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► Taking Off : Kimi no Nikki (février 2017)

Mon mois de février a été plutôt chargé ! Malgré mon séjour en France et à Busan qui ont fait un peu mal au porte-monnaie faut l’avouer, j’ai réussi à occuper mes week-ends en sortant avec les amis et en faisant quelques visites abordables !

4 février : Otsukaresama et Kanpai !

Boulot fini et week-end, comme c’est samedi soir, je rejoins un ami japonais pour manger et boire un coup à l’Izakaya. J’ai facilement adopté cette coutume d’aller avec les amis ou les collègues trinquer et déguster divers plats en discutant et rigolant pour se dire « Otsukaresama » après le boulot et avant de profiter pleinement de son week-end.

Comme je travaille à Jiyugaoka (à 10min en train de Shibuya, au sud ouest de Tokyo) nous sommes allés dans un des Izakaya du quartier, Ikkyu. C’est une chaîne et si vous prenez leur carte de fidélité à 300 yens, vous avez des réductions sur tous les plats et toutes les boissons 😉.

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Dans cet Izakaya, on peut avoir une table dans une zone non-fumeur car contrairement à chez nous, c’est toujours autorisé de fumer dans les lieux publiques, et les japonais fument beaucoup dans la soirée. Je puais bien la clope quand je travaillais à l’Izakaya à l’époque…

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On a mangé… beaucoup 😂 Karaage, tamagoyaki, yakitori, tempura au fromage, mochi frit… et pour le dessert, un pancake avec de la crème que l’on ajoute devant vous, jusqu’à 15cm de hauteur !

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Pour moi, ces soirées sont aussi une occasion de pratiquer mon japonais et d’en écouter aussi. Et c’est encore difficile sans dico car je retiens pas ce fichu vocabulaire ! 😣 Mais d’après mes amis, je m’améliore. Mouais…

En tout cas après un an et sept mois depuis mon arrivée, j’ai quand même progressé. Suffisamment pour réussir le JLPT N5 !! 🎉🎶 Yahoo enfin ! En rentrant, j’ai eu le plaisir de découvrir dans ma boîte aux lettres mon précieux certificat ! J’ai eu 159/180, j’ai réussi chaque partie à plus de 67% dont un sans-faute pour la partie écoute ! Je suis super contente !

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Prochaine étape : le N4 en juillet ! Comme les kanji sont plus nombreux et plus difficiles j’ai déjà commencé à les apprendre, je n’ai pas le choix si je veux réussir !

5 février : Yokohama sous la pluie

Une journée à Yokohama pour ce dimanche ! Mais la chose bien frustrante était qu’il pleuvait ce jour là alors que depuis mon retour il n’y avait pas eu une goutte de pluie ! POURQUOI DE LA PLUIE LE SEUL JOUR OÙ JE PEUX SORTIR ?! Va mourir le Japon avec ta météo de merde !

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J’ai retrouvé mon ami Shiro qui habite Yokohama et nous sommes allés au Strawberry Festival qui se tenait au Aka Renka Shoko (赤レンガ倉庫), deux grands bâtiments rouges brique qui abritent des petits magasins, restaurants et cafés. Je me suis rappelée que j’y étais passée cet été pendant le Pikachu Matsuri mais je n’avais pas tout vu. Cet endroit est en fait super pour faire du shopping et trouver des cadeaux sympas ! J’ai acheté un sweat mignon à un magasin qui s’appelle Laundry, situé au deuxième étage du bâtiment 2. Leurs vêtements et accessoires sont trop chou. Si vous aimez les chats en particulier, faites un petit tour dans ce magasin ! J’ai aussi acheté des petits souvenirs traditionnels chez Warakuya Okame. J’y retournerais à l’occasion !

Puis finalement, direction le Strawberry Festival juste à côté. Que vous raconter, la fraise est partout et sous toutes les coutumes. Il y a à la fois des accessoires et de la nourriture avec la fraise comme ingrédient principal : omelette, glace, crêpes, mont blanc, mochi… Pleins de bonnes choses que les japonais, venus entre amis ou en famille se mettent sous la dent ! Il y a aussi des attractions pour les enfants, un photo spot avec une fraise géante où on vous file un bonnet en forme de fraise pour la photo et pleins d’autres petits événements. Et bien sûr les magasins du Aka Renka Shoko font pour certains des éditions spéciales de leurs produits avec la fraise. Le festival avait lieu du 3 au 12 février cette année de 11h à 18h.

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Aka Renka Shoko (赤レンガ倉庫)
Adresse : 1-1 Shinkou, Naka-ku, Yokohama-shi, Kanagawa-ken
Accès : Bashamichi Station (Tokyu Toyoko Line) sortie 6

Comme c’était encore la période du Nouvel An Chinois, l’après-midi nous nous sommes rendus à China Town, dit aussi 中華街 (Chuukamachi). Les festivités les plus intéressantes avaient lieu le 28 janvier mais jusqu’au 5 février il y avait encore quelques petits spectacles. Nous avons pu voir une représentation de danse du lion et du dragon par des petits jeunes. C’était beau et surprenant à voir. Pour les lions ils étaient deux et pour les dragons ils étaient peut-être dix. C’est un sacré travail de synchronisation et de timing, si une personne se loupe dans les pas, c’est foutu !

On a regardé la première représentation, il y en avait d’autres après mais la pluie et le froid nous ont incités à aller manger un plat chaud dans un des nombreux restaurants chinois du quartier. On a pu manger un bon menu avec soupe, gyoza, yakisoba pour 800¥ 👍. On a fini par un petit tour dans le game center du coin pour échapper au froid et à la pluie incessante.

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Si vous en avez l’occasion, je vous invite à aller voir les festivités du Nouvel An chinois ou même tout simplement vous balader dans China Town. Ça en fait une des attractions à Yokohama. Les centaines de restaurants chinois sont parmi les meilleurs niveau qualité prix et pour découvrir les véritables spécialités. Il y a également des boutiques de souvenirs et le quartier est entouré de ses quatre portes (Nord, Sud, Est, Ouest) plus cinq supplémentaires au cœur de la zone, avec en plus le temple Kanteibyo qui, construit en 1873 par les résidents chinois, est dédié au Dieu chinois de la prospérité.

J’ai eu l’occasion de me rendre à China Town pour la première fois lors de mon voyage au Japon en août 2014. Vous pouvez voir quelques photos sur ma galerie Flickr !

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China Town (中華街)
Adresse : Yamashita-chō, Naka-ku, Yokohama-shi, Kanagawa ken
Accès : Motomachi Chukagai Station (Minato Mirai Line), sortie 1

14 février : Joyeux Saint Chocolat

Ce jour tout le monde le connait c’est la Saint Valentin ! Au Japon, c’est la journée où les femmes offrent des chocolats à leur bien-aimé.. mais aussi à tous les autres hommes qui les entourent (famille, amis, collègues, boss). « C’est obligatoire », m’a dit une de mes étudiantes. 😂 Il arrive aussi qu’entre amies on s’échange des chocolats. Deux étudiantes ont pensé à moi en ce jour. 💃🍫💑
Moi, en bonne française célibataire, je n’ai rien offert ! 😌😅

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La tradition veut que les hommes qui reçoivent des chocolats doivent offrir un cadeau plus cher aux femmes lors du White Day, le 14 mars !

19 février : 花見楽しみに🌸🍶✨

Comme souvent le dimanche, je fais mes courses dans mon habituel Aeon. Et en effectuant mes petits achats j’ai remarqué qu’avec l’approche du Hanami (la période des cerisiers en fleurs, appelés 桜 🌸 sakura), mon cher supermarché se mettait déjà au parfum ! J’ai donc déniché quelques produits au sakura 😊 : matcha, gâteau, yaourt, pancakes et assiettes 💕 bonne petite découverte pour une bonne stratégie marketing mais je ne peux résister au parfum du sakura.

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Et en fait, beaucoup de magasins et même les konbinis s’y mettent ! Quelques jours plus tard, j’ai vu divers produits ailleurs ! Le Hanami en devient un événement commercial… Les Sakura sont partouuuut !

Même chez Starbucks avec le Frappuccino et le Chiffon Cake.. au Sakura ! Et j’ai donc j’ai fini par aussi acheter des verres Sakura… Haha..

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Hâte d’être au Hanami 😍

20 février : Au paradis des fleurs

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Après un déjeuner à Shibuya je me suis baladée du côté d’Omotesando où j’y ai vu près de la station Nogizaka des fleurs de pruniers qui commençaient à pointer le bout de leur nez 😍. Puis direction Ginza pour voir une exposition d’Ikebana. Une de mes étudiantes m’avait offert un ticket.

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L’Ikebana (生け花) c’est l’arrangement floral japonais ! On le connait également sous le nom de kadō (花道), signifiant « la voie des fleurs » ou « l’art de faire vivre les fleurs ». Au contraire de la forme décorative des arrangements floraux dans les pays occidentaux, l’arrangement floral japonais crée une harmonie de construction linéaire, de rythme et de couleurs. Alors que les Occidentaux tentent d’accentuer la quantité et les couleurs des fleurs, portant leur attention essentiellement sur la beauté de la fleur, les Japonais accentuent l’aspect linéaire de l’arrangement. Ils ont développé un art qui valorise aussi bien le vase, les tiges, les feuilles et les branches que la fleur elle-même. La structure complète de l’arrangement floral japonais est axée sur trois points principaux symbolisant le ciel, la terre et l’humanité à travers les trois piliers, asymétrie, espace et profondeur.

Source : Wikipedia

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Ça avait lieu au grand department store Matsuya Ginza. Je suis d’abord passée par les nombreux magasins de bouffe où j’y ai vu du pain et du fromage. J’ai goûté un morceau de camembert qui venait de Normandie ! Je n’ai pas manqué de dire à la vendeuse que je venais de là hihi. Puis je suis arrivée à l’exposition au huitième étage. Les compositions étaient jolies bien que assez simples pour certaines. Le même type de fleur revenait souvent. Mais je me suis quand même fait plaisir pour les photos ! Sans être une grande passionnée de fleurs, j’ai beaucoup aimé !

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Pour voir plus de photos, rendez-vous sur Flickr les amis :) !

Matsuya Ginza
Adresse : 3-6-1 Ginza, Chuo-ku, Tokyo
Accès : Ginza Station (Ginza Line, Marunouchi Line, Hibiya Line), sortie A12.

Cette excursion m’a donnée soif. De retour sur Omotesando, je suis allée dans un café. Une photographe japonaise que je suis sur Instagram y exposait tout le mois de février quelques unes de ses photos. Elle se spécialise dans les portraits. Je voulais donc les voir. Par la même occasion j’ai pu découvrir un café sympa. Décor et ambiance agréable. Je me suis régalée avec leur cheese cake et leur Oreo Smoothie.

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Puis les photos de Yuri-chan décorent vraiment bien de petit coin détente. Il y a même une photo de Chloé ! Quelle classe ! Moi aussi j’aimerais poser pour des photographes T^T !

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Adresse : MM Building 1F & B1, 4-9-2 Jingumae, Shibuya-ku, Tokyo
Accès : Omotesando Station (Ginza Line, Hanzomon Line) sortie A2.

25 février : La cuisine coréenne putain c’est bon

Après le travail, je suis allée manger chez mon amie Tomoko. Elle avait invité ses amies (dont certaines que je connaissais déjà), mais aussi une amie coréenne qui a cuisiné pour nous. Tteokbokki, japchae, kimbap, pancake coréen… C’était super bon, elle a vraiment bien cuisiné !

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Pour le dessert, chacun avait ramené quelque chose. Moi j’avais ramené des mochi en forme de sakura 😂. Il y avait aussi des fraises, des macarons de chez Picard (parce que maintenant il y a Picard au Japon hehe).

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C’était un peu difficile de parler japonais, mais j’adore écouter mes amis parler même si je ne comprends pas encore tout. Et Tomoko fait toujours l’effort d’utiliser son français ou son anglais pour me traduire. Je me sens vraiment bien en sa compagnie et ses amis sont vraiment sympa. C’est assez difficile de se lier d’amitié avec des japonais, mais Tomoko est certainement la première japonaise à m’avoir déjà dit : « Si un jour tu as vraiment un problème ou un soucis, n’hésites pas à me demander de l’aide ! » Je sais que je peux lui faire confiance !

Dans l’élan de la conversation, j’en suis venue à leur apprendre à dire « putain » et « je t’emmerde » ! Hahaha. Et nous sommes partis dans un fou rire interminable ! Et parce que la bouffe, « Putain c’est bon » ! 😂

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26 février : Si on chantait~🎤

Journée au karaoké avec Elodie ! Comme d’habitude, c’était au Uta Hiroba à Shibuya, car le dimanche, de 11h00 à 20h00 il y a le forfait Free Time pour 1 320 yens avec boissons non-alcoolisées à volonté ! Donc un bon verre de Milk Tea et en avant la musique ! On a chanté pendant cinq heures et on aurait bien continué xD ! Le truc amusant dans les karaokés, ce n’est pas seulement entendre les splendides capacités vocales de ses voisins dans les autres salles (certains sont incroyables, j’ai de moins en moins honte d’aller chanter), c’est aussi les vidéos de ouf qu’ils mettent pour les chansons… Non des fois, ce serait tellement mieux si il y avait les clips vidéos pour certaines chansons… C’est niais à mort et tellement pas crédible… Parfois le défi, ce n’est pas de réussir à bien chanter, c’est de chanter sans éclater de rire à cause de la vidéo ! Bref, j’ai chanté les nouvelles chansons de ONE OK ROCK et mes chansons habituelles, dont Supernova de CNBLUE 8D, la piste incontournable de ma playlist ! Et c’est sur ses notes que je termine ce long article !


♫ Un article = Une chanson ► ONE OK ROCKTaking Off

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► Bon Voyage : Le Franponais

La perle de Daiso, Busan (Corée du Sud)

La perle de Daiso, Busan (Corée du Sud)

C’est bien connu, le franponais (mot-valise composé de français et japonais, désignant l’utilisation souvent malencontreuse de mots français par les japonais) est très présent ! On le retrouve énormément dans des domaines relatifs à l’image de la France, que ce soit la mode, la cuisine, la coiffure ou la pâtisserie. Le français apparaît surtout à l’écrit sur les enseignes des magasins, les T-shirts, les menus des restaurants…

Coucou, Nagoya

Coucou, Nagoya

Pause Café, Kyoto

Pause Café, Kyoto

Je me rappelle qu’une amie m’avait refilée un bouquin contenant certaines « perles » de franponais, et pour certains, c’était bien drôle ! En habitant ici, j’ai bien remarqué que je voyais pas mal de franponais un peu partout où j’allais. Et pas qu’au Japon, mais aussi en Corée (on dit du franréen ou du coréçais dans ce cas-là ? -pan-) C’est pourquoi à mon tour, j’ai décidé d’en capturer des clichés et de vous les montrer ici. Certains sont drôles d’autres moins, certains ont de belles fautes, d’autres non, bref, voici tout ce que j’ai pu trouver :D !

Dans un restaurant, Matsumoto

Dans un restaurant, Matsumoto

Rafraîchir, c’est se sentir comme une toute nouvelle personne ! Si je l’enseigne à mes étudiants, comprendront-ils ?

Ton ami, entre Tokyo et Nagano

Ton ami, entre Tokyo et Nagano

Sur la route, tu n’es jamais seul(e) ! TON AMI est toujours là pour toi !

Grande Dieu Poule, Osaka

Grande Dieu Poule, Osaka

Ou Grand Déesse Coq ?! Ici on a encore du mal à différencier masculin et féminin…

/!\ Cet article sera régulièrement mis à jour ;) !

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♫ Un article = Une chanson ► ONE OK ROCK – Bon Voyage

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► Break : Une pause Katsuya ?

9-fevrier-2017

C’est la pause de midi ou bien vous avez un petit creux dans votre journée tourisme ? Vous voulez manger rapidement de la bonne nourriture pour pas cher ? N’allez pas dans un McDo ou un KFC et laissez-vous tenter par un Katsuyaかつや」!

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Si vous êtes un fan de tonkatsu (とんかつ – porc pané et frit) ou de katsudon (カツ丼 – bol de riz surmonté de tonkatsu et d’un œuf battu), cette chaîne de restaurant est le parfait endroit puisque tous les plats servis en contiennent ! Sur un bon bol de riz (丼) ou en menu (定食) dans une bonne assiette avec du chou émincé et du karashi et accompagné d’une soupe tonjiru (とん汁 – soupe miso avec du porc et des légumes) et d’un bol de riz (ご飯), ou encore en katsu curry (カツカレー) ! Le porc peut être soit haché (メンチ), soit rôti (ロース), soit en filet (ヒレ) avant l’étape de la friture. Et si le porc ne vous suffit pas, il y a également des plats avec deux morceaux de crevettes (海老) ! Enfin, chaque mois, un plat en édition limitée est proposé (期間限定) dans un bol de riz (丼) ou en menu (定食) ! Pour les personnes matinales, il y a aussi des menus petit-déjeuner servis jusqu’à 11h00.

Vous pouvez manger sur place ou bien prendre à emporter. Il est d’ailleurs possible de commander par téléphone. Comme c’est une chaîne de restauration rapide, vous mangez en général à des petites tables ou bien à un comptoir. Malgré une forte affluence en heure de pointe, le service est efficace et vous recevez votre commande rapidement. A table vous avez toujours à disposition du thé (chaud ou froid selon les saisons), de la sauce tonkatsu et de la sauce salade ainsi que des accompagnements pour vos plats. Les prix varient entre 500 et 1 000 yens et le petit bonus qui vous fera peut-être revenir : un bon de réduction de 100 yens est offert pour votre prochaine commande mais attention, vous n’avez qu’un mois pour l’utiliser !

Katsuyaかつや」est implanté un peu partout dans le pays, mais aussi en Corée, à Hong Kong, en Thaïlande et aussi à Taïwan ! Selon les endroits, le restaurant accueille les clients de 7h00 jusqu’à environ minuit ou 1h00 du matin. Les japonais aiment s’y rendre pendant leur pause déjeuner car ils peuvent manger rapidement. Pour ma part, j’ai testé ceux de : Asakusabashi, Shinjuku, Yoyogi, IkebukuroShibuya, et Nagatsuta. J’ai aussi découvert qu’il y en avait un à Tsukimino, près de chez moi ! Oui j’aime beaucoup manger là-bas !
​En pleins Tokyo, les Katsuya sont assez petits, très souvent bondé (la plupart des clients sont des salarymen en pause déjeuner) et dans le staff on compte parfois des chinois ou des indiens. En campagne, dans Kanagawa vers chez moi par exemple, c’est plus spacieux et plus tranquille avec un staff japonais et plus accueillant. A votre arrivée, on vous sert toujours un verre de thé, chaud ou froid selon la saison.

C’est d’ailleurs pour ça que j’ai décidé d’en parler ! Depuis mon arrivée au Japon, j’y mange tous les mois pour faire usage de mon coupon de 100 yens ! Comment ça j’ai l’air con et gourmande ? C’est bon et pas cher, c’est mon petit plaisir en fin de mois pour même pas 5 euros :p ! J’aime tester les plats en édition limitée et ça me fait toujours un bon repas !

Je vais d’ailleurs terminer cet article par une galerie photos avec les différents plats que j’ai goûté ! Celle-ci sera souvent mise à jour ! Bon appétit !

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♫ Un article = Une chanson ► Three Days Grace – Break

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► Seven Personal Skills : le CV japonais

On n’échappe pas à la règle, peu importe dans quel pays on se trouve ! Si vous voulez travailler, il vous faudra passer par la case CV ! Rédiger un CV en japonais semble mission impossible pour vous ? Rien est impossible ! Je vous explique comment j’ai fait !

Au Japon, on trouve trois types de CV :

  • 履歴書 (Rirekisho) : le CV de base pour les japonais, puisqu’il est destiné aussi bien aux étudiants cherchant un baito (petit job à temps partiel) qu’aux jeunes diplômés, bref tout type de personnes cherchant un emploi.
  • 職務経歴書 (Shokumu Keirekisho) : un modèle plus élaboré et plus détaillé, il complète souvent le 履歴書 (Rirekisho) et vous permet d’écrire plus d’informations.
  • レジュメ (Resume) : l’équivalent de notre CV mais traduit en japonais. Officiellement, les japonais n’écrivent jamais ce CV. Mais les étrangers cherchant du travail commenceront en général par traduire leur CV pour en arriver à cette version japonaise (ce que moi j’ai fait aussi d’ailleurs).

J’ai écrit les trois types pour mes recherches de boulot ! Ils se remplissent tous quasiment de la même façon ! Cependant chaque exemplaire de 履歴書 (Rirekisho) et 職務経歴書 (Shokumu Keirekisho) que vous écrivez est daté et toujours destiné à une seule entreprise particulière ! Ça demande donc plus de temps pour ajuster ou mettre à jour certaines informations. Si vous êtes plus à l’aise à traduire votre CV (avec un bon dictionnaire ou un bon ami japonais, évitez Google Translate), vous pouvez commencer par ça ! Pour le 履歴書 (Rirekisho) et le 職務経歴書 (Shokumu Keirekisho), vous pouvez trouver des formats vierges au konbini ou sur Internet. Avant il était important de les remplir à la main (sans faire la moindre rature, sinon vous êtes bons pour recommencer) mais de nos jours avec Internet et l’informatique, il est possible de les écrire directement par ordinateur. Contrairement à chez nous, un CV de deux pages ne pose pas de problème. D’ailleurs les formats vierges du 履歴書 (Rirekisho) et du 職務経歴書 (Shokumu Keirekisho) sont sur deux pages ! Mais allez jusqu’à 4 pages maxi ! Les japonais aiment la précision mais l’essentiel leur suffit. Enfin, n’oubliez pas d’y ajouter une courte présentation avec votre objectif professionnel.

Comment écrire un CV japonais ?

► レジュメ (Resume)
Je commence par lui car vous partez d’un CV déjà existant et que ça pourra vous aider à vous organiser et trier les informations pour les deux autres formats. Il y a certaines informations supplémentaires à y ajouter mais je tiens à préciser que tout ça n’est pas officiel, vous écrivez ce que vous voulez après ;). Pour ma part c’est comme ça que j’ai procédé. C’est d’ailleurs avec ce CV adapté au « milieu professionnel japonais » que j’ai cherché mes premiers baitos au Japon ! C’est très bien passé !

Voici les informations importantes à mentionner dans votre レジュメ (Resume) :

  • Coordonnées (nom, prénom, adresse, numéro de téléphone, adresse e-mail)
  • Photo
  • Petite présentation et objectif professionnel = キャリアの目標と業務の要約
  • Carrière professionnelle = 職歴
  • Education et diplômes = 学歴
  • Licences et certifications = 免許・資格
  • Langues = 言語
  • Compétences = 特技
  • Centres d’intérêts = 趣味・得意科目

Encore une fois, ce n’est qu’un exemple ! Libre à vous de remplir chaque partie avec les informations que vous jugerez nécessaires pour votre recherche d’emploi ! Pour le parcours professionnel et les études, renseignez bien les noms officiels des entreprises et des écoles, en lettres latines et en katakana si possible. Une chose difficile à renseigner dans un CV pour l’étranger, c’est les diplômes. Trouver l’équivalent en japonais de votre diplôme ne sera pas toujours facile selon celui que vous avez. Dans ce cas, ne vous prenez pas la tête et écrivez le nom de votre université (大学), votre section (学部) et votre département (学科) suivi de 卒業 qui signifie « diplôme de fin d’études ».

Au cas où vous ramez avec le japonais, vous trouverez sur ce lien un exemple de CV pré-rempli avec quelques exemples et leurs traductions que vous pourrez rectifier :). Quelques mots de vocabulaire se trouvent également à la fin de l’article pour vous aider dans la compréhension et la rédaction !

► 履歴書 (Rirekisho)
Je passe maintenant à ce CV-là, car il est assez général et permet d’avoir une approche globale de votre parcours. C’est dans ce CV que vous pouvez mettre en avant toutes vos diverses expériences, vos petits boulots et autres certifications. Les formats des 履歴書 (Rirekisho) varient selon les situations (jeunes diplômés cherchant leur premier emploi, étudiants cherchant un baito…). Cela est précisé quand vous achetez vos formats vierges au konbini. Parfois vous pouvez même vous procurer le pack 履歴書 (Rirekisho) et 職務経歴書 (Shokumu Keirekisho) avec mêmes des enveloppes ! Voici à quoi il ressemble !

Comme le レジュメ (Resume), en premier vous trouvez la partie coordonnées avec nom, adresse, numéro de téléphone… Vous devez écrire votre nom en lettres latines et au dessus en Katakana. Vous devez aussi renseigner votre âge et votre date de naissance (生年月日) parfois selon l’ère Heisei (平成) ou l’ère Showa (昭和). L’année Heisei 1 correspond à l’année 1989. Je vous laisse compter pour la suite, maintenant, 2017, c’est l’année 29 selon l’ère Heisei. Il y a également une partie Informations de contact (連絡先) à ne remplir que si vous souhaitez être contacté à une adresse ou un numéro de téléphone différent. Ajouter simplement la mention 同上 (idem que ci-dessus). Enfin vous avez aussi une case réservée à l’Inkan.

Passons aux choses plus sérieuses maintenant. Là vous remarquerez que l’ordre chronologique est différent du premier CV. D’abord, on renseigne ses études (学歴), puis les entreprises où on a travaillé (職歴). Enfin, on commence toujours du plus ancien au plus récent ! Pour les études (学歴) et le travail (職歴), il faut deux lignes du 履歴書 (Rirekisho) : une pour l’année d’entrée et une autre pour l’année de sortie. Vous écrivez le nom de votre école suivi de la section (学部) et de la mention 入学 pour l’entrée et 卒業 pour la sortie. Pour l’entreprise, ce sera 入社 pour l’entrée précédée ici aussi de la section et 退社 pour l’arrêt, à mentionner après le nom de l’entreprise. Si il s’agit d’un baito (アルバイト), ne pas mettre les mentions entrée/sortie comme pour un contrat dans une entreprise, notez juste le nom du poste occupé (par exemple ウェートレス = serveur/serveuse) et pour l’arrêt mettez plutôt la mention 退職 (arrêt du travail). Quand cette partie est terminée, vous devez ajouter à la fin à droite 以上 (Fin).

Après ça, vous retrouvez la partie Licences et Certifications (免許・資格) puis celle où vous écrivez vos motivations (志望の動機), vos compétences et vos centres d’intérêts (特技・趣味・得意科目).

Enfin, la dernière partie concerne vos préférences et vos souhaits concernant le futur travail que vous exercerez. Si vous avez une demande particulière à adresser, écrivez dans la section 本人希望記入欄. Vous devez aussi préciser votre situation familiale (nombre de personnes à charge, marié ou célibataire) en choisissant 有 (oui) ou 無 (non). Enfin, la partie 保護者 (Parents) ne concerne que les personnes étant mineures et qui ont besoin d’une autorisation parentale. N’y prêtez pas attention ^^.

Voilà, mon charabia vous a bien embrouillé ? Alors cliquez sur ce lien pour y retrouver un format pré-rempli avec quelques traductions ;).

► 職務経歴書 (Shokumu Keirekisho)
Courage, vous y êtes presque ! Le 職務経歴書 (Shokumu Keirekisho) ne demande pas autant d’informations « personnelles » puisqu’elle vient en partie compléter le 履歴書 (Rirekisho). En revanche c’est dans ce CV-là que vous détaillez un maximum sur les emplois que vous avez exercés et les compétences que vous avez acquises ! Et ça peut aussi aller jusqu’à écrire une petite présentation des entreprises avec l’année de fondation ou encore le nombre d’employés. Barbant n’est-ce pas ? Mais prenez en compte que ça peut jouer en votre faveur si vous avez travaillé dans une entreprise renommée. Donc prenez votre courage à deux mains, et cherchez des infos ! Quitte à trouver la présentation de votre entreprise sur la version japonaise de Wikipédia (si, si, je vous jure que vous pouvez trouver des infos !).

Comme le 履歴書 (Rirekisho), j’ai vu des tonnes de formats vraiment différents pour le 職務経歴書 (Shokumu Keirekisho). Le format que je vous propose est celui que j’ai trouvé au konbini. C’est le plus simple à remplir selon moi ! Il ne contient que trois parties (ouf !) en commençant par le parcours professionnel dans tous les détails pour chacun de vos emplois :

  • Lieu (pays, ville) = 勤務地
  • Secteur d’activité (vente, production, pharmacie…) = 業種
  • Catégorie (technicien, manager, cadre…) = 職種
  • Département (achats, production, laboratoire de contrôle…) = 所属部署
  • Poste occupé = 役職
  • Description du poste = 業務内容
  • Autres = その地

Puis viennent ensuite la partie présentation (自己PR) où vous pouvez regrouper présentation, objectif professionnel et motivations, sans trop faire répétition avec ce que vous avez déjà écrit dans le 履歴書 (Rirekisho), et la partie remarques (特記事項) si vous avez des requêtes spécifiques sur le travail ou sur l’entreprise chez laquelle vous postulez !

Encore une fois, je vous propose un lien pour y retrouver le format pré-rempli avec les traductions.

Ne pas oublier la photo d’identité !

A coller sur le レジュメ (Resume) et le 履歴書 (Rirekisho). La photo d’identité à afficher a un format un peu différent du notre !

Oui, j’ai une belle tête de winner -ou pas- !

Vous voyez la différence ? xD La première : le cadrage ! Il faut voir une partie du corps et pas seulement le visage. Ensuite, soyez présentable : costume / tailleur, cheveux attachés, visage dégagé, pas de piercing ni de maquillage (désolée mesdames). Bref adoptez la tenue que vous porteriez pour votre entretien.

Vous pouvez faire des photos dans divers endroits au Japon. A vrai dire les photomatons sont présents un peu partout, en particulier dans les stations de métro, à l’entrée des gares, ou dans les grands centres commerciaux, et ils proposent de vous faire développer différents formats de photos selon le document (carte de résident, CV, permis de conduire…)  ! Comment ça marche ? C’est faciiiile ! Vous choisissez votre langue (la plupart des photomatons sont disponibles en anglais, coréen, chinois et même espagnol), votre format et vous payez (en espèces uniquement). Le prix est de 800 yens (~6.70 euros) pour une plaque de six photos. Pour 900 yens (~7.50 euros) vous avez l’option glossy qui vous donne une peau belle et claire xD. Puis vous n’avez plus qu’à suivre les instructions. Vous avez droit à deux essais.

Et la dernière étape : envoi du CV !

Voilà, vos CV sont au point ! Bravo :D ! Et là je ne vous apprends rien ! Il ne vous reste plus qu’à les envoyer aux entreprises par la poste ou par Internet (via les sites de recrutement ou par e-mail).

Concernant l’envoi par la poste, il y a des enveloppes spécifiques avec la mention 履歴書在中 (CV joint) écrit en rouge sur celles-ci. Sur la première face de l’enveloppe, vous écrivez le code postal, l’adresse de l’entreprise, le nom et le département concerné, puis si vous l’avez, le nom de la personne chargée du recrutement suivi de la mention 様 (l’équivalent du Mr/Mme chez nous). Attention ! Vous devez écrire verticalement de droite à gauche et de haut en bas ! Sur l’autre face de l’enveloppe, renseignez votre adresse et votre nom en bas à gauche, toujours verticalement ! Ecrivez bien tout en kanji (même les numéros des rues !).

Enfin payez un petit timbre à 82 yens et envoyez !

Je ne saurais vous dire si l’envoi par la poste est plus efficace ou pas, mais il peut arriver que certaines entreprises demandent justement de postuler que par ce mode d’envoi ! En tout cas, si vous ne correspondez pas au profil recherché, l’entreprise a la gentillesse de vous renvoyer votre CV avec un petit courrier de refus :’).

Voilà, je n’ai plus qu’à vous dire, faites de votre mieux et bonne chance !

Un peu (beaucoup) de vocabulaire

► Comprendre
氏名 = Nom
生年月日 = Date de naissance
現住所 = Adresse
郵便番号 = Code Postal
都道府県 = Préfécture
区市町村 = Ville/Quartier/Arrondissement
町名 = Nom de la rue
番地 = Numéro
建物名 = Nom de l’immeuble
メール = Adresse e-mail
自宅電話 = Téléphone fixe
携帯電話 = Téléphone portable
連絡先 = Informations de contact
連絡先電話 = Téléphone de contact

企業名 = Nom de l’entreprise
雇用形態 = Statut professionnel
業務内容 = Description du poste
仕事内容 = Tâches
スキル = Compétences

学部 = Section
学科 = Département
学校名 = Nom de l’école
主な科目 = Matière principale
その他科目 = Autres matières
言語 = Langues

志望の動機 = Motivations
特技・趣味・得意科目 = Compétences et centres d’intérêts
自己PR = Auto-portrait
特記事項 = Remarques

本人希望記入欄 = Demande particulière
通勤時間 = Durée du trajet entre votre domicile et le lieu du travail
最寄り駅 = Gare la plus proche
扶養家族数 = Nombre de personne à charge
配偶者 = Epoux/Epouse

► Ecrire
同上 = idem que ci-dessus

大学 = Université
高等学校 = Lycée
入学 = Entrée (école)
卒業 = Diplôme de fin d’études

会社 = Société
契約社員 = Contrat à durée déterminée
正社員 = Employé permanent
派遣社員 = Contrat temporaire (intérim)
アルバイト = Arubaito (travail à temps partiel)

入社 = Entrée (entreprise)
退社 = Sortie / Arrêt (entreprise)
退職 = Arrêt du travail
派遣満了により退社 = Parti en raison de la fin du contrat (intérim)
契約満了により退社 = Parti en raison de la fin du contrat
来日のため退社 = Parti en raison de la venue au Japon
会社都合により退社 = Parti pour raisons de la compagnie
一身上の都合により退社 = Parti pour raisons personnelles
現在に至る = Jusqu’à maintenant
有 = Oui
無 = Non

日本語能力試験 = JLPT
級 = Niveau
合格 = Admis
普通自動車免許 = Permis de conduire B
取得 = Acquisition
母国 = Pays d’origine

母国語 = Langue maternelle
上級 = Niveau avancé
中級 = Niveau intérmédiaire
初級 = Niveau débutant

オフィス = Office (Word, Excel, Power Point…)
インターネット = Internet (HTML, CSS…)
テクニカル = Logiciels informatiques
システム = Système informatique

外国語 = Langues étrangères
写真 = Photographie
絵 = Dessin
音楽 = Musique
文化 = Culture
映画 = Cinéma
スポーツ = Sport
旅行 = Voyage

時間 = durée (nombres d’heures)
分 = minutes
線 = ligne (train, métro)
駅 = gare, station


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► Human Academy : Japanese Student Job

J’étudie aussi avec ce bouquin, je vous le recommande :) !

Prendre des cours de japonais, c’est possible ! Mieux, être payé pour, c’est possible aussi ! J’avais besoin de continuer à prendre des cours, mais je voulais éviter de payer une école. C’est pourquoi depuis mon arrivée au Japon, je vais à l’école Human Academy, école proposant le programme Artificial Student ; on assiste à des cours donnés par des professeurs de japonais en formation et dans l’attente de décrocher leur certificat.

Ce programme était d’abord disponible dans la branche située à Shinjuku mais désormais, on peut recevoir ces cours dans la branche de Ginza et Yokohama. Je me suis inscrite, j’ai commence à Shinjuku et 3 ans après, j’ai également rejoint l’école de Ginza.

Human Academy Shinjuku (ヒューマンアカデミー 新宿校)

Adresse : Keio Shinjuku Oiwake Building, 3-1-13 Shinjuku, Shinjuku-ku, Tokyo (東京都新宿区新宿3−1−13 京王新宿追分ビル)
Accès : Shinjuku Station (JR Line) sortie sud ou sud-est
Shinjuku Sanchome Station (Marunouchi Line, Fukutoshin Line, Toei Shinjuku Line) sortie A1
Shinjuku-Nishiguchi Station (Oedo Line) sortie D5
L’école se trouve au 8ème étage de l’immeuble. Au rez-de-chaussée se trouve un magasin FOREVER 21.

Human Academy Ginza (ヒューマンアカデミー 銀座校)

Adresse : Takenaka Ginza Building, 2-6-4 Ginza, Chuo-ku, Tokyo (東京都中央区銀座2−6−4 竹中銀座ビル)
Accès : Ginza Itchome Station (Yurakucho Line) sortie 8
Ginza Station (Marunouchi Line, Hibiya Line, Ginza Line) sortie A13

Human Academy « Artificial Student » : Nani kore ?

Human Academy est une école de japonais qui propose parmi ses programmes des formations pour enseigner le japonais à des étrangers. Ainsi durant les cours proposés, l’un des exercices est à la fois pour l’élève d’apprendre le japonais et pour le professeur d’apprendre à comment enseigner le japonais à des étudiants étrangers. Le programme semble assez chargé et sévère pour les futurs professeurs. Les classes sont observées, parfois filmées afin que les professeurs corrigent leurs erreurs et l’observateur n’hésite pas à intervenir et à faire la moindre remarque à l’enseignant si quelque chose ne va pas.

► Inscription
L’inscription s’effectue sur place uniquement. Les documents à fournir sont : votre carte de résident, votre passeport avec votre visa, votre Passbook ou votre carte bancaire. Les cours sont payés 1000 yens / heure, vous recevez votre salaire par virement bancaire le 25 du mois. Notez cependant que le type de visa ne peut pas toujours vous faire bénéficier d’un petit complément de salaire. Les personnes possédant un Visa Travail ne peuvent être payés pour les cours (pourquoi ? C’est la loi certainement…). Pour les autres (Working Holiday, Visa Époux, Visa Etudiant…) il n’y a pas de problème, c’est considéré comme un baito. Durant le temps où j’étais en PVT, j’ai pu être payé. Dès lors que j’ai changé de visa, l’école m’a informée qu’elle ne pouvait me payer mais que je pouvais toujours assister aux cours gratuitement. A la place, elle me rembourse pour les transports, chose qui normalement n’est pas comprise dans le salaire.

Vous serez admis dans la session sur le point de débuter et vous choisirez quels jours vous souhaitez assister aux cours. Avant il était possible d’assister à n’importe quel cours, mais récemment, la popularité de ce programme a augmenté et beaucoup de personnes assistent au classes. Désormais, à Shinjuku il est possible de ne choisir que maximum deux cours par semaine ! Cependant, il est possible de rejoindre les classes non remplies. Pour Ginza, il n’y a pas de limite pour l’instant. Si vous ne pouvez pas assister à l’un de vos cours, vous devez en informer l’école. Soyez sûrs de choisir une classe dans laquelle vous serez rarement absent.

► Être Artificial Student à Human Academy
Il y a différentes classes selon quatre niveaux définis :

  • Débutant : pour les personnes n’ayant jamais étudié le japonais et qui ne savent ni lire ni écrire les hiragana et katakana
  • Débutant avancé : pour les personnes ayant au moins appris à lire et écrire les hiragana et katakana
  • Débutant avancé ~ Intermédiaire : il est nécessaire de savoir lire et écrire les katakana et les kanji et de connaître la grammaire de base (construction d’une phrase, les particules, la forme en ~masu des verbes soit la conjugaison standard/polie) et de savoir au moins se présenter et parler de soi.
  • Intermédiaire : il est nécessaire d’avoir beaucoup de connaissances, du vocabulaire riche et de savoir lire quelques kanjis. Beaucoup de formes grammaticales sont étudiées, incluant parfois le Keigo (la forme très polie).

Les classes durent 1h30, soit deux fois 45 minutes avec un professeur différent. Il y a quatre sessions par an, soit une par saison :

  • Winter Term : de février à avril
  • Spring Term : de avril à juin
  • Summer Term : de juillet à septembre
  • Autumn Term : de octobre à décembre

Chaque session comprenait 9 cours enseignés par en moyenne sept professeurs. Après le premier cours, on vous remet une feuille de présence. A Shinjuku, il faut l’apporter à chaque cours mais à Ginza, ce sont les professeurs qui gardent les feuilles. Il y a des classes le matin (10h30-12h00) l’après-midi (14h30-16h00 ou 15h00-16h30) et le soir (18h30-20h00 ou 19h00-20h30) 5 jours par semaine, parfois tous les jours (mais l’emploi du temps change sans cesse). De mon expérience dans ce programme, les classes de l’après-midi sont plus ludiques, on fait beaucoup d’activités et de jeux avec des accessoires et des images, des jeux de rôle avec du matériel pour rendre la situation la plus réelle possible, et pour la dernière classe, il y a même un petit repas ! Et si vous avez des professeurs en or, vous recevez un diplôme à la fin ! Les classes du matin et du soir sont en revanche plus studieuses ; comme à l’école, chacun à sa table, on étudie plus profondément la grammaire, on écrit et on fait beaucoup d’exercices, de la lecture et de l’étude de textes. Vous êtes en plus chargés d’évaluer le cours en remplissant un questionnaire. En bref, les classes de l’après-midi sont plutôt destinées à ceux qui veulent s’amuser et passer un bon moment. Pour ceux qui veulent bosser dur avec un vrai objectif, les classes du matin et du soir seront plus adaptées !

► Déroulement des cours
La première leçon est généralement une leçon de présentation des professeurs et des apprenants avec un questionnaire à remplir. Vous renseignez votre pays d’origine, votre nombre d’années d’études du japonais et de quelle manière, vos objectifs, ce que vous voulez étudier en particulier. C’est souvent assez fun car les professeurs utilisent beaucoup d’objets et de matériels et proposent des jeux intéressants. On fait pas mal de conversations pour faire connaissance pendant que les professeurs se font une idée de notre niveau.

Viennent ensuite les huit cours réguliers. A chaque cours d’1h30, deux professeurs assurent pendant 45 minutes. Les cours sont chronométrés afin de voir si les professeurs savent gérer leur temps. Ce ne sont donc jamais les mêmes selon les semaines et par conséquent, les leçons ne se suivent pas. Un thème différent ou un point de grammaire différent sont abordés chaque semaine. Dans les niveau plus avancés, une partie du cours est consacré uniquement à la discussion ou des débats sur un thème. Les classes sont en moyenne constituées d’une dizaine à une vingtaine d’élèves. Les cours sont très bien préparés et présentés, parfois en images et avec des mini-jeux. Le professeur parle et explique uniquement en japonais. Votre rôle à vous c’est de bien suivre le cours, participer, poser des questions (parfois pièges pour voir comment le professeur saura répondre) et d’évaluer le cours.
L’avantage : on découvre différentes façons d’enseigner, les cours sont bien expliqués, et puis la petite paie à la fin du mois fait plaisir ! Si vous loupez une classe, vous n’êtes pas perdus à la classe suivante puisque aucun cours ne se suit !
L’inconvénient : les cours pourront paraître compliqués pour les personnes n’ayant vraiment aucune notions, il vaut mieux, même pour le niveau Débutant, en connaître quelques unes. Le fait que les cours ne se suivent pas et que chaque semaine se soit un cours totalement différent en gênera peut-être certains qui veulent un suivi logique dans leur apprentissage et qui veulent sentir une vraie progression (dans le cas-là j’ai envie de vous dire, inscrivez-vous et payez vos cours dans une école  avec des professeurs qualifiés hein ;)). Et aussi, au bout de plusieurs années à participer aux classes de même niveau, vous finissez pas connaitre les leçons par cœur, et donc plus de progression…

Human Academy « Artificial Student » : mes impressions

Ma première fois chez Human Academy remonte à mon arrivée avec un PVT. Je me suis inscrite aux classes de niveau Débutant du soir. A l’époque, on passait un test de niveau écrit avec des exercices de grammaire et de vocabulaire. C’étaient des textes à trou à compléter. Les premiers exercices étaient relativement simples. En revanche, les derniers se basent sur des formes grammaticales et des expressions plus complexes. Si on a peu de vocabulaire, la compréhension est tout de suite plus compliquée, car tout est en japonais bien sûr, mêmes les consignes ! Pour les niveau débutants, les kanjis sont retranscrits en furigana. Celui que j’avais passé s’était avéré un peu compliqué vers les derniers exercices. En même temps, vous passez en face à face avec deux professeurs pour une expression orale durant laquelle on vous demande de vous présenter et de répondre à diverses questions. Plus vous développez vos réponses, mieux le dialogue s’engage et les professeurs peuvent clairement distinguer votre niveau à l’oral. Mais désormais, ce test n’est plus inclus dans le programme. Le premier cours de cette session, je l’avais trouvé très spécial ! Durant celui-ci, nous rencontrions en binôme ou tout seul tous les professeurs, chacun pendant 10 minutes (exactement), où nous revoyions les différents exercices du test et des points de grammaires particuliers. Mais attention, si notre niveau était trop bas, il était possible de ne pas  pouvoir assister à la session.

Par la suite, j’ai souvent assisté à des classes l’après-midi de niveau Débutant avancé. Je les trouvais vraiment agréables et les professeurs étaient très gentils et attentifs. Pour se détendre, c’est bien de venir dans ces classes. L’ambiance y est bon enfant et on rigole beaucoup. Comme les étudiants viennent de pays différents (il y a de tout ; chinois, coréen, américain, africains…), parfois on partage les coutumes de nos propres pays et ça lance des sujets de conversations intéressants. On apprend aussi beaucoup sur la culture japonaise comme les matsuri ou les traditions du Nouvel An

J’ai aussi assisté aux classes Débutant avancé ~ Intermédiaire du matin et du soir. Les professeurs étaient jeunes en majorité et on voyait qu’ils débutaient vraiment dans le métier. C’est drôle, pour moi qui enseigne aussi, à travers leurs cours j’ai pu voir tous les défauts, ressentir leur stress par moment, mais je comprenais la difficulté ! Du coup, en plus d’apprendre le japonais, j’ai pu apprendre à m’améliorer dans ma façon d’enseigner. Enfin j’ai aussi été à une classe niveau Intermédiaire. Et c’est franchement, un niveau trop difficile pour moi pour l’instant ! La majorité des étudiants sont chinois (lol), le rythme est très rapide et il y a entre vingt et trente élèves dans la classe !

En globalité, je trouve les cours bien préparés même s’ils ne se suivent jamais. Les professeurs insistent sur la prononciation et font en sorte que tout le monde prenne la parole dans la classe. Ils ont beau parler uniquement en japonais, les points de grammaire sont expliqués simplement avec des images et des bons exemples. Ce n’est donc pas très dur à comprendre, à moins de vouloir se prendre bêtement la tête, ou alors c’est que vous n’êtes vraiment pas au niveau ! Le seul truc qui me dérange est qu’ils n’écrivent pas assez au tableau les réponses ou des exemples concrets. Et on ne nous laisse pas assez de temps pour prendre des notes aussi !

A cause du travail, pour ma part, c’est difficile en général d’assister à tous mes cours. Mais c’est un bon moyen d’étudier la langue, surtout quand on a rien à sortir de sa poche =). Je fais des rencontres vraiment très sympathiques, dont un certains nombre de français avec qui je garde contact. Pour moi c’est vraiment un moment détente et j’adore venir à cette école et rencontrer à chaque nouvelle session des personnes sympathiques :). Après, au bout de trois ans, j’ai quand même ressenti le besoin d’aller en parallèle dans une école payante pour progresser, car j’assiste toujours aux même classes de niveau intermédiaire (mes disponibilités sont très limitées avec mon travail) c’est du déjà étudié et mon niveau stagne.

Donc pour récapituler, si vous voulez étudier le japonais pour le fun le temps de votre PVT : allez dans cette école, elle est très bien pour ça ! Si vous avez un vrai objectif, si vous voulez vivre et bosser au Japon : allez-y aussi mais je vous recommande une école payante avec un programme suivi.

Mes jolis diplômes :)

Mes jolis diplômes :)


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