1

▶ Au bout de mes rĂȘves : Kimi no Nikki (octobre 2022)

Octobre : un mois trĂšs festif ! Si on est pas au courant que c’est Halloween ce mois, c’est que l’on reste trop enfermĂ© chez soi ! Au Japon, les boutiques et magasins sont tout de suite Ă  l’affut Ă  chaque grand Ă©vĂ©nement ou pĂ©riode importante du calendrier ! Octobre commence Ă  peine que tous les produits en lien avec Halloween, les bonbons, les costumes, les dĂ©corations, sont aussitĂŽt mis en vitrine ! Pour certains, cela commence mĂȘme dĂšs la fin de l’Ă©tĂ©. Toujours trĂšs ponctuels les Japonais, voire mĂȘme un peu TROP ? En tout cas pour celles et ceux qui aiment cette fĂȘte, cela a de quoi les ravir !

Et puis ça y est, il commence Ă  faire plus froid et moins beau. Certaines rĂ©gions du pays se voient enchaĂźner deux-trois jours consĂ©cutifs de pluie non-stop, ce qui a de quoi rafraĂźchir et plomber un peu le moral. A vrai dire, la mĂ©tĂ©o est assez capricieuse et on peut parfois encore bĂ©nĂ©ficier de journĂ©es ensoleillĂ©es et trĂšs douces, rappelant l’Ă©tĂ© normand pour que dĂšs le lendemain, cela chute aux tempĂ©ratures hivernales.

📔 Articles à consulter

‱ 恄ćș·ăƒ»SantĂ© ‱

⚕ Effectuer un bilan de santĂ© (恄ćș·èšș断) ⚕

‱ éŁČéŁŸăƒ»Manger & Boire ‱

đŸ” Restaurant 1899 đŸ”

🍜 Ramen Ichiyu (ăƒ©ăƒŒăƒĄăƒł 侀遊), le ramen perdu d’Ibaraki 🍜

‱ æ„”æ„œăƒ»S’amuser ‱

🎱 Universal Studios Japan (ăƒŠăƒ‹ăƒăƒŒă‚”ăƒ«ă‚čタゾă‚Șゾャパン) 🎱

‱ ă‚€ăƒ™ăƒłăƒˆăƒ»Ă‰venements ‱

đŸ« Les Ă©vĂ©nements scolaires (ć­Šæ ĄèĄŒäș‹) đŸ«

🎃 Halloween au Japon (æ—„æœŹă§ăźăƒăƒ­ă‚Šă‚Łăƒł) 🎃

‱ æ—…èĄŒăƒ»Voyages ‱

đŸŠȘ Hiroshima – Nourriture et Restaurants đŸŠȘ

đŸ“· Galeries photos Ă  admirer

Ce diaporama nécessite JavaScript.

☘ Fukui (犏äș•) ☘

Ce diaporama nécessite JavaScript.

⚓ Kobe (焞戞) ⚓

Ce diaporama nécessite JavaScript.

🎎 Kyoto (äșŹéƒœ) 🎎

Ce diaporama nécessite JavaScript.

🎊 Kyoto Jidai Matsuri (äșŹéƒœæ™‚代焭り) 🎊

đŸŽ„ VidĂ©os Ă  visionner

🍜 æœŹæ—„ăźăƒŹă‚čトラン・Le restau du joură€Œăƒ©ăƒŒăƒĄăƒł 侀遊」🍜

@kimi_no_blue_travel

Ascension du mont Kunimi (ć›œèŠ‹ć±±) Ă  Hirakata ! Une petite randonnĂ©e sympa et tranquille sous un beau soleil ! #japan #osaka #travel #æ—„æœŹ #登汱 #kansai #性é˜Ș

♬ Happy Up Beat (Medium) – TimTaj
@kimi_no_blue_travel

Ascension du mont Kunimi (ć›œèŠ‹ć±±) Ă  Hirakata. Tout ce qu’on peut voir sur le circuit menant au sommet. #性é˜Ș #kansai #登汱 #æ—„æœŹ #travel #osaka #japan #nature

♬ LA LA LAND (Part 1) – Official Sound Studio

đŸ‡ŻđŸ‡” Dans ma vie Nippone

‱ Les difficultĂ©s c’est du passĂ©ăƒ»ć›°é›ŁăŻă™ăă«é€šă‚ŠéŽăŽă‚‹ ‱

On passe par beaucoup de bons moments, mais aussi des moments trĂšs difficiles dans notre vie, pouvant nous laisser croire qu’on est au bout du rouleau, au fond du trou, que le sort s’acharne et qu’on arrivera jamais Ă  trouver le bonheur et la stabilitĂ©.
Lorsque nous regardons la vie avec du recul, nous pouvons voir que mĂȘme les difficultĂ©s que nous pensions ne jamais voir disparaitre ont pris fin, et que nous pouvons sortir de chacune de ces difficultĂ©s en crĂ©ant un tout nouveau « nous ». À travers les chemins cabossĂ©s de la vie, nous pouvons parfois cĂ©der au dĂ©sespoir en nous concentrant sur les aspects nĂ©gatifs. Mais nous devons nous rappeler ceci : le moment le plus sombre de la nuit est juste avant l’aube. Chaque difficultĂ© que nous rencontrons passera bientĂŽt.

Oui, ces moments difficiles sont derriĂšre moi dĂ©sormais. D’autres m’attendent sans doute mais pour l’instant, la seule chose Ă  faire est de profiter du bonheur prĂ©sent. Chaque moment prĂ©sent est unique, il faut donc saisir au mieux chacun d’eux. Ne pas prendre les choses trop Ă  cƓur non plus, relativiser, et tout paraĂźtra beaucoup moins grave qu’on peut le penser.

‱ Et dĂ©dĂ© nous emmena Ă  Fukui !ăƒ»ă‚”ă‚€ă‚łăƒ­æ—…ă§çŠäș•ă«èĄŒăŁăŠăăŸïŒ ‱

Pourquoi j’irais gratter des dĂ©s (DĂ©dĂ©) ? Parce que DĂ©dĂ©, il peut nous emmener Ă  prix rĂ©duits dans divers endroits du Japon le temps d’un petit voyage le weekend ! C’est la compagnie de train JR West (JRè„żæ—„æœŹ) qui a proposĂ© cette initiative.

Cette campagne s’est tenue de juillet Ă  septembre et offrait aux personnes dĂ©sireuses de voyager la possibilitĂ© de recevoir un ticket aller-retour au prix de 5 000 yens en train, soit un tarif normal avec une rĂ©dution de 45 Ă  80% selon les destinations tirĂ©es au hasard parmi : Fukui / Awara Onsen (犏äș•ăƒ»èŠŠćŽŸæž©æł‰), Hakata (ćšć€š), Onomichi (ć°Ÿé“), Okayama / Kurashiki (ćČĄć±±ăƒ»ć€‰æ•·), Higashi Maizuru (東舞鶎), Amarube (逘郚) et Shirahama (癜攜) ! C’est la premiĂšre fois que ce genre de campagne Ă©tait rĂ©alisĂ©e par la compagnie JR West (JRè„żæ—„æœŹ). Le principe Ă©tait trĂšs simple : il suffisait de lancer les dĂ©s et c’est eux qui dĂ©terminaient la destination pour jusqu’Ă  maximum 6 voyageurs !

Nous avons lancĂ© des dĂ©s et DĂ©dĂ© nous a emmenĂ© jusqu’Ă … Fukui / Awara Onsen (犏äș•ăƒ»èŠŠćŽŸæž©æł‰) ! Je m’y Ă©tais rendue pendant mon PVT alors que je parcourais un peu le Japon. Je ne pensais pas y remettre les pieds 6 ans plus tard accompagnĂ©e. Niveau mĂ©tĂ©o, c’Ă©tait pareil ! C’est-Ă -dire, de la pluie ! Niveau programme, en plus de retourner Ă  Tojinbo (æ±ć°‹ćŠ), nous avons pris la voiture et parcouru les routes pour aller jusqu’au temple de Eihei-ji (æ°žćčłćŻș) et au grand Bouddha Echizen (è¶Šć‰ć€§ä»), se rĂ©chauffer et se relaxer au onsen, manger un bon sauce katsudon (ă‚œăƒŒă‚čă‚«ăƒ„äžŒ) et des fruits de mers frais sur un bol de riz (æ”·éźźäžŒ) dans des restaurants bien notĂ©s. Je n’avais pas visitĂ© les mĂȘmes endroits la premiĂšre fois mis Ă  part Tojinbo (æ±ć°‹ćŠ), mais je me suis rendue compte que cette prĂ©fecture du Japon cachait beaucoup plus de beaux endroits ! Et d’autant plus beaux par temps ensoleillĂ© !

‱ Concert de MAN WITH A MISSION・MWAMă‚łăƒłă‚”ăƒŒăƒˆ ‱

3 ans ! C’est le temps que j’ai attendu avant de pouvoir enfin refaire un concert. C’est le temps que j’ai attendu avant de revoir mon groupe japonais prĂ©fĂ©rĂ© sur scĂšne ! Mes loups adorĂ©s ! Ils m’avaient manquĂ© depuis le concert au Yokohama Arena de 2019 ! Le COVID-19 et leur popularitĂ© qui ne cessent de grandir ne m’auront laissĂ© aucune chance de les revoir jusqu’Ă  ce soir-lĂ , le 30 octobre 2022. Enfin !! AprĂšs plusieurs loteries (oui, ça marche comme ça les concerts au Japon, on joue au loto pour gagner le droit d’acheter sa place), il y en a enfin une qui Ă©tait pour moi ! Et qui plus est, le concert se tenait Ă  Osaka, la veille de mon anniversaire. Je ne pouvais pas rĂȘver mieux comme cadeau ! D’autant plus que j’ai pu me rendre au concert en trĂšs bonne compagnie et pas seule comme je l’ai souvent fait !

On Ă©tait placĂ©s assez loin mais la vue Ă©tait top quand mĂȘme, on pouvait profiter des jeux de lumiĂšres, des animations et de la pyrotechnie dans leur ensemble. Sauf que des fois, j’avais du mal Ă  capter quand les musiciens se dĂ©placaient sur les cĂŽtĂ©s. Quand l’Ă©cran gĂ©ant s’est ouvert au lancement du concert, je ne rĂ©alisais pas que je les revoyais enfin ! C’Ă©tait un concert de dingue comme ils savent si bien les faire. La set list manquait de titres incontournables mais beaucoup de mes chansons favorites y figuraient. J’avais oubliĂ© que dans les concerts japonais, le public a une façon bien diffĂ©rente de profiter et de mettre l’ambiance, et que le groupe dĂ©livre de long speech dont je ne comprends pas tout. Le concert a Ă©tĂ© court, 1h30 environ et le rappel ne comptait que 2 chansons. NĂ©amoins, ce fut de belles retrouvailles avec mes loups !

‱ Happy Birthdayăƒ»ăŠèȘ•生旄おめでべう ‱

J’avais passĂ© un triste anniversaire l’annĂ©e derniĂšre. Il Ă©tait hors de question que la mĂȘme chose se reproduise cette annĂ©e. Je me suis donc bien rattrapĂ©e le dernier weekend d’octobre. Chaque moment prĂ©sent est unique il faut donc profiter de chacun d’eux. Ce n’est pas tous les jours que nous fĂȘtons nos 22 ans (oups je crois que je me suis trompĂ©e de chiffre đŸ€Ł).

Une soirĂ©e au restaurant entre amis qui s’est poursuivie au bar en Ă©tant dĂ©guisĂ© pout Halloween, un concert de mon groupe prĂ©fĂ©rĂ©, un dĂźner au restaurant avec mon keum. Et aussi un moment simple mais magique en soufflant ma bougie (parce que y en avait qu’une) sur un mignon petit gĂąteau monstrueux. J’ai un petit ami tellement adorable đŸ„° ! J’ai eu 3 ans ! Cette fois j’ai eu de belles surprises et Ă©tais bien entourĂ©e. Merci Ă  toutes ces personnes pour m’avoir permise de passer un bel anniversaire et pour avoir Ă©tĂ© Ă  mes cĂŽtĂ©s. Je n’oublierai pas de si tĂŽt ce superbe weekend ! Une annĂ©e de plus. Une annĂ©e avec laquelle je vais continuer d’avancer pour me rapprocher de mes rĂȘves !

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Novembre ne sera pas aussi festif mais pour Kimi,
il rĂ©servera d’autres sympathiques activitĂ©s.
Vous en saurez plus dans le prochain numéro de Kimi no Nikki !


♫ Un article = Une chanson â–ș Jean-Jacques GoldmanAu bout de mes rĂȘves

2

▶ Road trip au Japon – Les Michi no Eki (道ぼ駅)

Manger et dormir sur la route. Lors d’un voyage ou d’un long dĂ©placement en voiture. Pas vraiment d’idĂ©es pour le dĂ©jeuner et surtout pas envie de perdre trop de temps. Ou bien au contraire, envie de dĂ©couvrir rapidement la rĂ©gion dans laquelle on passe. Au Japon, on peut opter pour les Michi no Eki (道ぼ駅, littĂ©ralement stations de routes) qui correspondent aux aires d’autoroutes Ă  la japonaise.

Dans cet article, Kimi vous parle de ces aires d’autoroutes pratiques, de leurs petits restaurants et cafĂ©tĂ©rias en plus de vous en prĂ©senter quelques unes !

❊ Concept (ă‚łăƒłă‚»ăƒ—ăƒˆ)

Une Michi no Eki est une aire de repos en bordure de route pour ceux qui traversent le Japon en voiture. Elles se situent gĂ©nĂ©ralement le long des autoroutes et des routes nationales et offrent une zone de stationnement gratuit, des espaces sanitaires et fournissent des informations rĂ©gionales et touristiques pour les voyageurs routiers. Il existe actuellement plus de 1 000 sites Ă  travers le Japon. On peut s’y reposer et y passer la nuit si on possĂšde un vĂ©hicule Ă©quipĂ© pour, permettant ainsi des Ă©conomies sur l’hĂŽtel.

Le concept de Michi no Eki a Ă©tĂ© lancĂ© il y a 20 ans pour crĂ©er un environnement de circulation routiĂšre sĂ»r et confortable et des espaces uniques et vivants qui mettent en valeur la particularitĂ© d’une rĂ©gion. Chaque Michi no Eki repose sur trois principes distincts :

  • Relax (䌑憩機胜, kyĂ»kei kinĂŽ) : installations de repos comprenant un parking gratuit et des toilettes, voire parfois mĂȘme des douches;
  • CommunautĂ© (朰柟連æș機胜, chiiki renkei kinĂŽ) : coopĂ©ration rĂ©gionale oĂč les centres culturels, les attractions touristiques, les loisirs et d’autres installations de dĂ©veloppement local favorisent l’interaction avec la rĂ©gion;
  • Informations (æƒ…ć ±æäŸ›æ©Ÿèƒœ, jĂŽhĂŽ teikyĂŽ kinĂŽ) : qu’elles soient routiĂšres ou touristiques ou pour des soins d’urgence, elles sont faciles d’accĂšs.

Il y a donc dans la plupart de ces aires de repos des boutiques de souvenirs et des cafétérias proposant des produits et plats locaux typiques de la région visitée. Cela donne toujours un aperçu de ce qui attend le voyageur si il fait du tourisme par la suite dans le coin. On peut y manger rapidement et pour pas cher.

La commande dans les cafétérias est relativement simple ! On choisit son plat au distributeur, on remet le ticket au comptoir, on paye et on attend que notre numéro soit appelé pour récupérer notre plateau. Service rapide et de la cuisine correcte pour des prix relativement raisonnables. Compter en moyenne entre 650 „ et 980 „ un plat.

Et puis, les Michi no Eki permettent de passer une nuit sans trop de stress dans un lieu oĂč toilettes et distributeurs sont disponibles 24h/24 et avec le stationnement gratuit. Les douches sont cependant payantes et accessibles aux horaires du centre d’informations. Le tarif varie en fonction du temps d’utilisation. Ce qui est dommage, c’est que les boutiques, restaurants et centres d’informations ferment tĂŽt. En effet, ils sont ouverts de 9h00 Ă  18h00 pour la plupart. Et le rĂ©seau Wi-Fi gratuit n’est pas super performant non plus.

On peut y rencontrer d’autres voyageurs nomades, des personnes trĂšs gentilles avec qui Ă©changer ses expĂ©riences et des japonais gĂ©nĂ©reux. Tout le monde se dit bonjour, reste poli et se souhaite bon voyage au moment de quitter les lieux.

❊ Quelques adresses (è‰Čă€…ć Žæ‰€)

Kimi a souvent eu l’occasion de s’arrĂȘter par hasard dans certaines Michi no Eki pour le dĂ©jeuner quand ce n’Ă©tait pas pour juste y dormir pendant ses road trip. Voici quelques adresses qui permettront de faire la dĂ©couverte de spĂ©cialitĂ©s (ćç‰©, meibutsu) en plus de pouvoir se reposer en toute sĂ©curitĂ©. Bien entendu, il ne s’agit lĂ  que d’une petite partie des Michi no Eki. Il y en a bien trop pour toutes les lister ! La liste intĂ©grale est rĂ©pertoriĂ©e sur le site officiel : https://www.michi-no-eki.jp/.

‱ Michi no Eki Niseko View Plaza (道ぼ駅 ăƒ‹ă‚»ă‚łăƒ“ăƒ„ăƒŒăƒ—ăƒ©ă‚¶)

Une Michi no Eki bien situĂ©e pour commencer Ă  explorer Niseko, bourg situĂ© pas loin du Mont Yotei, Ă  Hokkaido. ApprĂ©ciĂ© des habitants et des touristes, c’est un endroit chaleureux oĂč on va pouvoir trouver des produits locaux frais du marchĂ©, un restaurant de type fast-food et une cafĂ©tĂ©ria proposant des spĂ©cialitĂ©s Ă  base de pomme de terre sans oublier la dĂ©licieuse glace au lait ! Le parking est assez grand, permettant ainsi aux voyageurs de trouver une bonne place pour leur vĂ©hicule et d’avoir suffisamment d’espace vital.

Adresse : 77-10 Motomachi, Niseko-cho, Abuta-gun, Hokkaido (ćŒ—æ”·é“è™»ç”°éƒĄăƒ‹ă‚»ă‚łç”ș慃ç”ș77ç•Ș㜰-10)
Site internet : https://www.hokkaido-michinoeki.jp/en/29113/

‱ Michi no Eki Space Apple Yoichi (道ぼ駅 ă‚čăƒšăƒŒă‚čăƒ»ă‚ąăƒƒăƒ—ăƒ«ă‚ˆă„ăĄ)

Avec un grand espace pour se relaxer librement, un marchĂ© d’agriculteurs et le musĂ©e Yoichi Space Memorial Museum “Space Dome”, cette Michi no Eki est idĂ©ale pour une pause et un arrĂȘt d’une nuit lors d’un road trip Ă  Hokkaido. Le musĂ©e est notamment une bonne attraction pour les grands comme pour les petits avec la prĂ©sentation des rĂ©alisations du premier astronaute japonais, Mamoru Mori (æŻ›ćˆ© èĄ›), dont la ville natale est Yoichi, ainsi que le planĂ©tarium. La boutique de l’aire de repos propose plus de 10 types de « nourriture spatiale » et, en plus des fruits de mer rĂ©coltĂ©s localement et des produits agricoles, des produits de saison uniques Ă  Yoichi bien connus sous le nom de « Fruit Town Yoichi ». La crĂšme glacĂ©e maison et la tarte aux pommes sont Ă©galement trĂšs populaires !

Adresse : 6-4-1 Kurokawacho, Yoichi, Yoichi-gun, Hokkaido (ćŒ—æ”·é“äœ™ćž‚éƒĄäœ™ćž‚ç”șé»’ć·ç”ș6侁盼4-1)
Site internet : https://www.hokkaido-michinoeki.jp/en/29131/

‱ Michi no Eki Biei Shirogane Birke (道ぼ駅 ăłăˆă„ç™œé‡‘ăƒ“ăƒ«ă‚±)

Une des rares Michi no Eki du nord d’Hokkaido Ă  possĂ©der des douches ! Ouverte depuis mai 2018, cette rĂ©cente aire de repos possĂšde de nombreuses facilitĂ©s et se trouve Ă  un bon emplacement, non loin des endroits touristiques et des beaux paysages du coin Ă  dĂ©couvrir.

Adresse : Shirogane, Biei-cho, Kamikawa-gun, Hokkaido (ćŒ—æ”·é“äžŠć·éƒĄ 矎瑛ç”șć­—ç™œé‡‘)
Site internet : https://biei-info.jp/

‱ Michi no Eki Gurutto Panorama Bihoro (道ぼ駅 ăă‚‹ăŁăšăƒ‘ăƒŽăƒ©ăƒžçŸŽćčŒćł )

De passage au col Bihoro (矎ćčŒćł ), sur l’Ăźle d’Hokkaido (ćŒ—æ”·é“), la spĂ©cialitĂ© Ă  tester est le Janbo Gyoza Don (ă‚žăƒŁăƒłăƒœé€ƒć­äžŒ). C’est comme un Katsudon sauf que le porc frit est remplacĂ© par des Gyoza. On peut en manger dans la Michi no Eki Gurutto Panorama Bihoro (道ぼ駅 ăă‚‹ăŁăšăƒ‘ăƒŽăƒ©ăƒžçŸŽćčŒćł ) !

Le bol semble petit Ă  premiĂšre vue mais il est en fait bien rempli. Les 4 morceaux de Gyoza sont de taille raisonnable, accompagnĂ© d’une bonne dose d’oignon et de gingembre rouge (箅しょうが). Avec le bol est servi en plus une petite soupe miso.

On peut aussi manger le Karaage version Hokkaido, le Zangi (ă‚¶ăƒłă‚ź), bien qu’il soit en rĂ©alitĂ© nĂ© dans la ville de Kushiro. La diffĂ©rence avec le Karaage ? Le Zangi consisterait Ă  bien laisser mijoter le poulet, Ă  ajouter la poudre aromatisĂ©e et Ă  le faire frire. Il aurait donc bon goĂ»t sans sauce contrairement au Karaage classique qu’on accompagne le plus souvent de sauce mayonnaise. En tous cas, pour les fans de poulet, c’est un rĂ©gal !

VoilĂ  une Michi no Eki qui permet de bien manger et de profiter d’un endroit exceptionnel ! AprĂšs un bon dĂ©jeuner, les voyageurs peuvent se rendre Ă  l’observatoire et au col Bihoro situĂ© dans le parc national d’Akan-Mashu reliant Kushiro et Kitami, qui sont les principales villes de l’est d’Hokkaido. L’altitude des environs est d’environ 525 m et la vue depuis le sommet incroyablement spectaculaire !

Adresse : Furuume, Bihoro-cho, Abashiri-gun, Hokkaido (ćŒ—æ”·é“ç¶Čè”°éƒĄçŸŽćčŒç”șć€æą…)
Site internet : https://www.hokkaido-michinoeki.jp/michinoeki/2502/

‱ Michi no Eki Utoro Shiretoko (道ぼ駅 ă‚Šăƒˆăƒ­çŸ„ćșŠ)

SituĂ©e le long de la route nationale, cette Michi no Eki ressemblant Ă  une maison de pĂȘcheurs est placĂ©e aux portes du patrimoine naturel mondial Shiretoko. Comme base de dĂ©part pour explorer et profiter pleinement de la rĂ©gion de Shiretoko, elle dispose d’un centre d’informations touristiques qui fournit toujours des informations de premiĂšre main, ainsi que des magasins avec un certain nombre de produits locaux et d’un restaurant servant les plats de saison de Shiretoko.

Adresse : 186-8 Utoronishi, Shari-cho, Shari-gun, Hokkaido (ćŒ—æ”·é“æ–œé‡ŒéƒĄæ–œé‡Œç”șă‚Šăƒˆăƒ­è„ż186-8)
Site internet : https://www.hokkaido-michinoeki.jp/en/29232/

‱ Michi no Eki Yubari Meroad (道ぼ駅 ć€•ćŒ”ăƒĄăƒ­ăƒŒăƒ‰)

SituĂ©e Ă  cĂŽtĂ© de la station JR Shin-Yubari, Ă  Hokkaido, cette Michi no Eki est accessible non seulement aux conducteurs mais Ă©galement aux personnes voyageant en train. Dans l’enceinte de l’aire de repos se trouve un marchĂ© de producteurs qui vendent des lĂ©gumes cultivĂ©s localement et des spĂ©cialitĂ©s incluant bien entendu le fameux melon de Yubari et l’igname. On peut aussi y trouver la dĂ©licieuse et rafraichissante glace au melon, mais aussi d’autres produits Ă  base de melon, comme des Dorayaki !

Adresse : 526-19 Momijiyama, Yubari, Hokkaido (ćŒ—æ”·é“ć€•ćŒ”ćž‚çŽ…è‘‰ć±±526-19)
AccĂšs : Shin-Yubari Station (JR Ozora Line, JR Sekisho Line) sortie principale
Site internet : https://www.hokkaido-michinoeki.jp/en/29256/

‱ Michi no Eki Shirakawa-go (道ぼ駅 ç™œć·éƒ·)

Michi no Eki situĂ©e Ă  proximitĂ© du village ancien de Shirakawa-go. Stationnez-y votre vĂ©hicule, partez vous balader jusqu’au village situĂ© Ă  environ 2,2 km (26 minutes Ă  pied), allez vous dĂ©tendre Ă  un Onsen et revenez pour passer une nuit tranquille. Avec boutiques de souvenirs de Shirakawa-go et restaurants locaux, les voyageurs passent un agrĂ©able moment dans cette Michi no Eki dont l’architecture rappelle bien entendu celle des maisons du village. Elle possĂšde Ă©galement le cĂ©lĂšbre musĂ©e Gassho (entrĂ©e gratuite) qui prĂ©sente style de construction appelĂ© gassho-zukuri (ćˆæŽŒé€ ă‚Š), conçu pour rĂ©sister au climat le plus rigoureux de cette rĂ©gion envahie de neige profonde en hiver.

Adresse : 411 Iijima, Shirakawa, Ono-gun, Gifu (ćČé˜œçœŒć€§é‡ŽéƒĄç™œć·æ‘éŁŻćł¶411)
Site internet : https://rs-shirakawago.jp/

‱ Michi no Eki Uchinada Sunset Park (道ぼ駅 ć†…ç˜ă‚”ăƒłă‚»ăƒƒăƒˆăƒ‘ăƒŒă‚Ż)

Pour les personnes effectuant un road trip, cette Michi no Eki est implantĂ©e dans un cadre plutĂŽt agrĂ©able et sympathique, avec d’un cĂŽtĂ© la mer du Japon et de l’autre les chaĂźnes de montagnes Kahokugata, Hakusan et Tateyama. De plus, elle permet de se rendre facilement jusqu’Ă  Kanazawa ou Ă  l’inverse de partir en direction de la pĂ©ninsule de Noto. On peut y admirer un splendide lever de soleil depuis le parc et une fois la nuit tombĂ©e profiter des illuminations du pont Uchinada (ć†…ç˜ć€§æ©‹).

Son restaurant propose les classiques de la cuisine japonaise revisitĂ©s avec des produits locaux, y compris le lait dont 47% de la production laitiĂšre d’Ishikawa provient d’Uchinada. Ainsi, les voyageurs peuvent goĂ»ter le ramen au beurre et au lait (ăƒŸăƒ«ă‚Żăƒă‚żăƒŒă‚‰ăƒŒă‚ă‚“), mais aussi le ramen au coquilles et aux crevettes (ćž†ç«‹æ”·è€ă‚‰ăƒŒă‚ă‚“). Pour la touche sucrĂ©e, c’est encore une fois la glace au lait qui est Ă  l’honneur !

Adresse : 1-4-1 Daigaku, Uchinada-cho, Kahoku-gun, Ishikawa (çŸłć·çœŒæČłćŒ—éƒĄć†…ç˜ç”ș性歊1侁盼4-1)
Site internet : https://www.uchinadamichinoeki.com/

‱ Michi no Eki Noto Chirihama (道ぼ駅 ăźăšćƒé‡Œæ”œ)

SituĂ©e prĂšs de la plage, on y trouve de mignonnes sculptures de sable reprĂ©sentant des personnages de dessins animĂ©s populaires japonais, comme PokĂ©mons ou Doraemon. AprĂšs une bonne nuit de passĂ©e, il y a juste Ă  faire deux pas pour aller jusqu’Ă  la plage et y faire une petite balade matinale tout en respirant l’air frais marin. De retour Ă  la Michi no Eki, quoi de mieux qu’un petit tour des boutiques et d’un bon petit dĂ©jeuner.

Adresse : 1-62 Chirihama-cho ta, Hakui-shi, Ishikawa (çŸłć·çœŒçŸœć’‹ćž‚ćƒé‡Œæ”œç”șタ1ç•Ș㜰62)
Site internet : https://noto-chirihama.com/

‱ Michi no Eki Senmaida Pocket Park (é“ăźé§…ćƒæžšç”°ăƒă‚±ăƒƒăƒˆăƒ‘ăƒŒă‚Ż)

Lieu dĂ©contractĂ© et idĂ©al pour les familles et voyageurs en visite de Shiroyone Senmaida Rice Terraces (ç™œç±łćƒæžšç”°), pas loin de Kanazawa (金æČą) et de la pĂ©ninsule de Noto (èƒœç™»ćŠćł¶), cette Michi no Eki avec sa petite Ă©choppe Senmaida Rest House (ćƒæžšç”°ăƒŹă‚čトハォă‚č) propose de nombreux produits locaux Ă  proximitĂ© des riziĂšres. Dans la partie restaurant, on peut s’installer Ă  table ou en terrasse et profiter des petits plats phares Ă  petits prix comme les soba ou udon au bouillon de poisson (ă‚ă”ă ă—ă†ă©ă‚“ïŒ†ăă°), le kakashi (かかし, Ă©pouvantail en japonais), une brochette frite d’Ɠuf de caille et de saucisse ayant ainsi la mĂȘme forme qu’un Ă©pouvantail, sans oublier les onigiris (おにぎり, boulettes de riz) prĂ©parĂ©s Ă  partir du riz cultivĂ© dans les riziĂšres de Shiroyone Senmaida !

En Ă©tĂ©, les glaces aux saveurs variĂ©es, en cĂŽne ou bien en pot avec des morceaux d’egara manju (ăˆăŒă‚‰é„…é ­, spĂ©cialitĂ© de la ville de Wajima) ou de pĂąte de haricots rouges (あずき) sont aussi bien rafraĂźchissantes. Pour faire le pleins d’énergie avant d’arpenter les riziĂšres ou pour un petit remontant aprĂšs la balade, c’est l’endroit parfait dans un cadre convivial et tranquille.

Adresse : 99-5 Habu, Shiroyonemachi, Wajima, Ishikawa (çŸłć·çœŒèŒȘćł¶ćž‚ç™œç±łç”șăƒéƒšïŒ™ïŒ™âˆ’5)
AccĂšs : Shiroyone senmaida Bus Stop (Machino Line)
Site internet : https://senmaida-monogatari.com/restaurant

‱ Michi no Eki Parc Nishiyama (道ぼ駅 è„żć±±ć…Źćœ’)

SituĂ©e prĂšs du parc Nishiyama (è„żć±±ć…Źćœ’) Ă  Sabae (éŻ–æ±Ÿ) dans la prĂ©fecture de Fukui (犏äș•県). Dans cette Michi no Eki, le plat de marque est le burger Ă  l’aubergine (ナă‚čăƒăƒŒă‚ŹăƒŒ), plus healthy qu’un cheeseburger ou un burger classique ! Le sauce katsudon (ă‚œăƒŒă‚čă‚«ăƒ„äžŒ), typique dans la ville de Fukui, est aussi recommandĂ©.

Adresse : 3-9 Sakuramachi, Sabae, Fukui (犏äș•çœŒéŻ–æ±Ÿćž‚æĄœç”șïŒ“äžç›źïŒ™)
AccĂšs : Nishi Sabae Station (Fukui Tetsudo Line), Sabae Station (JR Lines)
Site internet : http://www.nishiyama-park.jp/author/kazuo/

Gain de temps et d’argent. S’arrĂȘter et manger dans une Michi no Eki est un bon plan pendant un road trip au Japon !


Cet article vous a Ă©tĂ© utile ? N’hĂ©sitez pas Ă  faire un don pour me remercier ^_^.

Donate Button with Credit Cards

 â™« Un article = Une chanson â–ș 숀 (SHAUN) â€“ ì›šìŽë°±í™ˆ (Way Back Home)

1

▶ Find You : Kimi no Nikki (juillet 2020)

Pluie est le mot qui pourrait rĂ©sumer ce mois de juillet en partie… Quasiment tout le mois entier a vu passer plusieurs Ă©pisodes pluvieux Ă  n’en plus finir. Des weekends, des semaines de pluie incessante. Rien de pire pour rendre les journĂ©es tristes et dĂ©primantes et gĂącher une partie des voyages. Ces intempĂ©ries ont Ă©tĂ© parfois dĂ©vastatrices dans certaines rĂ©gions du pays, provoquant inondations et glissements de terrain. Une saison des pluies bien longue et violente… Et donc un mois relativement peu passionnant. đŸŒ§ïž

※ Les Ă©vĂ©nements du mois 🎊

‱ Tanabata (äžƒć€•đŸŽ‹đŸŒŒ)

Comme tous les ans, la fĂȘte du Tanabata (äžƒć€•) revient le 7 juillet. C’est l’occasion de pouvoir faire un vƓu (お願い) Ă©crit sur un tanzaku (短憊) puis accrochĂ© sur une branche de bambou feuillue (çŹčăźè‘‰). Les amants sĂ©parĂ©s mais trĂšs amoureux Orihime et Hikoboshi se donnent rendez-vous sur la voie lactĂ©e (ć€©ăźć·) et qui sait, peut-ĂȘtre que grĂące Ă  eux, votre vƓu deviendra rĂ©alitĂ© ?

Si cette annĂ©e, en raison du Coronavirus, la plupart des festivals ont Ă©tĂ© annulĂ©s, Ă  Hirakata, au parc Yamadaike (ć±±ç”°æ± ć…Źćœ’), les visiteurs ont pu venir y Ă©crire leurs vƓux pendant une semaine. Chaque jour, les 15 premiĂšres personnes ont pu en plus repartir avec une branche de bambou feuillue. Une occasion de cĂ©lĂ©brer en plus la fĂȘte chez soi avec une petite dĂ©coration.

Pour tout savoir sur la fĂȘte du Tanabata, rendez-vous sur cet article [æ–‡ćŒ–ïŒ†äŒç”±ăƒ»Culture & Traditions] !

‱ Ochugen (ćŸĄäž­ć…ƒ)

Si en Occident on s’offre des cadeaux Ă  NoĂ«l ou pour les anniversaires, ce n’est pas spĂ©cialement le cas au Japon ! Pour les cadeaux, on va en offrir Ă  d’autres pĂ©riodes. Dans la sociĂ©tĂ© japonaise, on connait deux saisons rĂ©servĂ©es spĂ©cialement Ă  la remise traditionnelle de cadeaux dans la sociĂ©tĂ© japonaise : Oseibo (ćŸĄæ­łæšź), cadeau offert en fin d’annĂ©e et Ochugen (ćŸĄäž­ć…ƒ), offert en Ă©tĂ© pendant Obon (お盆).

Ochugen est le cadeau offert pendant la premiĂšre quinzaine du mois de juillet tandis. A l’approche de cette pĂ©riode, il est possible de voir ces cadeaux disposĂ©s sur des supports spĂ©ciaux dans les supermarchĂ©s et les magasins. On les offre gĂ©nĂ©ralement pour exprimer sa gratitude envers une personne Ă  qui on est redevable : enseignant, patron, parents, entre entreprise partenaires… On peut aussi en remettre aux amis.

Pendant Ochugen, les gens offrent donc des cadeaux pour exprimer leur reconnaissance, mais aussi pour cĂ©lĂ©brer l’Ă©tĂ©. Ils sont gĂ©nĂ©ralement offerts entre le 1er et le 15 juillet, le 15 Ă©tant le jour de la pleine lune selon l’ancien calendrier lunaire. Ils sont emballĂ©s dans du papier appelĂ© kakegami (æŽ›ă‘çŽ™) avec un arc rouge et blanc en papier torsadĂ©. La combinaison de couleurs blanches et rouges est considĂ©rĂ©e comme le symbole de la fĂȘte au Japon.

Le contenu constitue gĂ©nĂ©ralement des somen, des nouilles consommĂ©es froides pour surmonter les fortes chaleurs de l’Ă©tĂ© japonais. Puis, il y a les fruits de saison ! Et certaines prĂ©fectures possĂšdent leur fruit phare pour satisfaire les Japonais pendant Ochugen : Shirokko, la belle pĂȘche de couleur blanc laiteux de la prĂ©fecture de Yamanashi, Satonishiki, les cerises japonaises trĂšs sucrĂ©es en forme de gemme de la prĂ©fecture de Yamagata, le melon d’Hokkaido ou de la prĂ©fecture de Shizuoka. Enfin, on offre aussi des canettes de jus ou d’autres boissons, ou encore des bonbons ou des pĂątisseries traditionnelles.

Cette coutume consistant Ă  choisir un cadeau spĂ©cial en guise de reconnaissance a commencĂ© Ă  l’Ă©poque Edo et se poursuit encore aujourd’hui. MĂȘme avec les temps changeants, c’est toujours une pratique chĂšre aux Japonais pour montrer sa gratitude. Dans l’exemple des entreprises, le Ochugen destinĂ© au patron est offert par l’ensemble des employĂ©s ayant chacun mis une somme d’argent.

※ Les sorties et excursions du mois 🏞 🏙

‱ Leçon de Taichi au parc Yamadaike (ć±±ç”°æ± ć…Źćœ’ă§ăźć€Șæ„”æ‹łăƒŹăƒƒă‚čン)

Le taichi (ć€Șæ„”æ‹ł, Taikyokuken en japonais) est un art martial chinois dit « interne » souvent rĂ©duit Ă  une gymnastique de santĂ©. Il peut aussi comporter une dimension spirituelle. Il a pour objet le travail de l’Ă©nergie appelĂ©e « chi ».

© Amazon

Au parc Yamadaike, on peut s’essayer Ă  cet art martial le dimanche matin de 10h00 Ă  11h20 deux fois par mois pour 800 „ la leçon ! Pour connaitre les dates exactes, se rĂ©fĂ©rer au calendrier du parc sur le lien suivant : Yamadaike Park Event Calendar.

© Yamadaike Park

Pour participer Ă  une leçon, se prĂ©senter au centre du parc (ouvert tous les jours de 9h30 Ă  19h30) et demander Ă  s’inscrire pour une leçon. Il est possible de s’inscrire le jour-mĂȘme directement sur place ou par tĂ©lĂ©phone. Le participant remplit un formulaire oĂč il renseigne son nom, numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone, lieu de rĂ©sidence, moyen de transport et la date de la leçon souhaitĂ©e avant d’effectuer le paiement. Le jour de la leçon, les participants patientent dans le centre jusqu’Ă  l’arrivĂ©e du professeur avant de se rendre dans le lieu choisi pour la leçon. Les leçons se dĂ©roulent le plus souvent Ă  l’extĂ©rieur, au niveau des observatoires ou aires de repos du parc. Le choix revient au professeur selon les conditions mĂ©tĂ©o. En cas de pluie, les leçons se dĂ©roulent en intĂ©rieur.

Le taichi, c’est un peu comme de la danse du point de vue d’un(e) dĂ©butant(e). Sur fond musical relaxant et apaisant, le cours dĂ©bute par un Ă©chauffement de 15 minutes consistant Ă  suivre les pas du professeur et rĂ©pĂ©ter les mĂȘmes gestes. Il explique ensuite en quoi consiste cet art et les points sur lesquels il souhaite travailler. On retient trois points importants dans le taichi :

1 – le relĂąchement : pour garantir la fluiditĂ© des mouvements et leur coordination
2 – la vitesse : effectuer les pas lentement et en douceur, pas de geste brusque
3 – la force pengjing : force interne consistant Ă  relier chaque partie du corps en restant relaxĂ©

La position des jambes, le regard (droit devant soi), l’orientation des parties du corps, la hauteur de levĂ©e des bras sont aussi trĂšs importants !

Un peu comme en danse, on rĂ©pĂšte l’enchaĂźnement Ă©tape par Ă©tape avec le professeur, puis sous sa supervision du professeur qui ensuite rĂ©capitule les points positifs et les points Ă  amĂ©liorer. Le cours termine par le grand enchaĂźnement en suivant le professeur.

Art martial trĂšs complexe par ses origines encore mal connues et ses nombreux styles, il n’en reste pas moins accessible Ă  tout novice souhaitant dĂ©velopper sa force interne.

Leçon de Taichi (ć€Șæ„”æ‹łăƒŹăƒƒă‚čン)
Jours et heures : dimanche, deux fois par mois de 10h00 Ă  11h20
Lieu : Yamadaike Park
Adresse : 1-1 Yamadaike Kouen, Hirakata-shi, Osaka (性é˜Șćșœæžšæ–čćž‚ć±±ç”°æ± ć…Źćœ’ïŒ‘âˆ’ïŒ‘)
AccÚs : Fujisaka Station (JR Line) sortie nord
Site internet : http://yamadaike.osaka-park.or.jp/eventpage
Tarif : 800 „ la leçon

※ Les restau et cafĂ©s du mois 🍮☕

‱ Senmaida Rest House (ćƒæžšç”°ăƒŹă‚čトハォă‚č)

Lieu dĂ©contractĂ© et idĂ©al pour les familles et voyageurs en visite de Shiroyone Senmaida Rice Terraces (ç™œç±łćƒæžšç”°), cette Ă©choppe de la Michi no Eki Senmaida Pocket Park (é“ăźé§…ćƒæžšç”°ăƒă‚±ăƒƒăƒˆăƒ‘ăƒŒă‚Ż) propose de nombreux produits locaux Ă  proximitĂ© des riziĂšres.

Dans la partie restaurant, on peut s’installer Ă  table ou en terrasse et profiter des petits plats phares Ă  petits prix comme les soba ou udon au bouillon de poisson (ă‚ă”ă ă—ă†ă©ă‚“ïŒ†ăă°), le kakashi (かかし, Ă©pouvantail en japonais), une brochette frite d’Ɠuf de caille et de saucisse ayant ainsi la mĂȘme forme qu’un Ă©pouvantail, sans oublier les onigiris (おにぎり, boulettes de riz) prĂ©parĂ©s Ă  partir du riz cultivĂ© dans les riziĂšres de Shiroyone Senmaida !

En Ă©tĂ©, les glaces aux saveurs variĂ©es, en cĂŽne ou bien en pot avec des morceaux d’egara manju (ăˆăŒă‚‰é„…é ­, spĂ©cialitĂ© de la ville de Wajima) ou de pĂąte de haricots rouges (あずき) sont aussi bien rafraĂźchissantes. Pour faire le pleins d’Ă©nergie avant d’arpenter les riziĂšres ou pour un petit remontant aprĂšs la balade, c’est l’endroit parfait dans un cadre convivial et tranquille.

Senmaida Rest House (ćƒæžšç”°ăƒŹă‚čトハォă‚č)
Adresse : 99-5 Habu, Shiroyonemachi, Wajima, Ishikawa (çŸłć·çœŒèŒȘćł¶ćž‚ç™œç±łç”șăƒéƒšïŒ™ïŒ™âˆ’5)
AccĂšs : Shiroyone senmaida Bus Stop (Machino Line)
Site internet : https://senmaida-monogatari.com/restaurant

‱ Michi no Eki Parc Nishiyama (道ぼ駅 è„żć±±ć…Źćœ’)

Sur la route, pendant un voyage en voiture et pas vraiment d’idĂ©es pour le dĂ©jeuner et surtout pas envie de perdre trop de temps. Optez pour les Michi no Eki (道ぼ駅). Il y a dans la plupart de ces aires de repos japonaises des boutiques de souvenirs et des cafĂ©tĂ©ria proposant des produits et plats locaux typiques de la rĂ©gion que vous visitez. Ça donne toujours un aperçu de ce qui vous attend si vous faites du tourisme par la suite.

On a eu l’occasion de s’arrĂȘter dans celle du parc Nishiyama (è„żć±±ć…Źćœ’) Ă  Sabae (éŻ–æ±Ÿ) dans la prĂ©fecture de Fukui (犏äș•県), pour un dĂ©jeuner express et pas cher. Le tourisme sera pour la prochaine fois.

La commande est rapide et simple ! On choisit son plat au distributeur, on remet le ticket au comptoir, on paye et on attend que notre numéro soit appelé.

Dans cette Michi no Eki, le plat de marque est le burger Ă  l’aubergine (ナă‚čăƒăƒŒă‚ŹăƒŒ), plus healthy qu’un cheeseburger ou un burger classique ! Le sauce katsudon (ă‚œăƒŒă‚čă‚«ăƒ„äžŒ), typique dans la ville de Fukui, est aussi recommandĂ©.

Service rapide et de la cuisine correcte pour des prix relativement raisonnables. Compter en moyenne 650 „ un plat. Manger dans une Michi no Eki est un bon plan pour un gain de temps et d’argent.

Michi no Eki Parc Nishiyama Coin Nourriture et Boisson (道ぼ駅 è„żć±±ć…Źćœ’ éŁČéŁŸă‚łăƒŒăƒŠăƒŒ)
Adresse : 3-9 Sakuramachi, Sabae, Fukui (犏äș•çœŒéŻ–æ±Ÿćž‚æĄœç”șïŒ“äžç›źïŒ™)
AccĂšs : Nishi Sabae Station (Fukui Tetsudo Line), Sabae Station (JR Lines)
Site internet : http://www.nishiyama-park.jp/author/kazuo/

※ Dans ma vie Nippone đŸ‡ŻđŸ‡”

‱ Reprise du tennis đŸŽŸđŸ„°

AprĂšs un cours d’essai convaincant en juin, je me suis inscrite dans une Ă©cole de tennis tout prĂšs de la maison. À force de passer devant, il Ă©tait temps que je me renseigne sur les leçons et les prix. Le premier cours m’a fait un bien fou, je ne me sentais pas si fatiguĂ©e malgrĂ© les efforts, au contraire, j’Ă©tais encore plus en forme et ressourcĂ©e.

En rejoignant un club, je peux Ă  nouveau travailler la technique, ce dont j’avais bien besoin ! Et aussi bien me dĂ©fouler aprĂšs une semaine de boulot.

Je ne me suis pas vraiment fait de nouveaux amis (bien sĂ»r je ne viens pas pour ça mais c’est toujours mieux de jouer en compagnie de personnes avec qui on a pu sympathiser), mais je m’amuse bien pendant la leçon et ressort de bonne humeur et ressourcĂ©e. C’est encore un peu difficile de comprendre les explications de mon coach mais chaque leçon est structurĂ©e de la mĂȘme façon donc je ne me sens pas trop perdue. DĂ©sormais j’attends chaque samedi avec impatience đŸ„° !


♫ Un article = Une chanson â–ș MAN WITH A MISSION – Find You

7

▶ 22 juin 2016 ; 1 an au Japon (æ—„æœŹă§ïŒ‘ćčŽé–“ăŒç”ŒăŁăŸ)

Cette photo illustre bien ma victoire personnelle !

Trick Eye Museum, SĂ©oul – Octobre 2015 Cette photo illustre bien ma victoire personnelle ! 

22 juin 2016. Nous voilĂ  un an aprĂšs le dĂ©but de mon PVT au Japon. Il est temps de faire le bilan et de vous dire que l’aventure n’est pas terminĂ©e ! Au contraire, elle continue !!!

Au revoir PVT. Bonjour Visa Travail ! 

Il y a un an, je posais mes valises Ă  Tokyo, pour la quatriĂšme fois, pleine de motivation et avec l’envie d’en dĂ©couvrir toujours plus sur ce pays, mais aussi de me dĂ©couvrir, de trouver ma voie, moi qui ai absolument TOUT quittĂ© en France (appartement, CDI, voiture, famille et amis) pour certainement le plus grand amour de ma vie : le Japon. Un pays que j’ai appris Ă  aimer au fil de mes voyages pour finalement avoir envie de m’y installer sur le long terme et pourquoi pas d’y faire ma vie ? En partant je me doutais bien sĂ»r que tout n’Ă©tait pas gagnĂ© et que ce ne serait pas facile tous les jours. Peut-ĂȘtre mĂȘme qu’au final, je n’allais pas apprĂ©cier « la vie japonaise »… Bref, c’Ă©tait encore un grand challenge qui s’annonçait.

Mais la vie japonaise, malgrĂ© ses difficultĂ©s, m’a au final conquise et m’a permise de m’Ă©panouir. MĂȘme si des merdes il m’en est arrivĂ© pas mal : mon ordinateur m’a lĂąchĂ©e, obligĂ©e d’en recommander un en catastrophe en France, j’ai fait rĂ©parer mon Samsung Galaxy SII pour pouvoir l’utiliser au Japon et il a finalement mourru de surchauffe comme un con en ThaĂŻlande, le LTE achetĂ© d’occasion commence Ă  se faire vieux aussi, mon nouvel ordinateur m’a aussi lĂąchĂ© Ă  son tour, ça a Ă©tĂ© la guerre avec les kanji et le keigo pour envoyer des mails afin de le faire rĂ©parer au Japon sans frais (vu qu’il Ă©tait encore garantie), heureusement l’histoire s’est bien terminĂ©e…

Difficile parfois de tenir en Ă©tant loin des proches et dans l’incapacitĂ© de s’exprimer librement en raison d’un niveau de japonais encore trop faible. Et mĂȘme avec du recul, je pense que je m’en suis plutĂŽt bien sortie et que j’ai Ă©tĂ© trop susceptible pour des petites choses pas bien graves au final ! Je crois que le plus gros Ă©chec de mon PVT fut mon super fail au JLPT N4 que j’ai tentĂ© de passer en dĂ©cembre (eh oui je dĂ©cide de l’avouer maintenant que j’ai bien digĂ©rĂ© la pilule). J’Ă©tais Ă  quelques points de l’avoir… Je me suis sur-estimĂ©e (pour une fois xD). Mais cette annĂ©e au Japon, c’est aussi beaucoup de bons moments que je ne suis pas prĂȘte d’oublier ! J’ai vĂ©cu ce PVT Ă  fond, privilĂ©giant les voyages et la recherche de travail avec l’aide de trois baito cumulĂ©s pour tenir financiĂšrement :

  • J’ai Ă©tĂ© Ă  des festivals en Yukata
  • J’ai rencontrĂ© et me suis liĂ©e d’amitiĂ© avec des japonais(e)s, et je suis surtout proche de Hiromi, Tomo et Emiko qui sont comme trois mamans, et qui m’ont souvent aidĂ©e quand j’en avais besoin
  • Et d’un autre cĂŽtĂ©, l’Ă©quipe de l’Izakaya oĂč j’ai travaillĂ© durant ce PVT est devenue un peu une seconde famille
  • J’ai dĂ©couvert le mĂ©tier de serveuse, et je me suis rendue compte que finalement ce n’Ă©tait pas si facile que ça (pas seulement Ă  cause du japonais) ! Mais maintenant je peux me vanter de savoir porter trois assiettes et savoir rĂ©aliser des cocktails ! Je tire mon chapeau Ă  celles et ceux qui font ce mĂ©tier !
  • Je suis devenue plus distraite et moins mĂ©fiante, parce qu’au Japon, on a trĂšs peu de chance de se faire voler son sac ou agresser dans la rue en pleine nuit. Maintenant je dors dans le train et je traĂźne dans les rues morbides seuls Ă  23h-minuit sans craindre quoique ce soit (jusqu’au jour oĂč… je touche du bois ! Haha)
  • Aller au KaraokĂ© est devenue l’un de mes loisirs prĂ©fĂ©rĂ©s !
  • J’ai visitĂ© pour la premiĂšre fois Nagano, Matsumoto, Fukui, Ise, Kobe et Himeji
  • J’ai fait du homestay Ă  Nagano et Osaka, et ce fut l’une de mes meilleures expĂ©riences au Japon
  • Je suis retournĂ©e Ă  Osaka et Nagoya
  • J’ai fĂȘtĂ© mon premier Nouvel An « Japonais »… seule, mais suivre la tradition, c’Ă©tait cool !
  • J’ai vu mes CNBLUE 19 fois (concerts et fanmeetings confondus), quel bonheur
  • J’ai aussi assistĂ© aux concerts de N.Flying, FTISLAND, MAN WITH A MISSION, MUCC, girugamesh… Non vous ne connaissez certainement pas ces groupes mais moi je les adore !
  • J’ai voyagĂ© en CorĂ©e du Sud, en ThaĂŻlande et Ă  Singapour
  • On m’a lĂ©guĂ©e un futon et un kotatsu, deux choses trĂšs « japonaises » que je voulais avoir
  • J’ai enfin vu mes premiers fleurs de cerisiers !
  • J’ai testĂ© des cafĂ©s Ă  thĂšme sympas, entre autres le Hammock Cafe, le Kawaii Monster CafĂ©, l’Ikefukuro Cafe
  • Je suis une abonnĂ©e du Starbucks et ses Frappuccino Ă©dition limitĂ©e qui changent de saveur tous les mois
  • J’ai appris Ă  servir du vin et du champagne en travaillant chez Maison PremiĂšre, un restaurant de cuisine française qui organise beaucoup de mariages
  • J’ai appris Ă  Ă©crire un CV (c’est chiant), des formules de politesse (que j’ai oubliĂ© depuis) et j’ai dĂ©couvert comment se passait les entretiens d’embauches
  • Mes parents et ma tante sont venus me rendre visite pendant quelques jours oĂč ils ont pu dĂ©couvrir Tokyo , Kamakura et voir le Mont Fuji. Ils sont repartis conquis, ce qui m’a rendu encore plus heureuse

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Le Japon est bien diffĂ©rent de mon pays d’origine, et mĂȘme si je m’y sens mieux, j’ai bien pris conscience que ce pays n’est pas parfait et qu’il a aussi des dĂ©fauts. Je crois que le truc que je dĂ©teste en premier ici, c’est le climat. Un hiver plus-sec-tu-meurs oĂč mes mains souffrent le martyr tellement elles sont dessĂ©chĂ©es, un Ă©tĂ© chaud et humide avec des moustiques, des cafards mutants Ă©normes, la saison des pluies, un automne oĂč le mois de septembre rime avec typhon. Ensuite, je ne comprend toujours pas pourquoi les japonais n’incluent jamais les taxes sur leurs prix dans les magasins ou les restaurants… RĂ©sultat, tu ne sais jamais pour combien tu vas en avoir avant de passer Ă  la caisse ! Quant Ă  la Poste japonaise, elle n’est pas aussi pratique qu’on le croit : dans les bureaux ils n’ont rien pour faire des colis, pas de papier bulle, leur scotch colle Ă  peine (contrairement Ă  la poste corĂ©enne oĂč ils ont tout le matos nĂ©cessaire !) et quand ils apportent un colis et que tu n’es pas chez toi, tu as droit Ă  un avis de passage ne te disant pas d’aller chercher ton colis au bureau de ton quartier, mais pour planifier un nouvel horaire… par tĂ©lĂ©phone ou par internet ! Je trouve ce systĂšme tellement pas pratique pour moi xD ! Qu’est-ce que c’est chiant aussi de trouver SI PEU de poubelles dans les rues, elles qui demeurent pourtant SI propres… Avoir des frais par ta propre banque (japonaise) quand tu retires en dehors des heures de bureaux dans les distributeurs qui ne sont pas ouvert 24h/24. Dur aussi de faire ses courses pour plusieurs semaines Ă  l’avance en raison des dates de pĂ©remptions trop courtes. La diffĂ©rence énorme de tempĂ©rature en plein Ă©tĂ© entre l’extĂ©rieur et les transports trop climatisĂ©s qui m’ont souvent valu de chopper pas moins de trois fois une bonne crĂšve Ă  la limite de la grippe en pleins mois de juin. Enfin les trains ponctuels au Japon… Hum oubliez ! C’est un mythe ! Beaucoup, beaucoup moins qu’en France bien sĂ»r, mais il arrive aussi que les trains soient en retard au Japon, si si ! Et Tokyo n’est pas une ville plate… En mamachari, des fois, c’est dur ! Pour le reste, je crois que je m’y suis faite automatiquement. MĂȘme les tremblements de terre ne me font pas peur !

Et d’un autre cĂŽtĂ©, j’aime les kombini que tu trouves dans chaque coin de rue, pour te dĂ©panner Ă  n’importe quelle heure de la journĂ©e ou de la nuit, les 100 yens shop comme DAISO oĂč tu trouves pleins de choses et d’inventions pratiques, les natsu matsuri avec les danses traditionnelles et les feux d’artifices splendides. Et j’en passe…

Tokyo by day (1)

En tous les cas, le plus difficile reste : comprendre la langue, dĂ©crypter les kanji, notamment pour les tĂąches administratives qui deviennent un vrai casse-tĂȘte ! Mais j’y travaille et je compte bien m’amĂ©liorer en japonais aussi longtemps que je serai sur le terrain !

MĂȘme mon YongYong Kuma bosse dur !

Bref, ce 22 juin 2015, j’ai l’impression que c’Ă©tait hier ! Cette annĂ©e fut riche ! Pas toujours facile mais pleine de bonnes surprises ! Parfois, j’ai mĂȘme encore du mal Ă  rĂ©aliser que j’ai quittĂ© mon laboratoire de chimie en rĂ©gion Parisienne, mon petit studio de 23mÂČ et le pays oĂč j’ai vĂ©cu pendant plus de vingt ans.

Aujourd’hui, je suis toujours au Japon. Je n’ai pas de billet d’avion pour rentrer Ă  Paris mais un petit bout de papier m’autorisant Ă  rester 2 mois de plus en attendant…. mon visa travail (tant espĂ©rĂ©) !

Depuis mai, j’ai un travail, je suis… prof de français. Alors oui je suis sĂ©rieuse (xD) et non je n’ai pas choisi le chemin de la « facilitĂ© », parce que je n’avais plus que cette solution ou parce que je me faisais recaler Ă  cause de mon niveau de japonais pourri (car des entretiens j’en ai passĂ© hein !). Deux semaines intensives de formation (car non je ne suis pas diplĂŽmĂ©e FLE), des soirĂ©es et des week-ends Ă  m’entraĂźner et Ă  prĂ©parer des cours, un gros travail sur ma personnalitĂ©… C’Ă©tait et c’est encore maintenant un nouveau et gros challenge car j’en apprend toujours plus chaque jour !

Je ne suis pas encore une super prof mais je ferai de mom mieux. C’est vraiment enrichissant et mes Ă©tudiants sont cools et adorables. C’est un plaisir de leur faire cours ! Je travaille chez l’Ă©cole SYMPA, dans la branche situĂ©e Ă  Jiyugaoka (si vous allez voir leur site, vous verrez ma super tĂȘte de vainqueur -OU PAS-). Je travaille dans une super Ă©quipe, pas avec des collĂšgues, mais avec des amies adorables :) ! J’ai du opĂ©rer pas mal de changements ; prĂ©parer un dossier pour mon visa travail, changer de banque, souscrire Ă  l’assurance maladie de mon travail, crĂ©er un hanko… Ces derniers mois n’ont pas Ă©tĂ© de tout repos !

Mais pour ce qui est du stress et les heures de recherche : c’est FINI !!! L’aventure working holiday se termine, mais une autre dĂ©marre ! J’ai compris que malgrĂ© les refus, les Ă©checs, les efforts sans rĂ©sultats, mĂȘme si on se dĂ©courage, tant qu’on abandonne pas complĂštement, il y a toujours une lueur d’espoir, mĂȘme une toute petite. « Quand on veut, on peut. »

Anakawa Riverside Fireworks at Minami-Sunamachi (3)

Et si je peux donner un dernier conseil, profitez de votre jeunesse, de ne pas avoir de travail, d’enfants ou de petit(e) ami(e) pour vous lancer dans l’aventure PVT, au moins UNE FOIS, au moins UN pays dans votre vie ! N’hĂ©sitez SURTOUT pas ! Cette aventure apporte vraiment beaucoup ! Profitez de voyager, de voir du pays, de dĂ©couvrir une nouvelle culture, de rencontrer des personnes de diffĂ©rents horizons ! C’est enrichissant et bien plus encore ! Je me suis toujours dit que si je n’avais pas pu prolonger mon sĂ©jour au Japon, j’aurais tentĂ© un PVT ailleurs (en premier la CorĂ©e), mais je suis dĂ©sormais trop attachĂ©e au Japon pour le quitter, pour l’instant.