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▶ Into the deep : Kimi no Nikki (aout 2021)

Le mois d’aout s’achève ! Plus de la moitié de l’année est déjà passée ! Le temps défile à une vitesse ! Un mois d’aout avec une arrivée prématurée des typhons. Trois pour le prix d’un qui sont passé au large de Tokyo et de la région nord-est. Puis d’autres aux larges de Kyushu. Ce n’est pas digne d’un super été et il peut faire à la fois beau, nuageux et pluvieux dans la même journée…

Sans exagérer, tout le pays s’est retrouvé sous des intempéries et des passages de pluies torrentielles, en particulier le sud-ouest du Japon, pendant la majeure partie du mois. Quelle tristesse quand les vacances d’été et Obon (お盆) tombent à cette période. C’est au moment de la reprise que le soleil est revenu petit à petit. Peut-être était-ce pour inciter davantage à rester chez soi alors que le pays a du mal à faire face aux nombreux nouveaux cas de COVID-19… Car la situation n’est pas jolie et loin de s’améliorer…

※ Les articles à consulter ce mois 📔

• 日常生活・Vie quotidienne •

🚚 Déménager du Kanto au Kansai (関東から関西へ引っ越し) 🚚

📝 Passer le JLPT au Japon (日本語能力試験) 📝

• 健康・Santé •

💉 Se faire vacciner contre le Coronavirus (新型コロナウイルスワクチン) 💉

• 旅行・Voyages •

🚙 Road trip au Japon – Location d’un véhicule 🚙

※ La vidéo à visionner ce mois 🎥

🍜 本日のレストラン・Le restau du jour「ラーメン来来亭」🍜

※ Dans ma vie Nippone 🇯🇵

• Renouvellement du contrat de location・賃貸借契約更新 •

Une première ! En effet je n’étais jamais restée plus de deux ans dans un même logement au Japon ! Comme j’ai eu le renouvellement du visa avant, et me plaisant bien dans mon logement actuel, je n’avais pas envie de me casser la tête à chercher encore autre chose et me taper un nouveau déménagement ! Cependant, il faut savoir qu’au Japon, quand on renouvelle un contrat de location, il y a des frais à payer. Eh oui, c’est le Japon ! En général, ces frais équivalent à un mois de loyer auquel on ajoute le paiement de l’assurance qui est par conséquent renouvelée pour deux nouvelles années. Bon au final, financièrement, ça reste moins cher qu’un déménagement ! Et c’est aussi plus rapide ! On remplit un papier, on paie les frais et c’est terminé.

• Good Job for Summer Course・サマーコースお疲れ様でした •

Les cours intensifs d’été se sont bien terminés. Je me suis bien amusée avec les enfants grâce à des petits jeux sympa qu’ils ont eux aussi appréciés. Je suis contente de moi.

Le lendemain des cours, nous avons fait une petite sortie avec les trois académies d’anglais réunies. Nous sommes allés à Hira Genki Mura (比良げんき村) près du lac Biwa (琵琶湖) dans la préfecture de Shiga (滋賀県). Pour moi c’était une bonne occasion de visiter un nouvel endroit qui m’a d’ailleurs convaincue d’y revenir et d’explorer un peu plus les environs. La vue sur le lac et les paysages sont tout simplement splendides !

Le matin, nous avons fait un atelier artisanal où nous avons appris à fabriquer un porte-clef mural en bois et en forme d’animal. Chacun a pu repartir avec le sien comme cadeau. Ensuite nous avons fait la visite d’un planétarium et passé l’après-midi à faire des quizz en anglais et s’amuser aux aires de jeux. Il a fait une chaleur horrible mais un temps magnifique. Les enfants se sont bien amusés, et moi aussi ! Ça m’a fait plaisir de passer du bon temps avec mes petits et de revoir ceux des autres écoles à qui j’ai enseigné l’anglais quand je n’étais encore qu’assistante. Presque deux ans ont passé depuis que je les ai rencontrés pour la première fois et c’est incroyable de voir comment certains ont grandi et changé en si peu de temps ! Bref, c’était une belle excursion pour clôturer ce premier trimestre et laisser place aux vacances d’été !

À la fin du mois, de retour de vacances, je me suis attaquée à la préparation du second trimestre. Chaque année c’est la même chose mais je constate en refaisant ces tâches, que je les fais avec plus de conscience, une meilleure organisation, je sais à quoi m’attendre comme imprévus ou problèmes et j’anticipe leurs résolutions. Je sens que j’ai évolué et gagné en expérience. Je suis contente de réaliser cette évolution et qu’en même temps, le travail en reste passionnant !

• Renouvellement du contrat de travail・労働契約の更新 •

Et dans la continuité du paragraphe précédent, j’ai donc renouvelé mon contrat de travail ! J’ai signé pour deux ans à nouveau. Ce n’était pas ma vocation au début, mais c’est un travail que je fais avec plaisir. Être avec les enfants ne donne pas cette impression de « travail » mais plutôt une partie de jeux où je peux être moi-même, sans trop me prendre au sérieux. Après la gestion et l’administratif demandent plus de sérieux mais c’est toujours très enrichissant. Quand je termine ma journée en ayant accompli beaucoup de choses, je suis contente de moi.

Le plus difficile est et restera les collègues… C’est dur de s’adapter et de s’intégrer. Visiblement, les Japonais restent sur la première impression et ne chercheront pas plus loin. Si à la première impression, vous paraissez timide ou peu sociable, ils garderont cette optique en tête et n’essaieront jamais de vous parler ou d’apprendre à vous connaitre davantage. Si on veut créer des liens, il faut faire le premier pas et y travailler tous les jours, sachant que ça prendra beaucoup de temps avant que le lien ne se créé. Involontairement, j’ai dressé cette image et c’est dur de briser la glace et de se faire apprécier (oui je reste persuadée que certaines personnes ne n’apprécient guère, les Japonais ont beau ne pas montrer leur sentiments, parfois leur hypocrisie les trompe 😂). Faut passer outre ce sentiment et montrer qu’on mérite sa place. Bien sûr je comprends que je dois m’adapter à leurs manières, je ne suis pas en France. Mais certains changements ou remises en question rendraient le travail plus agréable et les relations plus chaleureuses. Je souhaite pouvoir apporter quelque chose de positif et changer un peu mes collègues, de façon à ce qu’ils aient une plus grande ouverture d’esprit et un peu d’empathie.

• Deuxième dose de vaccin・ワクチン接種2回目 •

Début du mois, je recevais ma seconde injection du vaccin contre le COVID-19. Cette fois, c’est une infirmière qui m’a piquée et j’ai plus senti le contact comparé à la première dose. La même odeur désagréable régnait dans la clinique, j’avais hâte de quitter les lieux. Je craignais les effets secondaires plus rudes que la première injection et je priais pour que la fièvre et la fatigue ne se manifestent pas pour mon départ en vacances. Donc prévoyante, j’avais pris des Doliprane avant l’injection, avant de dormir et le lendemain pour prévenir les douleurs et la fièvre. Le jour de l’injection, aucun effet. Le lendemain, juste des douleurs au niveau de la zone piquée, des courbatures dans le bras bien moins fortes que la première fois. Je pouvais le lever sans problème. Visiblement, le Doliprane a bien fait son travail !

• Objectif N2・2級の目標 •

Deux ans après avoir décroché le N3 et utilisant beaucoup le japonais au travail, je me dis qu’il est temps de s’attaquer au JLPT N2 ! Avoir ce test en poche ne peut qu’apporter un gros plus à tout expatrié et ouvrir davantage de portes ! Je me suis remise à étudier plus sérieusement pour préparer le test, avec des bouquins de tests blancs et des cours privés. À ce stade, je me dis que ce n’est pas gagné 😂. Il y a beaucoup de kanji, mots et grammaire que je ne connais et maîtrise pas et les textes de la partie lecture sont parfois abstraits et très littéraires. Je fais énormément d’erreurs. Je me suis quand même inscrite pour la session de décembre. Je vais faire de mon mieux jusque là.


♫ Un article = Une chanson ► MAN WITH A MISSIONINTO THE DEEP

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▶ My Sunshine : Kimi no Nikki (juillet 2021)

À peine le mois de juillet commencé, chaleur et humidité se sont aussitôt montrés. Le voilà de retour, cet été infernale du pays du soleil levant ! Difficile à supporter aussi bien pour les Japonais que pour les étrangers, on ne peut plus résister au besoin d’allumer la climatisation tant les logements deviennent vite des saunas.

La saison des pluies se poursuit également jusqu’en milieu de mois au moins. Des journées ensoleillées qui tournent très vite en orages violents et en fortes averses. Une météo assez instable. Mais plus on se rapproche de la fin du mois, plus le soleil est présent. Si on ne peut pas profiter normalement des festivals et feux d’artifice, on se contente de la nature et l’atmosphère de l’été avec le chant des cigales, les bonnes glaces aux nombreuses saveurs, les boissons rafraîchissantes de l’été et le kakigōri (かき氷🍧).

※ Les articles à consulter ce mois 📔

• 日常生活・Vie quotidienne •

✂️ Aller chez le coiffeur (美容院) ✂️

• 極楽・S’amuser •

🎢 Universal Studios Japan (ユニバーサルスタジオジャパン) 🎢

• 飲食・Manger & Boire •

🇮🇳 Les restaurants indiens (インド料理レストラン) 🇮🇳

• 文化&伝統・Culture & Traditions •

🎋 Tanabata (七夕) 🎋

🎁 Ochūgen (御中元), le cadeau de l’été 🎁

• 旅行・Voyages •

🚙 Road trip au Japon – Location d’un véhicule 🚙

🏝️ L’île d’Awaji – Guide de visites 🏝️

🗻 Ascension du Mont Fuji – Circuit Gotemba (御殿場) 🗻

※ La vidéo à visionner ce mois 🎥

🎢 本日の極楽・L’activité du jour「Super Nintendo World」🎢

※ Dans ma vie Nippone 🇯🇵

• Feux d’artifice・花火 •

À défaut de ne pas voir de beaux feux d’artifice à l’occasion des grands rassemblements (花火大会, hanabi daikai), nous on en fait à l’école 🏫🎇 ! Soit je n’ai pas le temps d’y assister, soit ils sont annulés à cause de la crise sanitaire. Et ça me manque, les feux d’artifice au Japon étant tellement beaux ! Mais pour me consoler un peu, à l’occasion d’un événement à l’école avec les enfants avant les vacances d’été, nous en avons fait dans la cour. Au Japon, c’est assez courant de faire des petits feux d’artifice chez soi pour célébrer l’été. C’est mieux que rien et on partage un petit moment convivial ensemble.

• Première injection du vaccin・ワクチン接種1回目 •

J’ai reçu ma première injection du vaccin contre le Coronavirus, celui produit par Pfizer. Grâce à mon travail j’ai pu d’obtenir un rendez-vous mi-juillet. En effet, travaillant dans une école maternelle et étant en contact quotidiennement avec les enfants, nous pouvons, en tant qu’enseignant et employé de crèche ou de garderie, recevoir en priorité le vaccin. Cela dans le but de garantir la protection des enfants face à la propagation du virus. J’étais plutôt contre recevoir le vaccin au début du fait du peu d’essais cliniques de réalisés mais souhaitant rentrer un peu en France en fin d’année, recevoir le vaccin devrait rendre cela possible et surtout plus facile niveau paperasse et préparation.

Je me suis faite vacciner à la clinique Matsuo (松尾内科医院) à Hirakata. Le médecin était désagréable et l’atmosphère dans la clinique morose. J’avais hâte d’en finir et heureusement c’est allé très vite ! Si bien que je n’ai pas sentie l’aiguille piquer ma peau. Pendant les 15 minutes d’attente, l’odeur dans l’hôpital m’ont un peu donné la nausée. En soirée les courbatures ont commencé à se faire sentir dans le bras. Le lendemain, dès que je levais le bras, j’avais mal. Mais la douleur restait supportable et diminuait petit à petit. Cela ne m’a pas empêché d’aller à la leçon de tennis du weekend.

Mais faut avouer que ceux du Lock Up passent mieux quand même !

Je crains cependant les effets secondaires de ma seconde injection tombant la veille de mon départ en vacances. Il paraît que chez les jeunes, le vaccin Pfizer provoque de la fièvre avec une forte sensation de fatigue. J’ai entendu aussi d’autres personnes que ce vaccin était en effet assez rude. Ce virus me cassant assez les burnes comme ça, je prie pour que cette seconde injection ne me gâche pas mes vacances. Déjà qu’on en a pas beaucoup au Japon…

• Summer Course・サマーコース •

Juillet, ça sent l’été et les vacances ! Le long weekend de 4 jours apporte un avant-goût et permet enfin un peu de repos. Les enfants sont en vacances depuis le 21 juillet, l’école est donc relativement calme. Mais il y a autant de boulot ! En effet, pendant une semaine, à l’académie d’anglais se tiennent les cours intensifs d’été (夏期集中講座) suivis d’un entretien avec les parents (個人懇談会). Une première pour moi !

Malgré le fait que je déteste de plus en plus travailler avec des Japonais, du moins ceux qui sont mes collègues, j’ai appris davantage de choses dans mon métier. C’est toujours aussi enrichissant autant du point de vue humain que professionnel.

Cette période estivale est un rythme différent mais que j’aime bien et ça change du travail habituel. Je travaille plus tôt et peux donc finir plus tôt et me détendre tranquillement en fin de journée. Ça fait du bien même si la semaine est relativement fatigante. J’enchaine les cours en matinée, des cours plus ludiques et plus fun qui ont tendance à vite fatiguer car j’y mets toute mon énergie et m’amuse énormément avec les enfants. Et l’après-midi est consacrée à la rencontre avec les parents, ce qui implique beaucoup de japonais ! Préparation à l’écrit, et communication orale, c’est beaucoup mine de rien ! J’ai beaucoup aimé échanger avec certaines mamans très gentilles et compréhensives et grâce à ces discussions, j’ai pu apprendre à mieux connaitre certains enfants et cela m’a permis de réfléchir à de nouvelles idées, de nouvelles façons d’enseigner pendant mes classes. Je voudrais vraiment qu’ils apprennent en s’amusant et en pensant que c’est facile. Et petit à petit, les inciter à utiliser l’anglais et mettre de côté le japonais dès qu’ils passent la porte de la salle de classe. Tout en restant moi-même, je veux leur permettre de grandir dans un environnement culturel différent du leur et d’avoir une plus grande ouverture d’esprit qui leur servira tout au long de leur jeunesse et ensuite de leur vie d’adultes. Je veux leur apprendre autant qu’eux m’apprennent inconsciemment beaucoup de choses.

• Les champignons c’est la vie !・キノピオは最高だ! •

Je me suis rendue tellement de fois à Universal Studios Japan depuis que j’ai mon pass annuel que j’ai quasiment testé tous les plats du Toad’s Cafe à Super Nintendo World 😂. J’aime bien l’ambiance du café bien qu’il fasse trop froid en été à cause de la climatisation (les Japonais sont des malades…) et si les prix sont élevés, on y mange très bien et la cuisine est vraiment bonne !

Mon coup de cœur revient étrangement aux spaghettis carbonara avec des épinards. Ça faisait tellement longtemps que je n’en avais pas mangé (je crois que je n’en ai jamais mangé au Japon) et celles du Toad’s Cafe étaient excellentes ! Original et bon rapport qualité-prix tout de même (on ne paie pas uniquement la cuisine mais aussi la déco et le service), je vous recommande d’y manger si vous allez à Universal Studios Japan !


♫ Un article = Une chanson ► ROCK’A’TRENCHMy SunShine

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▶ Butter : Les restaurants indiens (インド料理レストラン)

La cuisine japonaise, on l’apprécie, on en raffole et pour la plupart des expats au pays du soleil levant, elle s’instaure rapidement dans nos repas quotidiens. Mais d’autres pays sont aussi populaires pour leur cuisine ! Dans chaque grande ville, chaque quartier très fréquenté, il n’est pas rare de trouver des grandes chaînes américaines de fast-food, des restaurants italiens, français et aussi… des restaurants indiens !

Les restaurants indiens sont assez courants au Japon bien que la cuisine indienne soit très épicée pour les Japonais. Un bon curry avec un naan (et pas un âne, pardon pour le jeu de mots) ou du riz, ça ne se refuse pas !

C’est pourquoi dans cet article, Kimi va vous parler de ces restaurants en particulier et vous présenter ceux qu’elle recommande. Pendant votre voyage au Japon, pourquoi ne pas faire une « petite coupure culinaire » et vous offrir un repas autre que japonais, aussi bon et abordable ?

Kimi et les restaurants indiens (キミとインド料理の物語)

Pourquoi parler de restaurants indiens alors que Kimi pourrait plutôt consacrer un article aux restaurants français (ça viendra peut-être plus tard) ? Tout simplement parce qu’en venant vivre au Japon, Kimi a commencé à raffoler de la cuisine indienne. Et c’est vrai qu’on voit très souvent des restaurants proposant cette cuisine.

Kimi n’avait jamais vraiment mangé indien avant de venir au Japon et elle ignorait limite l’existence du naan (feuille de pain faite de farine de blé et cuite sur la paroi brûlante d’un four). Aimant de base le curry épicé et sa préparation dans la cuisine indienne, en plus de la découverte du naan et du cheese naan, ce plat est vite devenu un de ses favoris ! En particulier depuis qu’elle en a mangé dans un restaurant situé à Shibuya et dans lequel elle s’est souvent rendue par la suite tellement c’était un régal à chaque repas !

Son premier restau indien remonte à son arrivée en 2015 alors qu’elle était en PVT et travaillait dans une guest house à Asakusa. Une des co-workers japonaises a été notre guide. Hélas, nous n’avons jamais retrouvé le nom du restaurant en question. Mais depuis la découverture par le plus grand des hasards d’un de ses restaurants fétiches, quand une occasion se présente, Kimi s’offre un bon déjeuner. La cuisine indienne est vraiment délicieuse, le personnel indien est pour la plupart du temps agréable, bien que souvent ils ne connaissent que les bases du japonais et ne parlent quasiment pas anglais, ou bien un anglais avec un fort accent difficile à bien comprendre !

Après, ces restaurants sont-ils vraiment le reflet de la véritable cuisine indienne ? Est-ce que le cheese naan existe vraiment en Inde ou est-ce une invention ? Comme les yakitori au poulet et au fromage qu’on trouve en France alors que ça n’existe absolument pas au Japon ! Les vrais restaurants indiens tournent-ils de cette manière en proposant tous les plats dans leur menu comme les restaurants japonais en France gérés par des chinois qui proposent à la fois des sushis, des yakitori et des nems ? Chose inconcevable au Japon ! Appelle-t-on réellement ces plats indiens en sauce du « curry » ? En effet, le mot « curry » est un terme générique désignant une grande variété de préparations épicées. Des personnes de nationalité indienne que Kimi a eu l’occasion de rencontrer lui ont clairement dit : « Non, ça ne s’appelle pas du curry ! » En réalité, le terme ne serait même pas employé en Inde ! Ces plats indiens en sauce sont qualifiés de curry par les occidentaux mais les Indiens emploieront différents noms selon les régions et les épices utilisées.

Il faudrait voyager en Inde pour en avoir le cœur net. Mais en tous cas, ces restaurants indiens chaleureux, on adhère !

Présentation (紹介)

Implanté dans un décor à l’image du pays, parfois de la musique indienne en fond pour une bonne immersion, les restaurants indiens proposent le meilleur du curry ! Les currys sont un des mets les plus connus de la cuisine indienne. La plupart des plats indiens sont généralement à base de curry, préparés en ajoutant différents types de légumes, de lentilles ou de viandes. Les ingrédients du curry et le style de préparation varient selon la région. La plupart des currys sont à base d’eau, avec l’utilisation occasionnelle de produits laitiers et de lait de coco. Ils sont généralement épais et épicés et sont consommés avec du riz cuit à la vapeur ou une variété de pains indiens, dont le populaire naan (プレーンナン).

Une grande variété de currys sont proposés : poulet au beurre (バターチキン), poulet (チキン), légumes (野菜), épinards (ほうれん草), noix de coco (ココナッツ), fruits de mer (海鮮), keema (キーマ)… Il y a différents menus selon les estomacs et les préférences des clients. En général, un menu classique inclut deux saveurs de curry, une salade et un naan. Parfois on peut trouver en plus du poulet tandoori (タンドリーチキン), une seule assiette de curry ou carrément trois ! Selon les restaurants il est possible de choisir la dose de piment (辛さ) du plus doux (甘口, amaguchi) au plus épicé (辛口, karakuchi), répartis sur environ cinq niveaux.

Bien sûr, les currys peuvent aussi être commandés à l’unité et d’autres variétés de naan sont proposés : fromage (チーズナン), patate douce (さつまいも), miel (ハニーナン), oignons (玉ねぎ), sésame (胡麻), naan frit (あげナン) et la dernière tendance en date n’est autre que le naan au… chocolat (チョコ) !
A la carte, on peut enfin découvrir les autres plats typiques de la cuisine indienne : samoussa, poulet tandoori (タンドリーチキン, poulet cuit sur un four de pierre en feu), chiche-kebab, biriyani (plat à base de riz préparé avec des épices, de la viande, des œufs ou des légumes), riz safrané… Côté boisson, c’est le lassi (boisson traditionnelle à base de lait fermenté) qui est le plus souvent à l’honneur.

Le midi, les menus sont un peu différents du dîner mais tout est moins cher et les naan sont servis à volonté. En comparaison, on paye quasiment moitié prix le midi. En moyenne, les menus du midi varient de 700 ¥ à 1 100 ¥ contre 1 400 ¥ à 2 000 ¥ le soir, un lassi ou un mango lassi peuvent couter seulement 100 ¥ le midi contre 400 ¥ le soir et un cheese naan coute 200 ¥ ou 300 ¥ !

Il y a également de la vente à emporter (持ち帰り) et pour faire patienter le client, le personnel très serviable offre une boisson (en général un lassi) gratuitement !

Quelques adresses (色々場所)

Si pour Kimi, le meilleur restaurant indien n’est autre que LUMBINI (ルンビニ), il y a d’autres restaurants approuvés qu’il est bon de tester ! Ils sont répertoriés par ordre de préférence ci-dessous !

① LUMBINI (ルンビニ)

Comme dit plus haut, c’est le meilleur, selon Kimi ! Cliente fidèle certifiée, l’intégralité du menu a quasiment été exploré. Pour plus de détails, nous vous renvoyons à l’article dédié à ce restaurant : LUMBINI (ルンビニ)

② Shib Mahal (インド料理 SHIB MAHAL)

Assez difficile à trouver sans Google maps ! D’ailleurs c’est grâce à Google maps, en cherchant bêtement un restaurant indien dans Shibuya, que Kimi en a fait la découverte ! Et elle ne compte plus le nombre de fois où elle s’y est rendue ! Les plats de curry sont très bons, en particulier celui aux épinards et tofu, les naan de grande taille. Pas de doute qu’on ressort toujours le ventre bien rempli après avoir choisi un menu au top : deux currys, un cheese nan, une salade et un morceau de poulet tandoori !

Le restau est assez petit et il peut arriver qu’il soit bondé, au point qu’il soit préférable de réserver sa table si on ne veut pas patienter. Mais justement, pour les clients qui se retrouvent à attendre qu’une table se libère, les serveurs offrent un verre de lassi pour patienter. Le service offert dans ce restaurant est irréprochable ! Le personnel est extrêmement gentil !

📫️Adresse (住所) : Minatsu Building 2F, 2-6-2 Dogenzaka, Shibuya-ku, Tokyo (東京都渋谷区道玄坂2丁目6-2 美奈津ビル 2階)
🚉Accès (アクセス) : Shibuya Station (JR Line, Ginza Line, Hanzomon Line, Fukutoshin Line, Keio Inokashira Line) sorties 3 ou 6

③ Akriti (アケティ)

Repéré par hasard lors d’une virée à scooter dans Hirakata. Situé à la sortie de la station Gotenyama (御殿山), on y propose de la cuisine indienne et népalaise.

Restaurant petit mais accueillant, on peut s’installer à table ou au comptoir. Staff 100% indien mais avec un bon niveau de communication en japonais. Sous fond de musique indienne, divers menus sont servis pour le déjeuner. Dans ces menus variant de 700 à 1 600 ¥ environ :
• Quatre types de curry au choix : poulet, keema, épinards ou curry du jour (日替わり)
• Cinq niveaux de piment (辛さ) : doux (甘口), normal (普通), moyennement épicé (中辛), épicé (辛口), très épicé (激辛)
• Trois types de naan au choix : classique, miel, frit
• Pour un cheese naan, il faut choisir le menu cheese nan (チーズナンセット)
• Selon le menu choisi, le client peut s’offrir un ou deux currys accompagné(s) d’une boisson, de salade, de soupe et d’un morceau de poulet tandoori.

Le menu cheese naan (チーズナンセット) à 1 050 ¥ est recommandé : deux currys au choix, cheese naan, tebamoto (手羽元, ailes de poulet, moins gras qu’un tebasaki, 手羽先), salade, soupe et boisson ! La boisson, la salade et la soupe sont servies en premier pour prendre le temps de déguster ce menu consistant bien chaud.

Un mango lassi rafraîchissant, du curry au poulet et aux épinards bien pimentés. On attend un peu mais on savoure cette attente avec le curry bien chaud et le cheese naan au fromage bien fondant fraîchement cuit si bien qu’il brûle presque les mains. Les bols de curry sont un peu petits mais au vu du prix incluant un cheese nan sans avoir à rajouter un supplément de 300 ¥ et des accompagnements on ne va pas chipoter.

On a tout de même la peau du ventre bien tendu après ça mais si il reste de la place dans notre estomac, il y a toujours les trois types de naan à volonté ! Il est d’ailleurs possible de demander le type de cuisson et la taille adaptée à la gourmandise de chacun.

En quittant les lieux, penser à prendre un petit prospectus du restaurant qui offre des petits bons de réduction sur la prochaine visite.

📫️Adresse (住所) : 1-18-17 Nagisanishi, Hirakata-shi, Osaka (大阪府枚方市渚西1丁目18-17)
🚉Accès (アクセス) : Gotenyama Station (Keihan Line)

④ Khazana (カザーナ)

Situé à Odaiba Decks, par temps ensoleillé, le client peut prendre une table en terrasse avec une vue sur Tokyo et le pont Rainbow. De quoi donner l’impression d’être en vacances ! Evidemment, pour ce cadre de rêve, il faut compter plus cher que les autres restaurants indiens. Environ 1 600 ¥ un menu plus 500 ¥ une boisson. Le plateau n’en reste pas moins consistant puisqu’il inclut tout de même deux currys au choix, un généreux poulet tandoori, une brochette de chiche-kebab, une salade, du riz, un naan, et un yaourt pour le dessert.

Mais pour les gourmands qui veulent vraiment en profiter à un bon prix, il est préférable d’opter pour le buffet à volonté proposé à 1 300 ¥. Quatre saveurs de curry, du poulet tandoori, du riz, du naan et du dessert pendant 60 minutes ! De quoi vraiment se faire plaisir !

📫️Adresse (住所) : Decks Tokyo Beach Seaside Mall 5F, 1-6-1 Daiba, Minato-ku, Tokyo (東京都港区台場1丁目6−1 デックス東京ビーチシーサイドモール 5F)
🚉Accès (アクセス) : Tokyo Telephort Station (Rinkai Line) sortie B, Odaiba Kaihinkoen Station (Yurikamome Line) sortie nord

⑤ Jaipur (ジャイプール)

A première vue, ce restaurant n’a rien de très indien. La façade et l’intérieur ne portent aucun élément en référence au pays du curry mais le mobilier est propre et moderne et la déco simple et sophistiquée. Et puis, on y mange tout de même bien ! Le personnel se compose de cuisiniers indiens et de serveurs japonais. Malgré cette balance pour faciliter la communication avec les clients, le service n’est pas toujours très chaleureux et les demandes particulières lors des commandes pas toujours prises en compte (oubli de changer de type de naan, etc…).

Situé dans la zone commerçante à proximité de la station Motosumiyoshi, à Kawasaki (préfecture de Kanagawa, proche de Tokyo), les prix y sont raisonnables quoique un peu élevés en comparaison à des restau situés en province : au déjeuner, compter en moyenne 1 000 ¥ pour un menu contenant deux currys au choix parmi ceux du jour, pour changer de type de naan, rajouter un supplément de 400 ¥ et deux poulets tandoori coutent 700 ¥ !
Dans les currys proposés, on va trouver quelques exclusivités qu’il n’y a pas toujours dans les autres restaurants indiens comme le poulet au curry blanc (ホワイトチキンカレー), le curry aux aubergines et à la viande hachée (なすミンチのカレー), le curry au navet (かぶのカレー) ou encore le curry aux fruits de mer (シーフードカレー).

Les naan sont croustillants, le poulet au curry blanc est doux, le curry aux aubergines et le curry aux légumes sont étonnamment épicés. Il est cependant dommage de ne pas pouvoir choisir le niveau de piment. Le pudding à la mangue inclus dans un des menus déjeuner en guise de dessert apporte la petite touche douceur pour bien terminer le repas.

📫️Adresse (住所) : La Bonne Maison 1F, 1-29-13 Kizuki, Nakahara-ku, Kawasaki, Kanagawa (神奈川県川崎市中原区木月1-29-13 ラボンヌメゾン1F)
🚉Accès (アクセス) : Motosumiyoshi Station (Toyoko Line, Meguro Line) sortie ouest

⑥ Indo Shokudo Futaba (インド食堂 ふたば)

Si le nom ne sonne pas très indien, la déco et le fond musical est à l’image du pays. On est dans l’ambiance, presque dépaysé. Mais pour nous rappeler que ce n’est pas tout à fait le cas et éviter les problèmes de communication, le personnel parle plutôt bien japonais, bien que pas toujours très aimable comparé à des serveurs japonais.

Pour le déjeuner il y a trois menus possibles. Le premier contient un plat de curry et le deuxième deux plats de curry. Tous deux sont accompagnés de salade, poulet tandoori, naan ou riz. Pour les gros gourmands, le troisième menu offre trois plats de curry avec salade, poulet tandoori, naan ET riz !

Concernant le curry, il y a le choix parmi quatre types : poulet au beurre, porc, tofu et épinards, potiron et viande hachée. Le prix varie de 700 ¥ à 1 200 ¥ (hors taxes). Ajouter 150 ¥ pour recevoir une boisson ou un dessert.

Hélas, pour bénéficier de plus de choix dans la carte et savourer un cheese naan, il est préférable de venir pour le diner. Situé dans le quartier de Jiyugaoka, l’avantage du déjeuner en semaine est que le client peut bénéficier du calme et de la tranquillité du restau peu fréquenté dans cette plage horaire. En tout cas, le curry qui y est servi ainsi que ses tendres naan et les autres plats à la carte (biriyani, riz safrané…) en valent le détour au moins une fois !

📫️Adresse (住所) : Terasse Jiyugaoka 2F, 5-20-17 Okusawa, Setagaya-ku, Tokyo (東京都世田谷区奥沢5-20-17 テラス自由が丘 2F)
🚉Accès (アクセス) : Jiyugaoka Station (Toyoko Line, Oimachi Line) sortie sud

⑦ DIYA Roppongi Hills (ディヤ六本木ヒルズ店)

Un restaurant qui mélange à la fois tradition et modernité. L’intérieur chic très lumineux avec des lampes jaunes cylindriques reflètent le désir du restaurant d’apporter cette lumière chaleureuse de l’Inde et d’inviter ses clients à y voyager à travers sa cuisine. La maison propose des menus authentiques, de la cuisine indienne riche accompagnée de vin indien. Pour le cadre et la richesse du menu, le budget nécessaire tourne autour de 1 500 ¥ pour le déjeuner et 5 500 ¥ pour le diner.

📫️Adresse (住所) : Roppongi Hills Mori Tower B1F, 6-10-1 Roppongi, Minato-ku, Tokyo (東京都港区六本木6丁目10−1 ヒルサイドB1F)
🚉Accès (アクセス) : Roppongi Station (Hibiya Line, Oedo Line) sortie 1c

⑧ SITAL Nishi-Ogikubo (SITAL 西荻窪店)

Testé uniquement pour un menu à emporter, on retient le service chaleureux et le lassi gratuit offert pendant l’attente de la commande. La spécialité de la maison est son curry à la viande hachée et à l’œuf (挽肉と卵のカレー). Les currys sont savoureux et le cheese naan contient une quantité généreuse de fromage. On y mange bien avec un bon rapport qualité-prix. Populaire auprès des habitants du quartier, le restaurant est souvent bondé aux heures de pointe, accueillants des familles, des jeunes couples, des employés en pause-déjeuner…

📫️Adresse (住所) : Nishijima Building 1F, 2-12-2 Nishiogikita, Suginami-ku, Tokyo (東京都杉並区西荻北2丁目12−2 西嶋ビル1F)
🚉Accès (アクセス) : Nishi-Ogikubo Station (Chuo Line, Chuo-Sobu Line) sortie nord
🔗Site internet (公式ホームページ) : https://sital-nishiogikubo.owst.jp/

Une atmosphère qui fait voyager et une cuisine qui diffère de la cuisine japonaise, les restaurants indiens permettent de varier les gouts et les plaisirs !


Aimez-vous la cuisine indienne ?
Y a-t-il des restaurants indiens que vous recommandez ?


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▶ Awaji Island Travel : Le Guide de Kimi

L’île d’Awaji (淡路島) est une île située entre Shikoku (四国) et Honshu (本州). Elle fait la liaison facilement entre ces deux îles principales de l’archipel grâce à l’autoroute 28 qui la traverse. Mais Awaji n’est pas qu’une île qui permet de rejoindre facilement Shikoku ou Honshu, elle cache aussi de belles choses à voir et donc cela vaut le coup d’y faire un arrêt pour une journée ou deux et pas seulement la traverser !

Dans cet article, Kimi vous emmène découvrir cette île surprenante !

Se rendre à l’île d’Awaji (淡路島へ行き方)

L’île d’Awaji (淡路島) se situe entre Shikoku et Honshu et fait partie de la préfecture de Hyogo (兵庫県). On peut donc facilement s’y rendre depuis Kobe. Cependant, une fois sur l’île, il est préférable d’avoir une voiture pour se déplacer plus facilement.

• En voiture (車で)

De Kobe, prendre la l’autoroute Kobe / Awaji / Naruto (神戸淡路鳴門自動車道) sur une distance de 34 km environ.
Temps de trajet : 45 minutes environ
Péage : 1 940 ¥.

• En bus (バスで)

Shin-Kobe Station
Highway Bus Kobe~Awaji Yumebutai/Higashiura (direction Higashiura) ↓
Awaji Yumebutai Bus Stop
Coût : 950 ¥
Temps de trajet : 1 heure environ

Visites (観光)

Arrivée sur l’île, en longeant la route nationale 28 le long de la côte, on découvre les petites plages, la mer turquoise, les hauts palmiers, donnant l’impression d’avoir atterri sur une île tropicale perdue au milieu de l’océan. Et pourtant, on se situe toujours au Japon.

C’est par hasard qu’on découvre le temple Awaji Kannon avec l’immense statue de la paix de Kannonji (平和観音寺), visible de loin, y compris depuis la baie d’Osaka. En effet, avec une hauteur de 100 mètres, il s’agit de la statue la plus haute du monde. Possédant un observatoire et un musée, l’envie de visiter de plus près ce lieu se fait immédiatement ressentir. Malheureusement, une mauvaise gestion et de nombreux problèmes ont réduit l’ensemble à l’état de ruine. L’édifice en faillite a fermé en 2006. Son propriétaire décédé sans héritier, la statue a alors été nationalisée le 30 mars 2020. Le ministère des finances a annoncé son intention de démolir tout le complexe pour 2022. Triste nouvelle pour ce si bel édifice !

En poursuivant la route un peu bredouille, c’est une autre trouvaille qui redonne satisfaction : le temple Hachioji (八浄寺). Situé près de la route nationale, le temple est facilement repérable grâce à son imposante pagode vermillon. Et pourtant, peu de visiteurs prennent le temps de s’y arrêter ! Il est fort dommage de passer à côté du petit jardin paisible, des statues de Bouddha, sans oublier la pagode abritant les sept divinités du bonheur (七福神, Shichi Fukujin) faisant du temple Hachioji le temple principal de ces sept divinités de la bonne fortune dans la mythologie japonaise.

L’endroit à ne pas manquer est en tous les cas Uzu Hill (うずの丘). Attirant beaucoup de touristes, du haut de cette colline, la vue est impressionnante. On peut s’y balader pour profiter du paysage et prendre une photo souvenir avec Ottamanegi (#おっ玉葱), faire un petit tour au musée des sciences et dans les boutiques pour se procurer entre autres de l’oignon, 95% de la production de la préfecture de Hyogo étant réalisée sur l’île.

Si on reste sur l’île pour une journée supplémentaire, le deuxième jour peut-être consacré à une balade matinale dans Ura Seaside Park (浦海浜公園) et sur la plage d’où on peut admirer un beau lever de soleil. Rien de mieux que de marcher tout en écoutant le son des vagues pour bien débuter une nouvelle journée d’aventures !

Puis pourquoi pas se rendre au parc gouvernemental Akashikaikyo (国営明石海峡公園). La visite prend deux bonnes heures tant le parc est vaste. Pour les plus pressés (et fainéants ?), un petit train relie les deux entrées principales du parc et permet de faire le grand tour. Le trajet coûte cependant 300 ¥. Même si le train est mignon, à ce prix-là, autant marcher et admirer tranquillement les plantes, les palmiers, les petits cours d’eau et les petites cascades. D’autant plus qu’il a de nombreux spots à ne pas louper pour de belles photos ! De l’Octopus Topiary qui accueille les visiteurs à l’entrée, puis Hanahidori, un phénix tout en fleur d’une hauteur de 4 mètres et d’une longueur de 30 mètres, la colline de peupliers pour finir sur Sky Terrace et Marine Terrace en profitant des brises agréables et de la vue sur la baie d’Osaka. Pour les plus petits, il y a également l’aire de jeux Yumekko Land, dont le thème reste bien entendu… les fleurs !

Très beau parc permettant une agréable balade avec les fleurs de saison tout au long de l’année. Attention cependant à bien choisir la saison si on souhaite le voir entièrement fleuri et coloré (début avril par exemple).

Pour les grands fans d’animation et qui veulent s’amuser avant de quitter l’île, à découvrir également : le parc à thème Nijigen no Mori (ニジゲンノモリ). Situé dans le parc préfectoral de Parc à thème consacré à l’animation japonaise, les visiteurs peuvent rencontrer les héros de Naruto et Boruto, parcourir le monde de Crayon Shin-chan, affronter l’effrayant Godzilla ou devenir un membre à part entière de Dragon Quest !

• Heiwa Kannonji (平和観音寺)
Adresse : Kamaguchi, Awaji, Hyogo (兵庫県淡路市釜口)

• Temple Hachioji (八浄寺)
Adresse : 834 Sano, Awaji, Hyogo (兵庫県淡路市佐野834)
Site internet : https://www.awaji-web.com

• Uzu Hill (うずの丘)
Adresse : 936-3 Fukura Hei, Minamiawaji, Hyogo (兵庫県南あわじ市福良丙936-3)
Site internet : https://kinen.uzunokuni.com/

• Ura Seaside Park (浦海浜公園)
Adresse : 670 Ura, Awaji, Hyogo (兵庫県淡路市浦670)

• Akashikaikyo National Government Park (国営明石海峡公園)
Adresse : 8-10 Yumebutai, Awaji, Hyogo (兵庫県淡路市夢舞台8-10)
Accès : Awaji Yumebutai Bus Stop (Highway Bus Kobe~Awaji Yumebutai/Higashiura)
Tarifs : 450 ¥ (adultes), 210 ¥ (seniors), 80 ¥ (enfants)
Site internet : https://awaji-kaikyopark.jp/

• Nijigen no Mori (ニジゲンノモリ)
Adresse : 2425-2 Kusumoto, Awaji, Hyogo (兵庫県淡路市楠本2425-2)
Accès : Nijigen no Mori Bus Stop (Highway Bus Osaka/Kobe~Nijigen no Mori/Sumoto (direction Sumoto)
Tarifs : entre 2 500 et 4 000 ¥ selon les zones du parc
Site internet : https://nijigennomori.com/

Nourriture et Restaurants (名物とレストラン)

À Awaji, on va trouver beaucoup de restaurants servant des udon ou des soba, plats raisonnables financièrement et qui se dégustent soit chauds ou froids. On peut donc en manger toute l’année. Etant une île, on va évidemment trouver aussi du poisson et des fruits de mer, et en particulier de l’oursin.

L’aliment phare que l’on va trouver facilement puisque l’île en produit 95% pour sa préfecture, c’est l’oignon. Et il n’est pas rare de le voir apparaître dans divers plats dont les recettes sont revisitées pour l’incorporer, que ce soit dans un hamburger ou un bol de nouilles !

Kimi retient deux bonnes adresses à présenter pour profiter des spécialités d’Awaji.

• Zekkei Restaurant Uzu no Oka (絶景レストラン うずの丘)

Uzu Hill étant un lieu touristique très fréquenté en été, ce restaurant qui y est implanté est par conséquent lui aussi envahi de visiteurs ! Il y a une longue file d’attente jusqu’à la fermeture du restaurant à 15h, ouvert pour le déjeuner uniquement. Il faut prendre son mal en patience mais en attendant on peut admirer la vue sur l’oignon Ottamanegi (#おっ玉葱) et le pont Naruto qui mène jusqu’à la ville du même nom sur Shikoku. Ou bien faire un petit tour des boutiques.

Car oui, on comprend très bien pourquoi ce restaurant a si bonne réputation ! En premier, le cadre paradisiaque et surprenant dans lequel il se trouve ! Installé à table, à travers la grande baie vitrée, on peut profiter du magnifique paysage que l’on peut voir depuis la colline et qui s’étend jusqu’au détroit de Naruto (d’où le nom du restaurant, « zekkei » signifiant « superbe vue »). Il va sans dire que les tables proches de la baie vitrée sont très rarement libres ! En contrepartie, il y a aussi des tables appelées Onion Box (たまねぎBOX席) en clin d’œil au légume produit en très grande quantité sur l’île.

Ensuite, la cuisine, faite d’ingrédients locaux et qui propose de très bons et beaux plateaux repas. Les spécialités de la maison : le seafood unishabu (海鮮うにしゃぶ) et le Awaji beef unishabu (淡路牛うにしゃぶ). Le shabu-shabu (しゃぶしゃぶ, onomatopée correspondant au bruit de la viande trempée dans le bouillon chaud) étant la variante japonaise de la fondue chinoise, consistant à tremper de fines tranches de bœuf ou de porc dans un bouillon à base de bœuf et de légumes. L’un comme l’autre des plats du restaurant suit le même principe sauf que pour le premier, on va tremper des fruits de mer et des sashimis dans un bouillon à base d’oursin cru de l’île d’Awaji, et pour le second, des tranches de bœuf d’Awaji. Servi avec de l’oursin cru, des légumes aromatisés et du riz, il y a un ordre et une façon spécifique de déguster ce luxueux repas :

  1. d’abord le bœuf ou les fruits de mer à tremper dans le bouillon
  2. puis l’oursin cru, sur une cuillère ou enroulé dans une tranche de bœuf à tremper dans le bouillon
  3. suivent les légumes aromatisées à ajouter dans le bouillon avant de déguster le tout
  4. enfin, un petit unidon (うに丼) ; disposer l’oursin cru sur le bol de riz et savourer
  5. avec le reste de bouillon et de riz, mélanger ensemble, ajouter un peu d’algues et de wasabi pour terminer en beauté

Un délicieux repas (à condition d’aimer l’oursin bien sûr) mais qui coute tout de même un certain prix : 4 400 ¥ pour le unishabu aux fruits de mer, 6 600 ¥ pour celui au bœuf !

Envie d’une touche sucrée ? Alors il faut gouter à la délicieuse patate douce de Naruto (鳴門金時いも, Naruto kintoki imo) cuite au four et accompagnée de glace à la patate douce. Ou bien une petite tranche de tarte aux œufs de l’île.

Il n’y a pas de doute que le menu est riche et varié ! Si l’oursin ne s’avère pas appétissant, il y a d’autres plats comme des nouilles, du curry, des tempura… Mais le cadre, la qualité des ingrédients produits localement et des plats esthétiques et typiques de l’île font grimper les prix. Les voyageurs à petit budget préféreront se rabattre sur le petit restaurant voisin, Awajishima Onion Kitchen (淡路島オニオンキッチン), qui sert des hamburgers à l’oignon d’Awaji (あわじ島バーガー) pour 660 ¥ et se poser aux côté de Ottamanegi (#おっ玉葱) pour admirer le paysage paradisiaque.

Zekkei Restaurant Uzu no Oka (絶景レストラン うずの丘)
Adresse : 936-3 Fukura Hei, Minamiawaji, Hyogo (兵庫県南あわじ市福良丙936-3)
Site internet : https://rest.uzunokuni.com/

• Izumoan (いづも庵)

Pour goûter aux délicieux udon et soba d’Awaji, Izumoan (いづも庵) est l’endroit à tester ! Restaurant de udon très populaire, il a d’ailleurs fait parler de lui dans divers médias. Il est donc souvent bondé aux heures de pointe, il faut faire la queue avant de pouvoir avoir une table.

Mais pourquoi tant d’intérêt pour ce restaurant en particulier ? C’est parce qu’on y sert le fameux Tsukemen à l’oignon (玉ねぎつけ麺), spécialité de l’île d’Awaji, et les clients viennent ainsi en particulier pour le manger au prix de 900 ¥. Ça ou bien le Ishiyaki Gyudon d’Awaji (淡路石焼牛丼), ou les deux… ! Oui certains Japonais sont très gourmands !

Comme un Tsukemen classique, le plat se compose de deux éléments : les nouilles udon froides dans un premier bol et le bouillon contenant l’oignon dans un deuxième bol. L’oignon cuit et frit comme un tempura ressemble à une petite fleur sur le point de s’épanouir. Pour manger, découper l’oignon avec une fourchette et un couteau, mélanger et y tremper les udon. Très bon mais pas simple à manger, que ce soit la découpe de l’oignon ou attraper les udon collants pour les tremper… Attention aux éclaboussures !

Le menu propose d’autres plats populaires et locaux de udon comme le nabe yaki udon (鍋焼きうどん), le curry udon (カレーうどん), bukkake udon (ぶっかけうどん), tempura udon (天ぷらうどん) pour des prix allant de 600 à 1 200 ¥. On peut choisir les plats seuls (単品, tanpin) ou en menu (定食, teishoku) accompagné d’un bol de riz.

Ce restaurant de udon fabriqués et préparés à l’ancienne et de façon artisanale accueille les clients depuis une centaine d’année. À l’intérieur, la déco est sobre et simple, il y a au choix des tables occidentales ou des tables basses sur le sol en tatami. Confortable, convivial, bon rapport qualité/prix, ne passez pas à côté de ce restau sans vous y arrêter au moins une fois !

Izumoan (いづも庵)
Adresse : 3522-1 Shizuki, Awaji, Hyogo (兵庫県淡路市志筑3522-1)
Site internet : https://www.izumoan.info/

Budget approximatif (予算)

Combien prévoir pour voyager à Awaji ? En se basant sur un séjour de deux jours avec la location d’un mini-van, une partie du trajet sur autoroute payante, en mangeant dans des restaurants, voici les chiffres approximatifs pour une personne partant de Kobe. Le prix de location du véhicule, l’essence et le péage peuvent être partagés à plusieurs.

  • Transport : 16 689 ¥
  • Essence : 2 732 ¥
  • Péage : 3 880 ¥
  • Nourriture / Restaurants : 6 290 ¥
  • Visites / Activités : 8 450 ¥
  • Achats / Souvenirs / Cadeaux : 2 876 ¥

Total : 40 917 ¥ (~ 315 €)

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▶ Hiroshima Travel : Le Guide de Kimi

Une ville qui a connu une histoire tragique et pour laquelle on ne peut que s’y attacher.

Hiroshima (広島), ville moderne située sur l’île japonaise de Honshū (本州), a été détruite en grande partie lors d’un bombardement atomique de la Seconde Guerre Mondiale, larguée à 600 mètres d’altitude au-dessus du centre-ville. Aujourd’hui, son parc du Mémorial de la Paix rend hommage aux victimes de ce drame survenu le 6 août 1945.

On peut visiter Hiroshima en une journée, voire deux si on veut prendre son temps. Pour mieux rentabiliser le voyage, le mieux est de rajouter une journée ou deux pour aller jusqu’à Miyajima (宮島).

Dans cet article, Kimi vous présente le meilleur de la ville d’Hiroshima !

Se rendre à Hiroshima (広島へ行き方)

La ville d’Hiroshima (広島市) se situe dans la préfecture du même nom (広島県) à environ 330 km d’Osaka. Le plus rapide et pratique pour s’y rendre depuis Osaka est le Shinkansen. On peut modifier l’heure du ticket une fois sans frais ainsi on peut partir ou rentrer plus tôt ou plus tard, à l’heure qui nous convient le mieux car il y a des départs toutes les dix minutes en moyenne.

• En bus (バスで)

Shin-Osaka Station
Willer Express Bus (direction Hiroshima)
Hiroshima Bus Center
Coût : 3 900 ¥
Temps de trajet : 6 heures environ

• En train (電車で)

Shin-Osaka Station
↓ Tokaido Sanyo Shinkansen (direction Hakata) ↓
Hiroshima Station
Coût : 10 630 ¥
Temps de trajet : 1 heure 20 environ

Visites (観光)

La plupart des sites à visiter se trouvent assez proches de la gare, à maximum 30 minutes de marche. Il est donc possible de visiter la ville à pieds uniquement. Par temps ensoleillé c’est bien plus agréable de marcher plutôt que de prendre les transports. Découvrez un Top 3 des sites à ne pas manquer à Hiroshima.

① Le château d’Hiroshima (広島城)

Arrivé à la gare d’Hiroshima le matin, on peut commencer par la visite de son château, accessible en 20 minutes à pieds en empruntant les rues nommées la promenade de la culture (文化の道) ou de la paix (平和の道). Le château d’Hiroshima est aussi surnommé le château de la Carpe (鯉城, Ri-jō) dû au fait que la zone de sa construction s’appelait à l’époque Koi no Ura (己斐浦), Koi signifiant « carpe ».

Histoire du château d’Hiroshima (広島城の歴史)

La construction du château d’Hiroshima fut décidée par Mori Terumoto (毛利輝元) qui était un membre du Conseil des Cinq Anciens (五大老, go-tairō) créé par Toyotomi Hideyoshi (豊臣秀吉). Cet édifice constitue un exemple de l’architecture des châteaux de plaine. Il bâtit son château en 1589 dans le delta de la rivière Ōta (太田川) appelé à cette époque Gokamura (五箇村 , 5 villages). La ville d’Hiroshima n’existait alors pas encore. Le 5 avril 1589, après la cérémonie de pose de la première pierre du château, la recherche d’un nom plus approprié fut décidé. Le caractère 広 (hiro) fut emprunté au nom de Oeno Hiromoto (大江広元), un ancêtre de la famille Mori, et fut ajouté à 島 (shima), emprunté au nom de Fukushima Motonaga (福島正則), celui qui guida Terumoto vers ce site. Le nom Hiroshima, qui littéralement signifie « grande île » ferait aussi référence à l’une des îles du delta de la rivière Ōta sur laquelle fut bâti le château.

Terumoto s’établit dans le château d’Hiroshima en 1591 pour gouverner les 9 provinces qui correspondent de nos jours à Hiroshima, Shimane (島根県), Yamaguchi (山口県) et à une partie des préfectures de Tottori (鳥取県) et Okayama (岡山県).

Pendant la période Edo (江戸時代), le château d’Hiroshima occupait une superficie importante et était entouré de trois douves ainsi que de la rivière Otagawa (太田川) qui formait une douve naturelle. Cependant, entre les périodes Meji (明治時代) et Showa (昭和時代), les douves extérieures et centrales se remplirent progressivement. À présent la plupart des terrains d’origine du château sont occupés par des bureaux et des écoles. Les restes de la douve intérieure ainsi que l’enceinte principale (本丸, honmaru) et l’enceinte secondaire (二の丸, ninomaru) ont été désignés comme site national historique en 1953.

Le château ne fut pas épargné par la bombe atomique et fut entièrement détruit le 6 aout 1945. Il fut reconstruit en 1958 et sert à présent de musée de l’histoire d’Hiroshima avant la Seconde Guerre Mondiale.

• Visite du château d’Hiroshima (広島城の訪問)

Avant de s’aventurer au cœur du château, on l’admire en parcourant le chemin de course à pieds (広島城ランニングコース) faisant le tour complet du château sur une distance de 1,5 km. Idéal pour le petit jogging matinal ! Puis on peut se promener dans le parc, s’y relaxer et admirer les fleurs qui colorent le parc de différentes couleurs selon les saisons.

À l’intérieur, c’est la découverte de l’histoire du château, sa construction et sa culture à travers des maquettes et des reproductions en grandeur nature de commerces et maisons reflétant le mode de vie de l’époque. Des armures, des armes et d’autres antiquités sont également exposées, mais avec interdiction de les photographier. Enfin, au sommet de la tour, classée comme Trésor National le 19 janvier 1931, on profite d’un panorama à 360 degrés sur la ville.

Dans le parc du château, on peut également passer par le sanctuaire Gokoku d’Hiroshima (広島護國神社). Petit détour qui vaut le coup d’œil, le sanctuaire est très peu fréquenté et donc relativement calme. C’est un petit moment sympa de s’y balader entre la visite du château et celle du parc du Mémorial de la Paix.

Château d’Hiroshima (広島城)
Adresse : 21-1 Motomachi, Naka-ku Hiroshima (広島県広島市中区基町21-1)
Accès : Hiroshima Station (JR Lines) sortie sud
Site internet : http://www.rijo-castle.jp/index.html
Horaires : 9h00 – 18h00 (décembre à février : 9h00 – 17h00)
Tarifs : 370 ¥ (adultes) 180 ¥ (étudiants, personnes de plus de 65 ans)

Sanctuaire Gokoku d’Hiroshima (広島護國神社)
Adresse : 21-2 Motomachi, Naka-ku (広島市中区基町21-2)
Accès : Hiroshima Station (JR Lines) sortie sud
Site internet : https://www.h-gokoku.or.jp/

② Le Parc du Mémorial de la Paix (平和記念公園)

Après cela, direction le parc du Mémorial de la Paix (平和記念公園). Rendant hommage aux victimes de la bombe atomique, il faut avoir le cœur solide pour le visiter, certes, mais il est sans doute l’un des premiers lieux à visiter avec le château. Le parc comporte aussi les ruines du dôme de Genbaku (原爆ドーム), l’un des quelques bâtiments à ne pas avoir été entièrement décimés.

Inauguré en août 1955, son musée expose des photos, des témoignages, des objets retrouvés et retrace le déroulement du drame dans une ambiance pesante et lourde. Des audioguides (400 ¥ la location) et des guides volontaires sont disponibles pour accompagner les visiteurs et donner des explications en plusieurs langues. Les successeurs de survivants sont aussi présents pour transmettre le vécu de ce drame et la volonté de vivre dans un monde de paix. Compter une à deux heures de visite.

Dans le bâtiment principal (本館, honkan), on apprend les effets de l’atomisation et on découvre des objets laissés par des victimes ainsi que des documents témoignant de l’atrocité du drame afin de transmettre les dévastations du 6 août 1945, les ravages causés par les radiations et comment les survivants ont affronté les difficultés et les souffrances. La partie consacrée aux enfants disparus lors de cette catastrophe est profondément bouleversante. Les cris de ces jeunes âmes pourraient presque se faire entendre.

Le bâtiment Est (東館, higashitate), comporte sur deux étages trois zones d’exposition thématiques :
Introduction aux Expositions (導入展示) : la découverte d’une ville réduite en cendres avec une projection en 3D de la zone urbaine d’Hiroshima avant et après le bombardement ;
Les Dangers des Armes Nucléaires (核兵器の危険性) : en commençant par leur développement, leurs menaces pour terminer par leur abolition ;
Histoire d’Hiroshima (広島の歩み) : d’un aperçu de la ville victime de la guerre à la création d’un Monde de Paix, en passant par les nombreux soutiens pour sa reconstruction.
Cela en plus d’un espace vidéo dédié aux témoignages de survivants de la bombe A. Les visiteurs peuvent visionner les témoignages de leur choix en plusieurs langues (japonais, anglais, chinois, coréen) grâce à des cabines individuelles. Le rez-de-chaussée (1F) propose des expositions spéciales pour compléter les expositions permanentes et approfondir les connaissances relatives au bombardement atomique ou à la paix, ainsi que des projections de films documentaires en japonais et anglais. Enfin, le premier sous-sol (B1F) expose des objets et documents récemment acquis ainsi qu’une bibliothèque regorgeant de documents relatifs à la bombe atomique et à la paix.
Pour les passionnés d’Histoire et ceux qui souhaitent repartir avec des souvenirs, des ouvrages, DVD et autres produits sont disponibles à la boutique.

La mémoire des victimes de la bombe atomique et la lecture de témoignages permettent aux visiteurs de ressentir cette expérience tragique et de mieux comprendre le véritable impact de cette catastrophe.

Parc du Mémorial de la Paix (平和記念公園)
Adresse : 1-1 Nakajima-cho, Naka-ku, Hiroshima (広島県広島市中区中島町1-1)
Accès : Hiroshima Station (JR Lines) sortie sud

Musée du Mémorial de la Paix (平和記念資料館)
Adresse : 1-2 Nakajima-cho, Naka-ku, Hiroshima (広島県広島市中区中島町1-2)
Accès : Hiroshima Station (JR Lines) sortie sud
Site internet : http://hpmmuseum.jp
Horaires : 8h30 – 18h00 (décembre à février : 8h30 – 17h00 / août : 8h30 – 19h00 / ouverture jusqu’à 20h00 les 5 et 6 août)
Tarifs : 200 ¥ (adultes), 100 ¥ (lycéens, personnes de plus de 65 ans)

③ Le Jardin Shukkei (縮景園)

Puis il y a enfin le jardin japonais Shukkei (縮景園). Sa construction remonte à 1620, l’année suivant celle où Asano Nagaakira (浅野長晟) est devenu le Daimyō (大名, seigneur féodal japonais) d’Hiroshima. Il a été construit par son principal serviteur, Ueda Sōko (上田宗箇), un célèbre maître de la cérémonie du thé, en tant que jardin de la villa de Nagaakira. Son nom signifiant littéralement « jardin paysager rétractable » exprime l’idée de collecter et de miniaturiser de nombreuses vues panoramiques, et selon la tradition, il s’agit d’un paysage miniaturisé sous le modèle de Xihu (lac de l’Ouest) à Hangzhou, en Chine.

Afin de rendre le jardin Shukkei plus vaste que sa superficie réelle, chaque partie est riche en paysages variés, que ce soit des petites montagnes isolées comme Kifukuzan (祺福山, la montagne de la paix et des bénédictions), des vallées solitaires comme Koshōkei (古松渓, la vallée des vieux pins) ou Gingakei (銀河渓, la vallée de la Voie Lactée), auxquelles se mêlent les couleurs des différentes saisons sur le halo de fleurs de cerisiers (桜花巷, ōkakō) ou sur le verger de pruniers (梅林, bairin) pour un spectacle concentré et une diversité qui rendent vraiment le jardin digne de son nom.

En 1945, le jardin fut détruit par la bombe atomique. Cependant, le Conseil Préfectoral de l’Éducation d’Hiroshima prit la décision d’établir des réparations pour restaurer son paysage d’origine, ainsi que les différentes structures.

Ce jardin élégant datant donc de l’ère Edo (江戸時代) s’apprécie à toutes les saisons. On peut profiter de la beauté des feuilles d’érables en automne, les fleurs de pruniers en fin d’hiver et les fleurs de cerisiers et pêchers au printemps. Le grand tour du jardin prend environ 40 minutes. Il y a de très bons spots pour prendre de belles photos et admirer la beauté des fleurs. Au centre du jardin se trouve l’étang Takuei (濯纓池, l’étang de la pureté purifiante), contenant plus de 10 îlots comme Suishin-tō (水心島, l’île du cœur de l’eau). Autour de sa circonférence, vallées, ponts sont reliés par un chemin par lequel on peut se promener et apprécier l’étendue du jardin.

Le pont qui enjambe le centre de l’étang, Kokō-kyō (跨虹橋, pont arc-en-ciel chevauchant), a d’abord été construit différemment, puis démoli et refait dans sa forme actuelle à l’ordre de Asano Shigeakira (浅野重晟), septième seigneur du clan, par un célèbre bâtisseur de Kyoto. Il témoigne d’une maîtrise libre d’une technique audacieuse et novatrice qui rappelle à la fois Engetsubashi dans le jardin Koishikawa Korakuen (小石川後楽園) à Tokyo et Chitosebashi au palais détaché de Shūgakuin (修学院) à Kyoto.

Les salons de thé Seifūkan (清風館) et Meigetsutei (明月亭) se trouvent respectivement près du centre du jardin et au nord. Ils étaient particulièrement appréciés des nombreuses générations de Daimyo du clan Asano.

Près de l’entrée principale, la boutique propose des souvenirs en plus de plats et boissons à déguster sur des tables à côté en extérieur (il est interdit de manger et boire dans l’enceinte du jardin). Dans l’enceinte du jardin se trouve également le musée d’art préfectoral. On peut le visiter de 9h à 17h au prix de 510 ¥.

Site touristique très populaire, le jardin Shukkei attire aujourd’hui environ 250 000 visiteurs chaque année.

Jardin Shukkei (縮景園)
Adresse : 2-11 Kaminobōri-chō, Naka-ku, Hiroshima (広島県広島市中区上幟町2−11)
Accès : Hiroshima Station (JR Lines) sortie sud
Site internet : https://shukkeien.jp/
Horaires : 9h00 – 18h00 (octobre à mars à : 9h00 – 17h00)
Tarifs : 260 ¥ (adultes), 150 ¥ (étudiants), 100 ¥ (lycéens et enfants) gratuit pour les personnes de plus de 65 ans

Il vous reste du temps ? Si ces trois spots ne suffisent pas, il y a d’autres choses à voir dans la ville de la paix et le reste de sa préfecture. L’Office de tourisme d’Hiroshima est très bien fourni : https://visithiroshima.net

Budget approximatif (予算)

Combien prévoir pour voyager à Hiroshima ? En se basant sur un séjour de deux jours avec une nuit dans un hôtel, le transport en train, en mangeant dans des restaurants et en se faisant plaisir, voici les chiffres approximatifs pour une personne partant de la préfecture d’Osaka.

  • Transport : 23 320 ¥
  • Logement : 5 907 ¥
  • Nourriture / Restaurants : 5 360 ¥
  • Visites / Activités : 1 090 ¥
  • Achats / Souvenirs / Cadeaux : 3 590 ¥

Total : 39 267 ¥ (~ 303 €)

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