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▶ 22 juin 2021 ; 6 ans au Japon (日本で6年間が経った)

Je ne pensais pas atteindre les six ans de vie au Japon ces dernières semaines, tellement j’ai stressé en attendant mon nouveau visa après les soucis de dossier. D’ailleurs, la Kimi âgée à l’époque de 25 ans à son arrivée au Japon avec un PVT ne s’imaginait pas non plus aller aussi loin, je suppose 😂. Du moins elle était loin de s’imaginer les péripéties, les aventures, les surprises et les déceptions, les problèmes qu’elle allait devoir surmonter.

Depuis mon premier visa, chaque année n’a jamais vraiment été la même et beaucoup de choses ont changé jusqu’à aujourd’hui. Je n’avais pas les mêmes priorités, les mêmes rêves, les mêmes problèmes et préoccupations, j’avais moins confiance en moi, le Covid n’existait pas… J’ai eu un parcours semé de beaucoup d’embûches et je n’avais parfois pas le choix que de les franchir. Je me suis débrouillée et j’ai dû apprendre à davantage me surpasser seule. Il le faut quand la famille est à des milliers de kilomètres et tout simplement parce qu’on ne peut pas compter sur les autres, mais on peut toujours compter sur soi-même. Je me suis battue pour atteindre mes objectifs et réaliser mes rêves. Et même si je n’ai pas choisi la facilité, si j’ai du fournir beaucoup d’efforts, faire des sacrifices et me démerder seule au contraire de personnes auxquelles on leur a tout tendu ou avaient les bons contacts, j’ai très rarement échoué. Même si j’ai beaucoup douté ou me suis souvent découragée et remise en question.

On m’a demandé récemment si j’étais fière de mon parcours.

Fière… Je ne suis pas du genre à me valoriser et à me jeter des fleurs. Mais oui pour une fois j’ai envie de dire que je suis fière de tout ce que j’ai pu accomplir, en particulier quand mon entourage me le fait remarquer également et qu’à ma place, certains n’auraient jamais osé. Nous grandissons en prenant des initiatives plus audacieuses et en essayant d’apprendre de nos expériences de vie. Parfois, nous nous accrochons à nos espoirs, nous surmontons nos peurs, nous réussissons et nous échouons. Ca fait partie de la vie. Mais chaque expérience ouvre la porte à de nouvelles possibilités. Toutes les étapes franchies font partie du voyage de font de nous ce que nous sommes aujourd’hui. Et je suis aujourd’hui reconnaissante envers cette Kimi qui après tout ce parcours est devenue celle qu’elle est aujourd’hui. S’auto-complimenter, s’auto-féliciter, c’est aussi important pour être bien dans son corps et son esprit. J’ai appris à me rappeler que je n’avais pas que des défauts et que uniquement s’auto-critiquer ou se dévaloriser ne servait à rien. Non, il n’y aura pas toujours quelqu’un pour nous dire que nous sommes exceptionnel, génial, ou pour nous réconforter dans les moments difficiles. Mais il y aura toujours soi-même pour le faire.

On m’a demandé récemment si je regrettais d’être partie.

Mon plus grand regret aurait été de ne jamais être partie ! Un PVT on peut l’avoir qu’une fois dans sa vie. Il faut la saisir tant cette expérience nous apporte beaucoup personnellement. J’avais pourtant une vie stable en région parisienne : un CDI, un appartement, des loisirs, des sorties sympa à Paris, des super amis et collègues. J’ai tout laissé pour le Japon. J’étais jeune, sans conjoint, sans enfants, je n’avais pas cette contrainte contrairement à certaines de mes amies. C’était le moment d’y aller. Ce projet n’a jamais voulu quitter mon esprit, même si j’avais toujours la possibilité d’y voyager.

On m’a demandé récemment si quelque chose en France me manquait aujourd’hui.

Ça dépend de la chose en question. Le Japon a ses bons et mauvais côtés comme tout pays. Mais je m’y sens vraiment bien, en sécurité et surtout je sens que je suis moi-même. Je peux aussi me rendre dans des endroits qui me rappellent un peu mon pays. Ce qui me manque le plus, ce sont mes proches. Si j’avais le pouvoir de les amener tous ici, je le ferais.

Quoi qu’il en soit, aujourd’hui, je me trouve encore au Japon avec une vie de construite : un travail, un logement, un mode de vie confortable et agréable, des loisirs, un petit réseau d’amis… J’ai passé une belle année encore. Donc comme d’habitude, faisons le bilan de cette belle année :
– J’ai repris le tennis dans un club.
– J’ai joué au jeu Suika Wari (スイカ割り) à l’école où je travaille, expérimenté la récolte de patates (芋掘り), de mikan (みかん狩り), de fraises (いちご狩り) et célébré d’autres fêtes traditionnelles comme Setsubun (節分) et Hina Matsuri (ひな祭り). Beaucoup d’événements qui rendent l’année scolaire au Japon enrichissante et passionnante !
– J’ai fêté le Tanabata (七夕) chez moi en décorant une branche de bambou feuillue et en écrivant des vœux.
– J’ai expérimenté le Taichi (太極拳).
– J’ai refait un road trip et cette fois je suis allée jusqu’à Shirakawago (白川郷), Kanazawa (金沢) et la péninsule de Noto (能登半島).
– J’ai passé un court mais très bon séjour à Tottori (鳥取), et pour une fois je ne voyageais pas seule.
– J’ai fait une balade à chameau dans les dunes de Tottori (鳥取) et du kayak au bords des côtes d’Ajiro (網代).
– J’ai fait un road trip à Shikoku (四国) en passant par l’île d’Awaji (淡路島).
– A défaut de ne pas avoir pu faire le Mont Fuji une quatrième fois, j’ai escaladé d’autres petites montagnes : le mont Maya (摩耶山) à Kobe (神戸), le mont Kyusho (久松山) à Tottori (鳥取), le mont Tsurugi (剣山) à Shikoku (四国), le mont Hiei (比叡山) à Kyoto (京都), le mont Misen (弥山) à Miyajima (宮島), le mont Konozan (交野山) à Katano (交野)…
– J’ai exploré les forêts et parcs naturels de la préfecture d’Osaka (大阪府民の森)
– J’ai fini par prendre goût aux voyages en voiture et à scooter, malgré les limites de vitesse pitoyables et la conduite catastrophique des gens du Kansai. J’ai entre autres voyagé jusqu’à Izumo (出雲) et la préfecture de Mie (三重県) à bord d’une titine confortable !
– J’ai renouvelé mon passeport (qui n’est pas prêt de me servir pour voyager…)
– Je n’ai pas fêté seule mon anniversaire malgré la pandémie. Je me suis offerte en cadeau un pass annuel à Universal Studios Japan.
– J’ai passé le TOEIC afin d’affirmer mes capacités à enseigner l’anglais (et parce que je n’avais jamais eu l’occasion de le passer).
– A défaut de ne pas avoir pu renter en France, j’ai passé les fêtes de fin d’année à Tokyo dans ma famille japonaise et passé du bon temps avec mes amis Tokyoïtes.
– Ma santé pas toujours au top m’a obligé à rendre visite au médecin, au dentiste, à l’opticien et l’ORL. Sinon tout va bien.
– J’ai visité le parc SUPER NINTENDO WORLD de Universal Studios Japan plusieurs fois. Je me suis en moyenne rendue une fois par mois au parc pour rentabiliser mon pass.
– J’ai suivi la tradition japonaise et offert des chocolats de Saint-Valentin à tous les hommes de mon entourage. Et pour le White Day, j’en ai même eu en retour !
– J’ai fêté un Hanami pluvieux au parc du château d’Osaka. Les cerisiers en fleurs étaient quand même magnifiques.
– J’ai voyagé à Hiroshima (広島) et Miyajima (宮島).
– J’ai visité le parc Banpaku Kinen (万博記念公園) et la tour du Soleil (太陽の塔).
– J’ai accompli une année en tant que professeure en charge de l’anglais dans une école maternelle. Loin du poste de simple assistante ! J’ai passé une année un peu difficile, parfois très stressante et éprouvante. Je n’avais pas imaginé l’ampleur des difficultés et avais sans doute surestimé mes capacités. A la fin de l’année scolaire, j’ai eu du mal à réaliser être parvenue à compléter une année scolaire entière !
– J’ai renouvelé mon visa travail et obtenu un nouveau visa de 5 ans !

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Et comme toujours, il y a encore beaucoup de choses que je souhaite accomplir :
– Escalader le Mont Fuji, encore une fois
– Passer un week-end à la péninsule d’Izu
– Faire une excursion au Mont Mitake, au Mont Tsukuba, à la vallée Yushin (quand le circuit sera à nouveau ouvert), aux Cascades Kegon de Nikko, à Shosenkyo Gorge, au lac Miyagase…
– Faire un tour en hélicoptère à Maihama
– Voir un spectacle de Kabuki
– Assister à un match de Sumo
– Continuer à tester des restaurants, cafés et Izakaya (avec ou sans amis haha)
– Visiter Hamamatsu et Samantha Martha
– Assister à une vraie cérémonie de thé
– Assister au Sapporo Snow Festival, au festival de Tsurugaoka Hachimangu à Kamakura, au festival du Tanabata à Sendai
– Aller à Hakone, Okinawa, Ishigaki, Shizuoka, Kyushu, Nagasaki, Goto, Tochigi et pleins d’autres endroits magnifiques du Japon
– Visiter Okuno-shima (大久野島), l’île aux lapins
– Assister au Oji Fox Parade pour le Nouvel An
– Visiter le jardin Sankeien en automne et au printemps
– Faire un voyage à Hong Kong, aux Philippines, à Hawaii, à Bali, au Vietnam…
– Réussir le JLPT N2
– Faire du rafting

Je souhaite que la crise sanitaire que nous traversons depuis plus d’un an s’améliore, qu’on retrouve la vie normale que l’on a toujours connu pour pouvoir accomplir tous ces petits projets. Avec mon nouveau visa travail, je suis encore là pour au moins 5 ans. J’ai au moins 5 ans pour continuer à faire des découvertes et à profiter du Japon.

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▶ 22 juin 2020 ; 5 ans au Japon (日本で5年間が経った)

22 juin 2020. Il y a un an, en rédigeant mon article des 4 ans, je ne pensais pas que cet article serait publié un jour. Comme quoi l’avenir n’est jamais vraiment tracé et le moindre événement, la moindre chose peut tout modifier ! En tout cas, voilà, 5 ans désormais que j’ai posé le pied au Japon avec pour projet de m’y installer pour quelques temps, ce « quelques temps » qui s’est transformé en « 5 ans… voire plus ». Ouais, le Japon aura du mal à se débarrasser de moi pour l’instant !

Cette année fut vraiment épanouissante ! Des voyages et des expériences incroyables ! Même si après 4 ans, la liste des mauvais côtés du Japon se rallongeait et parfois me désespérait, le Japon n’aura finalement pas fini de me faire rêver et de me surprendre ! Après tout, chaque pays a ses bons et ses mauvais côtés ! La première est que je ne regrette pas d’avoir quitté Tokyo pour le Kansai ! Merci Ecole (pas) Sympa de m’avoir fait « sombrer », ça m’a ouvert la meilleure porte ! Ma nouvelle vie dans le Kansai m’a permise de redevenir un peu un pigeon voyageur et réveiller mon âme d’aventurière ! Les voyages, c’est tellement génial, même si la plupart ne duraient qu’un weekend ! Je me découvre encore une nouvelle partie de moi-même en voyageant, je me sens davantage épanouie et plus forte. Je me ressource et à la fin de chacun d’eux, je suis de nouveau prête à relever de nouveaux défis et à continuer à aller de l’avant.

Comme chaque année, faisons donc le bilan :
J’ai fait un road trip à Hokkaido.
J’ai escaladé le Mont Fuji pour la troisième fois et fait le tour du cratère.
– Je suis allée à FujiQ (enfin !!)
– J’ai du commencer à porter des lunettes de vue.
– J’ai profité des festivals d’été comme il y a 5 ans à mon arrivée, avec Bon Odori et feux d’artifice.
– J’ai réussi le JLPT N3 !
Je me suis tapée un déménagement seule du Kanto au Kansai. J’ai porté des cartons et des meubles comme un homme, j’ai appris à gérer l’administratif et l’organisation, à passer des coups de fils en japonais et surtout à gérer le stress de tous ces préparatifs.
J’ai porté le mikoshi lors du festival Kitazawa Hachiman Jinja à Shimokitazawa.
– J’ai expérimenté un nouveau domaine professionnel et je me suis découverte de nouvelles compétences. Pas seulement, j’ai assisté à beaucoup d’événements et expérimenté beaucoup de choses de la culture japonaise et des traditions : les festivals de sport scolaire (運動会), la récolte de mikan (みかん狩り, mikan gari), la fabrication du mochi (mochitsuki)… J’ai récité deux discours en japonais, chanté les chansons de Noël populaires au Japon et joué l’interprète anglais-japonais pour le père Noël et les enfants pendant les spectacles de Noël.
Je suis allée à Universal Studios pour Halloween.
J’ai eu 30 ans et je trouve que c’est vraiment un bel âge finalement !
– J’ai commencé à collectionner les Goshuin.
– J’ai escaladé le Mont Koya deux fois et visité la ville. J’ai séjourné dans un temple, ai participé aux cérémonies bouddhistes et goûté le plat traditionnel bouddhiste.
– J’ai voyagé dans divers endroits du Kansai comme Nachi-Katsuura avec excursion aux chutes de Nachi, Uji avec dégustation de matcha dans des ramen, smoothie, glace et pancakes,…
– J’ai rencontré beaucoup de personnes intéressantes et créé des amitiés grâce aux événements Meetup.
– Grâce à Kotoba House Liceo, j’ai fait et refait l’expérience de la culture et des traditions japonaises : cérémonie de thé, calligraphie, essai de kimono…
– J’ai redécouvert les coins du Kansai que j’avais déjà visité six ans auparavant pour les aimer davantage : Kyoto, Osaka, Kobe, Nara…
– J’ai participé au festival Jidai Matsuri (時代祭) à Kyoto
– J’ai parcouru les îles entre Onomichi (préfecture d’Hiroshima sur Honshu) à Imabari (préfecture d’Ehime sur Shikoku) à vélo en passant par Shimanami Kaido.
J’ai obtenu le permis national japonais.
– On m’a offert un poste normalement destiné à un(e) Japonais(e) avec plus de responsabilités, de la paperasse et de la communication en japonais, en plus d’enseigner l’anglais à plus de 100 enfants japonais dynamiques et énergiques. C’est parfois difficile, mais c’était le challenge qui me manquait dans ce travail de prof d’anglais. Et je m’éclate comme une enfant !
– Je suis passée du vélo au scooter. Vive la liberté sur les routes et la découverte de beaux endroits au hasard !
– J’ai commencé à réaliser des vidéos et ai donc lancé ma chaîne Youtube
– Après un cours d’essai dans un club de ma ville, j’ai décidé de reprendre le tennis.

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C’est une liste bien longue ! Et j’en suis contente, je me suis bien rattrapée par rapport aux trois années précédentes où j’avais peu voyagé à travers le pays. J’en suis à cinq ans au Japon et je croque la vie à pleine dents ! Je ne me suis jamais sentie aussi bien dans ce pays malgré ses défauts et quelques déceptions. Je n’ai pas l’intention de quitter le Japon tout de suite ! Première raison : il me reste encore et toujours beaucoup à faire, beaucoup à découvrir :

– Escalader le Mont Fuji, encore une fois
– Faire un road trip à Shikoku
– Passer un week-end à la péninsule d’Izu
– Faire une excursion au Mont Mitake, au Mont Tsukuba, à la vallée Yushin (quand le circuit sera à nouveau ouvert), aux Cascades Kegon de Nikko, à Shosenkyo Gorge, au lac Miyagase…
– Faire un tour en hélicoptère à Maihama
– Voir un spectacle de Kabuki
– Assister à un match de Sumo
– Continuer à tester des restaurants, cafés et Izakaya (avec ou sans amis haha)
– Visiter Hamamatsu et Samantha Martha
– Assister à une vraie cérémonie de thé
– Assister au Sapporo Snow Festival, au festival de Tsurugaoka Hachimangu à Kamakura, au festival du Tanabata à Sendai
– Aller à Hakone, Okinawa, Ishigaki, Shizuoka, Kyushu, Mie, Hiroshima, Nagasaki, Goto, Kanazawa, Shirakawago, Tochigi et pleins d’autres endroits magnifiques du Japon
– Visiter Okuno-shima (大久野島), l’île aux lapins
– Assister au Oji Fox Parade pour le Nouvel An
– Visiter le jardin Sankeien en automne et au printemps
– Faire un voyage à Hong Kong, aux Philippines, à Hawaii, à Bali, au Vietnam…
– Réussir le JLPT N2
– Faire du rafting

Ce n’est pas garantie que je réussisse à tout accomplir en une année mais peu importe ! Ça prendra le temps qu’il faut. L’important c’est qu’en attendant, ma vie dans le Kansai reste épanouissante avec un bon équilibre et plus de positif que de négatif. Je ne sais pas ce que cette sixième année me réserve mais je souhaite qu’elle me permette de m’enrichir davantage et qu’elle m’apporte toujours plus de bonheur !

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▶ Start Again : Kimi déménage – Tome 4

Non ! Je ne déménage pas au Pôle Nord, je vous rassure !

Chez Kimi no BLUE TRAVEL, on ne va bientôt plus compter le nombre de déménagements… Ce nouvel épisode de Recherche Appartement ou Maison au Japon avec Kimi sera consacré à un déménagement assez laborieux puisqu’il implique un changement de région ! A peine une année de passée à Yokohama, Kimi quittait déjà cette ville où il est agréable d’y vivre pour une nouvelle aventure dans un autre coin du Japon qu’elle affectionne : le Kansai !

Découvrez à travers ce témoignage, les étapes, les démarches et tout ce qu’il faut savoir pour réussir un déménagement de ce type en toute sécurité !

Au revoir Président : Kimi annonce qu’elle quitte son logement

Un peu avec tristesse car j’aimais quand même mon logement même si il était un peu vieux et mal isolé. Je m’étais bien installée et m’y sentais vraiment bien. J’aimais mon quartier, ma gare qui me permettait de me rendre facilement partout, et puis Yokohama… Je m’y étais vraiment attachée !

Cette fois les étapes ne se sont pas faites dans le même ordre. En premier j’ai d’abord notifié l’agence immobilière de mon intention de rendre le logement. L’agence m’avait fourni avec mon contrat un formulaire de résiliation (解約通知書). J’avais signé un contrat de deux ans donc il m’a fallu remplir ce document. Lors de cette étape, il est important de tenir compte de la durée du préavis écrit dans le contrat avant de procéder à l’envoi de la demande de résiliation. Pour moi, c’était un préavis de deux mois, ce qui tombait assez bien.

Complétez simplement le document et envoyez-le par la poste ou par FAX. Vous pouvez aussi directement le déposer à l’agence. Si vous ne connaissez pas encore votre nouvelle adresse, vous pouvez la renseigner plus tard bien sûr !

Ensuite, n’oubliez pas de contacter aussi la société d’assurance par téléphone pour la prévenir de la date de fin de contrat : renseignez votre numéro de contrat (契約番号) et votre date de naissance pour vérification d’identité. Si vous partez plus tôt que la durée initiale de votre bail et que vous aviez déjà payé, la société vous rembourse la différence par virement bancaire. Dans ce cas, renseignez aussi votre numéro de compte (口座番号). Enfin, pensez aussi à la société de gaz, d’électricité et d’eau, éventuellement internet, également par téléphone. Indiquez toujours votre nom, votre numéro de client (お客様番号), votre nouvelle adresse pour recevoir les dernières factures et la date d’arrêt du service.

Et quand vous connaissez enfin votre nouvelle adresse, comme d’habitude, prévenez votre banque, votre bureau de poste ainsi que tous les services auxquels vous avez souscrits (forfait téléphone, etc…). N’oubliez pas d’effectuer le changement d’adresse et d’assurance maladie à la mairie de la ville que vous quittez puis votre nouvelle mairie. Pour plus de détails, je vous renvoie à l’article datant de mon déménagement à Yamato !

► Vocabulaire : comprendre un formulaire de résiliation
解約通知書 = formulaire d’avis de résiliation
解約通知日 = date de la demande de résiliation
入居者名 = nom du locataire
契約者 = client / signataire du contrat
引っ越し予定日 = date prévue de déménagement
解約理由をお書かせて下さい。= Veuillez nous faire entendre la raison de la résiliation
就職 = nouvel emploi
転職 = changement d’emploi
転勤 = transfert / mutation
結婚住宅購入 = achat d’une maison de mariage
ルームチェック = état des lieux
立会い = présence
連帯保証人 = garant
希望日 = date souhaitée
転居先住所 = adresse de déménagement
電話番号 = numéro de téléphone
敷金の返金 = remboursement de la caution

Kimi à la recherche de son nouveau logement

Pour être rapide et efficace dans mes recherches, j’ai fait confiance à SUUMO (スーモ) comme la dernière fois, c’est une application pratique qui nous met en relation avec beaucoup d’agences (la plupart japonaises). Je n’avais pas envie de me prendre la tête vu le temps qui m’était compté (je n’avais qu’un mois et demi environ pour trouver quelque chose) ! J’ai donc effectué mes recherches avec les critères suivants :

  • un loyer inférieur à 70 000 yens (賃料)
  • une surface entre 25 et 30 m² (専有面積)
  • du rangement (クロゼット)
  • les toilettes et lavabo séparés de la salle de bain (バス・トイレ別)
  • un parking à vélo (駐輪所)
  • proche de la gare (駅の近くに)
  • gazinière incluse (ガスコンロ)
  • prises électriques bien placées (コンセント)
  • un plan de travail dans la cuisine (システムキッチン)
  • contrat sans le « cadeau » au propriétaire (礼金不要)
  • la fibre optique pour internet (光ファイバー)

Une fois un appartement intéressant trouvé, via le site, il suffit d’envoyer un formulaire pour savoir si le logement est toujours disponible (空室状況を問い合わせ) et d’attendre que l’agence vous contacte pour planifier le rendez-vous pour une visite (見学予約) !

Pour les visites, comme je devais me déplacer depuis Yokohama (en bus et shinkansen) et que ça demandait des frais, j’ai fait en sorte d’avoir mes visites le même jour. En cherchant avec SUUMO (スーモ), j’ai été contactée par mail et téléphone par des agences pour planifier des visites. J’ai visité les biens qui m’intéressaient de deux agences : Pitat House (ピタットハウス) et Apaman Shop (アパマンショップ). Ce sont deux agences qui proposent des appartements assez corrects et le fait d’être étranger ne pose pas trop de problème. Cependant les employés ne parlent pas trop anglais !

J’ai visité quatre logements (trois de Pitat House et un de Apaman Shop). Ça allait de l’appartement 1R de 40 m² avec un loyer de 47 000 yens datant de 1993 au 1LDK de 36 m² avec un loyer de 65 000 yens datant de 1997. J’ai porté mon choix sur un des biens de Pitat House. Donc une fois décidé, passage à l’agence pour remplir le formulaire d’application. Pendant cette démarche, accepter les conditions et le montant des frais d’entrée (vous pouvez essayer de négocier). Fournir carte de résident, carte d’assurance maladie, compléter le formulaire avec coordonnées (bien écrire son nom comme il apparaît sur la carte de résident en plus de l’écrire en katakana), les coordonnées de l’employeur et celles d’un contact d’urgence au Japon. Puis attendre quelques jours la réponse. Si la demande est acceptée, le contrat peut être signé.

► Vocabulaire : comprendre les informations sur un logement en location (賃貸物件情報)
部屋情報 = informations sur le logement
建物種別 = type de bâtiment
マンション = immeuble type HLM
アパート = appartement
築年数 = nombre d’années
間取り = type de logement (1R, 1LDK…)
専有面積 = surface
向き = orientation
完成年月 = année et mois de construction
構造 = structure
閑静な住宅地 = quartier résidentiel calme

契約条件 =  conditions du contrat
賃料 = loyer
管理費・共益費 = charges, frais de gestion, frais d’entretien
敷金 = caution
礼金 = cadeau au propriétaire
保証金 = garantie
契約期間・種別 = durée / type de contrat
更新 = mise à jour / renouvellement
入居可能日 = date d’entrée possible
即可 / 即入居可 = disponible immédiatement / entrée immédiate possible
保険 = assurance
鍵交換費用 = frais d’échange des clés
その他費用 = autres frais
初期費用カード決済可 = paiement initial par carte possible
礼金不要 = cadeau au propriétaire inutile
敷金不要 = caution inutile

特徴・設備 = caractéristiques / équipements
バストイレ別 = salle de bain et toilettes séparées
バルコニー = balcon
エアコン = air conditionné
シーリングライト = plafonnier
都市ガス = gaz de ville
クロゼット = rangement
シューズボックス = armoire à chaussures
オートロック = verrouillage automatique
エレベーター = ascenseur
インターホン = interphone
光ファイバー = fibre optique
駐輪場 = parking à vélos
駐車場 = parking

Kimi a trouvé : elle signe !

J’ai porté mon choix sur un appartement dont le bâtiment est récent (construit en 2018 !) et qui répondait en globalité à mes conditions. La signature d’un contrat de location, c’est… beaucoup de documents ! Tout d’abord, il faut fournir :

  • une photo d’identité (顔写真)
  • un justificatif de revenu (収入証明), par exemple les trois derniers bulletins de salaire (給料明細3ヶ月分) et le contrat de travail (採用通知)
  • l’inkan (印)

Puis, compléter et signer les documents suivants :

  • Fiche d’informations importantes du contrat (重要事項説明書) : un exemplaire pour l’agence et un pour le locataire, écrire nom, coordonnées, date du jour et inkan aux endroits appropriés.
  • Contrat de location (賃貸借契約書) : un exemplaire pour l’agence et un pour le locataire, écrire nom, date de naissance, coordonnées, date du jour et inkan aux endroits appropriés.
  • Formulaire d’application à l’assurance (保険契約申込書) : l’agence récupère le document, le contrat est défini à la même durée que celui du contrat de location, écrire nom, coordonnées et inkan aux endroits appropriés.
  • Contrat de garant de location (賃貸保証契約書) : un exemplaire pour la société de garant (保証会社控), un pour l’agence (le bailleur 賃貸人様控) et un pour le locataire (賃借人様控), bien prendre en compte que des frais pour la mise à jour du contrat sont nécessaires tous les ans (en général 10 000 yens), écrire nom, date du jour et inkan aux endroits appropriés.
  • Formulaire de demande de prélèvement automatique (自動払込利用申込書) : un exemplaire pour les institutions financières (金融機関用), un pour la banque, un pour le commissaire (委託者様用) et un pour le locataire (お客様用), écrire nom de la banque, code de la branche (支店コード), numéro de compte (口座番号), nom comme écrit sur le passbook ou la carte et inkan aux endroits appropriés. Le transfert automatique du loyer est vivement recommandé pour éviter de faire d’une part la démarche soi-même et ensuite parce que les frais sont moins chers. Ces prélèvements sont effectués en général le 26 de chaque mois pour le loyer du mois suivant. Si le 26 tombe le week-end ou un jour férié, ce sera effectué le jour ouvré suivant. La seule précaution à prendre est de s’assurer que son compte en banque ait assez d’argent. Aussi, les procédures étant différentes selon les comptes bancaires, la mise en place prend un à deux mois. C’est pourquoi parfois dans les frais d’entrée sont inclus les deux premiers mois de loyers.
  • Fiche de contact d’urgence dans le pays d’origine : écrire nom, coordonnées du contact et la relation entretenue (famille, ami…).

Pour terminer, payer les frais d’entrée par transfert (振込). Selon le contrat, les frais d’entrée comprennent plusieurs éléments comme par exemple :

  • le premier loyer avec les charges (賃料・共益費)
  • l’assurance incendie (火災保険) dont le contrat est de la même durée que le bail (si celui-ci est renouvelé, il faudra payer des frais pour)
  • le garant (賃貸保証)
  • les frais d’agence (仲介手数料)
  • l’émission des clés (カードキー発行)
  • le ménage quand vous quittez le logement (ハウスクリーニング)

Ils sont renseignés sur le relevé de paiement (決済金明細書) avec le montant total à régler et les coordonnés bancaires de l’agence. Encore une fois, ne pas oublier d’appeler la société de gaz, d’électricité et d’eau cette fois pour prévenir de la date d’entrée dans le logement. Les noms et numéros de téléphone sont renseignés sur la fiche d’informations importantes (重要事項説明書). Toutes ces démarches terminées, il ne reste plus qu’à attendre les clés et le jour J d’entrée dans le logement !

► Vocabulaire : comprendre un contrat de location
顔写真 = photo d’identité
収入証明 = justificatif de revenu
給料明細 = bulletin de salaire
採用通知 = contrat de travail
印 = empreinte du sceau (inkan)
借主 = emprunteur (locataire)
賃主 = prêteur (bailleur)
電気 = électricité
ガス = gaz
飲料水 = eau potable
給湯 = eau chaude
振込 = transfert
手数料 = frais
自動振替 = transfert automatique
銀行口座 = compte bancaire

Déménagement : au revoir Yokohama !

Sans doute la plus dure et la plus fatigante étape ! Déjà parce qu’il ne s’agissait pas d’un déménagement dans Tokyo, mais cette fois une plus longue distance entre les deux adresses. Ensuite, j’avais beaucoup d’affaires (c’est fou comme on emmagasine des choses en 4 ans) et mes propres meubles (frigo, machine à laver, etc…). Donc plutôt que de louer un camion, j’ai opté pour une société de déménagement (引っ越し会社). En effectuant une recherche sur internet, beaucoup de sociétés sont proposées. Il est possible de demander un devis gratuit. Pour cela, il faut renseigner les informations suivantes :

  • Nom du client (ご依頼者の氏名)
  • Contact (連絡先)
  • Lieu de résidence actuel (現在のお住まい)
  • Adresse de déménagement (お引越し先)
  • Type de bâtiment (建物のタイプ) : immeuble type HLM (マンション), appartement (アパート), maison individuelle (戸建て)
  • Type de logement (間取り) : 1R, 1LDK…
  • Nombres d’étages (階数)
  • Date(s) souhaitée(s) (希望日)
  • Nombre de personnes qui déménagent (引越し人数)
  • Meubles (荷物) : nom (名), quantité (数量) et dimensions (サイズ)

L’entreprise contacte ensuite le plus souvent par téléphone pour proposer un prix. Et c’est très cher ! Pour un déménagement de cette envergure, il faut compter entre 72 000 et 207 000 yens ! Le prix dépend du nombre de personnes, du type de logement, de la quantité d’affaires et des dates de chargement et de livraison souhaitées. Sur une longue distance, comme le chargement et le déchargement, ainsi que le trajet prennent du temps (d’autant plus qu’au Japon, on conduit en moyenne à 80km/h sur l’autoroute), il est courant que les affaires soient livrées entre deux et cinq jours plus tard. Faire le transfert sur une journée est possible bien sûr mais coûtera davantage plus cher ! En attendant, c’est donc la vie en mode camping avec le minimum vital ou nuit(s) à l’hôtel ou dans un manga café. Le bon côté est que ce temps libre peut être consacré à la récupération des clefs, l’ouverture du gaz, l’électricité, l’eau et les autres démarches administratives. Libre à chacun de choisir selon ses désirs et il n’y a plus qu’à faire les cartons, tout charger puis s’installer dans son nouveau nid !

Si le prix est affreusement élevé, le service offert derrière est efficace. Le jour du chargement (搬出), les déménageurs arrivent à l’heure, parfois en avance, ils vérifient rapidement les affaires à charger et le travail commence ! Ils sont équipés en scotch, papiers bulle, cartons, organisés et ils font tout, absolument tout ! Il y a juste à attendre la fin du chargement. Pour un logement de type 1LDK, le chargement est fait en deux heures environ !

Le personnel remet à la fin des papiers correspondant aux camions chargés (un par camion) avec coordonnés (氏名・住所・電話番号), la taille des camions (サイズ), le nombre de cartons (BOX 内個数), le poids total (重量) puis le relevé des affaires (引越荷物明細書). Signature et plus qu’à passer à la seconde étape : le déchargement (搬入) dans le nouveau logement. Il est tout aussi rapide ; environ 30 minutes puisque le staff dépose les meubles et les cartons aux endroits désirés et repart aussitôt après vérification et signature.

► Vocabulaire : comprendre les informations quand on demande un devis pour déménagement (見積もり依頼)
郵便番号 = code postal
都道府県 = préfecture
市区郡 = ville / arrondissement
町村 = quartier / rue
番地 = numéro de rue
マンション名 = nom de l’immeuble
その他 = autres
新築 = nouvelle construction
エレベーター (有・無) = ascenseur (avec – sans)

引越し日 = date de déménagement
搬出希望日 = date de chargement souhaitée
搬入希望日 = date de déchargement souhaitée
作業開始時間 = heure de début des opérations
引越荷物明細書 = relevé des affaires à déménager

► Vocabulaire : les meubles et le mobilier (荷物)
高さ = hauteur
横幅 = largeur
奥行 = profondeur

タンス = commode
本棚 = bibliothèque
布団 = futon
ベット (シングル・セミダブル・ダブル) = lit (simple, semi-double, double)
マットレス = matelas
エアーベッド = matelas gonflable
机 = bureau

テレビ = télé
テレビ台 = meuble télé
スピーカー = enceintes
ソファー = fauteuil
こたつ = kotatsu
コンピューター = ordinateur
プリンター = imprimante
チェスト = coffre

洗濯機 = machine à laver
洗濯物干し ハンガー = cintre à linge
多機能物干し = étendoir à linge
物干し竿 = barre à linge
扇風機 = ventilateur électrique
ストーブ = chauffage (poêle)
ファンヒーター = radiateur soufflant
カーペット = tapis

食器棚 = placard à vaisselle
冷蔵庫 = réfrigérateur
スチームオーブンレンジ = four à micro-ondes et à vapeur
電子レンジ = four à micro-ondes
オーブトースター = grille-pain
炊飯器 = cuiseur de riz
たこ焼き器 = appareil à takoyaki
ケトル = bouilloire
テーブル = table
椅子 = chaise

照明器具 = matériel d’éclairage
シーリングライト = plafonnier
掃除機 = aspirateur
コロコロ = corocoro
箒 = balai
鏡 = miroir
ゴミ箱 = poubelle
スーツケース = valise
体重計 = pèse personne
フラフープ = hulahoop
ヨガカーペット = tapis de yoga
ゴルフバック = sac de golf
スキー用品 = équipement de ski
電子ピアノ = piano électronique
自転車 = vélo
バイク = moto

ダンボール = carton
かばん = sac

Etat des lieux : merci Luna

Le logement qui n’est plus le mien désormais est vide. Il faut alors procéder à l’état des lieux de sortie. Contrairement à l’état des lieux d’entrée qui est fait sans le locataire, il faut être présent pour l’état des lieux de sortie. A la suite de l’état des lieux, des frais de rénovation (リフォーム代等) peuvent être demandés en cas de dommage. Si ça n’a pas été payé avant, il y a également les frais de nettoyage (ハウスクリーニング料) dont le prix varie en fonction de la surface, et les frais de nettoyage des climatiseurs (エアコンクリーニング料). La caution est également remboursée si il y en avait une. Le règlement est à effectuer par transfert (振込) dans les deux semaines qui suivent.

Pour l’état des lieux, il faut venir avec :

  • inkan (印)
  • les clés (鍵)
  • le guide d’utilisation du logement

Cela ne prend pas plus de 30 minutes en général et à la fin est remis le relevé avec le montant des frais à payer.

► Vocabulaire : comprendre un relevé d’état des lieux (ルームチェック表)
立会日 = date de rendez-vous
物件名 = nom de la propriété
号室 = numéro de l’appartement
入居日 = date d’emménagement
解約日 = date de résiliation
入居年数 = durée de résidence
入居者名 = nom du locataire
契約者名 = nom du client / signataire du contrat
保証人名 = nom du garant
月額会計 = montant mensuel
金額 = montant

Ainsi se termine donc ce déménagement ! Beaucoup de choses, beaucoup d’étapes. Un déménagement bien plus fatigant que les précédents mais qui s’est terminé sans encombres. Un petit pincement au cœur en disant au revoir à LUNA (le nom de mon appartement) mais je me sens déjà très bien dans mon nouveau nid dans le Kansai ! Malgré la barrière de la langue et le fait d’être seul(e) sans famille dans un pays étranger, au final, un déménagement n’en demeure pas beaucoup plus compliqué qu’en France ! Il suffit d’être débrouillard !

Renouvellement du contrat de location (賃貸借契約更新)

Deux ans plus tard, toujours dans le même logement et souhaitant y rester, il faut procéder à un renouvellement du contrat de location (賃貸借契約更新). Quand on souhaite renouveler sa location dans un logement, au Japon, il y a des frais comprenant en général l’équivalent d’un mois de loyer ainsi que l’assurance qui est renouvelée en même temps pour deux ans. Le locataire reçoit la facture (請求書) avec le montant à payer par virement bancaire comme pour les frais d’entrée, accompagné d’un formulaire de consentement au renouvellement du contrat de location (賃貸借契約更新承諾書) en deux exemplaires. Si le locataire souhaite renouveler, il renvoie un exemplaire par courrier à l’aide de l’enveloppe jointe (inutile de payer un timbre) avant la date butoir fixée et paie les frais. Également, comme tous les ans, il y a aussi le renouvellement du garant (更新保証) où le locataire reçoit une carte postale avec la facture de 10 000 ¥ à régler au konbini. Une fois cela fait, le locataire est tranquille pour deux années de plus !


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▶ 22 juin 2019 ; 4 ans au Japon (日本で4年間が経った)

22 juin 2019. Cette date marque le quatrième anniversaire de mon arrivée au pays du soleil levant.

Le chiffre 4 est le chiffre « porte malheur » au Japon. J’ai presque envie de dire « C’est pas faux ! ». Cette célébration est un peu différente des précédentes, elle ne marque pas une folle année de succès, mais des changements et un avenir proche encore bien flou…

En début de mois, j’ai décidé de démissionner. Oui, Ecole Sympa, c’est terminé pour moi ! Je n’expliquerai pas les raisons en détails. J’ai passé trois années dans cette école. C’était parfois difficile, j’en ai chié mais ça m’a fait grandir et j’y ai trouvé un métier passionnant et enrichissant. Je faisais ce boulot avec enthousiasme tout en apprenant énormément.

Mais voilà il se trouve qu’on est au Japon, le pays où les gens passent leur vie au travail et détiennent un nombre record d’heures supplémentaires… Je n’ai jamais détesté vivre au Japon. La vie est géniale ! Mais le travail nous empêche de profiter de cette superbe vie ! 10 jours de congés payés par an, obligé de travailler pendant Golden Week, Obon, et les jours fériés… C’est triste mais après trois ans sans vraiment voyager comme je le souhaitais (ça restait un de mes principaux objectifs en m’installant ici), et surtout sans bien me reposer, mon corps a fini par dire « Stop ! ».

La santé est plus importante que tout et il était hors de question que je la ruine davantage. J’avais besoin de repos. Et c’est incroyable comme ça fait du bien ! Avoir du temps pour soi, prendre soin de soi, sortir, faire des excursions, aller à l’école de japonais pour étudier un peu, essayer de parler avec les japonais qu’on croise ou rencontre par hasard… J’ai pu faire tout ça ces trois dernières semaines !

C’est donc le bon moment pour tourner la page et commencer un nouveau chapitre de ma vie. Je veux croire en un avenir enrichissant, de nouvelles découvertes où je pourrais presque dire : « Je regrette de ne pas avoir quitté Ecole Sympa plus tôt ! ». Oui, car ce n’est pas là que j’aurais pu évoluer et monter en grade. Je suis avide de connaissances et après les métiers que j’ai déjà expérimentés, je veux en exercer d’autres. On a qu’une vie, je veux la croquer à pleines dents et qu’elle me montre tout ce qu’elle me réserve encore !

Pour le moment, je n’ai pas encore de nouveau travail mais je reste positive. L’expérience du travail au Japon, je connais. Si je dois quitter le pays dans trois mois, eh bien tant pis je partirai. Et je reviendrai pour accomplir mes périples restants et pour voir les précieux ami(e)s que je me suis fait. Qui sait ? Peut-être que mon avenir professionnel ne se trouve pas au Japon finalement mais plutôt dans un autre pays. Bien sûr, ma petite routine et ne plus pouvoir parler la langue me manqueront énormément. C’est pour ça que je ne lâcherai rien jusqu’au dernier moment.

Bref, finalement j’en ai dit beaucoup. Il est temps de faire le bilan de toute l’année :
– J’ai déménagé à Yokohama, dans un appartement non-meublé et sans internet. Beaucoup de démarches ont suivi et tant bien que mal je suis contente d’avoir pu les accomplir pour être bien installée.
– Malheureusement, comme c’est mal isolé, j’ai passé un été assez chaud mais surtout un hiver très glacial ! J’ai été un peu traumatisée et jusqu’en mai j’utilisais encore un peu mon kotatsu xD.
– J’ai recommencé le tennis. J’aime toujours autant et j’y ai rencontré des gens vraiment adorables ! C’est un plaisir chaque dimanche de jouer avec eux !
– J’ai escaladé le Mont Fuji une deuxième fois.
– J’ai fait des excursions au col d’Ashigara, au Mont Nokogiri (鋸山) deux fois 💕👍, à Sagamiko, au parc à fleurs d’Ashikaga… La randonnée au Japon, c’est tellement génial !
– J’ai porté le mikoshi à l’occasion du Hikawa Jinja Matsuri à Nakano (中野氷川神社例大祭). Ça restera un moment inoubliable !
– J’ai navigué sur un navire japonais Wan (和船).
– Je suis allée au cinéma deux fois.
– Je suis allée au Chichibu Yomatsuri (秩父夜祭り) en décembre.
– J’ai visité le marché de Boroichi (ボロ市), le temple Gotokuji, le musée Nezu, les musées team Lab et vu des expositions intéressantes.
– J’ai fait de la patinoire à Yokohama.
– J’ai fêté Setsubun (節分).
– J’ai passé un week-end au village Nozawa Osen (野沢温泉) avec au programme ski et onsen !
– J’ai vu la danse du Dragon d’Or (金龍の舞) à Asakusa (浅草).
– J’ai visité le jardin Rikugien au printemps pour voir les sakura.
– J’ai refait Hanami (花見) au parc Kinuta.
– J’ai assisté aux concerts de FTISLAND, Panic! At The Disco, Bon Jovi, L’Arc~en~Ciel, The Offspring… et surtout MAN WITH A MISSION !
– Je suis allée à Disney Sea.
– J’ai fait de l’accrobranche à Hakone.
– J’ai fait traduire mon permis de conduire.
– J’ai testé beaucoup de restau, Izakaya, cafés… Manger et boire au Japon est toujours aussi bon et bien !

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J’ai fait pas mal de choses cette année aussi en fin de compte. Mais il m’en reste encore beaucoup (trop) à faire… Le Japon me cache encore tellement de merveilles…

– Escalader le Mont Fuji, encore une fois
– Faire un road trip à Hokkaido
– Passer un week-end à la péninsule d’Izu
– Faire une excursion au Mont Mitake, au Mont Tsukuba, au Mont Koya, à la vallée Yushin (quand le circuit sera à nouveau ouvert), aux Cascades Kegon de Nikko, aux chutes de Nachi, à Shosenkyo Gorge, au lac Miyagase…
– Faire un tour en hélicoptère à Maihama
– Voir un spectacle de Kabuki
– Assister à un match de Sumo
– Aller à FujiQ
– Continuer à tester des restaurants, cafés et Izaka (avec ou sans amis haha)
– Visiter Hamamatsu et Samantha Martha
– Assister à une vraie cérémonie de thé
– Assister au Sapporo Snow Festival, au festival de Tsurugaoka Hachimangu à Kamakura, au festival du Tanabata à Sendai
– Aller à Hakone, Okinawa, Shizuoka, Kyushu, Mie, Hiroshima, Nagasaki, Kanazawa, Shirakawago, Tochigi et pleins d’autres endroits magnifiques du Japon
– Visiter Okuno-shima (大久野島), l’île aux lapins
– Assister au Oji Fox Parade pour le Nouvel An
– Visiter le jardin Sankeien en automne et au printemps
– Aller de Honshu à Shikoku à vélo en passant par Shimanami Kaido
– Faire un voyage à Hong Kong, aux Philippines, à Hawaii, à Bali…
– Réussir le JLPT N3
– Faire du rafting

J’accomplirai ces objectifs, je ferai tout pour ça. Avec ou sans travail. En visa travail ou touriste. Seule ou accompagnée.

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▶ Driver’s High : Conduire au Japon

Marre de prendre le train, le vélo ou de marcher ? Envie de vous évader dans la campagne japonaise et de parcourir des routes désertes, faire un road trip dans les coins perdus du Japon ?

Vous avez le permis de conduire ? Alors tentez une nouvelle aventure et offrez-vous la possibilité de conduire au Japon pendant votre séjour ! C’est facile et rapide ! Pour cela, il faut juste rendre votre permis valide sur le territoire japonais ! Pour cela deux options se présentent : la première, faire traduire votre permis en japonais et la deuxième, remplacer votre permis original par un permis japonais, appelé ainsi Gaimen Kirikae (外免切替) en présentant une demande au centre des permis de conduire (免許センター) de votre préfecture.

La Fédération japonaise de l’automobile (JAF) accepte et publie des traductions en japonais de permis de conduire étrangers dans ses branches situées partout dans le pays, désignées par la Commission nationale de la sécurité publique.

En tant que ressortissant français, il est donc possible de conduire sur le territoire si vous êtes muni de cette traduction en plus de votre permis original et votre passeport. Deux conditions sont à respecter :

  • la traduction doit être officielle et établie par une entité désignée par la loi. Les entités autorisées par la loi à préparer la traduction du permis de conduire sont les suivantes :
    A) L’Ambassade ou le Consulat du pays émetteur au Japon
    B) La Fédération japonaise de l’automobile (JAF)
  • La période écoulée depuis votre dernière entrée au Japon doit être inférieure à un an. Pour preuve et vérification, se référer au dernier tampon sur votre passeport.

Donc, que vous soyez un touriste ou un résident, tant que vous n’avez pas passé plus d’un an sans quitter le territoire japonais, vous pouvez conduire en étant muni de votre permis et de sa traduction en japonais !

Cet article va donc traiter de la première option, c’est-à-dire, la traduction du permis original réalisée à la Fédération japonaise de l’automobile (JAF).

Faire une demande de traduction de permis de conduire chez JAF

Les demandes de traduction de permis de conduire à la Fédération japonaise de l’automobile (JAF) peuvent s’effectuer directement sur place ou par voie postale. Il est également possible de faire faire les formalités de demande par un représentant. Pour connaitre la branche la plus proche de chez vous, vous pouvez consulter le lien suivants : liste des branches de JAF.

JAF Tokyo (JAF東京支部)
Adresse : 2-2-17 Shiba, Minato-ku, Tokyo (東京都港区芝2丁目2−17)
Accès : Shibakouen Station (Mita Line) sortie A1, Hamamatsucho Station (JR Lines, Tokyo Monorail) sortie sud
JAF Kanagawa (JAF神奈川支部)
Adresse : 2-1-8 Katakura, Kanagawa-ku, Yokohama-shi, Kanagawa-ken (神奈川県横浜市神奈川区片倉2丁目1−8)
Accès : Katakuracho Station (Yokohama Municipal Subway Blue Line) sortie 1
Site internet : http://www.jaf.or.jp
Horaires d’ouverture : 9:00~17:30 (fermé samedi, dimanche, jours fériés, semaine du Nouvel An)

► A savoir

 Les automobilistes concernés doivent être munis à la fois de leur permis original et de la traduction lorsqu’ils conduisent sur le territoire japonais.
 La durée de validité de la traduction est d’un an à compter de la date d’entrée au Japon. Lorsqu’un automobiliste quitte le Japon et y revient, la même traduction sera de nouveau valide pour un an à compter de la date ré-entrée. Cela est valable pour un touriste ou un résident permanent. La police japonaise peut en effet demander de présenter son passeport pour contrôler la dernière date d’entrée au Japon.
 Si la durée de séjour au Japon d’un automobiliste dépasse un an, la traduction devient automatiquement caduque et cet automobiliste n’a donc plus le droit de conduire au Japon. Il devra quitter le territoire et y re-entrer pour la rendre à nouveau valide.
 L’automobiliste doit avoir séjourné plus de trois mois dans le pays d’origine suite à l’obtention de son permis de conduire. Cette information peut être prouvé grâce au passeport avec les différents tampons des visas.

► Documents nécessaires (必要なもの)

  • Formulaire de demande de traduction : à télécharger et imprimer depuis le site de JAF
  • Permis de conduire original : rendu immédiatement après photocopie. Les copies sont acceptées seulement si celles-ci sont en couleur et lisibles.
  • 3 000 yens pour régler les frais de délivrance

► Procédure de délivrance

  • Accepter les conditions citées sur le formulaire de demande
  • Remplir le formulaire de demande, choisir l’utilisation de la traduction, cocher les documents connexes (Traduction, Présentation et Permis de conduire) et signer
  • Réglez les 3 000 yens de frais
  • Patientez le temps de la traduction
  • Récupérez le reçu et la traduction

La traduction peut être effectuée le jour-même si la demande est faite avant 16h00. Celle-ci prend environ deux heures. Il est aussi possible de demander et de faire envoyer la traduction par voie postale. Dans ce cas, rajouter des frais de commission à 500 yens. Généralement, le document parvient à son destinataire 1 à 2 semaines environ après paiement. Attention : les demandes et paiements faits depuis l’étranger ne sont pas acceptés, et aucune traduction n’est expédiée hors du Japon.

Une fois cette démarche effectuée, à vous les voyages en voiture et les road trip ! Veillez toujours à avoir en votre possession votre permis original, sa traduction et votre passeport ! Et si vous souhaitez un jour opter pour un permis japonais, votre traduction peut être jointe aux documents nécessaires pour faire votre demande ! Sur ce, bonne route !


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