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▶ Country Roads : Kimi no Nikki (juin 2021)

Un mois qui n’est pas toujours redevable niveau santé ! Avec l’arrivée de la saison des pluies (梅雨), de l’humidité, des journées tantôt chaudes, tantôt plus fraiches, la climatisation très forte de retour dans les transports et magasins, il est très facile d’attraper un rhume ! La saison des pluies est arrivée tôt dans le Kansai, mais n’a pas été continue et coupée entre des journées ensoleillées ou simplement nuageuses.

Mais juin reste un mois encore assez supportable globalement au niveau du climat. Les journées ensoleillées arrivent petit à petit sans trop d’humidité. On profite un maximum avant le passage à l’été infernale japonais.

※ Les articles à consulter ce mois 📔

• 健康・Santé •

🦻 Aller chez l’ORL (耳鼻咽喉科医院) 🦻

🦷 Aller chez le dentiste (歯科医院) 🦷

• イベント・Évenements •

🏫 Les événements scolaires (学校行事) 🏫

• 飲食・Manger & Boire •

🦀 Kani Douraku (かに道楽) 🦀

🍱 Les restaurants Teishoku (定食屋) 🍱

• 旅行・Voyages •

⛰️ Osaka Hiking Adventure : Les Forêts préfectorales d’Osaka (大阪府民の森) ⛰️

※ La vidéo à visionner ce mois 🎥

🥙 La spécialité du jour「Hiroshimayaki」(本日の名物 「広島焼き」) 🥙

※ Dans ma vie Nippone 🇯🇵

• Quoi de neuf Docteur ? •

Juin ne m’a pas fait de cadeau niveau santé. Les changements brutaux de température, la remise en marche de la climatisation très forte dans les transports, je ne connais pas l’origine mais comme souvent à cette période j’attrape un rhume. Et celui-là était coriace. Faut dire qu’en travaillant sans cesse sans vraiment bien se reposer, ça aide pas non plus. Mais ce rhume refusait de partir après deux semaines malgré la prise de médicaments, pire, ça a tourné en otite ! Et qu’elle était douloureuse ! La douleur si forte, avec le rhume qui ne se calmait pas, des douleurs à la tête qui se déclenchaient dès que je me mouchais… Deux visites chez l’ORL et incapable de me rendre au travail pendant trois jours.

Au Japon, ce n’est pas cool de tomber malade, les arrêts de travail n’étant pas prescris pour ce genre de pathologie et les congés maladie inexistants. Ce fut long de se remettre de cette merde. J’ai repris le travail sans être entièrement rétablie. J’ai fait au mieux sans tenter de pousser trop, au risque de retomber aussitôt très malade.

D’ailleurs j’étais curieuse de voir quel comportement adoptaient les Japonais quand un collègue tombé malade est de retour. La plupart restent impassibles (lol), mais certaines personnes prennent la peine de demander comment ça va et de souhaiter un bon rétablissement. Quand même, un peu d’empathie ! Dans mon cas, la palme revient aux enfants qui m’ont soit écrit un petit mot, soit montré leur joie de me revoir en me faisant un câlin, ce qui touche beaucoup et redonne la motivation ! Enfin, question de formalité, à votre retour, il faut passer dans le bureau du directeur ou supérieur pour lui annoncer notre retour et notre état de santé.

Même si vous vous sentez en pleine forme, ne négligez pas votre santé et accordez-vous des petits soins de temps en temps pour prévenir les maladies. Pour en savoir plus sur la santé au Japon, rendez-vous sur cette page : 健康・Santé. Kimi, elle a presque déjà tout fait au Japon, entre médecin généraliste, dentiste, ORL… Et elle vous explique comment ça se passe !

• 6 ans au Japon・日本で6年間が経った •

Il y a 6 ans, je m’installais au Japon ! 6 ans après mon arrivée à Tokyo avec deux valises, un PVT en poche, l’excitation et la joie, de nombreux rêves et projets à réaliser, je suis toujours là, au Japon. La Kimi âgée à l’époque de 25 ans ne s’imaginait pas aller aussi loin 😂. Du moins elle était loin de s’imaginer les péripéties, les aventures, les surprises et les déceptions, les problèmes qu’elle allait devoir surmonter.

Depuis mon premier visa, chaque année n’a jamais vraiment été la même et beaucoup de choses ont changé jusqu’à aujourd’hui. Quoi qu’il en soit, aujourd’hui, j’apprécie ma belle petite vie agréable dans le Kansai avec un travail enrichissant, un logement confortable, un mode de vie agréable, des loisirs, un petit réseau d’amis… J’ai passé une belle année encore.

Je ne vais pas répéter ce que j’ai déjà écrit dans l’article dédié à ces 6 ans. Si vous ne l’avez pas lu, je vous invite à le consulter !

• Parole et histoire de Gaikokujin !・外国人の言葉と物語 •

Mon aventure au Japon est passionnante et je le fais savoir sur Gaikokujin Stories, blog consacré aux francophones vivant au Japon. Pour la première fois, j’ai reçu l’opportunité de me livrer sur mon parcours et ma vie au Japon. J’avais beaucoup de chose à raconter et la personne derrière ce blog a très bien retranscrit mes mots. Un grand merci à elle pour son temps et surtout son intérêt envers mon histoire et mon blog ! L’article est à consulter sur le lien suivant : Le voyage bleu de Kimi au Japon


♫ Un article = Une chanson ► Hermes House BandCountry Roads

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▶ 22 juin 2021 ; 6 ans au Japon (日本で6年間が経った)

Je ne pensais pas atteindre les six ans de vie au Japon ces dernières semaines, tellement j’ai stressé en attendant mon nouveau visa après les soucis de dossier. D’ailleurs, la Kimi âgée à l’époque de 25 ans à son arrivée au Japon avec un PVT ne s’imaginait pas non plus aller aussi loin, je suppose 😂. Du moins elle était loin de s’imaginer les péripéties, les aventures, les surprises et les déceptions, les problèmes qu’elle allait devoir surmonter.

Depuis mon premier visa, chaque année n’a jamais vraiment été la même et beaucoup de choses ont changé jusqu’à aujourd’hui. Je n’avais pas les mêmes priorités, les mêmes rêves, les mêmes problèmes et préoccupations, j’avais moins confiance en moi, le Covid n’existait pas… J’ai eu un parcours semé de beaucoup d’embûches et je n’avais parfois pas le choix que de les franchir. Je me suis débrouillée et j’ai dû apprendre à davantage me surpasser seule. Il le faut quand la famille est à des milliers de kilomètres et tout simplement parce qu’on ne peut pas compter sur les autres, mais on peut toujours compter sur soi-même. Je me suis battue pour atteindre mes objectifs et réaliser mes rêves. Et même si je n’ai pas choisi la facilité, si j’ai du fournir beaucoup d’efforts, faire des sacrifices et me démerder seule au contraire de personnes auxquelles on leur a tout tendu ou avaient les bons contacts, j’ai très rarement échoué. Même si j’ai beaucoup douté ou me suis souvent découragée et remise en question.

On m’a demandé récemment si j’étais fière de mon parcours.

Fière… Je ne suis pas du genre à me valoriser et à me jeter des fleurs. Mais oui pour une fois j’ai envie de dire que je suis fière de tout ce que j’ai pu accomplir, en particulier quand mon entourage me le fait remarquer également et qu’à ma place, certains n’auraient jamais osé. Nous grandissons en prenant des initiatives plus audacieuses et en essayant d’apprendre de nos expériences de vie. Parfois, nous nous accrochons à nos espoirs, nous surmontons nos peurs, nous réussissons et nous échouons. Ca fait partie de la vie. Mais chaque expérience ouvre la porte à de nouvelles possibilités. Toutes les étapes franchies font partie du voyage de font de nous ce que nous sommes aujourd’hui. Et je suis aujourd’hui reconnaissante envers cette Kimi qui après tout ce parcours est devenue celle qu’elle est aujourd’hui. S’auto-complimenter, s’auto-féliciter, c’est aussi important pour être bien dans son corps et son esprit. J’ai appris à me rappeler que je n’avais pas que des défauts et que uniquement s’auto-critiquer ou se dévaloriser ne servait à rien. Non, il n’y aura pas toujours quelqu’un pour nous dire que nous sommes exceptionnel, génial, ou pour nous réconforter dans les moments difficiles. Mais il y aura toujours soi-même pour le faire.

On m’a demandé récemment si je regrettais d’être partie.

Mon plus grand regret aurait été de ne jamais être partie ! Un PVT on peut l’avoir qu’une fois dans sa vie. Il faut la saisir tant cette expérience nous apporte beaucoup personnellement. J’avais pourtant une vie stable en région parisienne : un CDI, un appartement, des loisirs, des sorties sympa à Paris, des super amis et collègues. J’ai tout laissé pour le Japon. J’étais jeune, sans conjoint, sans enfants, je n’avais pas cette contrainte contrairement à certaines de mes amies. C’était le moment d’y aller. Ce projet n’a jamais voulu quitter mon esprit, même si j’avais toujours la possibilité d’y voyager.

On m’a demandé récemment si quelque chose en France me manquait aujourd’hui.

Ça dépend de la chose en question. Le Japon a ses bons et mauvais côtés comme tout pays. Mais je m’y sens vraiment bien, en sécurité et surtout je sens que je suis moi-même. Je peux aussi me rendre dans des endroits qui me rappellent un peu mon pays. Ce qui me manque le plus, ce sont mes proches. Si j’avais le pouvoir de les amener tous ici, je le ferais.

Quoi qu’il en soit, aujourd’hui, je me trouve encore au Japon avec une vie de construite : un travail, un logement, un mode de vie confortable et agréable, des loisirs, un petit réseau d’amis… J’ai passé une belle année encore. Donc comme d’habitude, faisons le bilan de cette belle année :
– J’ai repris le tennis dans un club.
– J’ai joué au jeu Suika Wari (スイカ割り) à l’école où je travaille, expérimenté la récolte de patates (芋掘り), de mikan (みかん狩り), de fraises (いちご狩り) et célébré d’autres fêtes traditionnelles comme Setsubun (節分) et Hina Matsuri (ひな祭り). Beaucoup d’événements qui rendent l’année scolaire au Japon enrichissante et passionnante !
– J’ai fêté le Tanabata (七夕) chez moi en décorant une branche de bambou feuillue et en écrivant des vœux.
– J’ai expérimenté le Taichi (太極拳).
– J’ai refait un road trip et cette fois je suis allée jusqu’à Shirakawago (白川郷), Kanazawa (金沢) et la péninsule de Noto (能登半島).
– J’ai passé un court mais très bon séjour à Tottori (鳥取), et pour une fois je ne voyageais pas seule.
– J’ai fait une balade à chameau dans les dunes de Tottori (鳥取) et du kayak au bords des côtes d’Ajiro (網代).
– J’ai fait un road trip à Shikoku (四国) en passant par l’île d’Awaji (淡路島).
– A défaut de ne pas avoir pu faire le Mont Fuji une quatrième fois, j’ai escaladé d’autres petites montagnes : le mont Maya (摩耶山) à Kobe (神戸), le mont Kyusho (久松山) à Tottori (鳥取), le mont Tsurugi (剣山) à Shikoku (四国), le mont Hiei (比叡山) à Kyoto (京都), le mont Misen (弥山) à Miyajima (宮島), le mont Konozan (交野山) à Katano (交野)…
– J’ai exploré les forêts et parcs naturels de la préfecture d’Osaka (大阪府民の森)
– J’ai fini par prendre goût aux voyages en voiture et à scooter, malgré les limites de vitesse pitoyables et la conduite catastrophique des gens du Kansai. J’ai entre autres voyagé jusqu’à Izumo (出雲) et la préfecture de Mie (三重県) à bord d’une titine confortable !
– J’ai renouvelé mon passeport (qui n’est pas prêt de me servir pour voyager…)
– Je n’ai pas fêté seule mon anniversaire malgré la pandémie. Je me suis offerte en cadeau un pass annuel à Universal Studios Japan.
– J’ai passé le TOEIC afin d’affirmer mes capacités à enseigner l’anglais (et parce que je n’avais jamais eu l’occasion de le passer).
– A défaut de ne pas avoir pu renter en France, j’ai passé les fêtes de fin d’année à Tokyo dans ma famille japonaise et passé du bon temps avec mes amis Tokyoïtes.
– Ma santé pas toujours au top m’a obligé à rendre visite au médecin, au dentiste, à l’opticien et l’ORL. Sinon tout va bien.
– J’ai visité le parc SUPER NINTENDO WORLD de Universal Studios Japan plusieurs fois. Je me suis en moyenne rendue une fois par mois au parc pour rentabiliser mon pass.
– J’ai suivi la tradition japonaise et offert des chocolats de Saint-Valentin à tous les hommes de mon entourage. Et pour le White Day, j’en ai même eu en retour !
– J’ai fêté un Hanami pluvieux au parc du château d’Osaka. Les cerisiers en fleurs étaient quand même magnifiques.
– J’ai voyagé à Hiroshima (広島) et Miyajima (宮島).
– J’ai visité le parc Banpaku Kinen (万博記念公園) et la tour du Soleil (太陽の塔).
– J’ai accompli une année en tant que professeure en charge de l’anglais dans une école maternelle. Loin du poste de simple assistante ! J’ai passé une année un peu difficile, parfois très stressante et éprouvante. Je n’avais pas imaginé l’ampleur des difficultés et avais sans doute surestimé mes capacités. A la fin de l’année scolaire, j’ai eu du mal à réaliser être parvenue à compléter une année scolaire entière !
– J’ai renouvelé mon visa travail et obtenu un nouveau visa de 5 ans !

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Et comme toujours, il y a encore beaucoup de choses que je souhaite accomplir :
– Escalader le Mont Fuji, encore une fois
– Passer un week-end à la péninsule d’Izu
– Faire une excursion au Mont Mitake, au Mont Tsukuba, à la vallée Yushin (quand le circuit sera à nouveau ouvert), aux Cascades Kegon de Nikko, à Shosenkyo Gorge, au lac Miyagase…
– Faire un tour en hélicoptère à Maihama
– Voir un spectacle de Kabuki
– Assister à un match de Sumo
– Continuer à tester des restaurants, cafés et Izakaya (avec ou sans amis haha)
– Visiter Hamamatsu et Samantha Martha
– Assister à une vraie cérémonie de thé
– Assister au Sapporo Snow Festival, au festival de Tsurugaoka Hachimangu à Kamakura, au festival du Tanabata à Sendai
– Aller à Hakone, Okinawa, Ishigaki, Shizuoka, Kyushu, Nagasaki, Goto, Tochigi et pleins d’autres endroits magnifiques du Japon
– Visiter Okuno-shima (大久野島), l’île aux lapins
– Assister au Oji Fox Parade pour le Nouvel An
– Visiter le jardin Sankeien en automne et au printemps
– Faire un voyage à Hong Kong, aux Philippines, à Hawaii, à Bali, au Vietnam…
– Réussir le JLPT N2
– Faire du rafting

Je souhaite que la crise sanitaire que nous traversons depuis plus d’un an s’améliore, qu’on retrouve la vie normale que l’on a toujours connu pour pouvoir accomplir tous ces petits projets. Avec mon nouveau visa travail, je suis encore là pour au moins 5 ans. J’ai au moins 5 ans pour continuer à faire des découvertes et à profiter du Japon.

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▶ Lost in the Echo : Kimi no Nikki (mai 2021)

Osaka - Banpaku Kinen Park - Flower Hill (1)

Un mois de mai qui a commencé comme toujours par la Golden Week. Mais cette année aussi, elle fut bien triste en raison de l’État d’Urgence de déclaré, recommandant de ne pas sortir sauf en cas de nécessité et de ne pas se déplacer entre les préfectures. Voyages annulés, des Shinkansen majoritairement vides, des attractions et endroits touristiques fermés… La Golden Week se passait à domicile pour la deuxième année consécutive.

Il y a heureusement le retour du soleil pour remonter le moral un peu. Sauf que la plupart du temps il préfère passer son weekend ailleurs et nous laisser la pluie et les nuages. Pire, avec trois semaines d’avance, c’est la saison des pluies, tsuyu (梅雨) qui s’est pointée avec averses torrentielles interminables et une humidité qui dépasse les 300 % ! Du coup, la plupart des weekends se sont passés à la maison et on craint ce que réservera juin niveau météo.

Bref, en mai, on n’a pas toujours fait ce qui nous plaisait !

※ Les articles à consulter ce mois 📔

• ビザ・Visa •

💼 Obtenir un Visa Travail (就労ビザの取得) 💼

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💳 Renouvellement du Visa Travail (就労ビザの更新) 💳

• イベント・Évenements •

🏫 Les événements scolaires (学校行事) 🏫

• 極楽・S’amuser •

🌞 Parc Banpaku Kinen (万博記念公園) 🌞

※ Dans ma vie Nippone 🇯🇵

• Tokyo Golden Week・東京ゴールデンウイーク •

Maintenant que le mois est passé je peux le dire, j’ai passé ma Golden Week à Tokyo. Alors oui ce n’est pas intelligent en pleine pandémie et État d’Urgence mais j’assume ! Quand on est expatrié, sans pouvoir rentrer au pays, la présence des amis proches est un indispensable pour garder le moral. Et je n’allais pas manquer l’occasion de passer un peu de temps avec eux, qui sont toujours à Tokyo. Surtout quand certains quittent le Japon pour d’autres aventures. Donc oui je suis allée à Tokyo pour la Golden Week. Le temps n’a pas toujours été au top et les activités assez limitées avec l’État d’Urgence. Mais j’ai réussi à varier les plaisirs et à voir quelques amis. Ça fait une bonne coupure, ça nous requinque pour la reprise du boulot 😊.

• Nouveau visa travail・新しい就労ビザ •

Plus de deux longues semaines d’attente. De l’impatience et du stress. Mais enfin ! Après avoir envoyé les papiers manquants pour compléter mon dossier de demande de renouvellement de visa, ENFIN, la petite carte postale arrivait dans ma boîte aux lettres ! Je n’ai pas perdu de temps, le jour suivant, un matin pluvieux, avec un bon rhume, je me rendais au bureau d’immigration.

Avec mon travail et mes classes que je ne peux pas me permettre d’annuler, j’ai dû y aller le plus tôt possible pour ne pas attendre trop longtemps. Je suis arrivée une heure avant l’ouverture et j’étais la première parmi ceux étant venus récupérer un visa. Ce fut cependant le pompon ! J’étais arrivée en avance pour être sûre de passer la première et ne pas rester trop longtemps. J’avais bien fait ! J’avais un mauvais pressentiment au niveau de la photo, je ne sais pas pourquoi cela m’est venu d’un coup mais en effet, ça n’a pas loupé. Connaissant les Japonais, ils n’allaient pas accepter ma photo qui était la même que celle sur mon passeport renouvelé en novembre, soit six mois avant. Hors il faut une photo datant de moins de 3 mois. Je pensais économiser une photo mais finalement non ! Ils m’ont obligée à aller refaire des photos d’identité pour finaliser les procédures.

Kimi en chie toujours pour parvenir à ses fins mais au final, au bout de 20 minutes, mon numéro était appelé et on me rendait ma nouvelle carte de résident avec une durée de… 5 ans !! Incroyable ! Je ne m’attendais pas à tant ! Quel bonheur de voir que je vais encore pouvoir profiter de ce beau pays encore 5 ans ! Le chemin se poursuit vers d’autres destinations. De nouvelles aventures se profilent à l’horizon !


♫ Un article = Une chanson ► Linkin ParkLOST IN THE ECHO

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▶ Let’s Start Again : Kimi no Nikki (avril 2021)

On entame une nouvelle rentrée pleins d’énergie et de motivation après quelques jours de repos. Les journées ensoleillées et plus douces étant de retour, les randonnées et excursions dans la nature sont à nouveau au programme des weekends. Quel bonheur de revoir un soleil radieux ! Ça donne le sourire et du baume au cœur !

※ Les articles à consulter ce mois 📔

• ビザ・Visa •

💳 Renouvellement du Visa Travail (就労ビザの更新) 💳

• イベント・Évenements •

🏫 Les événements scolaires (学校行事) 🏫

• 極楽・S’amuser •

🎢 Universal Studios Japan (ユニバーサルスタジオジャパン) 🎢

• 料理・Cuisine •

🥐 Croissant-Sandwich (クロワッサンサンドイッチ) 🥐

※ Dans ma vie Nippone 🇯🇵

• 就労ビザの更新・Renouvellement du visa travail •

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Mon visa de 3 ans arrive à la fin de sa période de validité ! 3 années de plus de passées très vite ! Cependant, ce n’est pas évident, si ce n’est mendokusai (面倒くさい, chiant) de replonger dans l’administratif pour préparer un nouveau dossier. D’autant plus qu’entre temps j’ai changé d’employeur. Mais heureusement, j’ai un bon directeur qui a pris l’initiative de m’accompagner à l’immigration avec sa voiture ! Aucun frais, de l’aide pour la communication en japonais et le déjeuner offert dans un restaurant de Udon-Soba en réconfort après l’effort !

En arrivant au bureau d’immigration de la préfecture d’Osaka vers 12h30 je craignais d’en avoir pour des heures, voire jusqu’à la fermeture à 16h00. Il y avait pas mal de monde, mais bien moins que la normale. Et en 30 minutes, c’était fait !

Bon le seul problème, et c’est une première, c’est qu’avec mes horaires de travail, on s’est un peu précipité pour aller au bureau quand je n’étais pas occupée à faire mes classes. Et, je croyais que mon directeur avait géré pour les documents mais au final, pas tout à fait ! Deux semaines après la demande, je recevais un courrier de l’immigration… Ce n’était pas la carte postale attendue mais une enveloppe. Panique… ! Je commençais à me dire que ma demande d’extension de période de séjour avait été refusée. Dans ma tête, beaucoup de choses se sont immédiatement chamboulées. « Il faut que je rentre, ça y est, je dois quitter le pays… Mais je n’ai pas envie.. Oui, malgré la crise sanitaire qui perdure, non je n’ai pas envie de rentrer maintenant ! Bon, plus de peur que de mal ! C’était juste une lettre pour me prévenir qu’il manquait certains documents et qu’il fallait que je les renvoie au plus vite dans les deux semaines suivantes.

Avec mon directeur, toujours prêt à apporter son aide (il a téléphoné à l’immigration pour avoir plus de détails), nous avons rapidement réuni les documents et renvoyé le tout par la poste. Mais je garde un mauvais pressentiment concernant la durée de mon contrat. Je crains de retomber à seulement un an de visa car j’ai changé d’entreprise et que je ne suis pas sous un contrat de trois ans… Bref, maintenant, je peux que prendre mon mal en patience et attendre.

• Stay positive 💪 •

J’ai décidé de commencer ce mois de manière positive et en partant du bon pied ! Pourtant je suis allée à la cérémonie d’entrée de l’école à reculons. Mais j’ai repensé à toutes les bonnes choses que m’apporte ce travail et j’ai finalement préparé la rentrée avec joie et impatience. Et surtout grâce à cette motivation, je réalise les tâches avec le sourire et de manière plus efficace et organisée, puisque que je l’ai déjà fait il y a un an.

Je souhaite que cette bonne humeur et cette motivation continuent ainsi ! Tout semble plus facile et plus agréable dans cet état d’esprit !


♫ Un article = Une chanson ► ONE OK ROCKRenegades

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▶ Velonica : Kimi no Nikki (mars 2021)

Hanami - Osaka Castle Park (2)

Le mois de mars est marqué, comme à chaque année, par l’arrivée toujours plus avancée des fleurs de cerisiers et aussi du printemps. Un printemps encore un peu timide cependant. En effet, il fait encore assez froid une fois la nuit tombée. Difficile de couper le kotatsu, de ranger les couvertures et de retirer les vêtements d’hiver du placard. Il faudra patienter encore un peu !

Mars est aussi le dernier mois de l’année fiscale, de l’année scolaire et celui où les employés vont généralement quitter leur entreprise pour un départ en retraite par exemple. Cela donne lieu à l’organisation de pots de départ, dit sōbetsu-kai (送別会, littéralement « fête d’adieu »). On fait le bilan et on prépare la rentrée d’avril !

※ Les articles à consulter ce mois 📔

• イベント・Évenements •

💐 White Day (ホワイトデー) 💐

🏫 Les événements scolaires (学校行事) 🏫

• 文化&伝統・Culture & Traditions •

🎎 Hina Matsuri (ひな祭り) 🎎

※ Dans ma vie Nippone 🇯🇵

• 幸せになるようにそんな多いことがかからない・Il en faut peu pour être heureux •

Osaka - View from Osaka Fukushima Tower (1)

Revoir des amis après de longs mois passés, profiter de délicieux plats, admirer la vue splendide sur Osaka depuis les hauteurs d’un immeuble… Pas besoin de plus pour passer un bon dimanche frais du mois de mars !

J’ai enfin revue une de mes meilleures rencontres dans le Kansai ; mon amie vietnamienne. Elle m’a accueillie dans son nouvel appartement, situé au 35ème étage d’un immeuble chic et moderne, où la vue sur Osaka, Kobe et même l’île d’Awaji à l’horizon est incroyable ! On pourrait rester assis des heures face à la baie vitrée, à admirer le paysage, urbain, certes, mais tout de même beau avec la mer et les montagnes. J’ai pu goûter à la cuisine vietnamienne de sa maman qui nous a préparé de délicieux Goi Cuốn (生春巻き, rouleaux de printemps) et un bon bol de bún mọc (nouilles aux vermicelles servies dans un bouillon à base de porc et de champignons). Pour le dessert, je lui ai fait découvrir le flan et elle a adoré !

Que ça fait du bien de passer du bon temps avec ses proches amis quand on est expatrié !

• 1年間お疲れ様でした・Bon travail •

L’année scolaire a pris fin. Première année en tant que professeure d’anglais, en poste principal et non en tant qu’assistante. Je ne réalise pas d’être parvenue à compléter une année scolaire entière ! Je suis à la fois heureuse et triste. D’habitude je suis plutôt du genre à me sous-estimer. Mais cette fois, je crois que je me suis surestimée. J’avais envie de challenge et j’ai foncé pour décrocher ce poste sans savoir tout ce qui m’attendait et sans connaître toute la liste des tâches à accomplir.

Ça a été dur. Car à la base il s’agit d’un poste destiné à un(e) Japonais(e). J’avais donc la tâche en plus de me concentrer sur la compréhension et l’utilisation du japonais, en plus de m’habituer aux manières japonaises.

Et en plus de ça, j’ai réalisé et constaté bien des choses dans le travail au Japon et dans l’attitude des Japonais. Des bonnes, comme des (très) mauvaises. Parfois des surprises et des déceptions.

Travailler avec des Japonais n’est pas toujours facile et ça demande une certaine force psychologique et un contrôle de ses émotions. La méditation aide pas mal à voir les choses différemment. À voir les choses positives. Je me suis beaucoup rabattue sur cette activité pour tenir le coup mentalement. Après, tout dépend de notre caractère bien sûr. Je sais que pour moi, ce n’est pas une chose fun et facile et que j’ai souvent besoin de prendre du recul, de prendre le temps d’analyser et d’accepter les choses telles qu’elles sont. En tout cas, c’est sûr, je ne travaillerai pas au Japon jusqu’à ma retraite. À moins de je tombe sur une bonne surprise, mais il y a peu de chances à mon avis 😊.

Mis à part ça, le travail en lui-même reste enrichissant. Je n’ai pas arrêté de me dire que mon japonais ne progressait pas malgré ce travail et parce que je n’ai plus trouvé le temps ni la motivation pour étudier sérieusement, mais en regardant bien, j’ai acquis de nouvelles notions et ça demeure toujours un plaisir d’en apprendre plus à travers mon travail. Bien sûr si je veux tenter le JLPT N2, je vais quand même devoir bosser à fond. Mais j’entends mes collègues et les enfants parler tous les jours, je lis et traduit les lettres de l’école… Si au début c’était fatigant pour mon cerveau, c’est maintenant devenu familier. Je suis heureuse d’en apprendre davantage tous les jours. C’est motivant et stimulant !

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Je repars pour une année. Curieuse de voir si elle sera aussi difficile et si je la passerai avec plus de facilité et de confiance.

• ホワイトデー・White Day •

La pauvre célibataire que je suis qui déteste la Saint-Valentin en France pourrait bien apprécier la version japonaise de cette fête ! Elle a beau être ultra commerciale et très porté sur la hiérarchie et des règles , pour moi qui n’ai pas de petit ami avec qui passer ce moment, je ne me sens pas pour autant seule et envieuse.

J’ai décidé de suivre cette fois la tradition japonaise de la Saint-Valentin en offrant donc des chocolats aux hommes de mon entourage : mon directeur, mes collègues masculins, et mes amis les plus proches ici. Eh bien pour White Day, j’ai eu droit à mon lot de cadeaux et de chocolats de leur part. Même si c’est parce « c’est la tradition », j’apprécie le geste, ça fait toujours plaisir !

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• 花見・Hanami •

La floraison des fleurs de cerisiers a commencé fin mars, vers le 25 exactement. C’est toujours un spectacle aussi magnifique, faisant du printemps ma saison préférée au Japon.

Hanami - Hirakata - Yamahara Park (7)

Pas besoin d’aller loin ou dans les grands parcs bondés pour profiter pleinement du spectacle et du pic de floraison. À Hirakata, j’ai juste à faire deux pas pour me rendre au parc Yamahara (山原公園) où un grand cerisier magnifique fleurit chaque année. Il y a aussi Kuzuha Central Park (樟葉中央公園), le parc Yamadaike (山田池公園) et le chemin longeant la rivière Funahashi (船橋川緑道桜ロード), très souvent fréquentés mais avec d’aussi beaux cerisiers. Ces petits coins de Paradis font sans conteste le bonheur des habitants qui célèbrent Hanami lors de belles journées douces et ensoleillées.

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Je suis aussi allée jusqu’au parc du château d’Osaka alors que je célébrais Hanami avec des amis. Hélas, la pluie s’est invitée à notre fête. Mais cela n’a pas empêché le spectacle d’être aussi grandiose ! Des allées de cerisiers en fleurs à n’en plus finir ! Malgré la pluie, ça reste agréable à regarder.

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La vie est belle ! Vive le printemps 🌸


♫ Un article = Une chanson ► Aqua Timez – Velonica