĂ©pend de la chose en question. Le Japon a ses bons et mauvais cĂŽtĂ©s comme tout pays. Mais je m’y sens vraiment bien, en sĂ©curitĂ© et surtout je sens que je suis moi-mĂȘme. Je peux aussi me rendre dans des endroits qui me rappellent un peu mon pays. Ce qui me manque le plus, ce sont mes proches. Si j’avais le pouvoir de les amener tous ici, je le ferais.

Quoi qu’il en soit, aujourd’hui, je me trouve encore au Japon avec une vie de construite : un travail, un logement, un mode de vie confortable et agrĂ©able, des loisirs, un petit rĂ©seau d’amis… J’ai passĂ© une belle annĂ©e encore. Donc comme d’habitude, faisons le bilan de cette belle annĂ©e :
– J’ai repris le tennis dans un club.
– J’ai jouĂ© au jeu Suika Wari (ă‚čむカć‰Čり) Ă  l’Ă©cole oĂč je travaille, expĂ©rimentĂ© la rĂ©colte de patates (èŠ‹æŽ˜ă‚Š), de mikan (みかん狩り), de fraises (いづご狩り) et cĂ©lĂ©brĂ© d’autres fĂȘtes traditionnelles comme Setsubun (節戆) et Hina Matsuri (ăČăȘ焭り). Beaucoup d’Ă©vĂ©nements qui rendent l’annĂ©e scolaire au Japon enrichissante et passionnante !
– J’ai fĂȘtĂ© le Tanabata (äžƒć€•) chez moi en dĂ©corant une branche de bambou feuillue et en Ă©crivant des vƓux.
– J’ai expĂ©rimentĂ© le Taichi (ć€Șæ„”æ‹ł).
– J’ai refait un road trip et cette fois je suis allĂ©e jusqu’Ă  Shirakawago (ç™œć·éƒ·), Kanazawa (金æČą) et la pĂ©ninsule de Noto (èƒœç™»ćŠćł¶).
– J’ai passĂ© un court mais trĂšs bon sĂ©jour Ă  Tottori (éł„ć–), et pour une fois je ne voyageais pas seule.
– J’ai fait une balade Ă  chameau dans les dunes de Tottori (éł„ć–) et du kayak au bords des cĂŽtes d’Ajiro (ç¶Č代).
– J’ai fait un road trip Ă  Shikoku (ć››ć›œ) en passant par l’Ăźle d’Awaji (æ·Ąè·Żćł¶).
– A dĂ©faut de ne pas avoir pu faire le Mont Fuji une quatriĂšme fois, j’ai escaladĂ© d’autres petites montagnes : le mont Maya (æ‘©è€¶ć±±) Ă  Kobe (焞戞), le mont Kyusho (äč…æŸć±±) Ă  Tottori (éł„ć–), le mont Tsurugi (扣汱) Ă  Shikoku (ć››ć›œ), le mont Hiei (æŻ”ćĄć±±) Ă  Kyoto (äșŹéƒœ), le mont Misen (ćŒ„ć±±) Ă  Miyajima (ćźźćł¶), le mont Konozan (äș€é‡Žć±±) Ă  Katano (äș€é‡Ž)…
– J’ai explorĂ© les forĂȘts et parcs naturels de la prĂ©fecture d’Osaka (性é˜Șćșœæ°‘ăźæŁź)
– J’ai fini par prendre goĂ»t aux voyages en voiture et Ă  scooter, malgrĂ© les limites de vitesse pitoyables et la conduite catastrophique des gens du Kansai. J’ai entre autres voyagĂ© jusqu’Ă  Izumo (ć‡șé›Č) et la prĂ©fecture de Mie (侉重県) Ă  bord d’une titine confortable !
– J’ai renouvelĂ© mon passeport (qui n’est pas prĂȘt de me servir pour voyager…)
– Je n’ai pas fĂȘtĂ© seule mon anniversaire malgrĂ© la pandĂ©mie. Je me suis offerte en cadeau un pass annuel Ă  Universal Studios Japan.
– J’ai passĂ© le TOEIC afin d’affirmer mes capacitĂ©s Ă  enseigner l’anglais (et parce que je n’avais jamais eu l’occasion de le passer).
– A dĂ©faut de ne pas avoir pu renter en France, j’ai passĂ© les fĂȘtes de fin d’annĂ©e Ă  Tokyo dans ma famille japonaise et passĂ© du bon temps avec mes amis TokyoĂŻtes.
– Ma santĂ© pas toujours au top m’a obligĂ© Ă  rendre visite au mĂ©decin, au dentiste, Ă  l’opticien et l’ORL. Sinon tout va bien.
– J’ai visitĂ© le parc SUPER NINTENDO WORLD de Universal Studios Japan plusieurs fois. Je me suis en moyenne rendue une fois par mois au parc pour rentabiliser mon pass.
– J’ai suivi la tradition japonaise et offert des chocolats de Saint-Valentin Ă  tous les hommes de mon entourage. Et pour le White Day, j’en ai mĂȘme eu en retour !
– J’ai fĂȘtĂ© un Hanami pluvieux au parc du chĂąteau d’Osaka. Les cerisiers en fleurs Ă©taient quand mĂȘme magnifiques.
– J’ai voyagĂ© Ă  Hiroshima (ćșƒćł¶) et Miyajima (ćźźćł¶).
– J’ai visitĂ© le parc Banpaku Kinen (äž‡ćšèš˜ćż”ć…Źćœ’) et la tour du Soleil (ć€Șé™œăźćĄ”).
– J’ai accompli une annĂ©e en tant que professeure en charge de l’anglais dans une Ă©cole maternelle. Loin du poste de simple assistante ! J’ai passĂ© une annĂ©e un peu difficile, parfois trĂšs stressante et Ă©prouvante. Je n’avais pas imaginĂ© l’ampleur des difficultĂ©s et avais sans doute surestimĂ© mes capacitĂ©s. A la fin de l’annĂ©e scolaire, j’ai eu du mal Ă  rĂ©aliser ĂȘtre parvenue Ă  complĂ©ter une annĂ©e scolaire entiĂšre !
– J’ai renouvelĂ© mon visa travail et obtenu un nouveau visa de 5 ans !

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Et comme toujours, il y a encore beaucoup de choses que je souhaite accomplir :
– Escalader le Mont Fuji, encore une fois
– Passer un week-end Ă  la pĂ©ninsule d’Izu
– Faire une excursion au Mont Mitake, au Mont Tsukuba, Ă  la vallĂ©e Yushin (quand le circuit sera Ă  nouveau ouvert), aux Cascades Kegon de Nikko, Ă  Shosenkyo Gorge, au lac Miyagase

– Faire un tour en hĂ©licoptĂšre Ă  Maihama
– Voir un spectacle de Kabuki
– Assister Ă  un match de Sumo
– Continuer Ă  tester des restaurants, cafĂ©s et Izakaya (avec ou sans amis haha)
– Visiter Hamamatsu et Samantha Martha
– Assister Ă  une vraie cĂ©rĂ©monie de thĂ©
– Assister au Sapporo Snow Festival, au festival de Tsurugaoka Hachimangu Ă  Kamakura, au festival du Tanabata Ă  Sendai
– Aller Ă  Hakone, Okinawa, Ishigaki, Shizuoka, Kyushu, Nagasaki, Goto, Tochigi et pleins d’autres endroits magnifiques du Japon
– Visiter Okuno-shima (性äč…野泶), l’üle aux lapins
– Assister au Oji Fox Parade pour le Nouvel An
– Visiter le jardin Sankeien en automne et au printemps
– Faire un voyage Ă  Hong Kong, aux Philippines, Ă  Hawaii, Ă  Bali, au Vietnam

– RĂ©ussir le JLPT N2
– Faire du rafting

Je souhaite que la crise sanitaire que nous traversons depuis plus d’un an s’amĂ©liore, qu’on retrouve la vie normale que l’on a toujours connu pour pouvoir accomplir tous ces petits projets. Avec mon nouveau visa travail, je suis encore lĂ  pour au moins 5 ans. J’ai au moins 5 ans pour continuer Ă  faire des dĂ©couvertes et Ă  profiter du Japon.

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▶ Fanfare : Les Ă©vĂ©nements scolaires (ć­Šæ ĄèĄŒäș‹)

Une annĂ©e scolaire au Japon n’est pas de tout repos ! DĂšs l’Ă©cole maternelle (ćčŒçššćœ’), les enfants japonais sont trĂšs occupĂ©s avec un calendrier rempli de nombreux Ă©vĂ©nements, que ce soit des spectacles ou des excursions !

BasĂ© sur sa propre expĂ©rience, Kimi no BLUE TRAVEL vous prĂ©sente dans cet article les Ă©vĂ©nements scolaires d’une Ă©cole maternelle du Kansai !

Il faut savoir tout d’abord qu’au Japon, une annĂ©e scolaire commence en avril et se termine en mars. Il n’y a pas de longue coupure entre deux annĂ©es scolaires comme on connait en France avec les vacances d’Ă©tĂ©. Les vacances durent moins longtemps pour les petits Ă©coliers japonais : deux semaines et demie au printemps, un mois en Ă©tĂ©, et deux semaines en hiver. Les Ă©lĂšves d’Ă©coles maternelles se rendent Ă  l’Ă©cole du lundi au vendredi de 10h00 Ă  14h00 environ. Quand un Ă©vĂ©nement a lieu le weekend, le lundi suivant est un jour de repos en compensation (ä»ŁäŒ‘) pour les enfants.

※ Premier trimestre (1ć­ŠæœŸ)

‱ CĂ©rĂ©monies d’entrĂ©e (ć…„ćœ’ćŒ) et de passage (é€ČçŽšćŒ)

L’école commence donc en avril et pour la rentrĂ©e des classes, les Ă©coles japonaises organisent une cĂ©rĂ©monie d’entrĂ©e (ć…„ćœ’ćŒ) pour les tous petits entrant en premiĂšre annĂ©e de maternelle, dit nen-shĂŽ en japonais (ćčŽć°‘), l’Ă©quivalent de « petite section » en France. Pour les moyennes et grande section, respectivement nen-chĂ» et nen-chĂŽ (ćčŽäž­, ćčŽé•·), on parle de cĂ©rĂ©monie de passage en classe supĂ©rieure (é€ČçŽšćŒ).

Ce sont des Ă©vĂ©nements trĂšs formels qui demandent un dress code Ă  respecter. Les enfants viennent bien entendu vĂȘtus des uniformes de l’Ă©cole. Quand au personnel, Ă©tant donnĂ© que c’est le printemps en avril, on part sur des costumes aux couleurs printaniĂšres (gris, blanc, beige et rose) pour symboliser cette saison. On se doit d’ĂȘtre formel dans l’apparence, mais aussi dans l’attitude ! On se lĂšve, on s’incline, on s’assoie quand le directeur s’apprĂȘte Ă  livrer son discours. On s’incline pour saluer ou quand on s’apprĂȘte Ă  parler.

Les nouveaux Ă©lĂšves de petite section arrivent le dimanche matin accompagnĂ©s de leurs parents, certains timides, d’autres plus curieux. Accueillis par le personnel, ils rejoignent le hall oĂč se tient la cĂ©rĂ©monie. Ils dĂ©couvrent aussi la liste des classes, soigneusement Ă©crite par les professeures. Les enfants cherchent leur nom et dĂ©couvrent celui de leur classe et de leur maĂźtresse.

C’est une nouvelle aventure pleine d’apprentissage pour eux et ça commence par les gestes et formules de politesse : on se lĂšve, on s’incline, on s’assoie. Puis on Ă©coute attentivement une petite performance musicale de la part de certains professeurs et l’hymne de l’école, que les enfants apprendront dans l’annĂ©e. Suivent le discours de bienvenue du directeur (ćœ’é•·, enchĂŽ) et la prĂ©sentation de tous les membres du personnel de l’école. A l’appel de son nom et de sa fonction, chaque personne s’avance d’un pas face au public et s’incline en disant le fameux ă‚ˆă‚ă—ăăŠéĄ˜ă„ă„ăŸă—ăŸă™ (Yoroshiku onegai itashimasu, je m’en remets Ă  vous). La cĂ©rĂ©monie termine par une photo de classe rĂ©unissant enfants, parents, professeurs et directeur / directrice adjointe.

Petite pause le midi et ça reprend l’aprĂšs-midi pour la cĂ©rĂ©monie de promotion (é€ČçŽšćŒ) des moyennes et grandes sections. Le dĂ©roulement est le mĂȘme qu’en matinĂ©e, sauf que cette fois, c’est aux enfants de rĂ©citer l’hymne de l’école, Ă©tant donnĂ© qu’ils la connaissent dĂ©jĂ .

Cela dure Ă  peine une heure pour chacune des cĂ©rĂ©monies et aprĂšs quoi les enfants peuvent dĂ©couvrir leur salle de classe et rencontrer leur professeur. Ils sont enfin prĂȘts Ă  dĂ©marrer une nouvelle annĂ©e scolaire !

‱ RĂ©colte de fraises (ă„ăĄă”ç‹©ă‚ŠđŸ“)

La rentrĂ©e scolaire arrive en plein milieu de la saison des fraises ! C’est donc l’occasion parfaite pour organiser la premiĂšre excursion scolaire de l’annĂ©e pour les plus ĂągĂ©s, les nen-chĂŽ (ćčŽé•·) ! C’est parti pour la rĂ©colte de fraises, dit ichigo gari en japonais (ă„ăĄă”ç‹©ă‚ŠđŸ“âœš) !

Si en rĂšgle gĂ©nĂ©ral, la saison des fraises s’Ă©tend de mai Ă  septembre, au Japon on va plutĂŽt les cultiver en hiver ! En effet, l’Ă©tĂ© au Japon Ă©tant trĂšs chaud et humide, les conditions pour faire pousser des fraises dans les champs ne sont pas idĂ©ales. Ainsi les Japonais vont opter pour un environnement Ă  tempĂ©rature contrĂŽlĂ©e comme des serres et cultiver ces fruits rouges de dĂ©cembre Ă  mars. Pendant cette pĂ©riode froide et trĂšs souvent ensoleillĂ©e , les fraises vont pousser plus lentement et accumuler plus de sucres, d’oĂč un gout plus doux et sucrĂ© que les fraises en Occident.

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DĂ©part en bus dans la matinĂ©e. Le trajet se passe dans la joie, la bonne humeur et l’impatience de pouvoir dĂ©guster de succulentes fraises Ă  volontĂ© ! Pour occuper les 45 minutes de route, on fait des jeux, on chante des chansons, on Ă©coute les consignes des professeurs pour que tout se passe bien. ArrivĂ©s sur le lieu de rĂ©colte, la ferme Hanayagi (èŻă‚„ăŽèŠłć…‰èŸČ朒), situĂ©e du cĂŽtĂ© de Shimokoma (例狛) dans la prĂ©fecture de Kyoto, le dĂ©compte est lancĂ© aprĂšs une petite photo de groupe ! C’est parti pour 40 minutes de cueillette ! On parcours la serre Ă  la recherche des plus grosses et plus belles fraises, on cueille jusqu’Ă  remplir notre bol, on rince et on mange ! Quel rĂ©gal ! Les fraises sont douces, voire un peu sucrĂ©es, bien meilleures que celles vendues en supermarchĂ©. Si on a encore faim, on peut se resservir autant de fois que l’estomac le rĂ©clame dans la limite de temps fixĂ©e. Vers midi, c’est hĂ©las dĂ©jĂ  l’heure de regagner le chemin de l’Ă©cole pour le dĂ©jeuner, Ă  moins d’avoir mangĂ© trop de fraises !

Pas seulement pour les enfants, c’est une activitĂ© rĂ©pandue dans les diffĂ©rentes rĂ©gions du Japon, de mi-janvier Ă  fin mai. Le prix varie selon les fermes proposant cette activitĂ© : cela peut couter 1 600 „ pour une rĂ©colte de 40 minutes comment il peut couter 2 000 „ mais sans aucune durĂ©e de fixĂ©e. En tous les cas, la qualitĂ© et le gout des fraises en valent l’expĂ©rience !

‱ Zoo mobile (ç§»ć‹•ć‹•ç‰©ćœ’)

Le zoo dĂ©barque dans la cour de rĂ©crĂ© ! Ce ne sont pas les petits enfants de maternelle qui vont au zoo pour une petite sortie scolaire, mais c’est directement le zoo qui vient jusqu’Ă  l’Ă©cole pour une matinĂ©e.

Bon il n’y a ni des animaux Ă  grand gabarit comme des Ă©lĂ©phants ni des animaux aquatiques comme des dauphins (en revanche, il y a des tortues) mais plus communĂ©ment des poules, des poneys, des chĂšvres, des cochons d’Inde, des lapins mais aussi quelques reptiles ! Sous la surveillance d’instituteurs qui partagent leurs connaissances et assurent la sĂ©curitĂ©, les enfants peuvent interagir avec les petites bĂȘtes et leur donner Ă  manger. Ils peuvent aussi monter Ă  poney pour un petit tout de la cour si il le souhaitent.

‱ Spectacle de chant et de rythme (うたべăƒȘă‚șムç™șèĄšäŒš)

Chaque trimestre a droit Ă  un spectacle et selon les Ă©coles, ce premier spectacle a lieu en juin. Le thĂšme et le contenu (chants, performance musicale, etc…) varie aussi selon les Ă©coles. Pour notre Ă©cole situĂ©e Ă  Hirakata (枚æ–č澂), le thĂšme c’est « rythme et chanson » (うたべăƒȘă‚șム) ! Jouer des musiques cĂ©lĂšbres au mĂ©lodica (é”ç›€ăƒăƒŒăƒąăƒ‹ă‚«), rĂ©citer des poĂ©sies en tapant des mains, interprĂ©ter en japonais, et aussi en anglais pour les plus ĂągĂ©s, des chansons sur divers thĂšmes.

Le programme se divise en trois sessions (侉郹) selon les classes. Ce sont d’abord les plus petits (ćčŽć°‘ et les ćčŽäž­) qui ouvrent le bal pour les deux premiĂšres sessions de 30 minutes. Les petites sections (ćčŽć°‘) chantent trois chansons accompagnĂ©es de mignons pas de danse avant de laisser la place aux moyennes sections (ćčŽäž­) pour deux chansons et une performance de mĂ©lodica (é”ç›€ăƒăƒŒăƒąăƒ‹ă‚«).

En dernier, les grandes sections (ćčŽé•·) ont un programme plus chargĂ© : rĂ©cital en rythme et chanson en anglais, chanson en japonais et performance de mĂ©lodica (é”ç›€ăƒăƒŒăƒąăƒ‹ă‚«) Ă©galement. Les chansons populaires telles que Take Me Home, Country Roads jouĂ©es avec cet instrument de musique Ă  vent en deviennent encore plus belles, tant le son berçant est agrĂ©able Ă  Ă©couter. MĂȘme si il y a quelques fausses notes, on les distingue Ă  peine.
AprĂšs 40 minutes de performance, les enfants de grande section (ćčŽé•·) clĂŽturent le spectacle par les mots de la fin, owari no kotoba (ç”‚ă‚ă‚Šăźèš€è‘‰).

Les familles venues admirer le spectacle applaudissent avec joie et fiertĂ© leurs enfants qui ont beaucoup rĂ©pĂ©tĂ© jusqu’Ă  la veille pour offrir la meilleure des performances. MalgrĂ© leur bas Ăąge, les petits enfants japonais sont dĂ©jĂ  capables de faire de grandes choses !

‱ RĂ©union d’anciens Ă©lĂšves (㐌çȘ“䌚)

Au Japon, il n’est pas rare d’organiser dans les Ă©coles des rĂ©unions d’anciens Ă©lĂšves (㐌çȘ“䌚, dƍsƍkai). La premiĂšre est pour les enfants qui viennent de quitter la maternelle ! À peine 3 mois depuis leur entrĂ©e Ă  l’Ă©cole primaire (ć°ć­Šæ Ą), ils sont dĂ©jĂ  de retour dans leur ancienne Ă©cole maternelle (ćčŒçššćœ’) pour retrouver leurs anciens camarades, leurs anciens professeurs et se remĂ©morer de bons souvenirs. Ensemble, on s’amuse, on prend des photos et on regarde des photos souvenirs. Une petite rĂ©union d’une heure qui se dĂ©roule dans la cour de rĂ©crĂ© sous un temps un peu chaud mais agrĂ©able.

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À la fin, chaque ancien enfant reçoit un livret incluant de nombreuses photos souvenirs de leur derniĂšre annĂ©e de maternelle. Une annĂ©e riche avec leurs premiers amis, leurs premiĂšres expĂ©riences, qu’ils pourront se remĂ©morer dans quelques annĂ©es.

‱ Suika Wari (ă‚čむカć‰Čり🍉)

Au mois de juin, c’est l’étĂ©, soit le moment de ressortir les maillots de bain, les serviettes de plage, les bouĂ©es et les ballons pour s’amuser sur les plages. Et au Japon, on rajoute
 bĂąton et bandeau ! Mais pourquoi faire ? Pour jouer au jeu Suika Wari (ă‚čむカć‰Čり🍉), littĂ©ralement jeu de la pastĂšque fendue !

Comme son nom l’indique, ce jeu estival populaire chez les Japonais consiste Ă  fendre une pastĂšque avec un bĂąton en ayant les yeux bandĂ©s. On pratique ce jeu en gĂ©nĂ©ral sur les plages (æ”·æ°Žæ”Žć Ž), mais aussi pendant les festivals, les pique-niques ou encore dans les Ă©coles maternelles (保è‚Čćœ’ăƒ»ćčŒçššćœ’).

Pour jouer au Suika Wari, il faut :
– une pastĂšque bien mĂ»re (よく熟れたă‚čむカ)
– un bĂąton (æŁ’)
– un bandeau (盼隠し)

Les rĂšgles « officielles » (ć…ŹćŒăƒ«ăƒŒăƒ«) de ce jeu ont Ă©tĂ© Ă©tablies en 1991 par Japan Suika Wari Association (æ—„æœŹă™ă„ă‹ć‰Čă‚Šć”äŒš). Cette association fut créé dans le but d’une campagne menĂ©e par la CoopĂ©rative agricole JA (èŸČæ„­ć”ćŒç”„ćˆ) pour augmenter la consommation de pastĂšques. Cependant, celle-ci n’existe plus au jour d’aujourd’hui.

En tout cas, les rĂšgles sont trĂšs simples :
– avant de commencer, le concurrent doit se trouver à une distance entre 5 et 7 m de la pastùque;
– le bñton doit mesurer moins d’1m20 avec un diamùtre de 5 cm;
– le concurrent dispose d’1 min 30 pour fendre la pastĂšque les yeux bandĂ©s et en se basant sur les voix des autres participants qui le guident (dans ce dĂ©lais, il a droit Ă  3 coups de bĂąton);
– chaque concurrent est jugĂ© selon la dĂ©coupe de sa pastĂšque : 0 point si coup manquĂ©, 1 point si la pastĂšque est frappĂ©e, 2 Ă  4 points si la pastĂšque peut-ĂȘtre fendue aprĂšs coup, 5 Ă  10 points si on peut apercevoir l’intĂ©rieur de la pastĂšque aprĂšs coup.

Sans suivre Ă  la lettre chaque rĂšgle, certains choisissent de ne pas fixer de limite de temps mais d’ajouter par exemple un handicap au concurrent en le faisant tourner sur lui-mĂȘme avant qu’il se lance Ă  la recherche de la pastĂšque. En privilĂ©giant aussi le cĂŽtĂ© « fun » au lieu du mode « compĂ©tition », comme c’est le cas dans les Ă©coles maternelles, il n’y a pas forcĂ©ment de juge non plus. L’important est avant tout de s’amuser et de se rĂ©galer ensuite en dĂ©gustant de gĂ©nĂ©reuses portions de pastĂšque ! Par temps trĂšs chaud, une bonne pastĂšque c’est super rafraĂźchissant !

※ DeuxiĂšme trimestre (2ć­ŠæœŸ)

‱ Admission Ă  la maternelle pour une journĂ©e (äž€æ—„ć…„ćœ’)

Un Ă©vĂ©nement qui ne concerne pas les Ă©lĂšves mais plutĂŽt les futurs Ă©lĂšves ! Ichi nichi nyĆ«en (äž€æ—„ć…„ćœ’) signifie littĂ©ralement « admission d’une journĂ©e », qu’on pourrait aussi traduire par « journĂ©e portes ouvertes », cet Ă©vĂ©nement Ă©tant assez semblable Ă  ce que nous avons en France.

Alors qu’en septembre c’est justement la rentrĂ©e dans l’Hexagone, au Pays du soleil levant, c’est le deuxiĂšme semestre qui dĂ©bute et pour les enfants encore en bas Ăąge, c’est dĂ©jĂ  le moment de rĂ©flĂ©chir Ă  sa future Ă©cole maternelle. Ainsi sont organisĂ©s ces Ă©vĂ©nements d’admission d’une journĂ©e.

Pendant une demi-journĂ©e, les enfants visitent en compagnie de leurs parents leur trĂšs probable future Ă©cole maternelle pour obtenir des renseignements, dĂ©couvrir l’environnement de la maternelle et ainsi mieux s’orienter dans le choix de celle-ci. Le dĂ©roulement et le contenu varient en fonction des Ă©coles, mais la plupart expliquent les prĂ©paratifs d’entrĂ©e, le programme de l’annĂ©e scolaire et la cĂ©rĂ©monie d’entrĂ©e. De plus, les enfants peuvent profiter de jouer les uns avec les autres et s’essayer aux diverses activitĂ©s et services proposĂ©s par l’école.

Le but principal d’un Ă©vĂ©nement comme celui-ci n’est pas seulement de permettre aux parents de recevoir diverses explications et de comprendre les services proposĂ©s par l’école, mais aussi de permettre aux enfants de dĂ©couvrir l’atmosphĂšre de l’école maternelle et de se familiariser avec. Ca se dĂ©roule en gĂ©nĂ©ral le samedi matin et le programme est le suivant :

① RĂ©ception (ć—ä»˜)

Les parents dĂ©posent leur carte d’admission et les enfants reçoivent un petit cahier en guise de cadeau de bienvenue (お期産, omiyage). Dans le hall de l’école oĂč se dĂ©roulent la plupart des Ă©vĂ©nements, les familles s’installent et patientent le temps que les 40 enfants inscrits aient rĂ©pondu prĂ©sent. Des jouets sont Ă  disposition des petits pour s’amuser tranquillement et sympathiser avec leurs futurs camarades.

② Amusons-nous en anglais (英èȘžă§éŠăŒă†)

Qu’est-ce qui pourrait dĂ©marquer une Ă©cole maternelle des autres ? Le fait de proposer des cours et activitĂ©s qu’on ne trouve pas dans toutes les Ă©coles publiques. La pratique de l’anglais est l’un de ces atouts. Bien plus quand le professeur en charge des cours d’anglais est natif. Cas de figure assez rare mais qui peut arriver.

Pendant cinq petites minutes, tout en tentant au maximum de faire participer les enfants pour qu’ils repartent avec quelques notions, le professeur offre une mini leçon tournĂ©e en spectacle. Chanson, salutations avec des marionnettes, utilisations de jouets attractifs pour apprendre Ă  compter, gestes et mouvements pour apprendre les premiers verbes d’actions.

C’est une leçon dynamique et amusante reprĂ©sentative de l’image de l’école. Le professeur donne toute son Ă©nergie et son enthousiasme pour faire rire les enfants et dĂ©tendre l’atmosphĂšre. Les enfants sont un peu intimidĂ©s au dĂ©but mais saluent Ă  la fin le professeur avec le sourire.

⑱ ReprĂ©sentation des enseignantes (æ‹…ä»»ăŸăĄăšăźäș€æ”äŒš)

Puis c’est la rencontre avec les enseignantes Ă  travers un petit spectacle mĂȘlant chant et danse. Moment primordial puisque c’est avec ces enseignantes que les enfants passeront leurs trois annĂ©es d’école maternelle. Ce petit spectacle amuse les enfants et rassure les parents.

④ Discours d’explication du directeur (ćœ’é•·ć…ˆç”ŸăźèȘŹæ˜ŽäŒš)

Place aux choses un peu plus sĂ©rieuses. Le directeur donne diverses explications concernant l’admission Ă  l’école : fournitures Ă  acheter, paiement des frais, la garderie, les repas, etc


â‘€ RĂ©crĂ©ation (è‡Ș由で遊び)

Aprùs le discours, les enfants peuvent profiter des jeux librement et participer à diverses animations dans le hall. C’est aussi une partie importante pendant laquelle les enfants peuvent interagir avec les enseignantes et se faire leurs premiers amis. Pour les parents, c’est une occasion de voir comment leur enfant se comporte et si il est à l’aise avec les autres. Ils peuvent aussi discuter avec d’autres parents et les enseignantes.

â‘„ Piscine (ăƒ—ăƒŒăƒ«ă§éŠăł)

Comme il fait trĂšs beau ce jour, un petit tour dans la piscine ne se refuse pas. Les enfants qui le souhaitent peuvent, sous la surveillance des enseignantes et du professeur d’éducation physique, se baigner et s’amuser dans la petite piscine extĂ©rieure de l’école.

⑩ ClĂŽture de l’évĂ©nement (è§Łæ•Ł)

Il est presque midi et c’est donc l’heure de clĂŽturer l’évĂ©nement. La plupart des parents et enfants rentrent directement chez eux pendant que certains restent pour discuter encore un peu. Pour les personnes n’ayant pas de vĂ©hicules et habitant un peu loin, elles peuvent opter pour les bus de l’école.

Court Ă©vĂ©nement dĂ©cisif pour les dĂ©buts de l’enfant dans le monde scolaire. Quand le choix de son Ă©cole sera fait, il reviendra le mois suivant pour passer le test d’admission (ć…„ćœ’ăƒ†ă‚čト).

‱ Festival de sport scolaire (é‹ć‹•äŒš)

En octobre, les jardins d’enfants (ćčŒçššćœ’) et Ă©coles primaires organisent les Undou Kai (é‹ć‹•äŒš), littĂ©ralement « rencontre sportive Â». Il s’agit d’un festival de sport entre toutes les classes d’une mĂȘme Ă©cole, avec des compĂ©titions et des jeux sportifs ainsi que des mini-spectacles devant le public composĂ© des familles et des professeurs. Cela Ă©quivaut Ă  peu prĂšs Ă  nos kermesses d’école.

Ils se dĂ©roulent en gĂ©nĂ©ral le samedi matin et durent en moyenne quatre heures. À l’ouverture, aprĂšs le discours du directeur, toutes les classes rĂ©unies chantent l’hymne de l’école et du festival. Puis un petit Ă©chauffement avec le professeur de sport et on peut commencer !

Un programme est dĂ©fini et les diffĂ©rentes classes passent Ă  tour de rĂŽle sur le terrain de sport. Une occasion pour les enfants de rĂ©vĂ©ler leurs petits talents, leurs capacitĂ©s sportives, dĂ©velopper leur esprit de compĂ©tition et de montrer fiĂšrement Ă  leurs parents ce qu’ils ont appris pendant plusieurs heures de rĂ©pĂ©titions. Parfois les familles des enfants s’affrontent aussi, ou bien parents et enfants ensemble. Le staff et les professeurs peuvent aussi participer Ă  certains jeux !

Chaque Ă©cole a son programme et c’est ce qui peut les dĂ©marquer ou faire leur rĂ©putation. Car face au vieillissement de la population et la diminution du taux de natalitĂ©, la concurrence se fait ressentir et tous les moyens, festivals sportifs inclus, sont bons pour convaincre les parents d’inscrire leurs enfants dans la bonne Ă©cole.

À la fin, les enfants reçoivent en rĂ©compense une mĂ©daille et des cadeaux. Un dernier discours de remerciement par le directeur clĂŽture l’évĂ©nement.

C’est une journĂ©e chargĂ©e pour les enfants qui donnent toute leur Ă©nergie pendant chaque Ă©preuve mais en gĂ©nĂ©ral rĂ©compensĂ©e par une journĂ©e de repos le lundi suivant.

‱ Excursion Parents-Enfants (èŠȘć­é è¶ł) 

Dans la sociĂ©tĂ© japonaise oĂč beaucoup se consacrent plus au travail qu’à la vie de famille, pouvoir suivre et avoir un aperçu de la scolaritĂ© de ses enfants est important pour les mĂšres japonaises qui prĂ©fĂšrent en gĂ©nĂ©ral quitter leur travail pour les Ă©lever et maintenir les liens. Il n’est donc pas rare de voir dans les Ă©coles maternelles, des journĂ©es « Excursion Parents-Enfants » (èŠȘć­é è¶ł), pour permettre aux enfants de crĂ©er de beaux souvenirs avec leurs parents tout en restant dans l’environnement scolaire.

Les lieux et destinations varient selon les Ă©coles. Certaines organiseront l’excursion dans des grands parcs tandis que d’autres opteront pour une sortie Ă  l’aquarium ou au zoo. Pour l’excursion Parents-Enfants de ce jour, un vendredi initialement frais mais finalement doux, venteux mais ensoleillĂ©e, rendez-vous au parc Yamadaike (ć±±ç”°æ± ć…Źćœ’) d’Hirakata pour rĂ©colter des glands !

Rassemblement en milieu de matinĂ©e vers 10h00 au point de rendez-vous indiquĂ© par l’école. Chacun vient par ses propres moyens et munis des affaires nĂ©cessaires pour l’excursion : bento (ćŒćœ“), bouteille d’eau ou de thĂ© (æ°Žç­’), serviette pour les mains (ăŠæ‰‹ă”ă)


Comme Ă  tout lancement de ce type d’évĂ©nement, le directeur est en charge de livrer un petit discours en ajoutant en plus les prĂ©cautions Ă  prendre pour que l’excursion se dĂ©roule en sĂ©curitĂ© et sans accident. Puis chaque enfant part Ă  la quĂȘte de glands accompagnĂ©s de leurs parents. Une petite heure de quĂȘte, immortalisĂ©e par des photos commĂ©moratives.

Les excursions, ça ouvre l’appĂ©tit ! La rĂ©colte une fois terminĂ©e, il est temps de se rassembler pour partager la pause dĂ©jeuner. Au menu, chacun reçoit son mignon bento prĂ©parĂ© et dĂ©corĂ© avec amour. AprĂšs quoi, la derniĂšre heure est consacrĂ©e Ă  des jeux avant de clĂŽturer l’évĂ©nement, prĂ©parĂ©s et organisĂ©s par les enseignants. Par exemple, le jeu boushi tori (ćžœć­ć–ă‚ŠđŸ‘’). Attrapez le chapeau de l’ennemi avant qu’il n’attrape le votre ! Un jeu qui plaĂźt beaucoup aux enfants en binĂŽme avec leur maman, courant vivement partout dans le parc en rigolant.

L’évĂ©nement termine par un dernier discours de clĂŽture et chacun peut rentrer se reposer tranquillement chez soi avant d’attaquer une nouvelle semaine en pleine forme !

‱ RĂ©colte de patates (èŠ‹æŽ˜ă‚ŠđŸ )

On profite d’une journĂ©e ensoleillĂ©e d’octobre pour aller dĂ©terrer des
 patates ! C’est parti pour le Imohori (èŠ‹æŽ˜ă‚Š) ! Un bon prĂ©texte pour partir en sortie scolaire et profiter d’une expĂ©rience amusante et enrichissante pour les enfants d’école maternelle.

Imo (芋) signifiant « patate Â» et hori (æŽ˜ă‚Š) « creuser Â», ce terme dĂ©signe donc l’activitĂ© de dĂ©terrer des patates en tout genre, dont les pommes de terre (ă‚žăƒŁă‚Źă‚€ăƒą) ou encore les patates douces (ă‚”ăƒ„ăƒžă‚€ăƒą). Cette activitĂ© se dĂ©roule en gĂ©nĂ©ral dans les fermes (èŸČ朒) de mi-septembre Ă  fin octobre.

DĂ©part en bus vers 10h direction le lieu de rĂ©colte, la ferme Arasui (ă‚ă‚‰ă™ă„ă‚‚æŽ˜èŸČ朒), situĂ© Ă  Joyo (ćŸŽé™œćž‚) dans la prĂ©fecture de Kyoto (äșŹéƒœćșœ) Ă  environ 40 minutes de route, au milieu des champs et des zones industrielles. Dans des fermes comme celle-ci, il est possible d’y venir dĂ©terrer des patates. La rĂ©servation et la quantitĂ© souhaitĂ©e sont requises pour un prix Ă  partir de 380 „ environ.

Une fois arrivĂ©, les potagers sont prĂȘts, il n’y a plus qu’à creuser et dĂ©terrer les patates douces pendant une petite heure. Des patates douces en masse sont dĂ©terrĂ©es et chacun repart avec un lourd sac bien rempli. Alors lundi, qu’est-ce que ce sera pour le dĂ©jeuner ? Des patates ? Et mardi ? Des patates aussi ?!

‱ RĂ©colte de mikan (ăżă‹ă‚“ç‹©ă‚ŠđŸŠ)

En novembre, c’est la saison des mikan (mandarines) ! Et elles arrivent au bon moment avec le plein de vitamines pour se prĂ©parer Ă  affronter l’hiver ! Au Japon, la cueillette de mandarines, dit mikan gari en japonais (ăżă‹ă‚“ç‹©ă‚ŠđŸŠâœš), en devient une petite excursion scolaire amusante pour les petits en classe de maternelle des jardins d’enfants (ćčŒçššćœ’). C’est la sortie scolaire d’automne que l’on attend avec impatience chaque annĂ©e !

DĂ©part en bus dans la matinĂ©e. Le trajet se passe dans la joie, la bonne humeur et l’impatience de pouvoir dĂ©guster des mikan Ă  volontĂ© ! On chante, on lit un livre ensemble et on Ă©coute attentivement les consignes du professeur pour que l’excursion se passe dans le meilleur des mondes. ArrivĂ©s sur le lieu de rĂ©colte du cĂŽtĂ© de Katano (äș€é‡Žćž‚) 40 minutes plus tard, c’est l’école qui rĂ©gale et se charge des frais pour une rĂ©colte d’1h30 environ en dĂ©gustant Ă  volontĂ© (食ăčæ”ŸéĄŒ) et avec un sac de mikan en souvenirs (お期産). PrĂȘts, partez ! Les enfants et les enseignants se lancent librement dans la cueillette de ces agrumes doux et juteux. On repĂšre une belle mikan, on la cueille en faisant ăă‚‹ăă‚‹ăœă‚“ (guru guru pon, tourner et tirer), on mange. Puis on recommence ! Et on en mange tant qu’on veut ! On compare qui peut relever le dĂ©fi d’en manger le plus possible ! On prend des photos commĂ©moratives, une mikan Ă  la main en disant fiĂšrement Â« mikan gari Â» et on termine par un pique-nique sous un beau soleil.

Le temps est idĂ©al pour s’amuser encore un peu aprĂšs le dĂ©jeuner. Quelques minutes de rĂ©crĂ©ation avant de reprendre le chemin de l’école
 En mangeant des mikan ?!

De retour Ă  l’école en dĂ©but d’aprĂšs-midi, les enfants sont rĂ©compensĂ©s par un cadeau peu surprenant : un sac de mikan Ă  partager en famille ! FraĂźches et dĂ©licieuses, avant l’arrivĂ©e de l’hiver et des journĂ©es froides, c’est un plaisir de pouvoir faire le pleins de vitamines avec ces dĂ©licieux fruits de saison ! Chaque annĂ©e c’est un rĂ©gal et une joie d’en recevoir grĂące Ă  cette excursion quand on connaĂźt le prix des fruits au Japon.

Pas seulement pour les enfants, c’est une activitĂ© rĂ©pandue dans les diffĂ©rentes rĂ©gions du Japon, permettant de dĂ©guster de dĂ©licieuses mikan fraĂźches et sucrĂ©es dans un environnement naturel avec de beaux paysages aux alentours. En effet, il s’agit du fruit le plus rĂ©coltĂ© au Japon. Les prĂ©fectures de Wakayama (ć’Œæ­Œć±±çœŒ) et d’Ehime (愛ćȘ›çœŒ) sont connues pour leurs zones de productions rĂ©putĂ©es. Les mikan poussent dans les lieux ensoleillĂ©s et aĂ©rĂ©s. Les champs se situent donc le plus souvent sur des collines faisant face Ă  la mer. L’emplacement avec vue sur la mer ou les montagnes en fait un des attraits de cette activitĂ©.

Bien sĂ»r, celle-ci ne se fait pas librement sans autorisation prĂ©alable ni gratuitement. Rendez-vous dans une ferme (èŸČ朒) proposant la rĂ©colte. Le prix de la chasse Ă  la mikan varie selon certaines conditions : dĂ©gustation Ă  volontĂ© pendant la rĂ©colte (食ăčæ”ŸéĄŒ), souvenirs inclus (お期産), barbecue ou pique-nique possible
 Comptez de 500 „ Ă  3 800 „ environ pour une rĂ©colte durant entre une heure et quatre heures.

LassĂ©s des mikan vendues en supermarchĂ©, profitez de la saison automne-hiver pour aller en rĂ©colter prĂšs de chez vous et bĂ©nĂ©ficier d’un meilleur gout et de leur fraĂźcheur !

@kimi_no_blue_travel

Sortie scolaire pour aller cueillir des mandarines ! En japonais, ça s’appelle #mikan gari (みかん狩り). #æ—„æœŹ #みかん #みかん狩り #japan #schooltrip #kansai #é–ąè„ż

♬ Lo-fi hip hop – NAO-K
‱ Spectacle de NoĂ«l (クăƒȘă‚čマă‚čç™șèĄšäŒš)

DĂ©cembre est bien entendu le mois oĂč, aprĂšs les festivals de sport (é‹ć‹•äŒš), les Ă©coles organisent un spectacle de NoĂ«l (クăƒȘă‚čマă‚čç™șèĄšäŒš) ou plus grandiose encore, un concert de NoĂ«l (クăƒȘă‚čマă‚čéŸłæ„œäŒš) !

MĂȘme si au Japon, NoĂ«l ne se fĂȘte pas spĂ©cialement dans le cadre familial et sans suivre la tradition occidentale, pour les enfants, c’est une occasion d’interprĂ©ter des chants de NoĂ«l. Chaque Ă©cole a son programme et le contenu inclut des mini piĂšces de théùtre basĂ©s sur des contes pour enfants cĂ©lĂšbres ou les dessins animĂ©s Disney avec des chants, des dĂ©cors et des costumes rĂ©alisĂ©s par les enfants eux-mĂȘmes et leur professeur, des interprĂ©tations de chansons sur le thĂšme de NoĂ«l en anglais, pour terminer bien sĂ»r par les traditionnels chants de NoĂ«l !

‱ Fabrication de mochi (é€…ă€ă)

C’est la fin de l’annĂ©e ! C’est donc la pĂ©riode oĂč l’on fait du mochi (逅), ce fameux gĂąteau de riz gluant que l’on retrouve dans certains desserts japonais. Sa prĂ©paration assez longue avec des ustensiles spĂ©ciaux est une tradition qui se perd un peu mais qui a toujours lieu Ă  l’approche et pendant les fĂȘtes du Nouvel An dans les temples ou dans la rue, mais aussi dans les Ă©coles maternelles pour initier les plus petits Ă  la culture de leur pays tout en s’amusant. Le matin de l’Ă©vĂ©nement ou la veille, on prĂ©pare le riz Ă  mochi, appelĂ© mochi gome (糯米) dont plusieurs kilos sont rĂ©partis dans plusieurs marmites empilĂ©es les unes au dessus des autres.

RĂ©unis autour du mortier traditionnel (籓, usu), les enfants ont le privilĂšge de goĂ»ter ce mochi gome (糯米) avant de voir sa transformation en mochi. Pour l’Ă©tape de l’Ă©crasement du riz afin que les grains forment petit Ă  petit une pĂąte gluante et collante, les enseignants (de prĂ©fĂ©rence les hommes) prennent les commandes en binĂŽme : pendant qu’un frappe le mochi avec un gros pilon en bois (杔, kine), l’autre le remue avec de l’eau. Le mochi quasiment formĂ©, les enfants peuvent enfin s’essayer Ă  leur tour Ă  la fabrication. Avec un pilon plus lĂ©ger, ils frappent par deux le mochi en scandant la chanson du mochitsuki :

ășったん、ășったん ăŠă‚‚ăĄă€ă (pettan, pettan, omochitsuki)
aplatir, aplatir le mochitsuki
çŸŽć‘łă—ăăȘïœžă‚Œă€ășったんこâ™Ș (oishikunare, pettanko)
il devient dĂ©licieux, aplati 

Le mochi bien formĂ© d’une pĂąte visqueuse, chaque classe se met Ă  table pour former des petites boules et les saupoudrer de farine ou de poudre de kinako. Et on dĂ©guste en classe pendant le dĂ©jeuner et chacun ramĂšne un petit sac Ă  la maison pour rĂ©galer la famille !

Plus d’infos sur la fabrication de mochi dans l’article suivant :
La fabrication de mochi (é€…ă€ă)

‱ FĂȘte de NoĂ«l (クăƒȘă‚čマă‚č䌚)

On fĂȘte aussi NoĂ«l dans les Ă©coles maternelles. RassemblĂ©s dans le grand hall, on plonge dans l’obscuritĂ© quasi-totale pour allumer des bougies. Deux professeurs dĂ©butent la chaĂźne en allumant leur propre bougies avant de faire passer la flamme aux enfants de grande section, tous alignĂ©s. S’en suit un discours du directeur qui explique l’origine de NoĂ«l et les traditions de cette fĂȘte. Puis on chante des chansons, on cherche le pĂšre NoĂ«l qui arrive quelques secondes aprĂšs pour rĂ©pondre aux questions des enfants et offrir des cadeaux. Enfin, la petite fĂȘte termine encore en chanson, avec les professeurs rassemblĂ©s sur scĂšne, chacun assignĂ© Ă  un instrument de musique pour accompagner les mĂ©lodies chantĂ©es par les enfants.

※ TroisiĂšme trimestre (3ć­ŠæœŸ)

‱ Lancer de graines de haricots (è±†ăŸă)

Le dĂ©but d’annĂ©e et le troisiĂšme trimestre dĂ©bute ! DĂ©but fĂ©vrier, il y a Setsubun (節戆), que l’on appelle aussi la fĂȘte du lancer de haricots (è±†ăŸă, mamemaki) ! Cette tradition du mamemaki est une occasion pour les enfants de s’amuser tout en faisant fuir les forces nĂ©fastes incarnĂ©es par les mĂ©chants dĂ©mons (éŹŒ, oni) ! A l’Ă©cole, ces derniers sont reprĂ©sentĂ©s par les professeurs dĂ©guisĂ©s, mais chut ! Ca c’est un secret ! Ils envahissent la cour de l’Ă©cole et les enfants leur jettent les graines de haricots en criant « Oni wa soto! Fuku wa uchi! » (éŹŒăŻć€–ïŒçŠăŻć†…ïŒ, Dehors les dĂ©mons ! Dedans le bonheur !).

C’est une vraie partie de plaisir bien que les plus petits pleurent Ă  la vue des dĂ©mons. En plus de cela, ils confectionnent des masques de dĂ©mon mignons, effrayants et colorĂ©s qu’ils portent pendant le mamemaki.

Plus d’infos sur Setsubun dans l’article suivant :
Setsubun (節戆)

‱ Spectacle scolaire (ç™șèĄšäŒš)

À l’approche de la fin de l’annĂ©e scolaire, on planifie une reprĂ©sentation sur le thĂšme de la vie, Seikatsu Happyoukai (生掻ç™șèĄšäŒš) avec chants et performances musicales.

Des semaines chargĂ©es avec des rĂ©pĂ©titions quotidiennes pour atteindre la perfection le jour J, des professeurs strictes et des enfants parfois fatiguĂ©s. Mais on garde le moral et la motivation ! On encourage au mieux les troupes pour leur prouver qu’ils sont capables de faire de grandes choses Ă  leur bas Ăąge.

Le jour J, les classes montent sur scĂšne Ă  tour de rĂŽle pour interprĂ©ter des chansons en anglais et en japonais, accompagnĂ©s parfois d’une petite danse, avant de terminer par un orchestre. Des grands classiques aux chansons populaires du moment, comme Paprika, chanson officielle des Jeux Olympiques de 2020 Ă  Tokyo, les enfants chantent et jouent en rythme avec le sourire, guidĂ©s par leur professeur. Les parents sont fiĂšres de la performance et immortalisent le moment en photos et vidĂ©os.

Des visages radieux, des messages remplis d’émotions, c’est un beau spectacle qui rappelle l’arrivĂ©e prochaine du printemps et de la fin d’une riche annĂ©e scolaire de plus.

‱ Marathon (ăƒžăƒ©ă‚œăƒłć€§äŒš)

A vos marques, prĂȘts, partez ! Au Japon, les marathons sont trĂšs souvent organisĂ©s. Dans les grandes villes une fois par an pour en moyenne 6 heures de course sur une route d’une distance de 42 km mobilisant toujours plus de coureurs amateurs.

Ces courses Ă  pieds, au Japon, ça commence dĂšs l’Ă©cole maternelle ! Pour leur tout premier marathon, les enfants se rendent dans un vaste parc oĂč un parcours de course Ă  pied est possible. Les moyennes et grandes sections courent 2 km et les petites sections 500 mĂštres. ArrivĂ©s au parc, c’est d’abord l’Ă©chauffement avec les professeurs de sport, Ă©tape trĂšs importante pour Ă©viter les blessures, d’autant plus qu’Ă  cette pĂ©riode de l’annĂ©e, il fait encore assez froid ! Heureusement, le soleil est le plus souvent Ă  nos cĂŽtĂ©s.

Une fois bien Ă©chauffĂ©s, les enfants s’alignent au point de dĂ©part. Epreuve difficile pour certaines petits, ils ne lĂąchent rien pour autant et fournissent le maximum d’efforts. Les professeurs les encouragent, courent parfois avec eux pour les motiver jusqu’Ă  la ligne d’arrivĂ©e. La rĂ©compense pour ces efforts : du jus d’orange bien frais et une journĂ©e de repos le lundi suivant !

‱ Excursion avec les camarades (ä»Čé–“é è¶ł)

En effet, la fin de l’annĂ©e scolaire se rapproche, les grands Ă©vĂ©nement sont passĂ©s, on programme alors une petite sortie scolaire mĂ©ritĂ©e dans la matinĂ©e ! On se rend au parc pour s’amuser, profiter d’une petite ballade et terminer par un pique-nique. En japonais, on appelle cette petite excursion Ensoku (é è¶ł).

Pendant le trajet, le professeur occupe les enfants en expliquant le programme de l’excursion : ballade et amusement au parc, suivi d’un pique-nique. Le soleil n’est hĂ©las pas toujours au rendez-vous ce jour mais les enfants gardent le sourire !

L’excursion se passe au parc Shimin no Mori d’Hirakata (枚æ–čćž‚ćž‚æ°‘ăźæŁź) dont le nom signifie littĂ©ralement Â« la forĂȘt des citoyens Â». SituĂ© dans la partie nord d’Hirakata, c’est un parc verdoyant dans un quartier rĂ©sidentiel, construit sous le slogan Â« Ville de verdure, du soleil et de la culture Â» (緑ずć€Șé™œăšæ–‡ćŒ–ăźăŸăĄ) pour commĂ©morer le 35Ăšme anniversaire de la municipalitĂ©.

À l’arrivĂ©e, on prend des photos commĂ©moratives et c’est quartier libre, chacun profite des jeux du parc et s’amuse, bien qu’il fasse un peu froid. Puis on pique-nique tous ensemble. Chacun se rĂ©gale avec sa boite Ă  bento dont le contenu soigneusement prĂ©parĂ© par maman est aussi mignon que bon ! Enfin, on s’Ă©change des douceurs et sucreries.

Non loin de l’aire de jeux, se trouve la petite zone florale du parc avec les fleurs de saison en pleine floraison ! A cette pĂ©riode, il est possible d’admirer des fleurs de pruniers (æą…ăźèŠ±) de couleurs rouges (çŽ…æą…) et blanches (ç™œæą…) et des kawazu sakura (æČłæŽ„æĄœ, type de fleurs de cerisiers qui fleurit gĂ©nĂ©ralement de fĂ©vrier Ă  mars).

‱ Hina Matsuri (ăČăȘ焭り)

Bien qu’il s’agisse normalement d’une fĂȘte destinĂ©e aux petites filles, Hina Matsuri est Ă©galement cĂ©lĂ©brĂ© dans les Ă©coles maternelles. Le jour des festivitĂ©s, les poupĂ©es Hina (ăČăȘäșșćœą) sont exposĂ©es dans l’Ă©cole. Les enfants, qui ont profitĂ© de leurs cours d’arts plastiques pour crĂ©er Ɠuvres et des dessins sur le thĂšme de cette fĂȘte, sont pris en photos autour des poupĂ©es. Puis, ils dĂ©gustent dans la classe avec leurs camarades du zenzai (ぜんざい) prĂ©parĂ©s par les enseignants. Pour le dĂ©jeuner, c’est le chirashi sushi (ちらし毿揾) qui est servi au menu. Enfin, chaque enfant repart avec des hina arare (ăČăȘあられ) en cadeau !

Plus d’infos sur Hina Matsuri dans l’article suivant :
Hina Matsuri (ăČăȘ焭り)

‱ CĂ©rĂ©monie de remise des diplĂŽmes (ć’ćœ’ćŒ)

AprĂšs tous les Ă©vĂ©nements, festivals et sorties scolaires, le dernier rassemblement qui clĂŽture une riche annĂ©e scolaire de plus : la cĂ©rĂ©monie de remise des diplĂŽmes (ć’ćœ’ćŒ, sotsuen shiki). Aussi Ă©trange que cela puisse paraĂźtre aux yeux de non-japonais, au pays du soleil levant, on reçoit un certificat pour notre passage de l’Ă©cole maternelle Ă  l’Ă©cole primaire. Pour les Japonais, c’est une premiĂšre Ă©tape importante de franchie dans la scolaritĂ© des enfants et cette cĂ©rĂ©monie de remise est organisĂ©e pour marquer le coup !

VĂȘtu(e) de notre plus beau costume ou tailleur noir, ou encore d’un hakama (èąŽ, vĂȘtement de cĂ©rĂ©monie du type mariage, remise de diplĂŽme, etc
 assortis aux kimonos), les professeurs et enfants « diplĂŽmĂ©s » (捒朒慐, sotsuen-ji) se tiennent prĂȘts pour la cĂ©rĂ©monie planifiĂ©e un dimanche matin.

Les parents prennent place dans la salle. Tout est prĂ©parĂ© pour l’évĂ©nement, la scĂšne est dĂ©corĂ©e de fleurs, de jeux et divers objets en rapport avec la scolaritĂ©. Sous un doux son de piano, les professeurs suivis des enfants entrent en salle pour prendre place Ă  leur siĂšge dĂ©signĂ©. Tout est orchestrĂ© de maniĂšre presque militaire ! Gestes dĂ©licats, rythmĂ©s et synchronisĂ©s, inclinaison dĂšs que l’on se lĂšve et se prĂ©sente au public ou quand on doit passer quelque chose Ă  une autre personne.

Le directeur (ćœ’é•·, enchĂŽ) monte ensuite sur scĂšne pour remettre le certificat, une magnifique calligraphie. Les enfants sont appelĂ©s par leur nom complet pour recevoir le leur. Ici aussi, les gestes sont prĂ©cisĂ©ment Ă©tudiĂ©s : on s’avance, lorsque le directeur fĂ©licite l’élĂšve (おめでべう, omedetou en japonais), ce dernier le prend avec les deux mains, bras tendus et tout en s’inclinant rĂ©pond « merci beaucoup Â» (ă‚ă‚ŠăŒăšă†ă”ă–ă„ăŸă™, arigatou gozaimasu). Il recule de deux pas, met le certificat sous le bras droit et se retire sous les applaudissements du public. Les professeurs en charge de ces petits diplĂŽmĂ©s reçoivent Ă©galement une rĂ©compense pour leur travail.

D’autres discours suivent, livrĂ©s avec nostalgie et Ă©motions dans un silence religieux, si bien qu’on se croirait presque Ă  des funĂ©railles. Quelques larmes coulent sur les visages des professeurs Ă©mus et de quelques parents. Enfin, le personnel de l’école se rassemble devant la scĂšne pour recevoir un bouquet de fleurs (花束) remis par les Ă©lĂšves.

La cĂ©rĂ©monie termine en chansons ; l’hymne de l’école et de la cĂ©rĂ©monie de fin d’annĂ©e, interprĂ©tĂ©es par les enfants face Ă  leurs parents avant de quitter la salle sous le mĂȘme son de piano qu’à l’entrĂ©e. Ils regagnent leur salle de classe pour les derniers instants avec leur professeur et pour se remĂ©morer l’annĂ©e passĂ©e et prendre les derniĂšres photos souvenirs. Il est midi, c’est l’heure des au revoir (ăŠèŠ‹é€ă‚Š) et de quitter l’école : accompagnĂ©s de leurs parents, les petits diplĂŽmĂ©s passent sous une arche de fleurs (ă°ă‚‰ăźă‚ąăƒŒăƒ), reçoivent un petit pot de fleurs et les manju de commĂ©moration (焝鄅頭, iwai manju) et saluent une derniĂšre fois tous les professeurs.

Une matinĂ©e riche en Ă©motions et aussi en larmes. Pour les professeurs ce sont des au revoir bouleversants car leurs Ă©lĂšves, qui ont terminĂ© leur annĂ©e en tant que Nen-chĂŽ, quittent l’école maternelle pour rejoindre l’école primaire dĂšs la rentrĂ©e d’avril. Les petits deviennent grands, c’est une Ă©tape de franchie et on leur souhaite le meilleur et surtout un avenir radieux ! Encore une fois, omedetĂŽ (おめでべう, fĂ©licitations) !

‱ CĂ©rĂ©monie de fin d’annĂ©e (ç”‚æ„­ćŒ)

Si les enfants de grande section maternelle ont cĂ©lĂ©brĂ© leur fin de scolaritĂ© Ă  l’Ă©cole maternelle et reçu leur certificat, les petites et moyennes sections ont droit eux aussi Ă  leur cĂ©rĂ©monie pour fĂȘter la fin de l’annĂ©e (ç”‚æ„­ćŒ, shĂ»gyĂŽ shiki) ! Pas aussi royale que la cĂ©rĂ©monie de remise des diplĂŽmes, mais tout aussi orchestrĂ©e et bien prĂ©parĂ©e.

La cĂ©rĂ©monie dĂ©bute par l’entrĂ©e des enfants sous une mĂ©lodie rythmĂ©e au piano accompagnĂ©e des applaudissements des parents et professeurs. Bien vĂȘtus de leur uniforme, bien coiffĂ©s, ils interprĂštent l’hymne de l’Ă©cole qu’ils ont chantĂ© chaque matin dans la salle de classe tout au long de l’annĂ©e. Puis le directeur livre un discours (ćœ’é•·ć…ˆç”ŸăźăŠè©±) pour fĂ©liciter les enfants et faire une rĂ©trospective de l’annĂ©e passĂ©e. Les enfants qui quittent l’Ă©cole pour raison personnelle (退朒慐) ou encore les professeurs (退職者) sont Ă©galement annoncĂ©s si il y en a. Trente minutes plus tard Ă  peine, les enfants regagnent leur salle de classe avec leurs parents pour leurs derniers instants en compagnie de leurs camarades et leur professeur avant de profiter des vacances de printemps (æ˜„äŒ‘ăż) bien mĂ©ritĂ©es !

Une autre annĂ©e s’achĂšve, un chapitre de plus se termine, une page se tourne. Rendez-vous vous en avril pour une nouvelle annĂ©e scolaire !


♫ Un article = Une chanson â–ș SF9 â€“ Fanfare