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▶ 22 juin 2021 ; 6 ans au Japon (æ—„æœŹă§ïŒ–ćčŽé–“ăŒç”ŒăŁăŸ)

Je ne pensais pas atteindre les six ans de vie au Japon ces derniĂšres semaines, tellement j’ai stressĂ© en attendant mon nouveau visa aprĂšs les soucis de dossier. D’ailleurs, la Kimi ĂągĂ©e Ă  l’Ă©poque de 25 ans Ă  son arrivĂ©e au Japon avec un PVT ne s’imaginait pas non plus aller aussi loin, je suppose 😂. Du moins elle Ă©tait loin de s’imaginer les pĂ©ripĂ©ties, les aventures, les surprises et les dĂ©ceptions, les problĂšmes qu’elle allait devoir surmonter.

Depuis mon premier visa, chaque annĂ©e n’a jamais vraiment Ă©tĂ© la mĂȘme et beaucoup de choses ont changĂ© jusqu’Ă  aujourd’hui. Je n’avais pas les mĂȘmes prioritĂ©s, les mĂȘmes rĂȘves, les mĂȘmes problĂšmes et prĂ©occupations, j’avais moins confiance en moi, le Covid n’existait pas… J’ai eu un parcours semĂ© de beaucoup d’embĂ»ches et je n’avais parfois pas le choix que de les franchir. Je me suis dĂ©brouillĂ©e et j’ai dĂ» apprendre Ă  davantage me surpasser seule. Il le faut quand la famille est Ă  des milliers de kilomĂštres et tout simplement parce qu’on ne peut pas compter sur les autres, mais on peut toujours compter sur soi-mĂȘme. Je me suis battue pour atteindre mes objectifs et rĂ©aliser mes rĂȘves. Et mĂȘme si je n’ai pas choisi la facilitĂ©, si j’ai du fournir beaucoup d’efforts, faire des sacrifices et me dĂ©merder seule au contraire de personnes auxquelles on leur a tout tendu ou avaient les bons contacts, j’ai trĂšs rarement Ă©chouĂ©. MĂȘme si j’ai beaucoup doutĂ© ou me suis souvent dĂ©couragĂ©e et remise en question.

On m’a demandĂ© rĂ©cemment si j’Ă©tais fiĂšre de mon parcours.

FiĂšre… Je ne suis pas du genre Ă  me valoriser et Ă  me jeter des fleurs. Mais oui pour une fois j’ai envie de dire que je suis fiĂšre de tout ce que j’ai pu accomplir, en particulier quand mon entourage me le fait remarquer Ă©galement et qu’Ă  ma place, certains n’auraient jamais osĂ©. Nous grandissons en prenant des initiatives plus audacieuses et en essayant d’apprendre de nos expĂ©riences de vie. Parfois, nous nous accrochons Ă  nos espoirs, nous surmontons nos peurs, nous rĂ©ussissons et nous Ă©chouons. Ca fait partie de la vie. Mais chaque expĂ©rience ouvre la porte Ă  de nouvelles possibilitĂ©s. Toutes les Ă©tapes franchies font partie du voyage de font de nous ce que nous sommes aujourd’hui. Et je suis aujourd’hui reconnaissante envers cette Kimi qui aprĂšs tout ce parcours est devenue celle qu’elle est aujourd’hui. S’auto-complimenter, s’auto-fĂ©liciter, c’est aussi important pour ĂȘtre bien dans son corps et son esprit. J’ai appris Ă  me rappeler que je n’avais pas que des dĂ©fauts et que uniquement s’auto-critiquer ou se dĂ©valoriser ne servait Ă  rien. Non, il n’y aura pas toujours quelqu’un pour nous dire que nous sommes exceptionnel, gĂ©nial, ou pour nous rĂ©conforter dans les moments difficiles. Mais il y aura toujours soi-mĂȘme pour le faire.

On m’a demandĂ© rĂ©cemment si je regrettais d’ĂȘtre partie.

Mon plus grand regret aurait Ă©tĂ© de ne jamais ĂȘtre partie ! Un PVT on peut l’avoir qu’une fois dans sa vie. Il faut la saisir tant cette expĂ©rience nous apporte beaucoup personnellement. J’avais pourtant une vie stable en rĂ©gion parisienne : un CDI, un appartement, des loisirs, des sorties sympa Ă  Paris, des super amis et collĂšgues. J’ai tout laissĂ© pour le Japon. J’Ă©tais jeune, sans conjoint, sans enfants, je n’avais pas cette contrainte contrairement Ă  certaines de mes amies. C’Ă©tait le moment d’y aller. Ce projet n’a jamais voulu quitter mon esprit, mĂȘme si j’avais toujours la possibilitĂ© d’y voyager.

On m’a demandĂ© rĂ©cemment si quelque chose en France me manquait aujourd’hui.

Ça dĂ©pend de la chose en question. Le Japon a ses bons et mauvais cĂŽtĂ©s comme tout pays. Mais je m’y sens vraiment bien, en sĂ©curitĂ© et surtout je sens que je suis moi-mĂȘme. Je peux aussi me rendre dans des endroits qui me rappellent un peu mon pays. Ce qui me manque le plus, ce sont mes proches. Si j’avais le pouvoir de les amener tous ici, je le ferais.

Quoi qu’il en soit, aujourd’hui, je me trouve encore au Japon avec une vie de construite : un travail, un logement, un mode de vie confortable et agrĂ©able, des loisirs, un petit rĂ©seau d’amis… J’ai passĂ© une belle annĂ©e encore. Donc comme d’habitude, faisons le bilan de cette belle annĂ©e :
– J’ai repris le tennis dans un club.
– J’ai jouĂ© au jeu Suika Wari (ă‚čむカć‰Čり) Ă  l’Ă©cole oĂč je travaille, expĂ©rimentĂ© la rĂ©colte de patates (èŠ‹æŽ˜ă‚Š), de mikan (みかん狩り), de fraises (いづご狩り) et cĂ©lĂ©brĂ© d’autres fĂȘtes traditionnelles comme Setsubun (節戆) et Hina Matsuri (ăČăȘ焭り). Beaucoup d’Ă©vĂ©nements qui rendent l’annĂ©e scolaire au Japon enrichissante et passionnante !
– J’ai fĂȘtĂ© le Tanabata (äžƒć€•) chez moi en dĂ©corant une branche de bambou feuillue et en Ă©crivant des vƓux.
– J’ai expĂ©rimentĂ© le Taichi (ć€Șæ„”æ‹ł).
– J’ai refait un road trip et cette fois je suis allĂ©e jusqu’Ă  Shirakawago (ç™œć·éƒ·), Kanazawa (金æČą) et la pĂ©ninsule de Noto (èƒœç™»ćŠćł¶).
– J’ai passĂ© un court mais trĂšs bon sĂ©jour Ă  Tottori (éł„ć–), et pour une fois je ne voyageais pas seule.
– J’ai fait une balade Ă  chameau dans les dunes de Tottori (éł„ć–) et du kayak au bords des cĂŽtes d’Ajiro (ç¶Č代).
– J’ai fait un road trip Ă  Shikoku (ć››ć›œ) en passant par l’Ăźle d’Awaji (æ·Ąè·Żćł¶).
– A dĂ©faut de ne pas avoir pu faire le Mont Fuji une quatriĂšme fois, j’ai escaladĂ© d’autres petites montagnes : le mont Maya (æ‘©è€¶ć±±) Ă  Kobe (焞戞), le mont Kyusho (äč…æŸć±±) Ă  Tottori (éł„ć–), le mont Tsurugi (扣汱) Ă  Shikoku (ć››ć›œ), le mont Hiei (æŻ”ćĄć±±) Ă  Kyoto (äșŹéƒœ), le mont Misen (ćŒ„ć±±) Ă  Miyajima (ćźźćł¶), le mont Konozan (äș€é‡Žć±±) Ă  Katano (äș€é‡Ž)…
– J’ai explorĂ© les forĂȘts et parcs naturels de la prĂ©fecture d’Osaka (性é˜Șćșœæ°‘ăźæŁź)
– J’ai fini par prendre goĂ»t aux voyages en voiture et Ă  scooter, malgrĂ© les limites de vitesse pitoyables et la conduite catastrophique des gens du Kansai. J’ai entre autres voyagĂ© jusqu’Ă  Izumo (ć‡șé›Č) et la prĂ©fecture de Mie (侉重県) Ă  bord d’une titine confortable !
– J’ai renouvelĂ© mon passeport (qui n’est pas prĂȘt de me servir pour voyager…)
– Je n’ai pas fĂȘtĂ© seule mon anniversaire malgrĂ© la pandĂ©mie. Je me suis offerte en cadeau un pass annuel Ă  Universal Studios Japan.
– J’ai passĂ© le TOEIC afin d’affirmer mes capacitĂ©s Ă  enseigner l’anglais (et parce que je n’avais jamais eu l’occasion de le passer).
– A dĂ©faut de ne pas avoir pu renter en France, j’ai passĂ© les fĂȘtes de fin d’annĂ©e Ă  Tokyo dans ma famille japonaise et passĂ© du bon temps avec mes amis TokyoĂŻtes.
– Ma santĂ© pas toujours au top m’a obligĂ© Ă  rendre visite au mĂ©decin, au dentiste, Ă  l’opticien et l’ORL. Sinon tout va bien.
– J’ai visitĂ© le parc SUPER NINTENDO WORLD de Universal Studios Japan plusieurs fois. Je me suis en moyenne rendue une fois par mois au parc pour rentabiliser mon pass.
– J’ai suivi la tradition japonaise et offert des chocolats de Saint-Valentin Ă  tous les hommes de mon entourage. Et pour le White Day, j’en ai mĂȘme eu en retour !
– J’ai fĂȘtĂ© un Hanami pluvieux au parc du chĂąteau d’Osaka. Les cerisiers en fleurs Ă©taient quand mĂȘme magnifiques.
– J’ai voyagĂ© Ă  Hiroshima (ćșƒćł¶) et Miyajima (ćźźćł¶).
– J’ai visitĂ© le parc Banpaku Kinen (äž‡ćšèš˜ćż”ć…Źćœ’) et la tour du Soleil (ć€Șé™œăźćĄ”).
– J’ai accompli une annĂ©e en tant que professeure en charge de l’anglais dans une Ă©cole maternelle. Loin du poste de simple assistante ! J’ai passĂ© une annĂ©e un peu difficile, parfois trĂšs stressante et Ă©prouvante. Je n’avais pas imaginĂ© l’ampleur des difficultĂ©s et avais sans doute surestimĂ© mes capacitĂ©s. A la fin de l’annĂ©e scolaire, j’ai eu du mal Ă  rĂ©aliser ĂȘtre parvenue Ă  complĂ©ter une annĂ©e scolaire entiĂšre !
– J’ai renouvelĂ© mon visa travail et obtenu un nouveau visa de 5 ans !

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Et comme toujours, il y a encore beaucoup de choses que je souhaite accomplir :
– Escalader le Mont Fuji, encore une fois
– Passer un week-end Ă  la pĂ©ninsule d’Izu
– Faire une excursion au Mont Mitake, au Mont Tsukuba, Ă  la vallĂ©e Yushin (quand le circuit sera Ă  nouveau ouvert), aux Cascades Kegon de Nikko, Ă  Shosenkyo Gorge, au lac Miyagase

– Faire un tour en hĂ©licoptĂšre Ă  Maihama
– Voir un spectacle de Kabuki
– Assister Ă  un match de Sumo
– Continuer Ă  tester des restaurants, cafĂ©s et Izakaya (avec ou sans amis haha)
– Visiter Hamamatsu et Samantha Martha
– Assister Ă  une vraie cĂ©rĂ©monie de thĂ©
– Assister au Sapporo Snow Festival, au festival de Tsurugaoka Hachimangu Ă  Kamakura, au festival du Tanabata Ă  Sendai
– Aller Ă  Hakone, Okinawa, Ishigaki, Shizuoka, Kyushu, Nagasaki, Goto, Tochigi et pleins d’autres endroits magnifiques du Japon
– Visiter Okuno-shima (性äč…野泶), l’üle aux lapins
– Assister au Oji Fox Parade pour le Nouvel An
– Visiter le jardin Sankeien en automne et au printemps
– Faire un voyage Ă  Hong Kong, aux Philippines, Ă  Hawaii, Ă  Bali, au Vietnam

– RĂ©ussir le JLPT N2
– Faire du rafting

Je souhaite que la crise sanitaire que nous traversons depuis plus d’un an s’amĂ©liore, qu’on retrouve la vie normale que l’on a toujours connu pour pouvoir accomplir tous ces petits projets. Avec mon nouveau visa travail, je suis encore lĂ  pour au moins 5 ans. J’ai au moins 5 ans pour continuer Ă  faire des dĂ©couvertes et Ă  profiter du Japon.

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▶ Neurose : Kimi no Nikki (juin 2020)

Juin, c’est l’arrivĂ©e de l’Ă©tĂ©, avec sa chaleur, son humiditĂ© Ă©touffante et son ennuyeuse saison des pluies, toujours lĂ  pour faire passer certains weekends Ă  la maison ou annuler les sorties prĂ©vues en extĂ©rieur comme des pique-niques.

AprĂšs une longue pĂ©riode de mode de vie en stay home dĂšs que possible pendant l’État d’urgence, les Ă©coles, les magasins et les cafĂ©s-restaurants ont de nouveau rouvert leurs portes. On revient petit Ă  petit Ă  un rythme normal mais en restant trĂšs prudents.

Afin de prĂ©venir la propagation de l’infection, il est demandĂ© de respecter la rĂšgle des « trois densitĂ©s » (3぀た毆) mise en place par le ministĂšre de la SantĂ©, du Travail et des Affaires sociales (掚生抮惍省), soit d’Ă©viter :
– les endroits confinĂ©s (毆閉)
– les endroits bondĂ©s (毆集)
– les contacts trop rapprochĂ©s (ćŻ†æŽ„)

Pour Ă©viter autant que possible la propagation de l’infection, le pays entier doit s’adapter Ă  un « nouveau style de vie » (æ–°ă—ă„ç”ŸæŽ»æ§˜ćŒ). Tout d’abord, chaque personne doit respecter les gestes et contrĂŽles contre l’infection :
– lavage des mains (æ‰‹æŽ—ă„)
– port du masque (マă‚čクぼ着甹)
– maintien d’une distance de sĂ©curitĂ© (èș«äœ“çš„è·é›ąăźçąș保)

Les bases (ćŸșæœŹçš„) de la vie quotidienne (æ—„ćžžç”ŸæŽ») se rĂ©sument ainsi :
– lavage et dĂ©sinfection des mains avec diligence (ăŸă‚ă«æ‰‹æŽ—ă„ăƒ»æ‰‹æŒ‡æ¶ˆæŻ’)
– (ć’łă‚šăƒă‚±ăƒƒăƒˆăźćŸčćș•)
– ventilation rĂ©guliĂšre des piĂšces (ă“ăŸă‚ă«æ›æ°—)
– maintien d’une distance de sĂ©curitĂ© (èș«äœ“çš„è·é›ąăźçąș保)
– respect des 3 densitĂ©s (3毆ぼ曞避)
– chaque matin prendre la tempĂ©rature, vĂ©rifier son Ă©tat de santĂ© et en cas de fiĂšvre ou de symptĂŽme d’un rhume, rester Ă  la maison (æŻŽæœă€äœ“æž©æžŹćźšă€ć„ćș·ăƒă‚§ăƒƒă‚Żă€‚ç™șç†±ćˆăŻéąšé‚Șăźç—‡çŠ¶ăŒă‚ă‚‹ć ŽćˆăŻç„Ąç†ă›ăšè‡Ș柅で療逊)

Dans les lieux publiques, Ă  l’entrĂ©e des magasins et des restaurants, du gel hydroalcoolique ou du dĂ©sinfectant est mis Ă  disposition des clients. Dans les Ă©coles, on contrĂŽle la tempĂ©rature de chaque Ă©lĂšve Ă  son arrivĂ©e et en cas de fiĂšvre il peut ĂȘtre renvoyĂ© Ă  son domicile.

Ainsi va la vie au Japon avec le Coronavirus !

※ Les Ă©vĂ©nements du mois 🎊

‱ Suika Wari (ă‚čむカć‰Čり)

C’est l’Ă©tĂ©, soit le moment de ressortir les maillots de bain, les serviettes de plage, les bouĂ©es et les ballons pour s’amuser sur les plages. Et au Japon, on rajoute… bĂąton et bandeau ! Mais pourquoi faire ? Pour jouer au jeu Suika Wari (ă‚čむカć‰Čり), littĂ©ralement jeu de la pastĂšque fendue !

Comme son nom l’indique, ce jeu estival populaire chez les Japonais consiste Ă  fendre une pastĂšque avec un bĂąton en ayant les yeux bandĂ©s. On pratique ce jeu en gĂ©nĂ©ral sur les plages (æ”·æ°Žæ”Žć Ž), mais aussi pendant les festivals, les pique-niques ou encore dans les Ă©coles maternelles (保è‚Čćœ’ăƒ»ćčŒçššćœ’).

Pour jouer au Suika Wari, il faut :
– une pastĂšque bien mĂ»re (よく熟れたă‚čむカ)
– un bĂąton (æŁ’)
– un bandeau (盼隠し)

Les rĂšgles « officielles » (ć…ŹćŒăƒ«ăƒŒăƒ«) de ce jeu ont Ă©tĂ© Ă©tablies en 1991 par la « Japan Suika Wari Association » (æ—„æœŹă™ă„ă‹ć‰Čă‚Šć”äŒš). La JSWA fut créé dans le but d’une campagne menĂ©e par la CoopĂ©rative agricole JA (èŸČæ„­ć”ćŒç”„ćˆ) pour augmenter la consommation de pastĂšques. Cependant, celle-ci n’existe plus au jour d’aujourd’hui.

En tout cas, les rĂšgles sont trĂšs simples :
– avant de commencer, le concurrent doit se trouver Ă  une distance entre 5 et 7 m de la pastĂšque
– le bĂąton doit mesurer moins d’1m20 avec un diamĂštre de 5 cm
– le concurrent dispose d’1 min 30 pour fendre la pastĂšque les yeux bandĂ©s et en se basant sur les voix des autres participants qui le guident (dans ce dĂ©lais, il a droit Ă  3 coups de bĂąton)
– chaque concurrent est jugĂ© selon la dĂ©coupe de sa pastĂšque ; 0 point si coup manquĂ©, 1 point si la pastĂšque est frappĂ©e, 2 Ă  4 points si la pastĂšque peut-ĂȘtre fendue aprĂšs coup, 5 Ă  10 points si on peut apercevoir l’intĂ©rieur de la pastĂšque aprĂšs coup

Sans suivre Ă  la lettre chaque rĂšgle, certains choisissent de ne pas fixer de limite de temps mais d’ajouter par exemple un handicap au concurrent en le faisant tourner sur lui-mĂȘme avant qu’il se lance Ă  la recherche de la pastĂšque. En privilĂ©giant aussi le cĂŽtĂ© « fun » au lieu du mode « compĂ©tition », comme c’est le cas dans les Ă©coles maternelles, il n’y a pas forcĂ©ment de juge non plus. L’important est avant tout de s’amuser et de se rĂ©galer ensuite en dĂ©gustant de gĂ©nĂ©reuses portions de pastĂšque !

※ Les sorties et excursions du mois 🏞 🏙

‱ Hiking Adventure in Kobe (ç„žæˆžă§ăƒă‚€ă‚­ăƒłă‚°ă‚ąăƒ‰ăƒ™ăƒłăƒăƒŁăƒŒ)

Juin a beau ĂȘtre un mois oĂč il pleut beaucoup en raison de la saison des pluies (æą…é›š ☔ tsuyu), il y a tout de mĂȘme de rares journĂ©es ensoleillĂ©es. Il ne faut alors pas manquer l’occasion de sortir profiter du soleil !

Alors c’est parti pour une journĂ©e Ă  Kobe (焞戞) ! Ville de la baie d’Osaka situĂ©e dans le centre du Japon, elle est entre autres connue pour son paysage montagneux pittoresque qui entoure le port. C’est pourquoi aprĂšs l’excursion d’une journĂ©e en fĂ©vrier dernier, on part pour une journĂ©e de randonnĂ©e dans les montagnes.

Suivez le KimitinĂ©raire pour un parcours sympa d’une journĂ©e au cƓur des montagnes de Kobe !
Nature et panorama exceptionnels garantis !

DĂ©part de la station Sannomiya Ă  8h40, on monte en passant par le petit parc Suwayama (諏èšȘć±±ć…Źćœ’). On y croise et salut des personnes effectuant leur sport matinal ou une petite pause pendant leur randonnĂ©e du dimanche. Paisible, tranquille et agrĂ©able, on s’y pose et on s’y relaxe.

Du point de vue Kinsedai (é‡‘æ˜Ÿć°) ou de Venus Bridge (ăƒŽă‚ŁăƒŒăƒŠă‚čブăƒȘッゾ), on admire la vue sur la ville et ses environs. Le ciel bleu et le soleil resplendissant font qu’on peut rester des heures comme ça sans s’en lasser, respirant l’air frais avec un fond sonore des bruits des voitures et du dynamisme de la ville.

C’est parti ensuite pour la premiĂšre Ă©tape, on emprunte le circuit de randonnĂ©e jusqu’Ă  Irakiyama (éŒšć±±) ! L’altitude n’est pas trĂšs Ă©levĂ©e (moins de 300 mĂštres), la montĂ©e ne prend que 25 minutes environ depuis Venus Bridge pour 1 kilomĂštre de pente et de marches assez raides entourĂ©s de verdure. Suivez les panneaux, rĂ©fĂ©rez-vous aux plans pour vous guider. Les circuits sont assez bien indiquĂ©s. ArrivĂ© au sommet, le paysage y est toujours aussi beau. On continue vers Shishƍyama (枂章汱), 500 mĂštres plus loin. La vue y est davantage splendide. À croire que plus on monte, plus elle est impressionnante ! Beaucoup de passionnĂ©s de randonnĂ©e empruntent ce circuit et viennent admirer la ville de lĂ -haut. Il est facile d’engager la conversation et de passer du bon temps pendant notre pause.

De lĂ  on poursuit notre route pour atteindre l’Ă©tang Shƍjƍ (çŒ©ă€…æ± ), faire une pause au cafĂ© Hanareya (ă‚«ăƒ•ă‚§ăŻăȘă‚Œćź¶) et son ambiance jazz pour un jus d’orange frais et dĂ©jeuner chez takibi neko (タキビネコ). Durant les derniers kilomĂštres, on passe par le temple Dairyuji (ć€§éŸćŻș) avant d’arriver au parc Futatabi (憍ćșŠć…Źćœ’) et son Ă©tang Shuhogahara (äżźæł•ăƒ¶ćŽŸæ± ). Vaste et disposant de toilettes, cafĂ©s et aires de pique-nique, il est trĂšs frĂ©quentĂ©. On se sent comme en vacances en venant manger et s’amuser entre amis ou en famille.

On termine le parcours en redescendant jusqu’au sanctuaire Gion (ç„‡ćœ’ç„žç€Ÿ) en passant par le mont Nabebuta (é‹è“‹ć±±) et le col Shichisan (侃侉泠). Et la boucle est bouclĂ©e !

Circuit sympa et accessible Ă  tous bien qu’un peu physique. Lors d’un sĂ©jour Ă  Kobe, profitez de ce petit moment dans la nature en journĂ©e pour y voir Kobe sous diffĂ©rents angles et rester jusqu’Ă  la tombĂ©e de la nuit Ă  un des spots pour admirer un trĂšs beau panorama de Kobe de nuit, comme on peut le voir depuis d’autres spots comme Kikuseidai (æŽŹæ˜Ÿć°) ou depuis les jardins de Nunobiki (ćžƒćŒ•ăƒăƒŒăƒ–ćœ’) !

Parc Suwayama (諏èšȘć±±ć…Źćœ’)
Adresse : 5-1 Yamamotodori, Chuo-ku, Kobe, Hyogo(ć…”ćș«çœŒç„žæˆžćž‚䞭怟ćŒșć±±æœŹé€šïŒ•äžç›źïŒ‘)
AccĂšs : Sannomiya Station (Seishin-Yamate Line, JR Lines) sortie ouest, Kobe-Sannomiya Station (Hanshin Line, Kobe Kosoku Line, Kobe Line) sortie ouest
Site internet : https://www.kobe-park.or.jp

Temple Dairyuji (ć€§éŸćŻș)
Adresse : 1 Kobeko Jikata, Chuo-ku, Kobe, Hyogo (ć…”ćș«çœŒç„žæˆžćž‚䞭怟ćŒșç„žæˆžæžŻćœ°æ–č)
AccĂšs : Dairyuji Bust Stop (Kobe City Bus 25)
Site internet : http://www.tairyuji.com

Parc Futatabi (憍ćșŠć…Źćœ’)
Adresse : Yamadacho Shimotanigami, Kita-ku, Kobe, Hyogo (ć…”ćș«çœŒç„žæˆžćž‚ćŒ—ćŒș汱田ç”ș䞋谷䞊)
AccĂšs : Saido Park Bus Stop (Kobe City Bus 25)
Site internet : https://www.kobe-park.or.jp

Sanctuaire Gion (ç„‡ćœ’ç„žç€Ÿ)
Adresse : 12-1 Kamigioncho, Hyogo-ku, Kobe, Hyogo (ć…”ćș«çœŒç„žæˆžćž‚ć…”ćș«ćŒșäžŠç„‡ćœ’ç”ș−1)
AccĂšs : Hirano Bus Stop (Kobe City Bus 7)
Site internet : http://www.kobe-gionjinjya.com/

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‱ Pique-nique au parc (慬朒でピクニック)

C’est samedi et par chance le temps est plutĂŽt ensoleillĂ© aprĂšs une semaine bien pluvieuse ! Hors de question pour les Japonais de rester enfermĂ© ! C’est l’occasion de sortir la tente, les bĂąches et les tables pour aller se poser dans le parc du coin et y faire un pique-nique en famille ou entre amis !

PosĂ©s dans le parc Nakanoshima (äž­äč‹ćł¶ć…Źćœ’) Ă  Osaka, prĂšs de la riviĂšre, c’est un rassemblement international ! Comme tout le monde ne se connait pas forcĂ©ment, on se prĂ©sente avant de trinquer et de goĂ»ter aux diffĂ©rents plats prĂ©parĂ©s et rapportĂ©s par chacun : inarizushi, omelette Ă  l’indienne, curry indien, karaage… Avec un petit fond musical et les rayons du soleil qui passent entre les arbres, on profite d’un moment vraiment agrĂ©able.

On pratique quelques jeux sportifs ou ludiques avant de s’offrir le dessert : cookies, gelĂ©e au cafĂ© et gĂąteau roulĂ© aux fruits. L’aprĂšs-midi est passĂ©e vite et il est dĂ©jĂ  temps de plier bagages et de se dire au revoir en espĂ©rant remettre ça trĂšs bientĂŽt !

MĂȘme si l’Ă©tĂ© au Japon est difficilement supportable, ça fait toujours du bien d’ĂȘtre en bonne compagnie dans un endroit calme et reposant teintĂ© de vert. Les Japonais et rĂ©sidents au Japon en tout cas adorent !

Parc Nakanoshima (äž­äč‹ćł¶ć…Źćœ’)
Adresse : 1-1 Nakanoshima, Kita-ku, Osaka (性é˜Șćșœć€§é˜Ș澂挗ćŒșäž­äč‹ćł¶ïŒ‘äžç›źïŒ‘)
AccĂšs : Kitahama Station (Keihan Line, Sakaisuji Line) sortie 26
Site internet : http://www.city.osaka.lg.jp

※ Les restau et cafĂ©s du mois 🍮☕

‱ takibi neko (タキビネコ)

SituĂ© au milieu des montagnes de Kobe (焞戞), sur le parcours menant au parc Futatabi (憍ćșŠć…Źćœ’), ce bar-cafĂ© permet aux voyageurs et alpinistes de profiter d’une pause agrĂ©able pendant leur promenade. Petit mais relativement confortable, si toutes les tables et les places en comptoir sont prises, il y a toujours possibilitĂ© de se poser en terrasse.

Du comptoir, on peut observer la prĂ©paration des plats servis. Au menu : onigiri (おにぎり), hot dog toastĂ© (ăƒ›ăƒƒăƒˆăƒ‰ăƒƒă‚°ăƒˆăƒŒă‚čト), pizza toastĂ©e (ăƒ”ă‚¶ăƒˆăƒŒă‚čト), omurice (ă‚Șăƒ ăƒ©ă‚€ă‚č) pour des prix allant de 500 „ Ă  1000 „. Pour les boissons : jus de fruits, biĂšre, vin, wishky sont proposĂ©s pour se rafraĂźchir.

De la bonne musique est diffusĂ©e pour animer l’endroit, la dĂ©co et l’architecture ont un petit cĂŽtĂ© occidental. Manger un omurice dans cette ambiance est un moment agrĂ©able. Servi bien chaud, la taille de la portion est tout juste ce qu’il faut et c’est meilleur que les omurice servis dans les restau.

TrĂšs peu connu, si vous passez par l’Ă©tang Shƍjƍ (çŒ©ă€…æ± ) ou si vous vous rendez au parc Futatabi (憍ćșŠć…Źćœ’), rendez-vous jusqu’Ă  ce bar-cafĂ© ! Le personnel (certainement un jeune couple) y est trĂšs agrĂ©able et leurs plats fait maison sont un trĂšs bon remontant !

cafe and bar takibi neko (ă‚żă‚­ăƒ“ăƒă‚łă‚«ăƒ•ă‚§ăƒăƒŒ)
Adresse : 118 Kobeko Jikata, Chuo-ku, Kobe-shi, Hyogo (ć…”ćș«çœŒç„žæˆžćž‚䞭怟ćŒșç„žæˆžæžŻćœ°æ–č118)
AccĂšs : Nihonmatsu Bus Stop (Kobe City Bus 25)
Marcher environ 17 minutes jusqu’au cafĂ©

‱ Niboshi Ramen Tamagoro (煼ćčČă—ă‚‰ăƒŒă‚ă‚“ 玉äș”郎)

La quĂȘte de nouveau Ramen se poursuit ! À la recherche d’un endroit pour dĂźner dans Kuzuha Mall Dining Street, on trouve Niboshi Ramen Tamagoro, une chaĂźne de Ramen appartenant Ă  la compagnie Genki Factory qui rĂ©unit en plusieurs chaĂźnes de restaurant le must to eat de la cuisine japonaise : ramen (ăƒ©ăƒŒăƒĄăƒł), tsukemen (぀けéșș), kushiage (äžČæšă’), yakiniku (焌肉)…

L’Ă©lĂ©ment phare de Niboshi Ramen Tamagoro, c’est son bouillon Ă  base de poisson, prĂ©cisĂ©ment une soupe Ă  base d’anchois, de bonite et de maquereau soigneusement sĂ©lectionnĂ©s et mĂ©langĂ© Ă  un riche bouillon de fruits de mer. Y sont plongĂ©es des nouilles moyennement Ă©paisses et d’une texture riche et ferme. La maison vous invite Ă©galement Ă  goĂ»ter ses gyoza cuits Ă  la vapeur (æ°Žé€ƒć­).

Choisissez votre plat au distributeur Ă  l’entrĂ©e, entre le niboshi ramen salĂ© (楩煟ćčČă—ă‚‰ăƒŒă‚ă‚“), Ă©picĂ© (èŸ›ç…źćčČă—ă‚‰ăƒŒă‚ă‚“) et tsukemen (煼ćčČし぀けéșș). Ajoutez selon vos prĂ©fĂ©rences des accompagnements : Ɠuf, oignons verts, menma… Prix moyen, environ 1000 „. Remettez votre ticket de commande et prenez place au comptoir ou Ă  table.

On est servi assez rapidement quand le restau n’est pas bondĂ©. La taille des bols est raisonnable et le bouillon a bon goĂ»t. Pour changer un peu des bouillons classiques, cette chaĂźne est Ă  essayer Ă  l’occasion !

Niboshi Ramen Tamagoro Kuzuha Mall (煼ćčČă—ă‚‰ăƒŒă‚ă‚“ 玉äș”郎 ăăšăŻăƒąăƒŒăƒ«ćș—)
Adresse : 1F Kuzuha Mall Dining Street (性é˜Șćșœæžšæ–čćž‚æšŸè‘‰èŠ±ćœ’ç”ș15-1ăăšăŻăƒąăƒŒăƒ«ăƒ€ă‚€ăƒ‹ăƒłă‚°ă‚čトăƒȘăƒŒăƒˆ 1F)
AccĂšs : Kuzuha Station (Keihan Line)
Site internet : http://www.genki-factory.com/shoplist/tamagoroh/

※ Dans ma vie Nippone đŸ‡ŻđŸ‡”

‱ RentrĂ©e scolaire, deuxiĂšme đŸ« !

Etat d’urgence enfin levĂ©, il Ă©tait enfin temps de reprendre l’Ă©cole ! Nouvelle rentrĂ©e scolaire trĂšs mouvementĂ©e ! DĂšs le premier jour, beaucoup de tĂąches, de communication, si bien qu’on ne voit pas le temps passer et qu’on n’a pas le temps de stresser ! Mais quelle joie de pouvoir s’amuser Ă  nouveau avec les petits dans la cours de rĂ©crĂ© ! Au niveau des cours, j’ai mieux fait, la reprise fut un peu difficile le temps de retrouver les habitudes et d’ĂȘtre bien organisĂ©. Ce n’est pas un travail de tout repos et pour une personne Ă©trangĂšre assignĂ©e Ă  ce poste normalement destinĂ© Ă  un japonais, la paperasse et la prĂ©paration des classes demande plus de temps et de concentration pour comprendre le japonais. C’est un challenge et il faut se donner Ă  fond tous les jours, accepter les remarques, bonnes ou mauvaises, et ne pas laisser tomber.

En tout cas, grĂące aux enfants, vraiment, je m’amuse et j’apprĂ©cie ce travail. De belles retrouvailles avec les primaires et leurs mamans avec qui je reste parler aprĂšs les leçons. Elles sont d’une telle gentillesse ! Mes premiĂšres leçons avec les maternelles Ă©taient gĂ©niales aussi, mĂȘme si dans une classe, ils m’ont appelĂ© par le nom de leur ancienne professeure ! Cependant, il y a eu une connexion directe, c’Ă©tait comme si ils m’avaient toujours eu comme professeure ! Ils semblaient dĂ©jĂ  habituĂ©s Ă  mon personnage et ma façon d’enseigner. Quelle joie ! C’est vraiment gĂ©nial de se dire qu’on s’Ă©clate au travail ! Je suis trĂšs occupĂ©e et dĂ©bordĂ©e avec toutes les tĂąches administratives et toute la gestion de l’Ă©cole mais quand je vois les sourires des enfants radieux aprĂšs une leçon, certains venant me dire « C’Ă©tait vraiment amusant ! » ça fait mon bonheur et ma satisfaction aprĂšs mes leçons. Je fais chaque leçon avec vraiment beaucoup d’enthousiasme. Je repense au théùtre, car c’Ă©tait mon moyen de surmonter mon stress et ma timiditĂ©. Je continue dans cette dynamique pour surmonter mon stress, mon principal souci Ă©tant de ne pas rĂ©ussir Ă  me faire comprendre Ă  cause du japonais. Je fais un petit sketch, je joue un personnage qui vraiment plaĂźt aux enfants si bien qu’Ă  chaque fin de leçon j’ai droit Ă  ma sĂ©ance de high touch et de cĂąlins. Entre ça et les Ă©vĂ©nements de l’Ă©cole qui m’apportent vraiment un plus dans la culture et une immersion dans le mode de vie japonais, mĂȘme si je rentre Ă©puisĂ©e du travail je suis quand mĂȘme super contente de ce que je fais.

‱ Nouveau tĂ©lĂ©phone đŸ“±

HĂ©las, plus de 3 ans aprĂšs l’avoir achetĂ©, mon Axon 7 Mini a finalement rendu l’Ăąme. Il commençait dĂ©jĂ  Ă  marcher au ralenti et une partie de l’Ă©cran tactile ne fonctionnait plus. Et comme une bonne imbĂ©cile, j’ai cassĂ© l’Ă©cran. Il marchait toujours mais Ă©tait inutilisable. Je ne pouvais mĂȘme pas dĂ©sactiver le rĂ©veil, tous les matins il continuait Ă  sonner 😂 ! Ce fut donc le moment de racheter un nouveau tĂ©lĂ©phone. PossĂ©dant une carte SIM du temps de mon PVT, j’ai simplement achetĂ© un smartphone free sim chez Bic Camera comme j’ai fait il y a trois ans. Les dĂ©marches sont trĂšs simples : on choisit son smartphone, on paye et le personnel vous effectue gratuitement la configuration avec la carte SIM. En 30 minutes c’est fait !

Me voilĂ  avec un Motorola Moto g7 ! Il est un peu grand mais il a un beau design et des fonctions intĂ©ressantes. Parmi les propositions du magasin, c’Ă©tait celui qui correspondait le mieux Ă  mes attentes (opĂ©rĂ© par Android, longue autonomie de batterie, compatibles avec les appli que j’utilise, photos de bonne qualitĂ©…) et mon budget.


♫ Un article = Une chanson â–ș MY FIRST STORY – 虚蚀NEUROSE

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▶ 22 juin 2020 ; 5 ans au Japon (æ—„æœŹă§ïŒ•ćčŽé–“ăŒç”ŒăŁăŸ)

22 juin 2020. Il y a un an, en rĂ©digeant mon article des 4 ans, je ne pensais pas que cet article serait publiĂ© un jour. Comme quoi l’avenir n’est jamais vraiment tracĂ© et le moindre Ă©vĂ©nement, la moindre chose peut tout modifier ! En tout cas, voilĂ , 5 ans dĂ©sormais que j’ai posĂ© le pied au Japon avec pour projet de m’y installer pour quelques temps, ce « quelques temps » qui s’est transformĂ© en « 5 ans… voire plus ». Ouais, le Japon aura du mal Ă  se dĂ©barrasser de moi pour l’instant !

Cette annĂ©e fut vraiment Ă©panouissante ! Des voyages et des expĂ©riences incroyables ! MĂȘme si aprĂšs 4 ans, la liste des mauvais cĂŽtĂ©s du Japon se rallongeait et parfois me dĂ©sespĂ©rait, le Japon n’aura finalement pas fini de me faire rĂȘver et de me surprendre ! AprĂšs tout, chaque pays a ses bons et ses mauvais cĂŽtĂ©s ! La premiĂšre est que je ne regrette pas d’avoir quittĂ© Tokyo pour le Kansai ! Merci Ecole (pas) Sympa de m’avoir fait « sombrer », ça m’a ouvert la meilleure porte ! Ma nouvelle vie dans le Kansai m’a permise de redevenir un peu un pigeon voyageur et rĂ©veiller mon Ăąme d’aventuriĂšre ! Les voyages, c’est tellement gĂ©nial, mĂȘme si la plupart ne duraient qu’un weekend ! Je me dĂ©couvre encore une nouvelle partie de moi-mĂȘme en voyageant, je me sens davantage Ă©panouie et plus forte. Je me ressource et Ă  la fin de chacun d’eux, je suis de nouveau prĂȘte Ă  relever de nouveaux dĂ©fis et Ă  continuer Ă  aller de l’avant.

Comme chaque année, faisons donc le bilan :
J’ai fait un road trip Ă  Hokkaido.
J’ai escaladĂ© le Mont Fuji pour la troisiĂšme fois et fait le tour du cratĂšre.
– Je suis allĂ©e Ă  FujiQ (enfin !!)
– J’ai du commencer Ă  porter des lunettes de vue.
– J’ai profitĂ© des festivals d’Ă©tĂ© comme il y a 5 ans Ă  mon arrivĂ©e, avec Bon Odori et feux d’artifice.
– J’ai rĂ©ussi le JLPT N3 !
Je me suis tapĂ©e un dĂ©mĂ©nagement seule du Kanto au Kansai. J’ai portĂ© des cartons et des meubles comme un homme, j’ai appris Ă  gĂ©rer l’administratif et l’organisation, Ă  passer des coups de fils en japonais et surtout Ă  gĂ©rer le stress de tous ces prĂ©paratifs.
J’ai portĂ© le mikoshi lors du festival Kitazawa Hachiman Jinja Ă  Shimokitazawa.
– J’ai expĂ©rimentĂ© un nouveau domaine professionnel et je me suis dĂ©couverte de nouvelles compĂ©tences. Pas seulement, j’ai assistĂ© Ă  beaucoup d’Ă©vĂ©nements et expĂ©rimentĂ© beaucoup de choses de la culture japonaise et des traditions : les festivals de sport scolaire (é‹ć‹•äŒš), la rĂ©colte de mikan (みかん狩り, mikan gari), la fabrication du mochi (mochitsuki)… J’ai rĂ©citĂ© deux discours en japonais, chantĂ© les chansons de NoĂ«l populaires au Japon et jouĂ© l’interprĂšte anglais-japonais pour le pĂšre NoĂ«l et les enfants pendant les spectacles de NoĂ«l.
Je suis allée à Universal Studios pour Halloween.
J’ai eu 30 ans et je trouve que c’est vraiment un bel Ăąge finalement !
– J’ai commencĂ© Ă  collectionner les Goshuin.
– J’ai escaladĂ© le Mont Koya deux fois et visitĂ© la ville. J’ai sĂ©journĂ© dans un temple, ai participĂ© aux cĂ©rĂ©monies bouddhistes et goĂ»tĂ© le plat traditionnel bouddhiste.
– J’ai voyagĂ© dans divers endroits du Kansai comme Nachi-Katsuura avec excursion aux chutes de Nachi, Uji avec dĂ©gustation de matcha dans des ramen, smoothie, glace et pancakes,…
– J’ai rencontrĂ© beaucoup de personnes intĂ©ressantes et créé des amitiĂ©s grĂące aux Ă©vĂ©nements Meetup.
– GrĂące Ă  Kotoba House Liceo, j’ai fait et refait l’expĂ©rience de la culture et des traditions japonaises : cĂ©rĂ©monie de thĂ©, calligraphie, essai de kimono…
– J’ai redĂ©couvert les coins du Kansai que j’avais dĂ©jĂ  visitĂ© six ans auparavant pour les aimer davantage : Kyoto, Osaka, Kobe, Nara…
– J’ai participĂ© au festival Jidai Matsuri (æ™‚ä»Łç„­) Ă  Kyoto
– J’ai parcouru les Ăźles entre Onomichi (prĂ©fecture d’Hiroshima sur Honshu) Ă  Imabari (prĂ©fecture d’Ehime sur Shikoku) Ă  vĂ©lo en passant par Shimanami Kaido.
J’ai obtenu le permis national japonais.
– On m’a offert un poste normalement destinĂ© Ă  un(e) Japonais(e) avec plus de responsabilitĂ©s, de la paperasse et de la communication en japonais, en plus d’enseigner l’anglais Ă  plus de 100 enfants japonais dynamiques et Ă©nergiques. C’est parfois difficile, mais c’Ă©tait le challenge qui me manquait dans ce travail de prof d’anglais. Et je m’Ă©clate comme une enfant !
– Je suis passĂ©e du vĂ©lo au scooter. Vive la libertĂ© sur les routes et la dĂ©couverte de beaux endroits au hasard !
– J’ai commencĂ© Ă  rĂ©aliser des vidĂ©os et ai donc lancĂ© ma chaĂźne Youtube
– AprĂšs un cours d’essai dans un club de ma ville, j’ai dĂ©cidĂ© de reprendre le tennis.

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C’est une liste bien longue ! Et j’en suis contente, je me suis bien rattrapĂ©e par rapport aux trois annĂ©es prĂ©cĂ©dentes oĂč j’avais peu voyagĂ© Ă  travers le pays. J’en suis Ă  cinq ans au Japon et je croque la vie Ă  pleine dents ! Je ne me suis jamais sentie aussi bien dans ce pays malgrĂ© ses dĂ©fauts et quelques dĂ©ceptions. Je n’ai pas l’intention de quitter le Japon tout de suite ! PremiĂšre raison : il me reste encore et toujours beaucoup Ă  faire, beaucoup Ă  dĂ©couvrir :

– Escalader le Mont Fuji, encore une fois
– Faire un road trip Ă  Shikoku
– Passer un week-end Ă  la pĂ©ninsule d’Izu
– Faire une excursion au Mont Mitake, au Mont Tsukuba, Ă  la vallĂ©e Yushin (quand le circuit sera Ă  nouveau ouvert), aux Cascades Kegon de Nikko, Ă  Shosenkyo Gorge, au lac Miyagase

– Faire un tour en hĂ©licoptĂšre Ă  Maihama
– Voir un spectacle de Kabuki
– Assister Ă  un match de Sumo
– Continuer Ă  tester des restaurants, cafĂ©s et Izakaya (avec ou sans amis haha)
– Visiter Hamamatsu et Samantha Martha
– Assister Ă  une vraie cĂ©rĂ©monie de thĂ©
– Assister au Sapporo Snow Festival, au festival de Tsurugaoka Hachimangu Ă  Kamakura, au festival du Tanabata Ă  Sendai
– Aller Ă  Hakone, Okinawa, Ishigaki, Shizuoka, Kyushu, Mie, Hiroshima, Nagasaki, Goto, Kanazawa, Shirakawago, Tochigi et pleins d’autres endroits magnifiques du Japon
– Visiter Okuno-shima (性äč…野泶), l’üle aux lapins
– Assister au Oji Fox Parade pour le Nouvel An
– Visiter le jardin Sankeien en automne et au printemps
– Faire un voyage Ă  Hong Kong, aux Philippines, Ă  Hawaii, Ă  Bali, au Vietnam

– RĂ©ussir le JLPT N2
– Faire du rafting

Ce n’est pas garantie que je rĂ©ussisse Ă  tout accomplir en une annĂ©e mais peu importe ! Ça prendra le temps qu’il faut. L’important c’est qu’en attendant, ma vie dans le Kansai reste Ă©panouissante avec un bon Ă©quilibre et plus de positif que de nĂ©gatif. Je ne sais pas ce que cette sixiĂšme annĂ©e me rĂ©serve mais je souhaite qu’elle me permette de m’enrichir davantage et qu’elle m’apporte toujours plus de bonheur !

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▶ Chase : Kimi no Nikki (fĂ©vrier 2020)

FĂ©vrier = vague de froid. Des journĂ©es ensoleillĂ©es mais qui tournent vite Ă  la pluie ou aux rafales de vent. La mĂ©tĂ©o du Kansai n’est pas aussi agrĂ©able qu’Ă  Tokyo et a du mal Ă  se maintenir. L’hiver semble long quand on a aussi froid en intĂ©rieur (merci les logements mal isolĂ©s et mal chauffĂ©s) et Ă  cause de l’air trĂšs sec. C’est facile de tomber malade Ă  plusieurs reprises, entre rhume et grippe. La chose qui peut faire aimer l’hiver est sans doute la neige. Elle est tombĂ©e un peu mais pas suffisamment pour tenir et teinter le paysage de blanc. En bref, on a hĂąte que le printemps arrive et pour se consoler, on se fait plaisir chez KALDI Coffee Farm (ă‚«ăƒ«ăƒ‡ă‚Łă‚łăƒŒăƒ’ăƒŒăƒ•ă‚ĄăƒŒăƒ ) avec pleins de produits au sakura 🌾 : thĂ©, confiture, udon et mĂȘme pĂąte Ă  pancake !

Le 23 fĂ©vrier, notre cher nouvel empereur fĂȘtait son anniversaire ! Ce jour est donc dĂ©sormais fĂ©riĂ© au Japon. Et comme ça tombait un dimanche, le lundi suivant Ă©tait par consĂ©quent fĂ©riĂ© aussi. Une occasion de s’offrir un long weekend du cĂŽtĂ© de Nachi-Katsuura (那æ™șć‹æ”Š). Le guide consacrĂ© Ă  cet endroit arrivera dans un prochain article !

※ Les Ă©vĂ©nements du mois

‱ Spectacle scolaire (ç™șèĄšäŒš)

Les Ă©coles (privĂ©es en particulier) du Japon n’en finissent pas avec les spectacles et festivals : é‹ć‹•äŒš (rencontre sportive), éŸłæ„œäŒš (rencontre musicale), ç™șèĄšäŒš (reprĂ©sentation). Il y en a pour tous les thĂšmes et toutes les activitĂ©s. À l’approche de la fin de l’annĂ©e scolaire, on planifie une reprĂ©sentation sur le thĂšme de la vie, Seikatsu Happyoukai (生掻ç™șèĄšäŒš) avec chants et performances musicales.

Des semaines chargĂ©es avec des rĂ©pĂ©titions quotidiennes pour atteindre la perfection le jour J, des professeurs strictes et des enfants parfois fatiguĂ©s. Mais on garde le moral et la motivation ! On encourage au mieux les troupes pour leur prouver qu’ils sont capables de faire de grandes choses Ă  leur bas Ăąge.

Le jour J, les classes montent sur scĂšne Ă  tour de rĂŽle pour interprĂ©ter des chansons en anglais et en japonais, accompagnĂ©s parfois d’une petite danse, avant de terminer par un orchestre. Des grands classiques aux chansons populaires du moment, comme Paprika, chanson officielle des Jeux Olympiques de 2020 Ă  Tokyo, les enfants chantent et jouent en rythme avec le sourire, guidĂ©s par leur professeur. Les parents sont fiĂšres de la performance et immortalisent le moment en photos et vidĂ©os.

Des visages radieux, des messages remplis d’Ă©motions, c’est un beau spectacle qui rappelle l’arrivĂ©e prochaine du printemps et de la fin d’une riche annĂ©e scolaire de plus.

‱ Excursion scolaire et pique-nique (äżźć­Šæ—…èĄŒăšé è¶ł)

En effet, la fin de l’annĂ©e scolaire se rapproche, les grands Ă©vĂ©nement sont passĂ©s, on programme alors une petite sortie scolaire mĂ©ritĂ©e dans la matinĂ©e ! On se rend au parc pour s’amuser, profiter d’une petite ballade et terminer par un pique-nique. En japonais, on appelle cette petite excursion Ensoku (é è¶ł).

Pendant le trajet, le professeur occupe les enfants en expliquant le programme de l’excursion : ballade et amusement au parc, suivi d’un pique-nique. Le soleil n’est hĂ©las pas au rendez-vous ce jour mais les enfants gardent le sourire ! Une fois sur place, on court direction l’aire de jeux et on s’amuse jusqu’Ă  l’heure du pique-nique oĂč chacun se rĂ©gale avec sa boite Ă  bento dont le contenu soigneusement prĂ©parĂ© par maman est aussi mignon que bon !

L’excursion se passe au parc Shimin no Mori d’Hirakata (枚æ–čćž‚ćž‚æ°‘ăźæŁź) dont le nom signifie littĂ©ralement « la forĂȘt des citoyens ». SituĂ© dans la partie nord d’Hirakata, c’est un parc verdoyant dans un quartier rĂ©sidentiel, construit sous le slogan « Ville de verdure, du soleil et de la culture » (緑ずć€Șé™œăšæ–‡ćŒ–ăźăŸăĄ) pour commĂ©morer le 35Ăšme anniversaire de la municipalitĂ©.

Sur une surface d’environ 2,8 hectares entourĂ©e d’environ 12 000 arbres, le parc est divisĂ© en huit zones, dont l’Ă©tang Kagami (éĄäŒæ± ) au cƓur, la forĂȘt de fleurs (èŠ±ăźæŁź), la forĂȘt Seseragi (ă›ă›ă‚‰ăŽăźæŁź) et la forĂȘt Trim (トăƒȘăƒ ăźæŁź). Les citoyens de la ville apprĂ©cient le parc pour y admirer les fleurs Ă  toutes les saisons. En cette pĂ©riode de l’annĂ©e, on peut voir de jolies fleurs de pruniers (æą…ăźèŠ±) par exemple ! La forĂȘt dans laquelle se trouve une aire de jeux est quant Ă  elle l’endroit prĂ©fĂ©rĂ© des petits !

Hirakata City Shimin no Mori (枚æ–čćž‚ćž‚æ°‘ăźæŁź)
Adresse
: 2-10-1 Kuzuhaoka, Hirakata-shi, Osaka (性é˜Șćșœæžšæ–čćž‚æ„ è‘‰äž˜2侁盼10-1)
AccĂšs : Kuzuha Station (Keihan Line)
Site internet : http://shimin-mori.com/

※ Les sorties et excursions du mois

‱ Une journĂ©e Ă  Kobe (ç„žæˆžæ—„ćž°ă‚Šæ—…)

Excursion d’une journĂ©e Ă  Kobe ? Oui c’est entiĂšrement possible de faire l’aller-retour sur une journĂ©e quand on habite dans le Kansai ! En japonais on dit Higaeri (æ—„ćž°ă‚Š). Bien sĂ»r, pour faire le tour entier de la ville, c’est mieux d’y passer plusieurs jours mais on peut toujours dĂ©couvrir de belles choses rien que sur une journĂ©e et y revenir le lendemain !

Voici le Kimitinéraire pour une journée sympa à Kobe !

Pour cette excursion un samedi frais mais en partie ensoleillé, ce sera marche, nature, temple et panorama magnifique pour un budget qui ne dépassera pas 10 000 yens !

ArrivĂ©e le matin Ă  la station Sannomiya (侉ノ漼), on se dirige Ă  pieds en direction du pont VĂ©nus (ăƒŽă‚ŁăƒŒăƒŠă‚čブăƒȘッゾ). Sur le chemin, petit arrĂȘt au sanctuaire Ikuta (生田焞瀟), un des plus anciens du Japon. L’endroit est tranquille et trĂšs silencieux, peu de visiteurs s’y aventurant en matinĂ©e. C’est une agrĂ©able balade reposante sous un soleil frais mais radieux.

On continue de parcourir les rues ascendantes et descendantes (eh oui, Kobe est entourĂ© de montagnes), passant devant la mosquĂ©e de Kobe, empruntant la pente trĂšs raide menant aux sanctuaires Suwa (諏èšȘ焞瀟) et Takagi Inari (é«˜ć„€çšČ荷焞瀟) pour enfin atteindre les marches du pont VĂ©nus. Bien que son nom ne reflĂšte pas un charme exceptionnel pour cette construction, la vue sur la ville reste splendide ! Gratuit et sans trop de touristes, l’effort fourni pour monter jusque lĂ  est amplement rĂ©compensĂ© !

Juste Ă  cĂŽtĂ©, sur la terrasse Venus (ăƒŽă‚ŁăƒŒăƒŠă‚čăƒ†ăƒ©ă‚č) de l’observatoire du parc Suwayama (諏èšȘć±±ć…Źćœ’), se trouve le monument des cadenas de l’amour (æ„›ăźé”ăƒąăƒ‹ăƒ„ăƒĄăƒłăƒˆ). Les couples viennent sceller leur amour en y attachant des cadenas depuis dĂ©cembre 2004. Sa construction a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ©e aprĂšs que des actes similaires aient Ă©tĂ© effectuĂ©s sur le pont VĂ©nus, et Ă©tant jugĂ©s dangereux en raison du poids accumulĂ© des cadenas.

AprĂšs une pause dĂ©jeuner, direction le sud de la ville Ă  pieds, parcourant les rues dĂ©sormais plus animĂ©es du quartier de Sannomiya (侉ノ漼) et du quartier chinois de Kobe, Nankinmachi (捗äșŹç”ș).

Premier arrĂȘt au sanctuaire Minatogawa (æčŠć·ç„žç€Ÿ) dans lequel se tient ce jour un petit marchĂ© avec produits fabriquĂ©s Ă  la main et antiquitĂ©s. On dĂ©couvre des allĂ©es de plusieurs stands et pas mal de clients viennent faire des emplettes, mais compte tenu du lieu sacrĂ©, le marchĂ© reste calme. Ce sanctuaire shinto reconstruit aprĂšs-guerre en 1957 est connu pour son grand hall et ses statues de lions dorĂ©es.

Puis, on repart pour un autre temple, trĂšs peu connu des touristes et mĂȘme des locaux ! Et pourtant, il y cache une merveille : une des plus grandes statues de Bouddha, le temple Nofuku (胜犏ćŻș).
ImplantĂ© au milieu d’immeubles et Ă  10 minutes Ă  pied de la gare de Hyogo, crĂ©ant un certain contraste entre modernitĂ© et tradition, on s’attendrait Ă  tout sauf Ă  trouver un lieu sacrĂ© par le plus grand des hasards. Alors que le grand Bouddha de Kamakura se trouve au calme et un peu Ă©loignĂ© du centre-ville et celui de Nara au chaud dans le temple Todai-ji, le grand Bouddha de bronze de Nofuku-ji est visible Ă  peine passĂ© l’entrĂ©e du temple dont la visite est d’ailleurs gratuite !
Montez les marches jusqu’Ă  lui, admirez-le avec le paysage citadin en arriĂšre-plan et faites-lui une offrande en dĂ©posant de la nourriture ou une boisson.

Selon le temps restant, on remonte en transport (train JR jusqu’Ă  Sannomiya et bus 18) ou Ă  pied jusqu’au nord-est au tĂ©lĂ©phĂ©rique du mont Maya (æ‘©è€¶ć±±). De lĂ , les aventuriers d’un cĂŽtĂ©, passionnĂ©s de randonnĂ©, empruntent le circuit menant jusqu’au sommet du mont Maya au point de vue Kikusedai (æŽŹæ˜Ÿć°) et les touristes de l’autre optent pour le trajet en tĂ©lĂ©phĂ©rique et funiculaire.

LĂ -haut, une autre magnifique vue sur Kobe s’offre aux visiteurs, pour ainsi figurer parmi les trois meilleures vues nocturnes du Japon. De jour comme de nuit, Kobe, situĂ© en bord de mer et entourĂ© de montagnes, rĂ©vĂšle sa beautĂ© citadine et ses milliers de lumiĂšres.

Selon la saison, d’autres activitĂ©s sont possibles incluant la location de vĂ©lo et emprunter le circuit pour une sympathique balade en respirant l’air frais. Ou bien, pour les moins sportifs ou ceux qui veulent juste se dĂ©tendre, se poser au cafĂ© du coin, Maya View Terrace 702 (æ‘©è€¶ăƒ“ăƒ„ăƒŒăƒ†ăƒ©ă‚č702). En hiver, des kotatsu et couvertures sont Ă  disposition des clients pour se rĂ©chauffer et se relaxer tout en admirant la ville. On se laisse facilement tenter par un dĂźner et/ou une boisson chaude. Plats japonais et occidentaux, gĂąteaux et autres pĂątisseries, thĂ©, cafĂ© et alcool, il y a de tout pour satisfaire le client et lui redonner de l’Ă©nergie aprĂšs une longue journĂ©e d’excursion et bien la terminer.

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Ikuta Jinja (生田焞瀟)
Adresse : 1-2-1 Shimoyamatedori, Chuo-ku, Kobe, Hyogo (ć…”ćș«çœŒç„žæˆžćž‚䞭怟ćŒșäž‹ć±±æ‰‹é€š1侁盼2−1)
AccĂšs : Sannomiya Station (Seishin-Yamate Line, JR Lines) sortie ouest, Kobe-Sannomiya Station (Hanshin Line, Kobe Kosoku Line, Kobe Line) sortie ouest
Site internet : https://ikutajinja.or.jp/

Venus Bridge & Ai no Kagi Monument (ăƒŽă‚ŁăƒŒăƒŠă‚čブăƒȘッゾ&æ„›ăźé”ăƒąăƒ‹ăƒ„ăƒĄăƒłăƒˆ)
Adresse : 203 Kobeko Jikata, Chuo-ku, Kobe, Hyogo (ć…”ćș«çœŒç„žæˆžćž‚䞭怟ćŒșç„žæˆžæžŻćœ°æ–č203)
AccĂšs : Sannomiya Station (Seishin-Yamate Line, JR Lines) sortie ouest, Kobe-Sannomiya Station (Hanshin Line, Kobe Kosoku Line, Kobe Line) sortie ouest

Minatogawa Jinja (æčŠć·ç„žç€Ÿ)
Adresse : 3-1-1 Tamondori, Chuo-ku, Kobe, Hyogo (ć…”ćș«çœŒç„žæˆžćž‚䞭怟ćŒșć€šèžé€š3侁盼1−1)
AccĂšs : Kobe Station (JR Lines) sortie nord, Kosoku Kobe Station (Kobe Kosoku Line) sortie 11A
Site internet : http://www.minatogawajinja.or.jp/

Nofuku-ji (胜犏ćŻș)
Adresse
: 1-39 Kitasakasegawa-cho, Hyogo-ku, Kobe, Hyogo (ć…”ćș«çœŒç„žæˆžćž‚ć…”ćș«ćŒșćŒ—é€†ç€Źć·ç”ș1−39)
AccĂšs
: Hyogo Station (JR Lines) sortie sud, Chuo-Ichibamae Station (Kaigan Line) sortie 1
Site internet : http://nofukuji.jp/

Maya View Line Kikusedai (ăŸă‚„ăƒ“ăƒ„ăƒŒăƒ©ă‚€ăƒł æŽŹæ˜Ÿć°)
Adresse : 2-2 Mayasan-cho, Nada-ku, Kobe, Hyogo (ć…”ćș«çœŒç„žæˆžćž‚灘ćŒșæ‘©è€¶ć±±ç”ș2-2)

※ Les restau et cafĂ©s du mois

‱ Kappougi (ă‹ăŁăœă†ăŽ)

De passage Ă  Kobe et pour le dĂ©jeuner vous avez un mot en tĂȘte : tradition. Pour cela, optez pour le Washoku (撌食, terme employĂ© pour dĂ©signer la cuisine traditionnelle japonaise) et posez-vous dans l’Izakaya Kappougi (æ‰‹äœœć±…é…’ć±‹ ă‹ăŁăœă†ăŽ) pour goĂ»ter sa cuisine fait maison. Tradition : le dĂ©cor l’est avec des tables basses et des tatamis et la cuisine fait maison regroupe tous les plats et accompagnements typiques de la cuisine japonaise. Il y a l’embarras du choix et pour tous les goĂ»ts !

Le midi, c’est un menu fixe (漚食) de six petites assiettes au prix de 792 yens. Le paiement s’effectue Ă  l’arrivĂ©e et avant de prendre place Ă  table. Les clients prennent un plateau et choisissent d’abord un plat de viande/poisson (karaage ć”æšă’, poissons de saison comme par exemple le sanma 秋戀魚 ou le maquereau 鯖, nikujaga è‚‰ă˜ă‚ƒăŒ, chicken katsu é¶ă‚«ăƒ„…), trois petits bols d’accompagnements lĂ©gumes / fĂ©culents (yakisoba, tamagoyaki, pommes de terre frites, natto, salade…), une soupe miso et un bol de riz blanc ou du riz assaisonnĂ© avec des lĂ©gumes et de la viande (ç‚ŠăèŸŒăżă”éŁŻ). ThĂ© froid, chaud et eau sont disponibles Ă  volontĂ© ainsi que sauces et Ă©pices mis Ă  disposition Ă  chaque table.

Un plateau bien garni, de la bonne cuisine, on ressort avec un estomac rempli et satisfait !

Kappougi Roynet Sannomiya (ă‹ăŁăœă†ăŽăƒ­ă‚€ăƒăƒƒăƒˆäž‰ćźźćș—)
Adresse : 5-1-6 Gokodori, Chuo-ku, Kobe, Hyogo (ć…”ćș«çœŒç„žæˆžćž‚䞭怟ćŒșćŸĄćčžé€š5-1-6)
AccĂšs : Kobe-Sannomiya Station (Hanshin Line) sortie A24, Sannomiya Station (JR Line) sortie est, Sannomiya-Hanadokeimae Station (Kaigan Line) sortie 3
Site internet : http://www.kappougi.jp/ 

※ Dans ma vie Nippone

‱ La vie est belle !

Je pensais que seuls les personnes ayant trouvĂ© le grand amour, vĂ©cu le mariage, dĂ©couvert la joie de devenir parents et de fonder une famille tout en effectuant le travail de leur rĂȘve pouvaient dire librement ces mots. Et pourtant non, ils peuvent ĂȘtre Ă  la portĂ©e de n’importe qui ! Je ne pensais pas moi-mĂȘme les dire un jour, du haut de mes 30 ans. Oui, il faut croire que 30 ans est un bel Ăąge et qu’on voit les choses plus positivement et qu’on a envie de continuer Ă  grimper, gravir des Ă©chelons et relever de nouveaux challenges. C’es mon Ă©tat d’esprit actuel.

Que j’ai bien fait de quitter Tokyo pour le Kansai. De nouvelles choses ont Ă©tĂ© possibles pour une vie bien plus agrĂ©able et plaisante. Ça fait dĂ©jĂ  5 mois que je suis devenue professeure d’anglais et que chaque jour je m’amuse avec les enfants en leur enseignant cette langue. 5 mois c’est peut-ĂȘtre court, mais en 5 mois, j’ai dĂ©jĂ  partagĂ© tellement de bons moments avec les enfants. Et grĂące Ă  la gentillesse et aux visages radieux de la plupart d’entre eux (pas tous hĂ©las lol), j’ai pu gagner suffisamment de confiance pour leur enseigner l’anglais dans une atmosphĂšre ludique et amusante.

C’est sĂ»r, ce n’est pas rose tous les jours, c’est parfois trĂšs fatigant et au dĂ©but je m’inquiĂ©tais beaucoup quant Ă  mes capacitĂ©s Ă  enseigner. Je m’inquiĂšte toujours un peu mĂȘme maintenant. J’ai eu des moments de doute Ă  plusieurs reprises aussi mais la fin de l’annĂ©e scolaire se rapproche et je suis juste impatiente de voir comment commencera la rentrĂ©e prochaine. C’est passionnant ! Chaque jour les enfants m’apportent beaucoup. Chaque jour est une expĂ©rience enrichissante. C’est pourquoi je vais continuer Ă  faire des efforts tout en gardant cette joie de vivre !


♫ Un article = Une chanson â–ș L’Arc~en~Ciel – CHASE

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▶ Le Goshuin (ćŸĄæœ±ć°)

Grand voyageur, grande voyageuse qui parcoure le Japon et effectue un arrĂȘt dans les nombreux temples bouddhistes et sanctuaires shintoĂŻstes du pays, vous connaissez sans doute l’existence du Goshuin (ćŸĄæœ±ć°), l’empreinte du sceau de ces lieux sacrĂ©s. Souvenir original et typique, collectionnez-les et rassemblez-les dans un Goshuin-cho (ćŸĄæœ±ć°ćžł), un carnet spĂ©cialement dĂ©diĂ©s aux Goshuin.

Vous désirez en savoir plus ? Alors lisez la suite de cet article !

※ Qu’est-ce que le Goshuin ? (ćŸĄæœ±ć°ăšăŻäœ•ă§ă™ă‹ă€‚)

Le Goshuin (ćŸĄæœ±ć°) correspond Ă  l’empreinte du sceau des temples bouddhistes et sanctuaires shintoĂŻstes au Japon que les visiteurs et adorateurs peuvent recevoir. Cependant, il peut arriver que certains sanctuaires et temples n’offrent pas du tout ce service.

En japonais, ce terme se décompose en trois kanjis :
ćŸĄ (go) : terme honorifique ajoutĂ© au dĂ©but de mots « importants ». L’empreinte du sceau est considĂ©rĂ© comme un objet sacrĂ©, il droit donc ĂȘtre mentionnĂ© et traitĂ© avec un grand respect
朱 (shu) : vermillon, faisant rĂ©fĂ©rence Ă  la couleur rouge vif tirant sur l’orangĂ© de l’encre utilisĂ©e pour marquer le sceau
捰 (in) : empreinte du sceau
En d’autre terme, le Goshuin reprĂ©sente la marque rouge sacrĂ©e de chaque temple bouddhiste et sanctuaire shintoĂŻste.

Mais prĂ©cisĂ©ment, il ne s’agit pas d’une simple marque rouge comme l’Inkan (捰鑑). Le contenu est un peu plus complexe et se compose en plusieurs parties : on retrouve Ă  la fois des empreintes de sceau et de la calligraphie. De mĂȘme, il diffĂšre selon les temples et sanctuaires. Voici par exemple le Goshuin du temple Kongobu-ji (金扛泯ćŻș), situĂ© Ă  Koyasan (é«˜é‡Žć±±).

  1. ä»€ć’Œć…ƒćčŽæ‹ŸćŁ±æœˆæ‹Ÿäžƒæ—„ (17 novembre de la premiĂšre annĂ©e Reiwa) : Date de visite
  2. 遍照金扛 (Henjokongo) : autre nom de Kobo-Daishi Kukai (ćŒ˜æł•ć€§ćž«ç©șæ”·), saint fondateur de l’Ă©cole bouddhiste Shingon
  3. 金扛泯ćŻș (Kongobu-ji) : Nom du temple
  4. Empreinte du sceau du temple
  5. Empreinte du sceau du lieu oĂč se situe le temple
  6. ć„‰æ‹ (Houhai) : terme signifiant « culte », « adoration », « vĂ©nĂ©ration »
  7. à€Żà„ (Yu) : caractĂšre sanskrit exprimĂ© pour Kobo-Daishi Kukai
  8. é«˜é‡Žć±± (Koyasan) : Nom du lieu oĂč se situe le temple

Autre exemple de Goshuin du sanctuaire Ikuta (生田焞瀟) Ă  Kobe (焞戞), un peu plus simple.

  1. ä»€ć’ŒäșŒćčŽäșŒæœˆäž€æ—„ (1er fĂ©vrier de l’annĂ©e 2 Reiwa) : Date de visite
  2. 生田焞瀟 (Ikuta Jinja) : Nom du sanctuaire
  3. Empreinte du sceau de l’emblĂšme du sanctuaire
  4. Empreinte du sceau du sanctuaire
  5. ć„‰æ‹ (Houhai)

A l’origine, le Goshuin Ă©tait remis aux pĂšlerins qui offraient un sha-kyo (ć†™ç”Œ, transcription manuscrite de soutra) aux temples. L’empreinte du sceau est considĂ©rĂ© comme sacrĂ© Ă©tant donnĂ© qu’il reprĂ©sente l’image du temple. De nos jours, il est bien sĂ»r possible d’obtenir un Goshuin sans avoir Ă  offrir un sha-kyo.

※ Le Goshuin-cho (ćŸĄæœ±ć°ćžł)

Pour rassembler et collectionner les Goshuin, il est prĂ©fĂ©rable d’avoir un carnet dĂ©diĂ©s Ă  cet effet, le Goshuin-cho (ćŸĄæœ±ć°ćžł). Les temples et sanctuaires refuseront d’y inscrire leur Goshuin dans tout autre type de cahier ou dans un carnet contenant des tampons commĂ©moratifs, alors attention ! Le Goshuin-cho est aussi un objet sacrĂ© et doit ĂȘtre entretenu avec respect ! Retenez ces mots :

ă€ŒćŸĄæœ±ć°ćžł

ćŸĄæœ±ć°ă«ăŻă€ăŠć‚ă‚Šă•ă‚ŒăŸäœ›æ§˜ăźćŠŸćŸłă‚’çŽă‚ă•ă›ăŠă„ăŸă ă„ăŠăŠă‚ŠăŸă™ă€‚
ćŸĄæœ±ć°ćžłăŻć€§ć€‰ç„žè–ăȘă‚‚ăźă§ă”ă–ă„ăŸă™ăźă§ă€ă‚čă‚żăƒłăƒ—ćžłă‚„ăƒŽăƒŒăƒˆăŻćŒșćˆ„ă„ăŸă ăă€ć€§ćˆ‡ă«ăŠć–ă‚Šæ‰±ă„ăă ă•ă„ă€‚ă€

 Carnet de Goshuin

Le Goshuin est dédié au mérite de la visite de la demeure de Bouddha.
Le carnet de Goshuin est un objet trĂšs sacrĂ© et diffĂ©rent d’un carnet de timbres ou d’un cahier quelconque alors manipulez-le avec soin.

※ Obtenir un Goshuin (ćŸĄæœ±ć°ă‚’ă‚‚ă‚‰ă†)

Lorsque vous arrivez au sanctuaire ou au temple, assurez-vous d’abord de faire une petite offrande au saisenbako (èłœéŠ­çź±, tirelire en bois situĂ© devant la salle de culte Haiden, æ‹æźż) et de prier. Étant donnĂ© que le Goshuin est essentiellement une preuve de pĂšlerinage vers un site religieux, il est impĂ©ratif d’au moins rendre hommage au temple ou au sanctuaire. De plus, si vous visitez un sanctuaire, assurez-vous de suivre les directives gĂ©nĂ©rales lorsque vous entrez dans les lieux du sanctuaire (s’incliner devant la porte torii avant d’entrer, se purifier les mains…).

Une fois cela fait, dirigez-vous vers la rĂ©ception de Goshuin et remettez votre carnet, de prĂ©fĂ©rence ouvert Ă  la page que vous souhaitez tamponner. Si vous n’avez pas de carnet dĂ©diĂ© aux Goshuin, on vous le remettra sur une feuille de papier distincte que vous pourrez coller plus tard. La plupart des Goshuin sont payants, le prix variant de 300 „ Ă  500 „. On vous remettra le plus souvent une plaque numĂ©rotĂ©e, puis on vous demandera d’attendre. Attendez patiemment sans parler ni consulter votre smartphone. Ne surtout pas manger ou boire ! Lorsque votre numĂ©ro est appelĂ©, remettez alors votre plaque et le montant demandĂ© (essayez de prĂ©voir de la monnaie et Ă©vitez de payer avec des billets) et rĂ©cupĂ©rez votre Goshuin.

C’est toujours une belle surprise d’ouvrir son Goshuin-cho et d’y dĂ©couvrir l’empreinte fraĂźchement inscrite. Il arrive qu’on remette un papier qui en plus de permettre Ă  l’encre de sĂ©cher et de ne pas tacher les autres pages du carnet, vous rappelle les rĂšgles de bon entretien et de respect envers votre Goshuin-cho, ainsi que des coupons de rĂ©duction et des prospectus sur le temple ou le sanctuaire visitĂ©.


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